‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 770 sur 956 · CHANDELIER [11-^}, ÈRE · texte numérisé non relu

CHANDELIER [11-^}, ÈRE

vend des chandelles.

— adj. : Marchands chandeliers.

— Enctcl. Les artisans fabricants de chandelles, au XIII" siècle, composaient une seule corporation à Paris. Ils ne fondaient que des suifs et s'en allaient chez les gens, pour faire les chandelles à domicile, avec les graisses que l'on mettait de côté pour cet usage et avec des mèches en étoupe ou en filasse. Les bougies de cire, les cierges de même substance étaient faits par d'autres ouvriers et n'étaient alors en usage que dans les églises. Mais, dès le s.v" siècle, le luxe des lnougies devient courant ; c'est alors que l'on donne nettement le nom de 0 cierges » aux bougies de cire destinées aux églises, celui de « bougies i. à celles de même substance employées dans la vie domestique, et celui de « chandelle » aux luminaires de

cheur le temps de la durée d'une chandelle pour se i pentir.

— Ebénist. Pied cannelé d'un meuble.

— Mar. Accore de construction (|ui n'excède pas mètre, ii Arcs-boutants placés entre les tins, axa. éca de quille, pour les empêcher de porter à faux, il Chandelle du chauque. Petite épontille placée sous le chouqne pour l'empêcher de s'affaisser.

— Pyrotechn. Chandelle romaine. Fusée immobile qui lance successivement un certain nombre d'étoiles, en produisant chaque fois une petite explosion.

— Loc. fam. et prov. : Souffler sa chandelle. Mourir, il Tenir la chandelle. Se soumettre à de viles complaisances ; favoriser quelqu'un dans un commerce de galanterie, ii Economie de bouts de chandelles, Eiiargne sordide, ridicule par sa modicité. Il Moucher la chandelle. Retrancher la partie de la mèche d'une chandelle qui est brûlée; au tig.. Moucher les chandelles. Allumer les chandelles. Remplir un emploi tout à fait chandelle subalterne. (Se dit par allusion aux fonctions romaine, de l'employé des théâtres qui allumait et mouchait les chandelles, lorsciue ces établissements usaient encore de ce mode d'éclairage.) i' Moucher une chandelle à vinut-cinq pas. Tirer très bien le pistolet, ii Voir des cliandelles, mille chandelles, trente-six chandelles. Eprouver un grand éblouissement par suite d'une chute ou d'un coup à la tète, il Briller comme des chandelles, Etre très brillant. (Se dit surtout des yeux et du regard.) il Se

Personne qui fabrique i

•iller)

CHANDELLE {dèf — du lat. candèla; de eandere, n. f. Masse cylindrique de suif entourant une mèche occupe son axe, et que l'on employait à peu près exclusivement à l'éclairage, avant l'invention des bougies.

— Chandelles moulées. Chandelles ployées ou à ^ baguette. V. la partie encyel. ii CtuindeÛe économique. Celle à laquelle on ajoute un peu de cire ou de blanc de baleine pour en augmenter la consistance et en rendre la fusion moins rapide, il Chandelle de quatre, de six, etc., à la livre, ou simplem. Chandelle de quatre, de six. Chandelle d'un poids tel qu'il en faut quatre, six, etc., pour faire une livre.

— Chandelle des Rois, Grosse chandelle, peinte de diverses couleurs, dont les marchands chandeliers faisaient présont autrefois à leurs pratiques, le jour des Rois, ii Etre bariolé comme la chandelle des Bois. Se dit d'un habit bigarré de plusieurs couleurs éclatantes.

— Pop. Bouteille, il Liquide coulant du nez (qui a besoin d'être mouché comme une chandelle), il Agent de police (parce qu'il éclaire la justice).

— Chandelle de glace. Eau congelée ayant la forme d'un cylindre allongé qui, en hiver, pend aux anfractuosités dos rochers, aux toits des maisons,etc.

— Bot. Nom vulgaire du ti/pha anijustifolia.

— Comm. «OIS de chandelle. Bois résineux des Antilles, que l'on emploie en guise de torche.

