‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 774 sur 956 · SOLIDIFICATION, LIQUÉFACTION, DISSOLUTION · texte numérisé non relu

SOLIDIFICATION, LIQUÉFACTION, DISSOLUTION

— Techn. Nom, dans l'industrie drapière, des arrêts de l'appareil laineux, pendant l'opération du lainage, arrêts que l'on effectue pour renouveler les chardons usés.

— Théâtr. Changement à vue. Changement do décoration opéré sans que l'on soit obligé de baisser la toile, il Fig. Mutation soudaine et sans transition.

— Prov. : Changement de temps, entretien de sot. Parler de la pluie et du beau temps, c'est bon pour celui qui n'a rien à dire, qui ne sait rien dire, n Changement de propos réjouit l'homme, II est bon de passer, dans la conversation, d'une chose à une autre, n Changement de corbiUon fait trouver le pain bon, La nouveauté a toujours de l'attrait. (On donne souvent à ce proverbe un sens fort gaulois, en l'appliquant aux infidélités qu'un mari fait à sa femme, et... réciproquement. — On dit aussi, dans le même sens : Changement d'herbage réjouit les bœufs.)

— Syn. Changement, innovation, modification, mutation, révolution, variation, vicissitude. Changement est l'ex-pression générale; il y a changement, dès que les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. L'innovation est l'action d'introduire quelque chose qui n'était pas connu. La modification suppose que le premier objet reste, mais que sa manière d être est changée. Mutation s'applique surtout à ceux qui occupent des fonctions publiques quand ils passent d'un lieu à un autre, ou quand la fonction passe

d'un fonctioDiîaire à un autre. (II se dit aussi, en termes de droit, du passage d'une propriété en des mains nouvelles.) Une révolution est un changement considérable, accompagné souvent de bouleversements sociaux. Varialion exprime un changement qui a été précédé ou suivi de plusieurs autres. Enfin, vicissitude suppose aussi l'inconstance, mais il y ajoute l'alternative ; on ciit souvent les vicissitudes delà vie, de la fortune, parce que non seulement le pauvre peut devenir riche, mais encore il peut ensuite redevenir pauvre.

— Anton. Constance, fixité, immutabilité, invariabilité, persévérance, persistance, stabilité.

— Enctcl. Changement de marche. Dans les locomotives, on donne le nom de changement de marche à l'appareil que l'on emploie pour mettre à volonté le tiroir en rapport avec l'oxcentrique de la marche en avant ou avec celui do la marche en arrière. Il se levier de changement de marche, d'un si barre de relevage, do bielles de suspension et d'un contrepoids, destiné à équilibrer le système. Pour opérer lo changement au moyen de ces pièces, le mécanicien manœuvre le levier en avant ou en arrière, suivant le cas, et lui fait parcourir un certain angle sur le secteur; dans sa marche, le levier entraîne la barre de relevage, qui, en faisant tourner l'arbre du mémo nom d'une certaine quantité, lève ou abaisse les bielles de suspension de la coulisse, et, par suite, avance ou recule le tiroirde distribution.

Changement de voie. On appelle ainsi un appareil destiné à mettre en communication deux ou plusieurs voies, pour qu'un train puisse passer de l'une à l'autre. On désigne aussi cet appareil sous le nom do aiguille. V. ce mot.

CHANGER (du lat. pop. cambiare ; pour camàire, troquer. — Prend un e muet après le g devant a et o : Je changeai. Nous changeons) v. a. Troquer une chose pour une autre : Changer ses tableaux contre des meubles. Changer le certain pour l'incertain. \\ Se dit particulièrement des monnaies que l'on troque pour une valeur égale de monnaie divisionnaire : Changer un billet de banque. \\ Se dit surtout de valeurs que l'on échange contre des valeurs équi-

— Remplacer par un autre objet de môme nature : Changer la dentelle d'un fichu, l'eau dune carafe.

— Mettre ailleurs : Changer un objet de place.

— Transformer, métamorphoser, convertir : Circé chanr,KA en bétes les compagnons d'Ulysse. L'artiste change la pien-e en statue vivante et animée. (Balzac.)

— Modifier, rendre différent, mettre dans un autre état : Changer sa manière de vivre, de voir.

— Mettre des draps, du linge propre à : Changer un malade, un enfant.

— Loc. prov. Changer son cheval borgne contre un aveugle. Changer une chose défectueuse contre une autre plus défectueuse encore, il II faut qu'on l'ait changé en nourrice. Se dit d'un enfant qui ne ressemble en rien à ses parents.

