‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 759 sur 956 · MAGNÉTISME TERRESTRE · texte numérisé non relu

MAGNÉTISME TERRESTRE

nagnétique alternatif est^ le champ prod

iplat un ann

:-mvre sur une boîte cylindrique renfermant un électroaimant traversé par un courant de 40 ampères, l'anneau est repoussé s'il est mobile ; il reste suspendu, s'il est maintenu dans l'axe de l'électro-aimant. Le champ magnétique existe aussi bien dans les conducteurs linéaires que dans les milieux à trois dimensions, à travers même des surfaces de séparation.

— Champ tournant. Y. courants polyphasés.

— Géol. Champ de glace. Les champs ou calottes de glace sont dus à l'ampleur toute particulière du phénomène glaciaire dans les régions polaires. L'excédent d'eau

solide est tellement considérable, en ces pays, qu'au lieu de se localiser dans les hautes vallées, comme on le constate dans les Alpes, elle recouvre des espaces immenses sous une couche uniforme de laquelle se détachent seulement, çà et là, quelques larges glaciers qui s'épanchent dans la mer. Le mieux connu des champs de glaces est la calotte glaciaire ou Inlandsis du Groenland, qui ne laisse entre son bord ouest et la mer qu'une bande libre de 20 à 25 kilom. Nordenskjold et Berggren, en 1870 et en 1883, et Jensen et Kornerup en 1878, avaient pu se rendre compte de sa grande étendue dans l'intérieur; mais sa continuité dans toute la largeur du Groenland n'a été reconnue qu'en 1888 par Nansen, qui en lit la traversée complète, de Sermilikfjord à Godthaab, en quarante jours. Les champs de glaces, comme les glaciers, éprouvent des --'"-'■'-- c'est-à-dire des alternatives de progression

, de recul;

fait <

bande côtière du Groenland.

— Hist. Le champ de mars était la réunion des guerriers en armes, sur la convocation ou ban du chef, soit à une époque solennelle {champs de ?!mrs et champs de mai), soit à une époque quelconque. Sous les Mérovingiens, on entendait par • champ de mars » la réunion annuelle, au mois de mars, de tous les gens de guerre convoqués par le roi en un lieu désigné par celui-ci, et où l'on traitait des expéditions à entreprendre et aussi de questions générales. Ces réunions, qui avaient, à l'origine, un pouvoir non seulement militaire, mais législatif — si, pour un semblable état social, on peut employer une pareille expression — étaient le contrepoids à l'absolutisme du pouvoir royal. L'amende ou hériban était la peine encourue par ceux qui ne se rendaient pas au ban de convocation. Sous les Carolingiens, l'usage qui prévalut de combattre à cheval, et par suite le besoin de fourrage, fit remettre ces assemblées au mois de mai. On les appela dès lors champs de mai. Au commencement du ix" siècle, le champ de mai fut remplacé par le plaid général d'été, qui conserva un caractère militaire et fut même parfois réuni en

— Optiq. Considérons, dans un instrument d'optique, l'image objective A' d'un point A de l'espace : après avoir traversé l'objectif 0, les rayons issus de A et qui ont pénétré dans l'appareil sont compris à l'intérieur d'un cône ayant pour base la lentille objective, et pour sommet le point A'; au delà de A', ces rayons se propagent dans la seconde nappe de ce cône. Trois cas peuvent se présenter : ou bien cette seconde nappe

du cône ne rencontre pas du tout l'oculaire O' (faisceau A',), et il est clair alors que le point A est en dehors du champ ; ou bien elle tombe en eutier sur l'oculaire (faisceau A'), et alors, /0I15 les rayons qui ont pénétré dans l'instrument concourent à former l'image définitive; ou bien, enfin, une portion seulement des rayons issus de l'image objective rencontrent l'oculaire (faisceau A',). Dans ces deux derniers cas, le point lumineux est dans le champ, mais le point correspondant à A'j sera vu avec une clarté moins grande que celui correspondant à A'; aussi distiDg:ue-t-on en général un champ extrême au delà duquel les objets ne sont pas vus du tout, et un champ de pleine lumière, plus restreint, au delà duquel les objets sont ou non vus, ou vus avec moins de clarté.

Le champ extrême forme autour du champ de pleine lumière une sorte de pénombre peu utile et d'un ert"et : on s'en débarn

diaphragme qui l subsister que les images objectives telles que A sorte, le champ de pleine lumière seul est conse valeur est représentée par l'angle du cône qui sommet le centre optique, diaphragme.

