‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 760 sur 956 · CHAMPAGNY · texte numérisé non relu

CHAMPAGNY

: Une bouteille de Champagne, h Cham- ■r ou simplomont Champagne frappé, lolroiili et môme conpolé,' à l'aido de

Encycl. La célébrité du Champagne

la tin du xvii' soulomont

•Bourgogne

X' siôcio : mï moine de l'abbaye d'Hautvillors, dom Pérignon, trouva le moyen do labri quercevin tolcjuil se consomme aujourd'hui.

C'est la Marne et en particulier

menls de ce depar tement, qui fournissent le cham-

partio de celui do Uhâlons-sur-Mar ne. La contrée de production est par tagée en deux régions. La premiè re, dite rivière dt Marne, se ramiho en trois branches v\Arimh-edeMm nepropromentdite allant de Cumières à Mareuil-sur-Ay et renfermant les vignobles de Cumières, Hautvil lers, Dizy, Ay et Mareuil-sur-Ay 2« la côte d'Epernay, parallèle à la première et comprenant les vignobles d'Epernay, Pierry, Moussy et Vinay ; 7," la côte d'Avize, avec Cramant, Avize, Oger, Mesoil-sur-Oger, Vertus, Cuis et Grauves.

La deuxième région, dite montagne de Jieims,se subdivise en haute et basse montagne, et comprend les crus de Verzy, Verzenay, Siliery, Mailly, Ludes, Chigny et Rilly, puis Reims, Saint-Thierry, Hermonville et Bouzy. Le sol de la Champagne est du calcaire recouvert d'une mince couche végétale, et les raisins ou'on y cultive sont tous des variétés de pinot appelées plant doré d'Ay, plant vert doré, plant gris (ce dernier n'est autre que lo pinot gris ou burot de Bourgogne). On récolte également en Champagne des vins rouges de table dans les vignobles de Dizy, Cumières, Hautvillers et Vertus.

— Récolte et fabrication. Les femmes qui, seules, font la cueillette du raisin, l'épluchent au pied de la vigne, alin de séparer les grains d'avec la grappe et de rejeter ceux qui sont gâtés ou piqués des in.sectes. Il ne faudrait pas croire que le Champagne provienne exclusivement de raisins blancs. On emploie à sa fabrication aussi bien le plant noir que le blanc, et c'est môme, généralement, le noir qui domine. Après la vendange, il est procédé au pressurage du raisin, et l'on place le moût dans des cuves ou des foudres, où il reste de douze à vingt-quatre heures, pour déposer sa lie. Le moût, clarihé, est transvasé ensuite dans des tonneaux parfaitement propres, où il subit un commencement de fermentation. Vers la tin de décembre, on opère le premier soutirage et les divers mélanges; les qualités, sec, mousseux, sont obtenues à volonté, et proviennent de la diversité de crus qu'on a mélangés. (C'est en cette dernière opération que réside, du reste, toute la science du E réducteur; le choix des crus à mélanger, souvent fortdifcile, exige une étude spéciale des qualités de chacun d'eux, qualités qui varient, d'ailleurs, d'une année à l'autre; le producteur doit tenir compte aussi des desiderata des pays auxquels il destine ses produits.)

Après le soutirage, le vin est collé, et, pour prévenir la graisse ou lo masque dans les bouteilles, on l'additionne d'un peu de tanin et d'alun. Au printemps, il est soutiré une seconde fois, passé à travers plusieurs tamis qui le débarrassent de ses impuretés, et on le laisse encore reposer jusqu'à l'été, époque de la mise en bouteilles. (Ces bouteilles sont d'un modèle spécial et fabriquées de façon à pouvoir résister à une pression de 20 atmosphères.) Le tirage a lieu et le vin continue à fermenter; la bouteille est fermée, puis, pendant toute l'année, soumise à des variations de température, afin d'habituer le vin à ces changements et d'éviter la casse pendant les voyages: d'où la nécessité, pour les fabricants, d'avoir des caves à plusieurs étages.