— Mar. Changer la barre, La mettre du bord opposé à celui où elle se trouvait, ii Changer tes corps, Haler en sens contraire, n Changer les voiles. Les brasser d'un autre bord ou lesborderdu bordopposéàceluioùelles le sont, ii Changer les écoutes. Avec des voiles auriques, Border les voiles du bord opposé. Il Changer une pièce de sabord, La faire passer au sabord du bord opposé.

— V. n. Devenir autre, être transformé ou modifié, au physique ou au moral : Les idées changent avec l'âge, ii Les enfants changent beaucoup en quelques mois.

Tandis que vous vivez, le sort qui toujours change Ne vous a pas promis un bonheur saus mélange.

— Etre remplacé : Président qui change tous les mois.

— Quitter pour un autre le lieu où l'on se trouvait :

Point de coup de balai qui l'oblige à changer.

LaFontaine.

— Mettre d'autre linge, d'autres vêtements : Quand on a été mouillé, il est prudent de changer.

— Changer du tout au tout, du blanc au noir. Devenir tout à fait autre.

— Changer de. Laisser, déposer, abandonner pour une autre chose de même nature : Changkr de linge, D'état, de 77îœurs, DK vie. ii Troquer, faire échange de : Complices qui changent o habits pour se déguiser.

— Loc. fam. Changer de visage, de couleur. Se troubler d'une manière visible. Il Changer de face. Etre transformé, modifié : Il suffît d'un rien pour oue les affaires changent DE FACE. Il Changer de note. Modifier sa façon d'agir ou de parler, ii Changer de batterie. Recourir à des moyens. à des expédients nouveaux, il Changer d'air. Quitter le pays où l'on se trouve pour chercher un autre climat.

— Manèg. Changer de main. Porter la tête du cheval d'une main à l'autre, pour le faire aller à droite ou à gauche.

— Vitic. Se dit du raisin qui prend la couleur particulière qu'il a lorsqu'il est mûr : Ces raisins commencent à

Se changer, v. pr. Etre changé, converti, transformé : L'eau SE change en glace par l'action du froid.

— S'amender, se corriger, se modifier, devenir difl'érent : Il est difficile de se changer.

— Fam. Prendre, mettre d'autres vêtements, du linge blanc : Vous êtrs tout mouillé, changez-vous.

— Syn. Changer, échanger, permuter, troquer. Changer exprime simplement la substitution ; l'acte peut être involontaire : ainsi, on change son chapeau quand on prend par erreur celui d'un autre, etc. Echanger suppose un double

■ "' s'applique qu'aux objets ayant ine importance; on échange des prisonniers, des

siastique contre un autre ; il se dit aujourd'hui de l'acte par lequel deux officiers, deux fonctionnaires de même grade, vont occuper la place l'un de l'autre, avec le consentement de l'autorité supérieure. Enfin, troquer, c'est aussi faire un (•change; mais le terme est familier et ne s'applique qu'aux choses de peu de valeur.

— Anton. Maintenir, perpétuer, persévérer.

— Allus. littèr. et hist. : L'homme absurde est celui qui ne change jamais. V. absurdk. n Rien n'est changé en France, il n'y a qu'un Français de plus, Mot qui a été prête par Talleyrand et Beugnot au comte d'Artois, de puis Charles X. Lors de la première Restauration, le « Moniteur » devait publier le récit officiel de l'entrée à Paris du comte d'Artois, et donner le texte des discours prononcés à cette occasion, notamment de celui du prince. Le comte d'Artois n'ayant prononcé que quelques mots sans suite,

'----•■ ■' • " — ■ — - réponse. Il en fallait

il était impossible d'à

uno, cependant, pour les journaux et pour le public. « Inlenlezl i< dit le princo do Béiiévont au ministre. Ce deraior rédigea uno espôco de discours, que terminait uno [ien.s('v. iri-s licunniso. Talleyrand prit le discours, on biffa ' I ',', ' '" '' i'irtio, ne laissant (jue la fin. Voici, disait I liciu près ce qu on a retenu de la ré- •' II .m prmce de Bénévent : « Messieurs

' ' ■' '"^■'■rnemontprovisoiro,jo vous romorcio

CIIANGEUn — CIIAAOLNESSE

vons changé tout cela, Allusion 'Médcan malr/ré lui, do Molière, '■-térieur du corps

mçais de jjlus. . ii Nous i sot>no SI plaisante du Sfjanarello émet sos idées

nain, mettant à droite le cœur, à gaucho le foie, et réluaut a une timide objection de Goronte : A^otis avons n(ii< tout cela. Dans 1 application, ces mots se disent ihiucinoiit d une réforme opérée contrairement à la lo-

HANOEUR Ijna--) a. m. Celui dont le commerce cono a cllan^r(^^ en monnaie courante l'or, les billets do que Irauyais ou étrangers, etc.