— Constr. Poutre de bois, ou armature verticale de fer, servant d'étai dans une construction nouvelle.

— Dr. anc. Donner à chandelle éteinte. Laisser du temps pour surenchérir tant que brûle une chandelle ou une boiigio allumée au commencement de l'enchère.

— Dr. eeclés. Excommunication à chandelle éteinte. Celle qui avait lieu quand on donnait encore au pé-

brùler à la chandelle. Se dit, par allusion aux papillons qui viennent se brûler aux flambeaux, d'un homme qui, séduit par de trompeuses apparences, s'engage dans une mauvaise affaire, il Briler la chandelle par les deux bouts. User follement sa fortune, sa santé, il La chandelle brûle. Le temps passe, on perd doublement un temps précieux.

Il Etre réduit à la chandelle bénite. Etre à l'agonie, à l'extrémité. (Se dit par allusion au cierge oue l'on allume près du lit des personnes agonisantes.) Il /i n'est si peut saint qui ne veuille sa chandelle. Tout le monde aspire aux honneurs et à la considération, il Le jeu ne vaut pas la chandelle, La chose est sans importance ; elle ne vaut pas la peine qu'on se donne, les dépenses qu'on fait pour elle. Il Devoir une belle chandelle à.... Etre tenu d'une grande reconnaissance envers quelqu'un qui vous a fait éviter un danger, etc. il /.a chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qui va derrière, Proverbe sous lequel se cache une belle pensée, à savoir que les aumônes que l'on fait durant sa vie sont plus méritoires que certains legs qu'on laisse après sa mort, il A ihaque saint sa chandelle. Pour s'assurer le succès d'une affaire, il faut se rendre favorable chacun de ceux qui peuvent contribuer à la faire réussir.

11 Donner une chandelle à Dieu et une au diable. Se ménager entre deux partis opposés, mener une vie mêlée de bien et de mal, etc.

— Encycl. Techn. Le suif employé pour la fabrication des chandelles provient des graisses de bœuf et de mouton obtenues par le procéd'' des créions ou par celui dit à l'acide. Les fabricants préfèrent, pendant l'été, le suif produit par le premier procédé, parce qu'il est plus homogène ; la seconde méthode donne, en hiver, un suif plus blanc et plus dur.

La fabrication des chandelles se fait à la baguette et au moule. Le premier système consiste à attacher, autour d'un cerceau horizontal, un certain nombre de mèches de coton et à les arroser de suif fondu qui se lige promptement par couches successives autour de chaque mèche, jusqu'à ce que la chandelle ait atteint la di-

Dans le procédé du moulage, qui est aujourd'hui le plus généralement adopté, on verse le suif liquide dans des moules en étain, dans l'axe desquels est Hxée une mèche. Les opérations du moulage et du démoulage se font actuellement à l'aide de machines spéciales.

— Archéol. Ce mode de luminaire est très ancien; il en est fait mention au xiii» siècle, et une des seules différences qu'on observe entre les chandelles du moyen âge et celles d'aujourd'hui, c'est que les premières avaient leur mèche en lilasse de chanvre ou en étoupe, tandis que les nôtres ont leur mèche en coton. On les faisait avec des graisses de toutes sortes, et même, dans le midi de la France, on en fabriquait en résine, dites chandelles de Busch. Dans les anciennes confréries de piété, on vénérait certaines chandelles se rapportant à des faits miraculeux, comme la Sainte-Chandelle d'Arras. On nommait ainsi un ciorge bénit qui restait toujours allumé à Arras, dans la

• ' -i ,''"'»Sainto-ChandelleouNotro-DaaiedesArdents.

i " '■' «évolution, a été depuis rétablie. L'oricino de

.. uoa^c remonto au xii» siècle : le mal dos ardoHts faivLf <i° erauds ravages dans la ville; la sainte Vierge apparut, dit-on, à doux trouvères, et leur remit un cierge miraculeux, dont la cire, jetée dans leau'gSéVit un grand nombre de malades. -".buom.uu