Champ d'Asile, colonie d'Amérique, formée en 1815 par des proscrits français, surtout des soldats licenciés qui reçurent dans le Texas, au N. du rie del Norte, plus tard dans l'Alabama, un territoire assez considérable où ils tentèrent d'établir une colonie sous la direction des frères Lallemand, avec l'appui financier des libéraux et des bonapartistes de Flandre. Le territoire ayant été revendiqué par la vice-royauté du Mexique, le gouvernement américain concéda aux colons un autre emplacement dans l'Alabama, pour y fonder l'Etat de Marengo. Mais, oubliés par leurs amis de France et faute de ressources, les colons échouèrent et rentrèrent peu à peu en France, dès 1818.

Champ de la Fédération, nom donné au Champde-Mars de Paris, pendant la Révolution, depuis la première fédération qui fut célébrée le 14 juillet 1790. La plus célèbre des fêtes qui y furent données fut celle de l'Etre suprême (20 prairial an II [8 juin 1794]).

Champ de mai, assemblée tenue par Napoléon , le 1" mai 1815, pour proclamer les votes de plébiscite ratifiant l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, rédigé par Benjamin Constant pour donner au gouvernement impérial la forme parlementaire et idéale. Les députés des collèges électoraux se réunirent au Champ-de- Mars. Napoléon présida à la cérémonie en grand costume de cour. Après la messe, dite par l'archevêque de Tours, l'un des électeurs, Dubois d'Angers, lut une adresse libérale à l'empereur. L'archiohancelier d'empire lut le recensement des votes : 1.300.000 oui, 4.206 non, et, par conséquent, une grande majorité d'abstentionistes. Napoléon jura sur l'Evangile fidélité aux Constitutions de l'Empire, et prononça un célèbre discours patriotique.

CHAMP DE Mars, à Rome. C'était une très vaste plaine, située sur la rive gauche du Tibre, entre les collines et le fleuve. Une grande partie de la Rome moderne est bâtie sur cet emplacement. Ce lieu était consacré au dieu Mars et réservé, à l'origine, aux exercices militaires, aux réunions des comices et aux cérémonies que la religion ou la loi interdisaient de faire dans l'intérieur de la ville. Un simple parc à moutons (septa), enclos de planches, servait primitivement à la tenue des comices. Sous Auguste, les planches furent remplacées par de superbes portiques qui relièrent le diribilorium où l'on vérifiait les suffrages à la villa pubtica, où se tenaient les magistrats et les prêtres pendant le vote, et qui devint un palais magnifique, rempli d'œuvres d'art. Le champ de Mars s'orna

peu à peu de. bois sacrés, de thermes, de temples (thermes et Panthéon d'Agrippa), de théâtres, même de tombeaux oléod'A ■ •■ ■

. C'était le

illustres (mausolée d'Auguste). M

laissaient toujour "'

vaux et des ciiars

de promenade ordinaire des Romains. Les

ciales, pour imiter Rome, eurent aussi leur champ dé Mars.

Champ-de-Mars, à Paris. Jusqu'à la fin du règne de Louis XV, la vaste plaine de Grenelle fut entièrement livrée à la culture maraîchère. Lors de la fondation de l'Ecole militaire, on jugea indispensable d'en distraire une partie pour les exercices des élèves. Cette esplanade, longue d'un kilomètre et large de 500 mètres, devint le Champ-de-Mars, par imitation du champ de Mars romain. En 1790, on y célébra, au milieu de l'enthousiasme général, la première fête de la Fédération, le 14 juillet, jour anniversaire de la prise do la Bastille. (V. champ de la Fédération.) C'était l'aurore de la Révolution, et tous les citoyens étaient unis pour jurer avec le roi et la reine, sur l'autel de la patrie, leur dévouement à la Nation.

Quelques mois plus tard, la municipalité ordonna qu'une fête funéraire serait célébrée en commémoration des massacres de Nancy, au champ de la Fédération. Mais la fuite du roi â Varennes avait déterminé dans la population parisienne une elîervescence énorme ; sur l'autel do laFédération des registres étaient ouverts, où les citoyens venaient en grand nombre signer la proposition de décnéancedu roi; d'autres propositions s'y produisirent, astucieusement favorables à la cause de Louis XVI. Une collision s'ensuivit, qui n'eût pas eu de conséquences graves, si la municipalité, mal informée, n'avait pas cru devoir faire exécuter la loi martiale ; la garde nationale tira sur la foule et un très grand nombre de personnes (cinq cents peut-être) y trouvèrent la mort (17 juill. 1791)- — D'autres faits mémorables out eu pour théâtre le Champ-de-Mars : 10 nivôse an II, fôto en I honneur de l'abolition d vembre 1804, distribution desaigles impériale proclamation de l'Acte additionnel à la Constitutii riale. En 1867, le Champ-de-Mars fut l'eniplaceme pour l'Exposition universelle ; et, depuis, il a été c centre principal des Expositions de ce genre, aya d'exister comme champ de manœuvres militaires

Champ du mensonge (lat. Campus mentitus, Campus

du mensonge

llem. Ltqenfeld).