Au commencomcnt de l'année suivante, vers le mois de février, les bouteilles sont mises sur pointe, afin de conduire vers lo bouchon le dépôt qui s'est formé. Quand ce dépôt est tombé dans le goulot, on procède au dégorge- 'on laisse échapper de la bouteille un afin d'entraîner les impuretés dont r, sous peine d'altérer la qualité du ■ alors un peu de liqueur (alcool et enlever son âcreté et le rendre plus bouteille est fermée définitivement i avec soin et portant généralement ant; on maintient cette fermeture à t de ficelle, et l'on coiffe le goulot

: de Champagne ■ousseux ; le m i du précédent

-i;iri\ st'c, vin de première qualité, . ,i 1-11. s |iroviennent d'Ay, Cramant, .- , Ccb \ lus sont entreposés à Epernay, .-sur-Marne, dans d'immenses caves poulusieurs millions de bouteilles, pour, de là, irincipalement on Angleterre, .\llemagne.

tats-Unis : la France ne gardant guère pour n qu'un cinquième de la production totale.

CHAMPAGNE [gn 1

, lat.

Droit (

JE [gn

ne du mot campagne. ll'Tôrres végétales tuf crayeux et tendre appelé ooociiR.

Blas. Pièce honorable do deuxième classe, occupai partie inférieure do l'écu, dans la proportion d'un tie inme hauteur. La Champagne dimiéo se nomme plaine.

— Dr. cout. Droit de Champagne, s présidents, maîtres et auditeurs de la Chambre dos comptes prélevaient sur les baux à ferme des domaines de Champagne.

— lechn. Cercle de for ou sorte de cadre composé d'un noyau central qui porte SIX ou huit branches garnies de crochets métalliques et dont on se sert

Eoui plonger les étoffes à teindre dans Champagne.

)s caves à indigo ou au pastel , et les empêcher de toucher lo fond, il Champagne simple, formée d un seul cadre. Il Champagne double, Champagne forperposés^t rejoints ensemble par

mée de deux cadres

une tij,e de fer à vis et écrou

— Vitic. Fine Champagne, Eau-dc qualité supérieure.

Champagne. La Champagne, a France est aussi une région natu {Campania)tl la nature pi:

blanc d'i vie des Charent'

bonne partie de son Drainée par la" Seine, l'Aube, l'Aisne, la Marne et 1 Oise, elle appartient presque tout entière au domaine hydrographique de la Seine. La Meuse et la Saône, cette dernière surtout, n'ont qu'une importance secondaire dans 1 hydrographie de la province. La pente des rivières, qui convergent toutes (sauf la Meuse et la Saône) vers le centre du bassin parisien, indique suffisamment que le sol s incline d'une manière générale vers l'ouest. Par sa structure physique comme par son histoire, la Champagne tend vers l'Ile-de-France. Les deux provinces sont essentiellement des régions de plaines, de formation crétacée et tertiaire, et sont, d'ailleurs, soumises à des conditions de climat sensiblement analogues. En Champagne, cependant le climat séquanion présente un caractère plus continental, plus sec et plus froid. L'hiver est rigoureux sur le plateau de Langres (altit. moyenne, 400 à 500 m.), la sécheresse est grande dans la plaine centrale, où la somme annuelle de pluie varie entre 0^,40 et 0»,50. La Champagne est donc une des régions les plus sèches de la France. A l'E., pourtant, grâce au relief plus considérable du sol (plateau de Lorraine, côtes de la Meuse), la Champagne humide est plus favorable à la culture que les plaines crayeuses de la Champagne pouilleuse, entre la Marne et le cours inférieur de l'Aube. Ces plaines, aux maigres pâturages, n'ont guère de valeur que par l'élevage du mouton. Plus riche et mieux cultivée, la Brie Champenoise produit beaucoup de céréales.

Enfin, les coteaux produisent des vins utilisés pour la préparation des vins de Champagne, qui font la richesse de Reims et d'Epernay. A défaut de houille, le fer est abondant, surtout dans la Haute-Marne. Langres, Charleville, Vassy, Saint-Dizier, le Val-d'Osne sont les principaux centres de l'industrie métallurgique, en Champagne. L'élevage du mouton, favorisé par la sécheresse du climat, a amené le développement de l'industrie lainière, particulièrement à Reims et à Sedan pour les lainages et les draps, à Romilly-sur-Seine et à Troyes pour la bonneterie. La Champagne reste, cependant, dans l'ensemble, au-dessous de la moyenne de la France comme richesse et comme densité de la populatii quatre départements : l'Aube, ' "' et les Ardennes. Ceux de l'Yonne, de Seine-et-Marne et de l'Aisne possèdent aussi des parties plus ou moins étendues de l'ancienne province de Champagne.

