A0SSÉ, CRÉNELÉ, ENTÉ, ÉCABTELE
' CHAPEAU (po — rad. chape) n. m. Coiffure de feutre, d
; hom-
. société (
, de forme extrêmement variable, que mes et les fenunes mettent sur leur tête pour sortir, ii cnnveau de soie. Chapeau d'homme recouvert d une peluche de soie, il Chapeau à claque, Chapeau gibus. V. claqde, et GIBUS. Il Porter chapeau. Se dit et se disait surtout par opposition à porter casquette (hommes), et à pc~'— '■'""•'' (temmes), pour indiquer à quelle classe de la appartenait.
— Par ext. Feutre avec lequel d'homme : Mettre dans ses soulier (Acad.) [Peu usité.] , „ ., ,
— Fam. Homme, par opposition à femme : Il y avajt plusieurs coiffes, et pas un chapeau, il A signifié Couronne :
Le mérite d'un homme, oa savant, ou guerrier. Trouve sa récompense aux ctiapeaux de launer.
Malherbe.
— Chapeau de cardinal ou simplem. Chapeau, Chapeau rouge à forme plate et à larges bords, d'où pendent de grands cordons de soie rouge et que portent les cardinaux.
Il Dignité de cardinal : Recevoir le chapeau. V. cardinal.
— Chapeau en bataille. Chapeau à deux ou trois cornes posé en travers, de façon à laisser le visage découvert : Les gendarmes français portent le chapeau en bataille. (L'expression est tirée du langage des militaires, parce que, dans la disposition en bataille, les troupes font face sur toute la longueur des rangs.) Il Chapeau en colonne. Chapeau à deux ou trois cornes posé l'une des cornes en ayant. (Autre expression militaire empruntée à la disposition en colonne, dans laquelle les troupes se présentent par la tête de la colonne.) ^ , , ■ ■
— Frère chapeau ou Frère au chapeau, Irère lai qui était coiffé d'un chapeau au lieu d'un capuce, et qui accompagnait ordinairement un père de son ordre. Il Personnage subalterne qui est tout à la dévotion d'une autre personne • Tallard ne fut jamais que le frère au chapeau du maréchal deVilleroy et le valet des Rohan. (St-Sim.) il S'est dit d'un vers oiseux et qui n'est là que pour la rime. (Vieux.)
— Loc. div. Chapeau bas. Le chapeau à la main. — Interjectiv. : Chapeau bas! Découvrez-vous, u Porter, Mettre la main au chapeau. Faire un léger salut. Il Coup de chapeau. Salutation respectueuse ou empressée.— Compliment, acte de civilité. H Enfoncer son chapeau. Prendre une résolution hardie ; s'armer de courage, et aussi prendre des airs de matamore. Il Mettre son chapeau de travers. Prendre un ton menaçant, u Mettre au chapeau. Se disait d'une sorte de collecte que les jeunes gens exempts du service militaire faisaient en faveur de leurs camarades moins heureux, il Il y a eu bien des chapeaux de reste. Se dit dune affaire où beaucoup d'hommes ont péri.
— Archéol. Partie de la garde des épées ou estoc qui recouvrait la chape. Il Chapeau de fer. Forme ancienne du casque.
— Arqueb. Petit rebord extérieur que présentaient les capsules fulminantes, rendant le maniement plus facil
— Art culin. Croûte qui sert de couvercle à un pâté.
— Art milit. \. la partie encycl.
— Blas. Figure de chapeau à larges bords, extérieure < Vécu des dignitaires ecclésiastiques. 11 Bonnet ou couronne qui se met entre l'écu et le cimier, il Pavillon ou dôme de velours bleu, chargé de fleurs de lis d'or, placé au-dessus
Chappé-écartelé trouvères
^TZnU^^^cs:iyarqentc.^t de t^o^tJ^'St ^^îr^T^hapeau o. Chapel de
vainqueu
roses ou de fleurs, Petit
fais
France. V. la partie encycl.
— Bot. Se dit de l'appareil reproducteur de beaucoup de champignons supérieurs, notamment du champignon de couche {agaricus ou psalliota campestris), étalé en forme de chapeau ordinairement horizontal et à surface supérieure convexe. (V. champignon, BASIDIOMYCÈTES, etc )
Il Se dit aussi des appareils reproducteurs de quelques autres végétaux (par ex. marchantia, de la classe des hépatiques), quand ces appareils ressemblent un peu extérieurement auxprécédents.