'. ^/?' 9'""P'''^'' '^''O'! Jequel les voleurs vont revêtir

confirmer. Comme tous 1

. Ancien trésorier du domain

, dont la charge fut

iicion régime, ceux ii'Hinaies les unes •i>' la monnaie lé- '■•Tiéo, moyennant

réservé le droit d'é blir des changeurs leurs terres, moyenn.

pittoresqu Bel nui le

en limita le nombre ; en i^resquo nauenne au ivi» s.).

1696, Louis XIV supprima tous les titres des changeurs en exercice, et créa trois cents offices nouveaux, également à titre héréditaire. L'une des principales attributions des changeurs était de percer en cisailler les pièces défectueuses, trop légères de poids, altérées, ou les monnaies étrangères dont le cours était interdit, et de les Eorter, dans un délai déterminé, aux hôtels des monnaies, es changeurs devaient installer leur table en plein air; ils se pressaient, naturellement, aux grandes foires du moyen âge. A Paris, ils se groupaient sur le pont au Change, """"''' '-"•s petits comptoirs donnaient un aspect très st qui a reçu d'eux son nom. C'est Philippe le ■ avait installés en 1305, interdisant l'exercice do leur métier sur un autre point de la ville. A Rouen, le change ne pouvait se faire que dans la rue de Corvoiserie : ce groupement permettait une surveillance plus active. L'ottice de changeur était très considéré an moyen âge, où le mépris public poursuivait les opérations sur l'argent; c'est que les opérations de banque et toute spéculation leur étaient interdites. Ils prélevaient des redevances fixées. Les changeurs des foires de Cliampagne étaient exempts du service de l'est; Henri III, en 1581, les exempta des charges paroissiales et militaires. Ces privilèges disparurent avec la Révolution, l'Assemblée nationale ayant, en 1791, proclamé la liberté du change. Changeur pesant de l'or, tableau de Quentin Massys, au Louvre. V. Avares {les).

fait le commerce 1 changeur.

Changedx (Pierre- Jacques), écrivain et physicien raneais. né à Orléans on 1710, ni.,rt en 1800. On a de lui : m,/,. , .., „ ,..,..,,,,„, „,. /:• !.:....,.,.. ,,. , , ~,-,>„^p ^ç i^ réalité

''■■ '■'■'''■•- I I i 'il 11-.. 'H :.,.,-s ingénieuses et

'■■-'' '■']■.■ '' 1781), etc. On lui

'-'"'■■'' 1 'I ' Il -1 'lue de quelques

Chang-hai, villr Je lempuo i

ChANG-TCHONG-HIÉN, auteui qui vivait au siècle des Youèn (12G0

pien-tho~i

nuis. V. SHASG-Hiï.

dramatique chinois,

le Combiil de yn-tckï-king-te,

iiisLurique, et LièQu-y-t'cï- ~

le Fioi des dragons, dram '"" " ' ouvrages 0

• Journal

tbologique

analysés par Bazin, dan

asiatique • de ISôl.

Ghang-ti {empereur suprême) et Thien [nel^ sont les deux noms que les plus anciens livres chinois {Clioukmt/. Li'ki, Chi-fci) donnent au grand dieu de la religion antérieure à Confueius. Ces livres décrivent ChaU; 1 1 comme le souverain maîtro monde, qu'il a procréé pai avec la dée.sse Terre (H et qu'il gouverne, comnu reur son royaume, avec I de cinq empereurs — pe ' iQ devoi

lait

ne et les t

ente règl'e et dirige tout ; il iictions des hommes. Une école , relativeni.-iit niuiiernc, déiinit

