‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 786 sur 956 · CHAPEAU - CHAPELET · texte numérisé non relu

CHAPEAU - CHAPELET

peau est peu employé, encore est-ce, chapeau à l'antique.

Chapeau de païUe (le), chefd galerie Robert Peel (Londres) ' - *-'

portrait d'une jeune fll'e

anversoise nommée Lunden, cousine de Rubens,

de couleur écark coiffée d'un chapi

tièrement couveit l'ombre du chapeau n est pas moins pemte dan^ le ton le plus transparent et le plus lummeu\ où ressortent les moindres détails.

Chapeau de paille d'ItaUe (LE), vaudeville en cinq actes, par Marc Michel et Labiche (Pa- Le chapes lais-Royal, 1851). — Au moment d'épouser M"* Nonancourt, Fadinard galopait vers Charentonneau sur un cheval de louage, lors^iue sa monture, prise de fringale, se jette sur un chapeau de paille qui se balançait aux branches d'un arbre. Fadinard s'offre à payer le dégât... un autre jour ; mais la dame, propriétaire du chapeau dévoré, est pressée d'avoir un couvre-chef en tout semblable au premier, et son cousin, un chasseur de 'Vincennes, ne badine pas. Fadinard doit donc se mettre immédiatement en quête d'un nouveau chapeau. Il va sans dire que la noce tout entière, père, oncle, tantes et cousines, entassés dans plusieurs fiacres pour une autre cérémonie, accompagne Fadinard dans cette odyssée burlesque qui, cinq actes durant, est un tissu d'extraordinaires boulTonneries. Cette pièce sans prétentions présente un des plus heureux types de la farce amusante qui eut si longtemps, et qui a encore, malgré les théories nouvelles, un succès énorme sur les scènes françaises.

Chapeaux et Bonnets (faction des). Nom do deux partis qui se disputèrent le pouvoir aux diètes suédoises, de 173S à 1772. Les bonnets de nuit (nattmœssor), ainsi nommés par le roi Frédéric I", avaient pour chef Arvid Horn et étaient partisans de la paix à tout prix, à l'inverse de leurs adversaires, les chapeaux, qui voulaient faire alliance avec la France et tenter ainsi de reprendre les territoires que les Russes avaient enlevés à la Suède. Tour à tour les deux partis prirent et quittèrent le pouvoir, jusqu'à ce que le coup d'Etat de Gustave III (1772) vint mettre fin à cette lutte.

CHAPEAUDER (prf-df) v. a. Se dit d'un procédé spécial à l'industrie des papiers peints, et qui consiste à recouvrir les saillies des rouleau.v au moyen de lames de feutre formant pinceau, danslebutde déposer la couleur sur le papier.

CHAPEAUTER V. a. Fam. Coiffer d'un chapeau : Bien CHAPEAUTER quelqu'un. Etre mal chapeadté.

CHAPE-CHUTE (de chape, et chute [anc. fém. de chu, tombé]) n. f. Bonne aubaine, parce qu'une chape tombée, c'est-à-dire un manteau égaré, est une bonne aubaine pour un passant peu scrupuleux qui le trouve, il S'est emplové aussi, mais à tort, dans le sens de Mésaventure ; fâcheux accident. (Ce mot a vieilli.)

CHAPE-CHUTER (rad. chape-chute, par une confusion de ce mot avec chuchoter, qui lui ressemble par la forme et nullement par le sens) v. n. Chuchoter, parler à voix ^s.sse: J'entendis chape-chotek tout bas derrière une qrosse cépée. (Le Sage.) [Inus.]

CHAPEL n. m. Anc. forme du mot chapeau. \. chapeau.

Chapel à sept fleurs (le), poésie morale du xm' siècle. (Chape! signilie " couronne u.) Le poète tresse une couronne de sept fleurs dont chacune représente une vertu. De même qu'une couronne perd beaucoup en perdant une seule de ses fleurs, une jeune fille doit garder ses sept vertus précieuses. Le lis est la piété ; la violette, la modestie : la rose est la beauté gracieuse, etc.

CHAPELAIN (lin) n. m. Bénéficier titulaire d'une chapelle : Les CHAPELAINS de Notre-Dame, ii Prêtre chargé de dire la messe dans une chapelle particulière. (On dit plus souvent aumônier.)

