CHANDELIER — CHANDELLE
elles complcluiii. ni liukci I unt- ac 1, tre, et dout clianue branche soiitit le charbon d'une bougie JablocUkoff.
— Hydraul. Chandelier d'eau. Sorte de fontaine jaillissante dont le jet retombe dans une vasque supérieure et de là dans un bassin sur le soi.
— Jardin. Tailler an arbre en chandelier. Couper toutes les petites branches nouvelles sur le tronc d'un arbre fruitier ou sur ses maîtresses branches.
— Jeux. Embrasser le dessous du chandelier. Pénitence usitée dans les jeux de société. (On remet un chandelier aux mains du patient et on lui ordonne d'en embrasser le dessous. Les naïfs exécutent l'ordre à la lettre; mais les initiés posent le chandelier sur la tfte d'une personne qu'ils embrassent.) il Mettre au chandelii
' l'argent pour payer les
, les autres frais
duj
— Mar. Support de formes variables et d'usages divers. Il Chandelier de lisse ou de batayolle. Tige métallique, en fer ou en bronze, terminée par un œil dans lequel passe un tilin ou portant un étrier dans lequel s'engage la batayolle. il Chandelier de fanaux, Support pour fanaux de
bord. Il Chandeliers de drame, d'embarcation, de chaloupe. Fourches en fer dans lesquelles se mettent les mâts, les avirons, les voiles des embarcations armées en guerre. Il Chandelier de canon-revolver. Fourche supportant les canons de très petit calibre. (Syn. de tolet.) il Sorte de garde-corps ou de garde-fou entourant les organes des machines sur les bateaux à vapeur.
— Sylvie. Partie d'un arbre rompu par les vents ou autrement, laquelle reste debout et h.xée au sol.
— Techn. Tas pyramidal de mottes de tourbe.
— Véner. Un cerf porte le chandelier qi'-" "~
t large lorsque, se dressa rière, il écoute et direction prenner
le chandelit
Un
sur son der-
igarde quelle
chasseurs et
chiens.
— Enctcl. Archéol. Au moyen âge, on faisait rentrer dans la catégorie des chandeliers non seulement les petits meubles désignés aujourd'hui sous ce nom, mais encore toutes sortes d'ustensiles propres à l'éclairage, et aussi des brûle-parfums. Sous sa forme la plus ordinaire, le chandelier du
trépied
colonne qui s'évase en un plateau oii une broche centrale se dresse, destinée à retenir la chandelle ou la bougie. Cette plateforme circulaire, plus ou moins creuse, fait oflice de bobèche et retient la cire ou le suif fondas. Ces chandeliers sont en cuivre jaune, en étain, en fer forgé, voire en ar-
chandeliers de Croustelle étaient des ouvrages tournés en bois, en ivoire, dans cette localité du Poitou, célèbre au XVI" siècle pour ce genre de travail.
— Comme arme, le chandelier était une longue dague à rouelle ou une arme d'hast, de pareille forme, toutes deux à lame de coupe triangulaire et déliée, en usage
gent et en or émaillés ; beaucoup sont en bronze doré. On entendait par métiers de table des grands chandeliers dont la douille cylindrique, de coupe quadrilobée, était aména-
fée pour contenir quatre bougies accolées ou coulées ans un môme moule, c'est-à-dire des caiers. Les chandeliers pendants étaient des espèces de lustres ordinairement disposés en croix, à l'origine, puis en rosace, etc. Les
au xv" siècle. On eatendait par chandelier de lance un èttii, une hotte en cuir, attachée à l'étrier droit, au xvi" siècle, et où on reposait le talon de la lance.
— Liturg. Le livre de l'Exode (XXV, 31-37) décrit le grand chanaelier d'or à sept branches, que Moïse fit placer dans le tabernacle. Salumon (I, Rois, VII), [Paralip., IV] le remplaça par dix nouveaux chandeliers qu'il disposa dans le temple, cinq du côté du N.. cinq du coté du S. Au retour de la captivité, on ne rétablit qu'un seul chandelier, d'après le modèle de celui de Moïse. Les Romains s'en emparèrent quand ils prirent Jérusalem, et il lÎRure
Farmi les trophées de la victoire, sur les bas-reliefs de arc de Titus.
Dans la liturgie catholique, l'usage des chandeliers, comme celui des cierges, remonte aux premiers temps. Après Constantin, ils firent partie de l'ornementation des églises. Plusieurs même avaient des proportions gigantesques, comme celui que le pape Adrien 772, dans la basilique du Vaportait trois cent soixante-dix lumières. Actuellement, il y a, dans les églises trois sortes de chandeliers ; l" les chandeliers d'autel : il y en a trois de chaque côté du tabernacle; 2" les deux chandeliers que portent les acolytes à la grandmesse, aux vêpres et aux processions; 3<* le grand chandelier qui reçoit le cierge pascal et qui est placé près de l'autel, du côté de TEvangile. Chandelier (le), proverbe en trois actes, en prose, par Alfred de Musset (Théâtre- Français, 1850). Jacqueline, femme d'un stupide notaire, a pour amant un officier hardi et vantard, du nom de Clavarocbe. Un soir, les amoureux manquent d'être surpris fia f/rante delicto. Lofùcier, pour détourner les soupçons du mari, propose à Jacquehne de choisir un chandelier. (V. ce mot ) Elle adopte le projet et jette ses vues sur For tunio, jeune clerc timide et passionné qui depuis longtemps brûle d'amour pour elle La ruse réussit à merveille : le notaire invite l'officier et même Fortunio à dîner le soir avec lui. C'est là que se placent les dé licieux couplets connus sous le nom de Chanson de Foriunio. et c(ne chanre 1p jeune clerc traîtreusement mis iiar Clavarocbe sur le chapitre de ses amours, la leine femme, totichée de la gentillesse, de la discrétion et du dévouement absolu de Fortu nio, finit par lui accorder beaucoup plus qu'il n'eût jamais osé demander.
L'esprit et la malice pétillent aux deux premiers actes ; la mclancobe et la passion dominent dan^ le troisième et lui donnent un caractère délîcatemen: poétique.