dieux chinois, Chang-Ti parait lébut, un esprit, l'esprit du ciel e môme un ancien souverain, 'S empereurs do la Chine, divinise oi iiiM II .1, , II, ii.ins de régent do l'univers. Ti, enollei.i ■ I '■■ des empereurs, et C/ianjr signifie au I I , |,,o suprême ; on peut donc le traduire |i,,r ,,.v,„„,- • - '/ir,v.„r. (Îhang-Ti est bien lodiou su|ireine ilo la religion oliieicllo actuelle ; mais les taiistcs le conlendont avec leur 'i'û-Ouang Chang-ïi, porsonnace Miliimlonné à la trinité San-Thsing (. Trois Purs .), dont l.a.i Iseu est la troisième personne, elle-mèmo émanée le entité abstraite de sagesse infinie que leurs philosophes nomment TaA. Généralement, Chang-Ti n'est représenté que par uno tablette portant son nom; les rares images qu'en en voit sont toutes de provenance taôique. ,„"~.S'^'''°<"'- ■ G. Pauthier, Livres sacrés de f Orient (Pans, 1840) ; J.-J.-M. de Groot, les Fêtes annuelles des Chif ... , Edkins, la neliyion en Chine; J Lcgge

lis d'Emoni , the Chinese classics

CranGY, comm. de la Loire, arrond. et à 19 kilom. de Roanne, au pied des monts de la Madeleine, sur la 'l'eissonne; 1.023 hab. Etangs; minoteries. — Il y a d'autres communes du mémo nom dans les départements de la Marne, do Saûne-ot-Loire, du Loiret.

Chan-ha'ï-klng, livre chinois que l'on considère comme la plus ancienne géographie du monde. Cet ouvrage renerme uno foulo de détails sur l'ethnographie, les fleuves, les rivières, les montagnes de la Chine et sur les peuples voisins de cet empire. Il a été traduit pour la première fois sur le texte original par de Rosny, dans les . Mémoires do la Société d'ethnographie n.

Chaniers, comm. do la Charente-Inférieure, arrond. et a 6 kilom. de Saintes, sur la Charente ; 2.02» hab. Ch. .',' '^';''- .\iu rouge do Sénouches. Carrières de silex.

Chaniahii: i'ierre-Gabriel), géographe français, né

iiiurt à Pans en 1817. Attaché au bureau

, Il iiiia des travaux remarquables de géogra-

!'' ' I I III I. I h' l/',iv na<!onoirfe/'ran<:e(1790-i811);

' '' I' "> r!e la France en déparlements,

'-■ : -il las de la partie méridionale

' il! /' '"-'Il topographique et Statistique

CHANLATE ou CHANLATTE (de chant, et de latte) a t. Constr. Planche refendue diagonalement et placée à l'e-ttrémité des chevrons d'un comble, parallèlement à la corniche, pour soutenir l'égout de la couverture.

— Eaux et for. Perche de chêne, propre à être employée pour la construction d'un barrage de rivière.

— Pêch. Espèce d'échelle qui sert â suspendre les harengs que 1 on veut saurer.

Channay, comm. de l'Indre-et-Loire, arr. et à 32 kilom de Tours; i.uo hab. Ch. de f. de Port-Boulet à Châteaurenault. Pierres coquillières, falun.

CHANNE n. m. Œnol. V. chane.

Channey ou Channay (Jehan dk), imprimeur du commencement du xvi" siècle, mort vers 1537. Il exerça d abord à Lyon ; en 15 1 1 , il adressa au conseil do ville d'Avignon une demande pour s'établir dans cette ville. C'est le premier imprimeur véritablement important d'Avignon :

le premier, il se servit de caractères grecs (Grammaire grecque [1530]) et de caractères mobiles pour composer la musique notée lors de la publication, on 1532, des Œuvres musicales d'Elzéar Genêt, dit Carpentras, doyen du chapitre de Saint-Agricel. De 1514 â 1535, il imprima pour le consulat les affiches Marque de Channey et bulletins destinés à annoncer les indulgences accordées à ceux qui faisaient des aumônes applicables aux endiguements du Rhône et de la Durance. Il publia encore les Statula comitatus venaiscini (1511)- Vo«aresponja(1527); Ordonnances de François /"(ISSU)! Il était aussi graveur et fondeur de caractères.