— Histoire. Les tribus gauloises qui habitaient les plaines de la Champagne à l'époque de Jules César sont nommées par celui-ci les Senones, les Tricasses, les Meldi, les Catalauni, les Demi. Sous l'empire romain, la Champagne fut divisée entre la Belgique II' et la Sénonaise. Après la conquête de la Gaule par les Francs, elle fut également souvent divisée entre les rois francs de la Neustrie et de l'Austrasie. Dès cette époque, sous les Mérovingiens, se forme un duché de Champagne, dont le premier titulaire

' is, - -

I est fort

obscure ; le dernier dont le nom soit connu "est Dreux, fils de Pépin d'Héristal (695-708). Sous Charlemagne apparaissent les comtes bénéficiaires et héréditaires de Troyes, qui se placent à la suite de la noblesse de Champagne. Troyes devient, en fait, la capitale do la contrée. Le premier des comtes bénéficiaires fut Aldraumes. Après lui, le comté fut dévolu à Eudes de France, le premier des comtes héréditaires (854), fils de Robert le Fort. En 923 commence la lignée des comtes de Champagne avec Herbert de Vermandois, qui avait acquis la rii iiii|':ti. i- par mariage avec Hildebrande, petitc-ii' '■ K ■■ 1.^

Fort (

nièce de Eudes de France.

mains d'Eudes I",fils d'Eudes,ci de Blois; Etienne I*^, le dernier comte de la maison de Vermandois, étant mort sans enfant. Les comtes de Champagne de la maison de Blois furent illustrés par Thibaut IV, dit le Chansonnier, qui fut le ferme soutien de Blanche de Castille lors de la révolte des barons, se distingua comme poète, comme homme de guerre et comme administrateur (1201-12.53). La Champagne fut réu- ■ ■ ironne par le mariage

do Je

une, fille du der

. III, le Gros, avec

La Champagne était, au moyen âge, un pays d échanges, se trouvant au croisement des routes qui menaient de l'Italie en Flandre et de France en Allemagne. Les foires de Champagne étaient les plus considérables de l'Europe occidentale, source de prospérité pour toute la province : X réglementations les '

étaient-elles :

s pi rigoureuses et les plus minutieuses. Elles ont été l'ob d'un travail remarquable de F. Bourquelot : Etude sur ' foires de Champagne (Paris, 1365-1856).

— BtBT.. : H. d'Arbols do Jubainville, Higtoire des ducs et com<<!» rfcC/ianipoone(Paris,1859-1869);PoiD8iKnOD, £fù/oirc générale de la Cliampat/ne el de la Brie (Châlonii-Paris, 1885-1896); Aug. Denis, Ilecherehet biblioijraphique$ en forme de dictionnaire sur les auteurs morts ou vivants qui ont écrit sur l'ancienne province de Champagne (ChùlonH, 1870).

— Linguist. fatois de la CAampajne. La Champagne n'a pasdodialocio particuliercomme les provinces limitrophes de Bourgogne, do Lorraine et do Picardie. La langue des campagnes n'est que du vieux français mélangé do patois bourguignon, de patois lorrain, do wallon et do picard.

— Régiment de Champagne, Un des quatre plus anciens régiments d'infanterie, créé par Henri II en 1558.

— Loc. riiov. : 1° Etre do régiment de Champagne, So moquer de l'ordre. (Dans un bal donné en 1747, au palais do Versailles, à l'occasion du mariage du Dauphin, fils de Louis XV, un inconnu ayant pris place sur une banquette réservée, répondit à 1 injonction réitérée de so placer ailleurs : Je m'en...mogue;<>l il ajouta: Si cela ne vaut convient pas, Monsieur, je suis un tel, colonel du régiment de Champagne. Une dame, témoin de cette scène, invitée à son tour à quitter la place qu'elle occupait, s'écria fièrement : Je n'en ferai rien. Je suis aussi du régiment de Champagne. Le mot passa en proverbe.)

2° Regarder en Picardie (ou en Gâtlnais) pour voir si la Champagne brûle, Avoir des yeux louches, loucher, parce que ces provinces sont situées, par rapport à Pans, do toile sorte qu'on ne saurait les regarder à la fois de cetl» ville, ou de quelque autre lieu intermédiaire, sans une extrême divergence dans les rayons visuels.

