‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 752 sur 956 · CHALUMEAU · texte numérisé non relu

CHALUMEAU

autre navire. Los chaloupes

quand elle» doivent s'arrêter.

CHAI.OCPIER {pi-é) n. m. Matelot faisant partie de l'équipage d'une chaloupe : Les chaixiupiebs nont choisis parmi les matelots les plus robustes, n Journalier employé pour le chargement et le déchargement des bâtiments, u Nom des ouvriers du port et marins vétérans chargés d'armer les embarcations do servitude.

CHALQUE n. m. Antiq. gr. V. chai-co».

Chalucet. Gcegr. V. Chaltjsset.

CHALUF 11. m. Pêch. V. CHALUT.

CHALUMEAU (mo — du lat. calamellus, dimin. do calamus, roseau) n. m. Petit tuyau, polit cylindre creux dont on so sert pour aspirer, ou pour diriger le souffle : Faire des bulles de savon avec un cHALtjMBAU. Boire avec

un CBALUMDAn.

— Bot. Nom donné à une tige simple, herbacée, ne portant des feuilles qu'à l'extrémité, comme la tige des joncs.

— Chass. Branche frottée de glu pour prendre les peoiseaux.

— Techn d'une température très élevée, et quo ion emploie pour

Techn. Instrument qui sert à produire une température très élevée, et quo l'on empic

travailler lo verre et souder

métaux : Soudure

— Phys. Instrument employé dans les laboratoires, pour obtenir des substances minérales des ofl'ets pyrognostiques propres à les faire distinguer ou à en déduire l'analyse : Chalumeau à bouche, à huile, à vapeurs combustibles, à oxygène et hydrogène.

Chalumeau électrique. Appareil imaginé par Jamin, produisant une température assez élevée pour fondre la chaux. (L'arc électrique produit entre deux charbons est dévié par un aimant, de façon à former une sorte de dard, que l'on projette sur la substance â chaufTcr.)

— Mus. Nom générique des flûtes, pipeaux, hautbois et autres instruments champêtres du mèi genre, n Poésie champêtre : Révolutions to à tour racontées avec la trompette, la lyre, cHALDMEAn. (Chateaubr.) il Sons graves de la clarinette qui sont au-dessous du la. " tion dont on se sert quelquefois dans les partitions, pour indiquer que le morceau qui en est alfecté doit être joué dans l'octave du chalumeau ou octave basse.

— Encycl. Le chalumeau à bouche, con-

pour la première fois par Berzélius, se

-- "- deux tubes légèrement coniques.

fer-blanc, réunis à angle droit par

QcipaIaO-,20 ou 0'°,25 de longiieur et est muni d'une embouchure en ivoire; l'autre, long seulement de 0°',û7 à 0'",08, se termine par un ajutage en platine. On peut utiliser avec cet instrument la flamme d'une bougie, ou celle d;une cbalume.u lampe à huile ou d une lampe à alcool : 1 em- ^ bouche, bouchure étant appliquée contre les lèvres, l'autre extrémité du chalumeau est tournée vers la flamme et y amène le courant d'air que l'on insuffle avec la bouche. yil'on enfonce le bout du cnalumeau jusqu'au tiers environ de la ^^,^^ — — * '"^ largeur de la flamme et qu'on envoie le courant dair do façon à toucher presque la mèche, on produit une longue flamme bleue dite flamme oxydante, parce que l'oxygène de lair ambiant peut agir sur les substances qu'on y expose oxydante

et les oxyder ; mais, si l'on souffle '

sur la flamme de façon que le bec du chalumeau n'y pénètre que très peu et que le courant d'air passe à une distance de la mèche un peu plus grande que dans le cas précédent, la totalité de la ^

flamme, prenant la mdme direc- ^

tion que le courant d'air, se présentera comme un long cône lumineux, dont l'extrémité seulement sera entourée d'une zone pâle et bleuâtre. Cette flamme, dont la luminosité est due à la présence de particules de carbone libre portées à l'incandescence, est dite flamme réductrice; si l'on yplonge un oxyde métallique, celui-ci est réduit plus ou 'moins complètement. Le corps soumis à l'action du chalumeau est ordinairement placé sur un morceau de charbon de bois bien cuit, ou sur un support en platine auquel on donne une forme appropriée. Pour l'analyse faite avec cet instrument, V. KSSAI.

Les chalumeaux employés dans les ateliers comme mode de chauflage

combustibles utili- >^fa*l"ï°eau oxhydriqu ses, le plus répandu est le chalumeau à gaz d'éclairage. Il consiste simplement eo deux tubes cylindriques disposés concentriquement ; par l'espace annulaire on fait arriver le çaz d'éclairage, par le tube central on insuffle de l'air qui en active la combustion. Si l'on remplace le gaz d'éclairage par de l'hydrogène, et l'air par de 1 oxygène, on peut obtenir des températures extrêmement élevées ; l'instrument s'appelle alors chalumeau oxhydrique; sous la forme indiquée, il a été utilisé par Sainte-Claire Deville et Debray pour fondre les métaux de la famille du platine : les gaz ne s'y mélangent que vers l'orifice, à quelques centimètres de celui-ci, ce qui évite tout danger d'explosion.

— Archéol. Les chalumeaux liturgiques étaient de fins tuyaux d'orfèvrerie, ï)lus ou moins ornés, avec lesquels on humait le vin eucharistique, dans la communion sous les deux espèces. Cet usage, <^ui commence à être en vigueur vers le us,' siècle, prend lin au commencement du xv*,

sa

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