Channing (William-EUery), un des chefs de la secte des unitaires, né à New-Port (Rhode-Island) en 1780, mort à Bennington (Vermont) an 1842. Il subit l'influence de sa mère, sincèrement pieuse et très distinguée. Son esprit se pénétra profondément des principes de la Révolution française. En 1801, il fut appelé à Cambridge (Massachusetts), comme régent de l'université. Ce fut alors qu'il commença â prêcher ; il fut nommé, en 1803, pasteur de la congrégaiiou de Federal-Street. Opposé au calvinisme et à la doctrine de la 'Trinité, il n'était pas plus partisan de l'unitairianisme do Priestley . 11 se plaça, en théologie, sur un terrain intermédiaire, et soutint les idées morales et progressistes. Il se byra à l'étude des philosophes allemands Kant, Schelling et tichte, et du penseur anglais 'Wordsworth. Il prit, dès ' part plus active aux mouvements politiques et ' ^. "■' . ' I dis-

empereur ;nanmng visita le continenteuropéen. A son re- •it avec plus d'énergie que jamais son œuvre usqu'en 1824, où, ayant pris un sufl'ragant, il ir plus librement â ses travaux de littérature et de réforme. Sa Critique du caractère et des œuvres de Milton. ses deux articles sur ta Vie et le Caractère de Bonaparte, et -son hssai sur Fénelon (1826 à 1829), furent fort remarqués. Mais c'est surtout dans les sujets relatifs à la philanthropie chrétienne et à la réforme sociale que son talent se développa le plus à l'aise. Sans accepter d'une laçon absolue la doctrine de non-résistance, il combattit la guerre ; en 1835 surtout, alors que les Etats-Unis se trouvaient menacés d'une rupture avec la France, et on 1839, où une guerre avec l'Angleterre était imminente. II entra l'un des premiers dans le mouvement antiesclavagiste de 1831. Son ouvrage sur l'Esclavage, publie en 1841,

storale.

— BiBLioGK. : Œuvres complètes (Boston, 1848); Chanl'ng.sa vie et ses œuvres, avec une préface de M. Charles de Rémusat, par une Anonyme (Paris, 1857).

CHANOINE (du lat. canonicuS) du gr. kanàn, règle) n m Clerc â bénéfice attaché à une église, et dont la principale f„n^„„„ consiste dans la récitation de l'office public ii i„„ „„ K-.,„„» j.„..i. ,. -ipçrossion des béné- )ollégiale.

pour réciter l'offlco public, et faisant partie du chapitre ou conseil de l'évéquo. '

— Loc. fam. Mener une vie de chanoine. Mener uno vie douce, exempte do fatigue, agréable, n Avoir une mine de ,./.„„„.„. A„„:. .. ..:. flguf, „„g g g i^jijg j j.^^

Il Chanoine de Monle-à-regret , Conquoja guillotine est appelée piito-

. Avon pire le bien-être et

— Arg. Rentier damné à mort, pari rosquomont Yabbaye de Montë-à-regret.

— Hist. ecclés. Chanoine ad e/fectum. Chanoine nommé sans prébende, pour qu'il puisse posséder une dignité dans le chapitre, o Chanoine ad suceurrendum. Celui qu'on faisait chanoine à l'article do la mon pour qu'il eût part aux prière» du chapitre, il Chanoine capitulant. Celui qui a voix au chapitre, ii CItanoine damoisel. Jeune cha-

"' .yant pas encore reçu les ordres, n'avait pas

■•--!. Il Chanoine expectant. Celui qui n'avait 'a dignité do chanoine, sans prébende.

VOIX au chapili

Il Clianome forain, CcFui qui faisait desservir sa chanoi par un vicaire A ses gages. Il Chanoine mansionnaire ou résident. Celui qui dessert sa chanoinie. n Chanoine d'honneur. Titre qu'un évêquo confère quelquefois à un autre évêque. Il Chanoine honoraire. Prêtre qui a le titre et les insignes des chanoines, mais qui n'en remplit pas les fonctions et n'en touche pas les émoluments, u Chanoine laïque ou séculier. Laïque admis par honneur dans un chapitre : Les rois de France étaient chanoines laIqdks de plusieurs églises. Il Chanoine mitre, Celui qui, par privilège spécial, pouvait porter la mitre, insigne ordinaire des évêques. Il Chanoines régulier». Chanoines qui faisaient des vœux do religion et vivaient en communauté : Les cbanoinks RÉGULIERS de Sainte-Geneviève. « Chanoines de Saint-Augustin, Ordre religieux de moines que l'on appelait aussi ermites de Saint - Augustin , ou simplement augutlins . Il Chanoines de Saint-Denis, Chanoines qui furent primitivement institués pour le service des sépultures de Saint- Denis, et qui étaient généralement des prélats retraités ou démissionnaires de leurs fonctions actives, ii Clianoine tertiaire. Celui qui ne touchait que le tiers des reveou-s d un canonicat.