— Ancien nom du secrétaire ou notaire du roi, nommé plus tard chancelier.

— Premier chapelain. Celui qui avait intendance sur tous les clercs du palais, et qu on appela ensuite archi- CHAPELAIN ou PRIMAT DES CHAPELAINS. Il Chapelains du pape. Auditeurs ou juges du sacré palais, il Chapelains de Sainte-Geneviève, Communauté de six prêtres dirigés par un doyen, qui avait été fondée en 1852, pour former des prédicateurs, et dont les places se donnaient au concours.

Il Chapelain conventuel de Malte, Religieux de l'ordre de Malte, attaché, avec lo titre de diacre, au service d'une église primatialo.

— Enctcl. Le nom de chapelain fut donné d'abord aux clercs qui gardaient la chape de saint Martin et la portaient à la guerre ; il fut étendu ensuite à tous les prêtres qui disaient la messe dans les camps de l'armée royale et veillaient sur les reUques ; c'est pourquoi Charlemagne leur permit le port et l'usage des armes, interdits aux autres membres du clergé. Enfin, les fonctions de chapelain devinrent, même en temps de paix, une des charges les plus importantes de la maison du roi : elles consistaient dans la célébration de la messe et des offices, soit dans les chapelles des palais, soit sur les autels portatifs qui accompagnaient les rois de la seconde race et les premiers Capétiens, dans tous leurs déplacements. A l'imitation du "' ' ï seigneurs féodaux se construisirent des chapelles

; ils eurent aussi des chapelains pour 1 désigna encore des prêtres qui, dans t suppléaient les chanoines dans l'accomplissement de leurs devoirs ; leur traitement était pris sur les revenus des chanoines, ou parfois constitués par des prébendes de peu de valeur. Dans le Midi, les curés des églises paroissiales étaient souvent, au siècle dernier, appelés «chapelains » , et leurs vicaires « sous-cha-

dans leurs châteaux les desser s chapitres, aidaient (

pelains « . Actuellement, ce nom désigne les prêtres qui desservent soit les chapelles privées, soit les chapelles communales. Il est encore porté par plusieurs membres de la cour ecclésiastique du pape : les chapelains d'honneur, les chapelains cérémoniaires et les chapelains secrets. Les évêques, autrefois, avaient aussi leurs chapelains, mais cette charge s'est, dans la suite, confondue avec celle de maître des cérémonies.

Chapelain (André Le) [en lat. Andréas Capellanus], écrivain français. Il était chapelain à la cour du roi de France, mais on ignore sous quel règne. Vallet de Viriville toutefois, qu'il vécut sous Philippe-Auguste (1180-

, gala

Chapela

Andrese Capellani regii (1610). Le titrée s'y donne, est devenu son nom propre.

Chapelain (Jean), poète français, né à Paris en i; mort en 1674. Il n'est connu que comme l'auteur de Pucelle, et grâce surtout aux satires de Boileau, don fut une des plus signalées victimes : mais il joua un t

frand rôle parmi les écrivains ^ - ■ • * "•

ition était fort étendue. Il connaissait, outre les langues anciennes, l'espagnol et l'italien.

Sur sa promesse de doter la France d'un poème épique, il passa pour un maître en l'art d'écrire, et fut compris parmi les membres de l'Académie française, dont il rédigea les ,,.

premiers statuts. On ne parlait /' que de la Pucelle, et on en par- ï^t lait comme d'un ouvrage qui V devait égaler, sinon surpasser, l'Iliade etl'Enéide.Bar&mvingt années, le duc de Longueviue servit ponctuellement une rente de 2.000 livres à l'auteur, pour qu'il pût travailler tout à son aise au chef d'œuvre de la poésie épique. Le chef-d'œuvre parut enfin, en un magnifique volume (1656), et toute la réputation de Chapelain s'écroula. Ce fut surtout Boileau qui attaqua le pauvre Chaçelaiu et le poursuivit sans pitié ni relâche, jusqu'à ce qu il eût écrasé sous le ridicule sa réputation usurpée. — Outre la Pucelle, le poète avait écrit une préface de l'Adore du Cavalier Marin et rédigé les Sentiments de l'Académie sur le Cid. Chargé par Colbert, au nom du roi, de fixer le chiffre des pensions à assigner aux principaux littérateurs de l'époque. Chapelain attribuait : . Au sieur Chapelain, le plus grand poète français et du plus solide jugement, 3.000 livres, u

CHAPELAINE {lén' — rad. chapelain) a. f. Ancien titre de dignité, dans une abbaye de femmes.