3° Il ne sait pas toutes les foires de Champagne. Cela se dit d'un homme qui se croit bien informé du fond et des détails d'une affaire, et qui ne l'est point. Les foires do Champagne, dont il est fait mention, dès l'an 427, dans une lettre de Sidoine Apollinaire à saint Loup, étaient fortcélcbres au moyen âge, en raison de leur ancienneté et de l'importance des transactions commerciales qui s'y faisaient.

Champagne (la), ancien petit pays de France (Berry), dont les lieux principaux se trouvent actuellement dans les départements du Cher et de l'Indre. — Ancien petit pays de France (Normandie), compris de nos jours dans la Seine-Inférieure. — Ancien petit pays de France (Saintongo), renommé pour ses eaux-de-vie dites de « fine Champagne», aujourd'hui partagé entre les départements de la Charente et de la Charente-Inférieure. — Ancien petit pays de France, compris actuellement dans les départements de la Sarthe et de la Mayenne. (On l'appelait aussi Champagne Mancblle.)

Champagne, ch -l. de cant. de l'Ain, arr. et à 20 kilom. de Belley, près du Séran; 529 bab. Fromageries. Vestiges d'antiquités, restes de bains romains. Ancienne capitale du Valromey. — Le cantona 18 comm. et 7.009 hab.

Champagne, coiffeur qui vivait sous Louis xni, et qui devint célèbre par son talent et ses bonnes fortunes. Après avoir brillé à la cour de France, il passa en Pologne, en Suède, et revint, avec la reine Christine, briller de nouveau à Paris. Ses bonnes fortunes firent tant de bruit que Louis XIV voulut le voir, et, afin que rien ne manquât à la gloire du beau coiffeur, on joua ses galantes aventures sur le théâtre du Marais : Champagne le Coiffeur, comédie en un acte et en vers, par Boucher (1602). Cham-

fiagne était pourvu de la charge de secrétaire du roi, orsqu'il périt dans le Midi, assassiné sur la grand'route par des brigands. Avec lui commença cette dynastie de

Champagne (Philippe de), v. Champaigse.

Champagne (Jean-François), littérateur français, né à Semur en 1751, mort en 1813, fut professeur, nuis proviseur du collège Louis-le-Grand et membre de l'Académie des inscriptions (1803). On lui doit une traduction assez inexacte de la Politique d'Aristote (1791), et une exposition analytique des traités de Grotius, intitulés Mare liberum et Mare clausum (IS05), etc.

ChamPAGNE-ET-FONTAINE, comm. de la Dordogne, arrond. et à 22 kilora.de Ribérac, près do la Nizonne; 1.112 hab. Bestiaux et truffes; moulins et minoteries.

ChampagnÉ-LES-MARAIS, comm. de la Vendée, arr. et à 33 kilom. de Fontenay-lc-Comte ; 1.551 hab. Sel.

Champagne-mouton, ch.-l. de cant. de la Charente, arrond. et à 23 kilom. de Confolens, près de l'.irgent, branche de l'Argentor; 1.187 hab. Tuileries, huileries, moulins. Carrière de pierres. Château du xv« siècle. — Le

ChampagnÉ-SAINT-HILAIRE, comm. de la Vienne, arrond. et à 25 kilom. de Civray, près du Clain ; 1.746 hab. Commerce de grains. Constructeurs mécaniciens. Ruines de l'abbaye bénédictine de Moreaux.

ChampaGNEY, ch.-I. de cant. de la Haute-Saône, arr. et à 16 kilom. de Lure, au pied des contreforts du Ballon do Servauce; 4.012 hab. Ch. de f. Est. Houillère dans les environs ; tanneries, moulins à tan et à blé. Commerce de vins. — Le canton a 9 comm. et 14.416 hab.

ChaMPAGNET (Frédéric Pkbrbnot de), homme d'Etat espagnol, frère du cardinal de Granvelle, né vers 1530, mort en 1595. Il avait fait les guerres de Flandre et d'Allemagne. Nommé gouverneur d'Anvers par Philippe II, il prit parti pour les patriotes des Pays-Bas, et signa le fameux acte d'union contre la tyrannie espagnole. Le crédit de son frère apaisa l'irritation du gouvernement contre lui, et il fut seulement exilé en Franche-Comté. Sa Correspondance, réunie aux Mémoires de Granvelle, se trouve à la bibliothèque de Besançon.