Chandelle (lac) [Candie Lake des Anglais! lac du ^'""'"■Trr^""''" """"• "" Saskatcfaewan^vâste d-eiidu Nord pair n^^'riïu GrTErturgëon" «-''"'^'"'-ch^^^^'î^-i^^^^^^.Liijl^i.- 0" Débit de A^f^^f^^^i^ ''i'"!"" '^■^"ENGER, connue sous le pseu- ?D?iCe, en ^8?f *m^^^*• TT""'*"'" f™"»"'^»- "«<> * Crest de nnmhr„„v n ' "«"o *, ^mconnes en 1881. On lui doit la Zf^l^ "'"'■ "^ 1 <"> «■•0"ve de lobservation, de !:nm r 1 ™°''^;»'"ent, dcs caractères étudiés avec

f«rnm„ ".'iVIrl™ II^P , ««^f^ablo. Nous citoroDS de cotte lemmo distinguée : les Remèdes contre l'amour fl870^ ■ Hlamhe '"^'»e (1875), et une série de romans publiés sous le tire général Je : les Ménages militaires (1875) ; laTacl,e ongmejîe (187C); les Jtonccsdu ehemin {1877 iÛu/omne

«err/^Tx,''.":.! Viisi'jrrc:'" * ««-■*'»(>««')' S!

saPtalffiU^H^f^î'lP'"""'''"-^'"""-' t'^i"'"'" bois de santal), viUe dos établissements français de ITnde sur c'hi^re h''" <5,^»e«„fPP/l'5 Hougly, à 150 kil. de .son embouchure dans le goUe de Bengale; 25.000 hab. {Ckandernagonens, ennes). pour la plupart indigènes. Siège d'un administrateur; tribunal Se 1" instance -municiDalité depuis 1884. Son territoire comprend les loges de C^smbazar, Jougdia, Dacca, Balassore, PatnS. La vlUo est grande, les rues largos et bien alignées. Le climtt es sain en raison des bois et des étangs qui entourent la ville r » T^înTlMf"' •"" '%' * ""• 'auf'âÙ°mors d^maî, où elle atteint 35» et 37». Cette ville, reliée à Calcutta par ui^e voie ferrée, appartient à la Franco depuis 1688 maîs anglaise!"'"'"'" ^"'^ "' '"^'''^ ^""^ '«^ «"«"«^ f^'""^»" ChandERNAGORIEN, ENNE {ri-in, èn\ personne née

i»;;7.'^''/''/*'''" *'"' ^PP^"'''''»» à cette ville ou à ses habitants ; Colonie ciiandernagobienne.

Chandibu (Antoine de), seigneur de La Roche-Chan-

mort à GenM-e Bn°','lof°p.°'*,''° '"/' "^^"'^ '« Méconnais,

aba'^d%%°lrdrTit"p!,'ur^ll^tL&\"t.Tfir<Si^-?Sg-J

i.I'rl'/'- ""'.'l «"P'or* <l«n5 lopération de 0 à létam. ii Manche d'un rasoir.

la 80U-

ChanÉAC, comm. de lArdècho, arr. et à 69 kilom. de Tournon, sur I Azette, affl. do la Saliouso ; 9Sa hab.

tiss^^l^^fnil"*,! T ^- C^""»'"™ pratiquée dans le métier à tisser la soie, ii Tuyau ou gouttière amenant l'eau sur la Sr^^.f.r"''^" ^ if""- (^'"'^ P"» autrefois dans le sens do gouttière, de chéneau, recevant les eaux dun toit.)

CHANELETTE (W) n. f. Gouttière do dimensions moindres que lachanée et amenant leau à la rouedu mou-

i g:^":;i^ff~^'H^;"- ■"■ Variétéderaislnblanc.

lèv^^e-sSel Z n^S^u^n^p^ea-qufeiïXinVe^u' avant l/ahomet. il était orig'inairo do la^ribù TLd o"? s" Jgile a la course qu un cheval ne pouvait l'attoindro On raconte que Chanfara jura de tuer cent hommes de la tnbu des Benou-Soleïman et il en fltpérîr effectivement 'l"fi'Vi°§^''^'i:r.'îf- U» homme de Ltto tribu noSm]