Chapelas (Gustave-Jean-Baptiste), météorologiste français, né à Dieppe en 1829. U s'est fait connaître par des travaux et des mémoires sur les étoiles filantes. Il a démontré, en 1863, la manière de construire par le calcul une courbe barométrique, à l'aide des observations d'étoiles filantes, et montré qu'il n'existe pas de centre d'émanation particulier aux grandes apparitions de ces météores.

Chapelaude (La), comm. de l'AUier, arrond. et à 12 kilom. de Montluçon, sur la Meuzelle, sous-affluent du Cher; 1.408 hab. Ch. de f. Orléans. Eglise romane.

CHAPELER (du lat. caputare, blesser.— Double la lettre l toutes les fois que la terminaison commence par un e muet ; Je chapelle, tu chapelles. Il chapellera) v. a. Oter, râper le dessus de la croûte du pain : Chapeler du pain.

— A signifié Mettre en morceaux, hacher : Vous ne découpe:: pas cette volaille, vous la chapklez.

— Pop. Taillader, faire plusieurs blessures, des coupures nombreuses à : Le couteau lui a chapelé les doigts.

Se chapeler, v. pr. Etre taillé, abattu, coupé par morceaux : Le pain ne se chapellb pas ainsi, u Chapeler, taillader à soi : Se chapeler la main avec un couteau.

CHAPELET {lé — dimin. de chapel, qui s'est dit pour chapeau)n. m. Petite couronne : Mettre son chapelet sur la tête.

— Bailler, Donner le chapelet à une fille, Lui mettre le chapeau de fleurs, la marier. (Vieux.)

— En T. de'fauconn., Syn. de chaperon, autre forme diminutive du mot chapeau.

CHAPELET (le — dim. de chapel, couron Objet de dévotion consistant en une sorte de collier de grains enfilés, que l'on fait passer successivement entre ses doigts, en récitant certaines prières. Il Prières que l'on récite en faisant passer dans ses doigts les grains d'un chapelet ; récitation de ces prières : Dire son chapelet.

— Par anal. Suite d'objets enfilés ou ajoutés les uns à la suite des autres : Un chapelet d'oignons, n Suite de personnes rangées à la hle, à la suite les unes des autres, n Cercle de petites bulles d'air qui se forme autour de l'eau-de-vie qu on verse, lorsqu'elle est de bonne qualité.

— Fig. Suite de choses qui se déroulent

Loc. fam

interruption : Le chapelet des vicissitudes, •.pelé, tout (

ruption : Le chapelet Défier son chapelet.

Débiter en détail et

i se défiler. Se dit d'une société, membres meurent suc ment, ou s éloignent par suite d'un désaccord, etc. — Archéol. Façonné à grains dans les tissus d de chanvre. (On disait.

3iOII^^

Chapelei

XVII" siècle : Une nappe de lin façon de chapelet.) n Couronne ou tortil fait avec un tissu ou avec de la paille et servant à porter des vases ou à tenir droits ceux qui ont la panse ronde et pas de pied. {On se sert encore auiourd hui de chapelets de paille pour tenir debout les ballons de verre, dans les laboratoires de chimie.) n Pièce de cuir coiffant le pommeau d'une selle et d'où dépendent les fontes. (Dans les selles anciennes, les ôtrivières étaient

attachées à un chapelet bouclé qui permettait de raccourcir ou rallonger celles-ci à volonté, sans passer la main sous les panneaux de la selle, comme on le fait aujourd'hui.)

— Archit. Baguette qui forme une suite continue de grains ronds ou ovales, et qui entre dans la décoration architecturale.

lier, pour empêche du corps où 1 on a fait un pansement. Il Suros placés les uns ù la suite des autres, il Farcin en chapelet, Variété de farcin dans laquelle les boutons sont placés sur une même ligne et plus ou moins espacés.