Il Chapeau cannelle. Nom vi Il Chapeau, d'évèque, Nom Alpes, du fusain et du pâli forme de leurs fruits.
— Comm. Chapeau de méri capitaine d'un bâtimen
légiti
l'affleurement (
gaire de l'agaric châtain, iilgaire de l'épimôde des •e épineux, à cause de la
. Gratification accordée au
produit à
que les p fiUe en la mariant, au lieu de lui me. Il Redevance très commune au Eaux et for. Tête, couronne d'un arbre, Géol. Chapeau de filon. Oxydation qui se pi eurement de la plupart des filons métallifèr l'action des eaux chargées d'air et d'acide carbonique.
— Hist. Les chapeaux ou Le parti des chapeaux. V., plu loin chapeaux et bonnets, il Chapeaux rouges. Faction driches bourgeois qui se forma à Bordeaux, pendant 1
— Hortic. Abri qu'on met au-dessus et à côté des plante qu'on veut protéger contre le soleil ou le vent.
— Mar. Manœuvre courante frappée sur une coss située à peu de distance du milieu de la ralingue de têtière et permettant de faire donner à la chemise de la voile la forme triangulaire d'un chapeau, quand elle est serrée. Il Chapiteau surmontant la cloche d'un bâtiment. 11 Chapeau des bittes. Traverse qui, à bord des galères des xvi» et xvii' siècles, couvrait les têtes des bittes on les reliant entre elles. Il Couvercle de cabestan surmontant la cloche, il Sorte de tape avec laquelle on bouche les orifices des bittes doubles en fonte.
— Mécan. Partie supérieure de pièces, telles que la boite à étoupes, la boite à graisse, les coussinets ou paliers, etc., que des boulons maintiennent à demeure, il Pièce qui recouvre la partie supérieure des machines à carder.
— Méd. Sorte de croûte qui couvre la tête d'un très grand nombre d'enfants au moment de leur naissance, ou peu do temps après.
— Min. Pièce de bois horizontale s appuyant sur deux montants verticaux et qui supporte le ciel d'une galerie. Chapeau chinois
— Mus. Chapeau chinois on Pavillon
chinois. Instrument de musique à percussion, employé dans les musiques militaires, mais dont, en France, l'usage s'est perdu depuis environ 1860. (Cet instrument, en cuivre, avait la forme pointue d'une coiffure chinoise fixée au bout d'un bâton et garnie à ses bords d'une série de clochettes ou de petits grelots que l'on faisait tinter en agitant le bâton par petites secousses.)
— Ornith. Partie supérieure du crâne des oiseaux, depuis la racine du bec jusqu'à la nuque, u Chapeau roux, Espèce de gros-bec.
— Pêch. Nom donné à la truble taines régions du littoral français prendre des chèvre
ée dans i
che, pour
1 bois, u On dit aussi cha
Pharm. Chapeau de roses. Sorte de gâteau de feuilles de roses que l'on retire de l'alambic où on les a distillées.
— Techn. Pièce conique, dont la base couvre une roue que l'horlogar veut serrer sur l'arbre d'une machine à fendre, il Bobine du tireur d'or pour rouler l'or avant qu'il soit dégrossi. Il Planche courbée qui, dans la roue de cordier, porte plusieurs molettes recevant le chanvre qu'on file. Il Marc qui reste dans les alambics après distillation.
Il Sorte de mousse que forment les matières solides, pendant la fermentation du moût, lors de la fabrication du vin. Il Couche de tannée placée au-dessus du tan neuf dont on couvre le dernier cuir de la fosse. Il Chapeau de cardinal ou Rondelle, Rond de tôle placé à l'extrémité d'un tuyau ou d'une cheminée.
— Typogr. Forte traverse réunissant par deux jumeUes de la teau.
— Loc. prov. Qui a bonne tète ne manque pas de chapeaux. Un homme habile n'est jamais pris au dépourvu. Il C'est la plus belle rose de son chapeau, C'est son plus grand avantage (allusion à la couronne ou chapeau de fleurs que l'on donnait aux rosières, et qui devenait pour elle un titre des plus honorables). 11 Sous le chapeau d'un paysan est le conseil d'un prince. L'intelligence et la sagesse sont indépendantes des conditions . il Ventre pointu n'a jamais porté chapeau. Lorsqu'une femme grosse a le venti'e pointu, elle n'accouchera pas d'un garçon. (Ces locutions et beaucoup d'autres dans lesquelles entrait le mot chapeau ont
— Àllus. littÉR. : 1° Dans son chapitre des chapeaux.