'n!-"^u°^''i^'T''^'- "" hommo de cette tribu nommé ,«Lâ ^J*''®''' P*""" * "">' Chanfara; un des uo^de nl^n": ^^„f LP^fil Pi.^Ll'if'J.'^?".»-,'»' '"n^a

-.» „„ .„^,. iii<im passe au protestant le droit pour la théologie et, à I a^e d dut se réfug^eTetSu"!' '' '''^^'"'' ^' ''^"'' -"^'^ " En 1562, il présida le synode national tenu à Orléans ave/v' T^^'^ '^ Saint-Barthélémy, .1 s'enfuit à Genève

oùHenrifvT'p'^r^upri'dTluiX^aXerseVwtdTr mer à ce prince, à la bataille de Coutras.

Ohandieu était un savant théologien, et il a laisse Hps ouvrages assez nombreux. ^ ® ""^^

Chandler (Richard), archéologue anglais né en iTis mort en 1810. De bonne heure, il acquit Sfe profonde con naissance de l'antiquité grecque, et donna en i tkV n„i

n63rChL^'''"*'"r'^"'"'^f'}^-^"-0-"" 7^!Ph? rlt^F„ P "^ la Société des dilettanti (fondée àepuis

P!'u'^vis|l^s^u'c^Ll:'em'^^irrec^

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|ord et exécuta enlur de""^ à IsXun té^it"^ tris

,'?ip^or^^irpur,Ts7.fxr^^^^^[A^

M/ç'^'/f^ r ^^^J' P""''^ ''° '«"• à Londres, a Vi^J'o

t^fç'st|i"i.:^-i-:",=r^;d^!^^^

in^;^i^ef^r^^n-^-s?^fe£S sur de nombreuses déterminations astr™,™- opi'uyees

nue H^s nntac ,^.^ .J.^.„.i aatioiiumiques, ainsi

Benou-Soleïman, ayant passé près du cadavre, lui lança

h, Die^ef li^i'^w/ ^nf m1"'"^ "^^ "^",^ '"' P^-é'" dans le pied et lui fit une blessure dont il mourut. Ainsi fut fiîa I » l^f^^r "if"' 3"'.av,ait juré d'atteindre Chani maL, ,'^'s^«"° poème intitulé : Lamiyyat-el-Arab, qui

CHANFRAINDRE (de c^an/, signifiant « côté . et rrain.

'.™;.t 'c^iJa^SS."""^' ""• '^""^"^ -'•■"' ^"-f™-

CHANrREIN ifrin - pour chanfraint, partie, pass de cWra,„rfr0.n. m. Armur. Partie de l'irLurèiu'^ cheval de guerre, qui couvrait la face, de la nuque aux naseaux

- t'ar anal. Panache de plume, pour cheval de parade'

- Archit. Surface oblique, obtenue en abattant l'arête d une pierre. 11 Ornement appelé aussi nacelle.

- Mammalog. Partie de la tête des mammifères située entre le sommet du front et les narines : La chèvre a le CHANFREIN droit ; le mouton a le chanfrein busqué.

- Manèg. Partie antérieure de la tête du cheval, denuis les yeux jusqu aux naseaux. 11 Marque blanche, longitudide la têTe.""'^"" P""""' * '^ Partie antéf ieure 1 ^ Ornith. Bouquet de plumes rudes, effilées, situées à en arrière" 4uelques oiseaux, et dirigées d'avant ...".Techn Petit creux de forme conique pratiqué nar 1 horloger dans une pièce de montre. P'-^ique par

- Tonnell Extrémité de douveUes taillée en biseau. se^uLcerf " ^°*''° '" ^^^ '^" ^'"""^ et le mu- ,ê,7 ?''"h''^' l^'^'^héol. Le chanfrein, comme défense de S^-re—Wtzr^n^rvës^l^tl^^^s^

?t=riK---!^--|-ic;i^

des pièces de mailles. Les chanfreins les plus anciens du moyen âge durent être, P anciens

au xii» siècle, des renforcements de cuir bouilli et aussi de mailles ajoutés à la têtière de la housse. Aux XIII' et xiT- siècles, on en établit de très complets en cartonnages parcheminés, avec coquilles d'acier rapportées pour protéger les

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