— Bot. Arbre à chapelet. Nom vulgaire de l'azadarachta, arbre qui produit des fruits dont les noyaux servent à faire des chapelets.

— Coût. anc. Marque d'hon-

) mordre sur i

lesc

Chapelet {art vHér.].

pendre aux fourches pati

rons avaient droit de faire bulaires de leurs seigneuries.

— Econ. rur. Nom vulgaire d'une variété de couleuvre.

— Hist. Chapelet de Notre-Dame (ordre du). Ordre institué à Valenciennes, en 1520, par queloues bourgeois zélés qui voulurent consacrer la mémoire du couronnement de Charles-Quint. Il disparut peu de temps après.

— Hydraul. Machine servant à élever les eaux, et qui est composée d'une chaîne sans fin, garnie de godets, ou encore de disques glissant à frottement doux dans un cylindre. Il On dit aussi noria, ou pompe A chapelet.

— Jeux. Ordre dans lequel les escamoteurs et les grecs disposent les cartes d'un jeu, de façon à connaître, par les cartes qu'ils ont en main, celles de leur adversaire.

— Manèg. Couple d'étrivières, garnies chacune d'un étrier, qui s'attachent au pommeau de la selle pour aider à monter à cheval.

— Mar. Chapelet de barriques, Barriques vides amarrées les unes aux autres pour permettre, soit de les remorquer, soit de soulager un objet, n Roulettes en métal adaptées au bas des cabestans, n'ayant pas de barbotins et servant à relever le câble pendant qu'on vire, ii Chapelet de tor-

pilles. Ensemble de torpilles de petites dimensiv:os, placées dans un même circuit et devant éclater simultanément. Les chapelets sont en circuit direct quand le courant passe tout entier dans chaque amorçage : circuit dérivé quand chaque amorçage est greffé sur le conducteur principal, en circuit mixte quand on divise les torpilles du chapelet en groupes ; c'est le mode généralement adopté.

— Min. Allure en chapelet, Allure d'une couche qui, par suite d'un grand nombre de crains, n'est qu'une suite d'antiygdaloïdes séparées par des interruptions plus oumoius longues. Il On l'appelle aussi allure amtgdaline.

— Navig. fluv. Nom de liens en branches tordues qui servent à relier les bûches d'un train de bois flotté.

— Pathol. Suite de ganglions lymphatiques engorgés, donnant au toucher la sensation dVne série de grains de chapelet, il Chapelet pustuleux. Groupe de pustules syphilitiques tertiaires, rouges, non ulcéreuses, pigmentées à leur base, qui occupe la région du front, et est appelée aussi, en raison de sa disposition, couronne de Vénus.

— Péch. Balles de plomb accrochées au bord inférieur d'un filet, pour le tirer et le maintenir vertical dans l'eau.

— Techn. Assemblage de barreaux d'acier en croix, qui " ' ' air le noyau droit dans la chape du moule

— Théâtr. Décor constitué par plu chacun desquels est peinte une mass l'ensemble forme une gloire.

— Véner. Fumées liées par de elles ne sont plus en bousards et ne sont pas encore fermées. Les cerfs les jettent ainsi pendant le mois dejuillet.

— Loc. PROv. II n'a pas gagné cela en disant son chapelet, Il ne faisait pas œuvre pie quand il a commis l'action pour laquelle il est justement puni, il II faut se défier du chapelet du connétable, Il faut se dérïer des manies de certaines gens, par allusion au connétable Anne de Montmorency, qui avait toujours son chapelet à la main pendant la marche de l'armée, et qui, tout en le roulant entre ses doigts, commandait froidement tantôt de mettre le feu à tout un village, tantôt de passer une garnison au fil de l'épée, tantôt de pendre quelqu'un de ses soldats.

— Encycl. Relig. Le chapelet tire son nom de la couronne, ou petit chapeau (chapel), que l'dn plaçait sur la tête de la statue de la Vierge et gui se terminait par une croix. On récite sur les gros grains l'oraison dominicale et le Gloria Patri ; sur les petits, on dit VAve Maria. Un chapelet ordinaire se compose de cinq dizaines à' Ave Maria, séparées par le Pater et le Gloria Patri ; un rosaire comprend trois chapelets. L'origine du chapelet remonte au XI* siècle : Pierre l'Ermite le répandit parmi les croisés, à son retour d'Orient. Vers la même époque, la récitation en fut imposée, sous le nom de psautier laïque, aux frères lais des monastères. Saint Dominique fut le grand apôtre de cette dévotion et confia à son ordre le soin de la propager. Les chapelets bénits sont enrichis do nombreuses indulgences, dont la principale est celle qui est dite « de Sainte-Brigitte ».