Allusion à un passage du Médecin malgré lui, de Molière : .Sganaretle ; Hippocrate dit... que nous nous couvrions tous deux. — Géronte : Hippocrate a dit cela? — Sganaretle : Oui. — Géronte : Dans quel chapitre, s'il vous plaît ? - Sganaretle : Dans son chapitre... des chapeaux... (Dans l'application, qui est toujours plaisante, ces mots se disent quand, pressé d'indiquer à quelle source on a puisé une citation, un argument, on se trouve dans l'impossibilité de le faire);
2' U aurait volontiers écrit sur son chapeau :
C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau, Vers de la fable de La Fontaine, le Loup devenu berger.
classiques. Mais, j'usqu'au xvn" siècle, chapeaux chargés d enseignes d'orfèvrerie, de médailles, et de hauts plumets dressés. Les chapeaux de feutre, de peluche ou de castor, du modèle auquel le peintre Gainsborough a donne son nom, sont très anciens ; ils étaient d'un usage courant au xvi" siècle, surtout chez les lansquenets et les femmes qui les suivaient ; on les nommait coiffures à la coquarde, et ils étaient chargés de plumes d'autruche, tailladés sur leurs bords, etc. A partir du xvii" siècle, prévaut le chapeau rond, à forme hémisphérique peu haute , à larges bords enroulés et relevés avec des ganses qui, en se relevant d'une manière ou de l'autre, arrivent à faire un tricorne, un bicorne, le chapeau lampion, etc.
Mais tous les chapeaux en éteignoi que, en melon, en tromblon, avaii nf tés par les bourgeois, les laquais, etc., de telle sorte que, parmi les chapeaux — dernes, il n'e forme qui ni
porta tous ces
Chapeau d'épée
) seule
ornements, u Plu-
d'estocs allemands des j
mières années du xvi* siè
le chapeau de cuir noir se
vise en deux longs lobes
couvrant la chape
de la pluie d'entr<
moyen âge, les chapeaux
sieurs archéologues
entendent par chapeau
ou capule les pommeaux cupuliformes de
certaines dagues,
comme celles du type
dit • à oreilles ». — Le
cfoipeau de fer apparaît
avec certains harnachements de „ ,,, , ,
tinue durant tout le moyen âge, où un de ses modèles les
plus fameux est le chapeau de Montauban du xiv siècle, que portaient surtout les gens de pied, et qui avait se.s Sords larges et surbaissés. A partir du xvi" siècle le chapeau de fer suit la mode du chapeau civil. Usité surtout pour aller à la tranchée, U est épais, à 1 épreuve de la ^nt de feutre. Au xvn" siècle, il se mobile et disparaît à la fin du règne tête du mineur.
Art milit. Le chapeau militaire ou bicorne, qu on appelle improprement tricorne, parce qùf '0"g'°^„" avait trois cornes ou pointes, n'est plus porté, depuis 1884, que par le personnel de certains corps de troupes ou établissements ; gendarmes, gardes républicains. Ecole polytechnique, ainsi que par les ofhciers généraux et assimilés ; contrôleurs généraux, intendants, médecins inspecteurs etc. Pour cette seconde catégorie, le chapeau est bordé d'un large galon d'or ou d'argent brodé, et dune carniture de plumes d'autruche : noire pour tout le monde, a l'exception du ministre de la guerre, des commandants de corps d'armée, des présidents de comités d armes, et des membres du conseil supérieur de 1 armée qui la portent blanche. , . . , ., x~„ Le chapeau de la gendarmerie départementale est également bordé d'un galon d'argent simple et plus étroit, qui lui a fait donner le nom de chapeau feité, à cause de sa forme en fer à cheval. , Le bicorne est, en outre, orné d'une ganse avec cocarde ;
les deux pointes à droite et à gauche, les gendarmes, ou en colonne, c'est-à-di— la ganse et la cocarde les deux pointes en avant et en comme par les officiers généraux „:ii. 1', bicorne (figi"'«>-
; il porte ses pendants de même couleur, entrelacés, avec quinze houppes de chaque côté : 1, 2, 3, 4, 5. Le chapeau des archevêques est placé de même, mais sa couleur f— verte, ses pendants n'ont que dii Celui des évêques est également vert ; les .
pendants n'ont que six houppes. Le chapeau des abbes protonotaires est noir, avec pendants à six houppes (encore
6 ce soit contre le droit). Celui du prévôt pri
i que trois houppes, il Comme meuble de l'écu, le cha-