— Encycl. Dès le iv siècle, saint Ambroise et saint Augustin, plus tard saint Martin et d'autres évêques, soumirent le clergé de leur cathédrale à une règle quasi monastique. Les clercs astreints à cette règle reçurent le nom de chanoines, et les communautés qu'Us formaient furent appelées chapitres. Avec le temps, beaucoup dadou-

ègfe'

prm

tive. Les chanoines furent autorisés à habiter 3e:

elles séparés ; les biens, d'abord indivis entre tous les membres de la communauté, furent partagés en autant do parts qu'il y avait de charges canonicales ; sous le nom de prébendes, elles devinrent de vrais bénéfices, et la portion des revenus, consacrée d'abord à l'entretien de la vie commune, fut distribuée quotidiennement à chacun, à l'heure de l'office, pour les obliger tous à l'exactitude. Les chanoines en vinrent à se faire suppléer dans leurs fonctions par des chapelains, et même par des chantres gagés. L'usage s'introduisit de donner le titre et la prébende de chanoine à de simples tonsurés. Il y eut ainsi des chanoines de quatorze et même de dix ans. Le concile de Trente décréta que la moitié au moins de chaque chapitre devait être composée de prêtres (sess. XXlV, c. xu).

Sous l'ancien régime, les chanoines honoraires pouvaient être laïques, et le titre était parfois héréditaire. Ainsi, le roi de France était chanoine honoraire héréditaire de Saint- Martin de Tours et de plusieurs autres églises.

Le titre et les fonctions de chanoine étaient donnés à vie. Le mode de nomination des chanoines variait selon les lieux; elle était attribuée à l'évêque, au roi, au patron du

En France, les chanoines, supprimés furent rétablis après le Concordat, et ii des cultes, mais seulement pour le i les ; ce sont les chanoines titulaires,

'assentiment du gouvernement. Les chanoines p'ré =nr.t à !.. „„„;„„.;„„ J. 'évêque seul; les cha

parla Révolution,

inscrits au budget

des cathédra-

par l'évêque

bendés sont à la nominatio

noines honoraires, à <

1 évêque (

pas reconnus par l'Etat. Depuis 1884. l'Etat ne sert même plus de traitement aux chanoines titulaires, Le costume des chanoines se compose généralement d'un rechet brode et d'un camail qui varie suivant les diocèses.

Chanoine, ingénieur français, né à Troyes en 1S05, mort à Pans en 1876. Il a été l'inventeur de divers systèmes de barrages mobiles, toujours employés en France. Ces barrages portent, du reste, son nom. De plus, sur les constructions hydrauliques, il a écrit un grand nombre d'ouvrages remarquables, parmi lesquels on peut citer : Notice sur les barrages mobiles et automobiles (1855) ; iVo- (ice sur les barrages à hausses mobiles (1862).

CHANOINESSE {nèss' — rad. chanoine) n. f. Femme qui possède une prébende dans un chapitre de femmes. Il Nom donné â des femmes qui, sans faire de vœux, vivaient en communauté sous une règle et réciuient l'office.

— Arg. Rentière.

— Hist. eecl. Chanoinesses de Saint-Augustin, Ordre religieux de femmes, qui suivent la règle de saint Augustin : Les CHANOINBSSES de Saint-Augustin portent iaumusse; elles s appellent Mesdames.

-^ Pàtiss. On fabrique à Dijon de petites nonnettes qu on appelle cbanoinbsses.

— Encycl. Hist. eccl. L'expression de canonicx désignait primitivementdes femmes qui, remplissant dans les églises certains offices do piété ou de charité, étaient soumises à des règles spéciales. Plnsieurs conciles du vui'siècle donnent ce mémo nom à des femmes vivant en commun et pour qui ils établissent une réglementation particulière. C'est là l'origine des chanoinesses. EUes furent astreintes à des règles quasi monastiques. Plus tard, on distingua leschanoinelses régulières et les séculières. Les premières observaient la règle de saint Augustin. Il y avait aussi des chanoinesses premontrees, suivant la règle de cet ordre ; d'autres, enfin, desservaient des hôpitaux. Chez les chanoinesses séculières, presque toujours nobles, l'abbesse et la doyenne faisaient seules des vœux perpétuels ; les autres, après un certain temps de profession , pouvaient se marier. Au chœur, elles portaient l'aumnsse et un habit religieux, assistaient aux offices et au chant des heures. Dans le monde, elles avaient pour insignes une croix suspendue à leur cou par

large ruban et une voilette noire. Les chanoinesses, faire preuve de noblesse, ■''--■ souvent pourvus de

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