CHAMPAGNISÉ. ÉE {gn mil.) adj. Se dit de certains vins do l'Anjou, du Maçonnais, etc., auxquels on a donné quelques-uns des caractères spéciaux du vin de Champagne.

CHAMPAGNISER {gn mil.) V. a. Préparer à la manière des vins de Champagne : Champagniser des vins, il On dit

aussi CHAMPANISEB.

CbaMPAGNOLE, ch.-l. de cant. du Jura, arrond. et à 23 kilom. de Poligny, sur l'Ain; 3.676 hab. Ch. do f. P.-L.-M. Carrières de pierres de taille; fromageries; usine de la Serve, scieries, corroiries, tanneries, distilleries. — Le canton a 31 comm. et 11.343 hab.

Champagny (Jean-Baptiste Nompère de), duc de Cadore, homme d'Etat français, né à Roanne (Loire) en 1756, mort à Paris en 1S34, servit dans la marine de l'Etat

CHAMPAIGN - CHAMPER

HAini à 1787, fut député de la noblesse du Forez aux «a généraux técut Sans la retraite de '"'à .800 et devint Iprès le 18-Brumairo, d'abord conseiller d Etat, puis ambassadeur à Vienne (1801-1804). Napoléon, à qui il temoisnait un dévouement passionne, le rappela pour Ij;' "onfër d'abord le portefeuille de lintérieur, (1804-1807). nuis le ministère des affaires étrangères, après la disgrâce de Talleyrand. Il occupa jus,|uen 1811 ce Poste. que lu, firent perdre quclciues maladresses. Il avait été chargé de négocfer le mariage de P Empereur avec Ma^'e-Lo^'^»- Sénateur enl8 1 3, il se rallia successivement à Louis X V 111,

CHAMPAN (chan) ou SAMPAN (si

Petit bâtiment de la Chine et du Japon.

CHAMPART ( chan-pnr' — de champ, Mélange de seigle, d'orge et de fromen

— Dr. féod, taine part dai PART censuel.

) n.m. Navig. fluv.

les fruiti

en 1814, à Napoléon pendant les Cent-Jours, et clierc grâce auprès f -'■ —'■' """ •■'-■>-''"'

19 et reçut à cette date lirs, qu'il occupa jusqu'à

Franz de Cado

polit

pairs, qu ii occupa jusqu a aa ...u, -~--^" - î-'îl*!^'

àuc de Cadore, né en 1796, mort à Boulogue-sur-^eme 1870, siégea à la Chambre des pairs de 1835 à 1848, laissa un fils Loois-Marie-Camu.le (1827-1882), qui fut r nistre plénipotentiaire sous Napoléon III. — François-. seph-Marie-Thériîse (comti Louis-Alix, né à Vienne en 1804, i publia un grand nombre de brochu, , Sauces catîioliques très accentuées, et se ht connaître comme historien par une brillante histoire de 1 empire romain divisée en trois parties {Ci'sars [i84Mh43J; Anionms [18631; CMars du III» Mcte [1870]). Cet ouvrage lui valut, en 1869, un siège â PAcadémie.

Champaign, ville des Etats-Unis (Illinois), comté du même nom ; 6.600 hab. Collège industriel ; céréales.

Champaigne ou Champagne (Philippe db), un ' plus grands peintres de l'école flamande, en 1602, moi

de Reims ; il se rendit lui mémeét Paris à l'âge de dix neuf ans, et il ne quitta plus cette ville. Il fut membre da l'Académie de peinture

Après avoir pris des leçons de deux maîtres obscurs, Jean Bouillon et Michel de Bordeaux, il se lia avec Fouquière, célèbre paysagiste, chez lequel il

lilla, puis il se rendi Paris en 1621 après qu'il s étroite amitié,:

Laon, avec Po

ollège

signala â Duchesne, direc teur des travaux qui s'exécutaient au Luxembourg, par ordre de Marie de Méc paigne le "■ ' '

de mour logement ;

la place de Duclu 1 obtint une pension palais du Luxembourg (1628),

. Le talent que montra Cham-

200 livres <

î époque c

Saint-Jacques : la Nativité, la Circoncision, 1 Adoration /tes rois, la Présentation au Temple, une Résurrection de Lazare et une Assomption. Deux ans plus tard, il fit pour Louis XIII le grand tableau où le roi était représente à genoux devant le Christ, en souvenir du vœu ou il avait fait à Lyon, en 1630. Il peignit ensuite Louis Mil conférant au duc de Lonquemlle l ordre du Saint-Esprit.