L'usage de porter ostensiblement un chapelet suspendu à la ceinture remonte assez haut dans l'histoire ; il est obligatoire pour certains ordres religieux, par exemple pour les dominicains et les sœurs de Saint-Vincent-de- Paul. Il fut même, à différentes époques, répandu parmi les laïques. Nous voyons dans les sermons du prédicateur Olivier Maillard, au xv" siècle, que les femmes du monde se

faisaient une parure de leur chapelet, '' " — "— - '-

traitaient avec bien peu de respect. Ai forme, le chapelet devint le signe de rec

1 figura mémo dans los processions où Honri III l avec ses mignons. On lo retrouve, au temps

roprôsent divin, (I :

y no récitent

l snr rhacun lo nom rli

I des

leil. Sou usaye s'est oousorvé jusqu à

forme change suivant les sectes qui

loient. Cheî toutes, le chapelet se passe au cou do

o prépare à l'initiation lorsque le gourou lui

formules sacrées, et la plupart dos Hindous

continuent à le porter ainsi, en collier, autant pour : parer nuo par dévotion.

— Cnanetf;t bouddhique. Lorsqu'il est devenu religion, le bouddîiisme a emprunté le chapelet, avec beaucoup d'autres pratiques, au brahmanisme. Le chapelet bouddhique est très compliqué; la signification des grains est symbolique. Au Thibot, la matière dont il est fait varie suivant l'usage auquel il est destiné. Au Japon, il est presque entièrement restreint à l'usage des religieux, dont il est un ;ri.-ssûire indispensable.

CHAPELIER il . ,, ÈRE [rad. chapel, anc. forme do chapcin, II, l'i r>.inii-' uni fait ou vend des chapeaux d'homme.

— ailj. .Varrlnind CHAPELIER. GarÇon CHAPELIER.

— n. m. Capuchon ou aumusse de mailles qui dépendait du haubert. V. haubert.

— Encvcl. Les corporations de chapeliers sont très anciennes. Dès lo XIII" siècle, leurs statuts leur enjoignent

Chapelle

■ est défendu, sous peine d'amende, d'y adjoindre de l'empois pour en dissimuler les défauts. Au xv" siècle, pour être reçu maître, il fallait faire un chapeau à tous poils, tant en dedans qu'en dehors, pesant trois livres, un autre d'une livre et demie, et un d'une livre. Sous le règne de Henri III, il fallait faire ce chapeau avec une seule livre de laine, et à Bordeaux ave^' trois quarts seulement.

Chapelier (Isaac-Ren.

Guy IiEj. V. Le Chapelier.

CHAPELIÈRE n. f. Malle haute, à couvercle généralement bombé, munie, à l'intérieur, d'un ou plusieurs cadres horizontaux appelés châssis ou cuvettes, que l'on peut enlever à volonté.

CHAPEUÈRE (rad. chapeau) n. f. Bot. Nom vulgaire du pétasite commun, appelé aussi herbe aux chapeaux, à cause do la forme de ses capitules.

CHAPEUÉRIE {ri — de Chapelier, n. pr.) n. f. Genre de rubiacées, tribu des gardéniées, comprenant une seule espèce, qui est un arbrisseau de Madagascar.

Chapel-HILL, ville des Etats-Unis (Caroline du Nord), sur le New-Hope, affluent du Haw; 4.070 hab. Siège do l'université de l'Etat de Caroline du Nord, fondée en 1795.