\dacii; allem. Lùgenfeld], célèbre par la trahison des'fils de Louis le Pieux (24 juin 833) qui débauchèrent son armée, pendant qu'il conférait avec le pape Grégoire IV. Vaincu, il dut se livrer à ses fils, qui le firent conduire à Marlenheim. L'emplacement exact de cette plaine historique, d'abord appelée campus rubeus (en allem. Ilothfeld), est placé par les uns à VOchsenfeld (champs des bœufs), près de Cernay ; selon d'autres, entre Colmar, Bennwihr, Sigolsheim et les Vosges ; enfin, selon l'historien Sclillter, dans le bois de Hothlaeublen, près de Hausen.

CHAMPS ÉLYSÉES. Myth. Partie des Enfers, séjour des héros et des hommes vertueux après leur mort. Ils y menaient une heureuse existence, qui était une image alfaiblie de la vie qu'ils avaient menée sur la terre. Homère (dans ïOdyssée), Virgile et Plutarque plaçaient les champs Elysées au centre de la terre ; Platon, aux antipodes. On se les figura de plus en plus à l'extrémité du monde connu, d'abord au S.-O. de l'Espagne, en Bétique, puis aux lies Fortunées (Canaries). |i On dit aussi champs Elysiens et Elyséens.

Champs-Elysées (avenue des), à Paris. Cette promenade, célèbre dans le monde entier, doit son nom mythologique à la Révolution. En 1670, elle se nommait le (Srand Cours, par opposition au cours la Reine, voisin de la Seine,

de Louis XV. Le gouvernement de la Convention eut rheureuse idée d'en décorer l'entrée par les chevaux de Marlxj, une des belles œuvres de Coustou. (V. chevaux.) La loi du 20 août 1828 céda la propriété des Champs-Elysées à la ville de Paris. C'est donc au nom de la Ville que le baron Haussmann transforma cette partie de l'avenue en parterres et en pelouses, parmi lesquels s'élevèrent de nombreuses constructions concédées par la Ville àdes cafés-concerts, des cirques, des restaurants, etc. Quant au Palais de l'Industrie, édifié, on le sait, pour la première Exposition universelle, en 1855, sa démolition a été consommée en 1897-1898. Sur son emplacement s'élèvent le grand et le petit palais qui le remplacent. L'avenue des Champs-Elysées va de la place de la Concorde à l'Arc de Triomphe de l'Etoile ; elle mesure 1 .880 mètres de longueur.

CHAMPAG (chan-pak') n. m. Bot. Syn. de michélie, et de MAGNOLIA. Il On dit également sampao.

CHAMPADÉLIE (chan) n. f. Section du genre dalechampie, renfermant des espèces américaines.

CHAMPAGE (chan-pnj') n. m. Arbres à demi détruits par les bestiaux qui en ont mangé les bourgeons. Il Terres incultes sur lesquelles poussent genêts, bruyères, aunes et bouleaux, n Autref., Droit féodal do pâturage ou de pacage, dans certaines provinces. (On disait aussi champais, cham-

PAY.et CHAMPÊAGE.)

Crampagnac ou CHAMPAGNAC-LE-'VIEUX, comm.

de la Haute-Loire, arr. et à 15 kil. de Brioude; 936 hab.

Champagnac, comm. de la Haute-Vienne, arrond. et à 17 kilom. de Rochechouart, sur la Tardoire naissante ; 1.826 hab. Ch. de f. Orléans. Forges.

Champagnac, comm. du Cantal, arrond. et à 24 kil. de Mauriac, près de la Dordogne; 1.818 hab. Ch. de f. Orléans. Argiles pour moules de cloches ; scieries mécaniques. Bassin houiller élémentaire de Champagnac-et- Bourg-Lastic, faisant partie du grand groupe houiller de l'Auvergne et qui fournit des houilles grasses et de l'anthracite. Sources ferrugineuses.

ChampagnAC-DE-BÉLAIR, ch.-I. de cant. de la Dordogne, arrond. et à 18 kilom. de Nontron, dans une vallée arrosée par la Dronne ; 952 hab. Ch. de f. du Périgord. Moulins et minoteries. Eghse romano-byzantine. — Le canton a 10 comm. et 6.445 hab.

ChampaGNAT, comm. de la Creuse, arrond. et à 16 kilom. d'Aubusson, non loin de la Tardes; 1.600 hab. Carrosseries. Ruines gallo-romaines. — Il y a d'autres Champagnat dans la Saône-et-Loire et le Puy-de-Dôme.

fif)7

Page 1