Le cardinal de Richelieu lui fit exécuter, pour lui, le Palais-Cardinal, qui fut depuis le Palais-Royal. Le cardinal lui confia encore la décoration intérieure du dôme de la Sorhonne. Il n'en était pas moins le peintre ordinaire de la reine mère, et Richelieu, malgré de magnifiques offres, ne put le décider à quitter le service de la

L'Académie de peinture venait d'être créée (1648); Philippe de Champaigne en fut un des premiers memlires. Terriblement impressionné par la mort de sa lemme et de plusieurs de ses enfants, Champaigne se tourna tout à fait vers la religion, et il fréquenta de très près les jansénistes. Il devint, comme on l'a appelé, » le peintre de Port-Royal», où sa dernière fille s'était retirée sous le nom de Catherine de Sainte-Suzanne. C'est là qu'il peignit ce portrait d'Agnès Amauld et de Catherine Sainte-Suzanne, qui est au Louvre. La mère Angélique, Saint-Cyran, Singlin, les Arnauld, plusieurs de • ces messieurs » revivent sous son pinceau austère et convaincu.

Champaigne a multiplié ses œuvres avec une abondance extraordinaire. Sa manière se ressentait de l'école flamande et de l'école française; il n'a ni la richesse exubérante de Rubens, ni la science et la grandeur de Poussin, mais il dessinait très purement et imitait la nature "•'»" ""» '■^■'"•titude souvent minutieuse ; sa touche es facile, son coloris frais et moelleux, mais tone. Ses travaux Ips plus impurtants sont du dôme it^' ' ■ ' >' '•'' ^ ■■''" '''' ^ ""''

PHôtelu.

rénées et lo .U.i./m, ■ ' '',

paraZy^i'^iiC, à l'hô|M' I, , '

Geneviève, à Sain: s,

propre portrait, :ui hmi-,, ■■ '■■' ' 1 '

cathédrale de Rou..-i, . I... ^...n,...:.-, ,!.■, l..i...uiyiiu:i, Louis XUI. d'Anne d'Aiitnclic, Je Uichclieu, etc.

— BmuoGR. : A. Gazier, Philippe et Jenn-Bapti de Chnmpaiyiie (Pans. 1893); H. »to\n, Pliilippe de Che pai{/ne et stfs relations

Champaigne m

en 1631, mort â l'ai

turello

■noilnl (

^ Le droit de champart, au point de vue de sa

nature, était seigneurial ou foncier. Dans les pays coiitumiers, il était de droit commun seigneurial, quand il tenait lieu do cens: c'était alors le champart censuel. Le champart était queh|uelois ajouté au ceus à titre de siircens. Lo champart, imprescriptible comme lo cens, était ordinairement quérable à la différence du cens ; d après quelques coutumes, il était portable. De même que le censitaire le champartier avait le domaine utile, mais sans droit de seigneurie. Dans les pays de droit écrit le champart n'était pas réputé seigneurial, sauf à Bordeaux. Le champart foncier ou non seigneurial n'était qu une reine foncière prescriptible et quérable. La quotité de la redevance dépendait des titres et de l'usage des lieux. Le champart ne se levait ordinairement que sur les récoltes en grains. Le champart a été aboli à la Révolution.

CHAMPARTAGE (chan) n. m. Second droit de champart auquel on était soumis dans quelques lieux, et qui était ordinairement de la moitié du champart ordinaire.

CHAMPARTEL, ELLE {chan) adj. Sujet au droit de cham-

CHAMPARTER V. a. V. CHAMPARTIK.

CHAMPARTERESSE {chan, rèss) a. f. Grange seigneuriale où se déposaient les cliamparts portables.

— Adjectiv. ; Grange cuamparthresse.

CHAMPARTEUR {chan] n. m. Celui qui levait le champart

du seigneur. Il Seigneurqui jouissait du droit de champart.

— Adjectiv. : Seigneur, Fermier champartecr. CHAMPARTIER '.chan, ti-é) a. m. Celui qui détenait une

de champart.

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