Cbapel-IN-PRITH, ville d' a ngleterre (comté de Derby) ; Manufactures de coton, mines de plomb, houil-

CHAPELLE ipèl' consacré où l'on

— dimin. de chape) n. f. Primitiv., Lieu conservait la chape, les reliques d'un Petite église qui n'est ni paroisse ni lire ; L' f.nceinte ménagée dans une église, et renfer- ' un ,1 I il '1 Ion dit la messe : ta chapelle de la

I 1 sacrée au culte, dans une habitation

I I 11 i|iielconque : ia chapelle rf'un cAd-

. '■ f ' I Assemblage de statuettes de piété, etc.,

laii un 111 iii.jKisé sur une étagère : Avoir une petite 'i:lle dans .va chambre.

Par est. Corps des ecclésiastiques qui desservent chapelle, il Corps de musiciens qui chantent dans uno ►elle. Il Maître Je chapelle. Musicien qui dirige la mu-

î titulaire à dire ou à faire ire la messe à certains jours : Permuter une chapelle mtre un autre bénéfice. (Acad.)

— Pop. Cabaret : Aller de chapelle en chapelle.

— Par plaisant. Fraction d'un parti, d'une coterie ou 'une école artistique.

— Mettre en chapelle. So dit, en Espagne, des coudâmes ù. la peine capitale, qui sont préparés à la mort dans ne chapelle, ii Teyiir chapelle. Se dit du pape, de l'ompeinir d'Autriche et du roi d'Kspagno, lorsqu'ils assistent, ans leur chapelle, à un oClico solennel.

— Sainte Chaiwllc. S'est dit de quelques églises CoUéiales que los princes avaient fondées pour y^déposer des i-liques : in saintk Chapelle de Vincenne's, de Bourges, e Dijon. 11 Se dit plus particulièrement de la chapelle du 'alais de justii^o à Paris, que saint Louis lit

l.iréo de lu-. iiLu-

- Fam. Chapelle blanche. Lit avec des rideaux blancs ou simplement Lit. Il Faire chapelle. So dit d'une femme qui, devant lo fou, relève ses jupes pour se chauffer. — V.la ruhr. Mar. il Jouer à la chapelle. S'occuper sériousoment do choses frivoles, comme los enfants qui, par jeu, imitent les cérémonies du culte.

— Blas. Figure représentant uno chapelle, meuble rare

— Céram. Enfourner en chapelle. Introduire dans un four la cérame à cuire sans 1 enfermer dans des étuis.

— Diplom. Chancellerie, archives du palais.

— Dr. anc. Rétribution pécuniaire que les magistrats.

- liist. t.'hi'ratiers de la chapelle. Chevaliers institués

I II Mil il I \ III |ii)ur servir aux obsèques dos rois d'An-

' I iiisi;/nes étaient un manteau bleuet rouge

: "^aint-Georges sur l'épaule gauche, îls

' ' ' I Mi .111 iie de treize dans l'origine, et furent portés

i — Liturg. Vases sacrés et autres pièces d'argenterie, comme chandeliers, bassin, burettes, etc., dont on so sert pour dire la messe dans uno chapelle : Une chapklle en lermeil. Il Sorte de vêtement quo portaient anciennement les laïques, les moines et los clercs, ii So disait plus particulièrement de la chape de saint Martin, regardée comme la sauvegarde de la couronne de France. — Oratoire du palais, où l'on conservait cette chape.

— Mar. Coffre contenant à bord les accessoires du service divin. Il Chapelle ou chape de

II Faire chapelle. Se trouver, par suite d'une fausse nœuvre ou d'une saute de vont imprévue, les voiles i quées, de pleines qu'elles étaient.

Le bâtiment qui fait chapelle est obligé, le plus

reprendre sosan

ciennes amures

— Techn Dôme

vrant la partie ^^ supérieure d un ^^"^ alambic ii Bâti sur lequel sap puient la chasse et le porte lame d'un métier à tis

I Cercle métallique

B&ttmeDt faisant chap I

3ue d une vielle n

Galerie d aqueduc qui a la forme d une voûte, il Dans les ateliers de construction. Pièce spéciale en forme de boîte destinée à recevoir une soupape, ii Partie intérieure d'une machine à vapeur ou hydraulique, contenant un mécanisme quelconque.

— Typogr. Quantité de feuilles que l'on ajoute au nombre fixé pour l'impression d'un ouvrage, et destinées à remplacer celles qui peuvent être gâtées au tirage. (On dit plutôt aujourd'hui main de passe, ou mieux passe.)

Il Privilège en vertu duquel les ouvriers typographes prélevaient autrefois, sur les ouvrages imprimés dans l'atelier, trois ou cinq exemplaires qu'ils vendaient. — Exemplaires de chapelle. Exemplaires ainsi prélevés. — Caisse de chapelle, Fonds provenant do la vente de ces exemplaires.

— Encycl. Hist. et archit. Quelques archéologues pensent que les chapelles chrétiennes ont été construites.

les on petits temples [xdicula ou sacella), que les anciens élevaient le long des routes. Les païens avaient aussi, dans leurs maisons, de petites niches, véritables chapelles où ils pouvaient enfermer des objets de piété.

L'origine des chapelles est aussi dans les catacombes, ou dans ces petits édifices que l'on bâtissait sur les crvp-

Quant au mot do « chapelle «, il vient probablement de cappa (cape), en souvenir de la tunique ou chape de saint Martin, conservée dans l'oratoire des premiers rois do France. La chapelle était, par définition, l'oratoire compris dans l'enceinte du palais royal. Ce nom fut

Chapelle isolée.

ensuite donne, par extension, aux petites églises qui no contenaient ni fonts baptismaux ni cimetières, aux oratoires dans lesquels on renfermait les trésors dos églises, des monastères, des châteaux ou des villes, les chartes, les archives, des reliques considérables; puis aux succursales des paroisses, aux édicules annexés aux grandes églises catholiques, conventuelles ou paroissiales, et contenant un autel et même la cuve baptismale ; aux oratoires élevés dans l'enceinte des cimetières, sur un emplacement sanctifié par un miracle ou par la présence d'un saint. En résumé, pour étudier en détail les chapoUes, il faut les ranger sous les six groupes

ou chapelles des morts; 4° chapelles dépendant des palais des châteaux; 5° chapelles des hôpitaux, des collèges, des prisons ; G" chapelles annexes dos églises.

— Admin. Il y a deux sortes de chapelles : les unes sont des édifices religieux isolés, ouverts au culte conformément aux prescriptions de la loi ; les autres sont des salles ou des constructions dépendant d'une maison privée ou d'une

CIIAPKLIEK — CHAPELLE

église et contenant los objets nécessaires au culte. Parmi los premières, il faut distinguer : , . .

!• Les chapelle» communales, ouvertes sur le territoire d'une commune ot destinées & remédier soit à l'insaffisanco, «oit à l'éloignomont do l'église paroissiale (décr. du 30 sept. 1S07 ot ordonn...

du 12 janv. lg3S). Elles oe* une fabrique ot uno circoi scriptiou spéciales. Le Ira toment du chapelain est la charge de la commut.

qui doit encore lui fourn un presbytère :

2' Les chapelles vicai les, ' '

, qui sont des chapell'i i

Timunalos, dont lo cha- W[

lain reçoit du ministf 3,

s cultes une allocatioii ^

dos

on pins du traitement mnnal. (Dans ministratifs ,

hapelai

chapelle); i' Los cliapelles de secmtrs, desservies par lo clergé do la paroisse dont

noxe. (Elles n'ont ni fabrique, ni circonscription, ni CbaiMlle anoeie. presbytère. Les communes n ont aucune obligation particulière à leur égard.)

Quant aux chapelles qui font j>artie d'un édifice soit religieux, soit profane, il faut distingaer les chapelles privées ou oratoires et les chapelles des églises. Lo décret du 22 décembre 1812 exige que les particuliers demandent l'autorisation du gouvernement, lorsqu'ils veulent ouvrir dos chapelles au culte privé.

L'Etat ne s'occupe en rien des chapelles situées dans 1 enceinte des châteaux ou des maisons, et qui ne servent qu à la famille. Mais les fidèles qui désirent avoir une chapelle dans leur domicile doivent en demander la permission â 1 autorité ecclésiastique. La demande d'ouverture d'une chapelle privée doit être adressée à Rome. L'autorisation est accordée, par l'entremise de la congrégation des Rites, sous forme de bref, et l'évéque est chargé de veiller à ce quL les conditions requises soient observées.

1 s chapelles attenant aux églises sont soumises au

m 111 régime qu'elles : l'entrée doit en être gratuite et

1 1 aux fidèles. Les curés ne peuvent établir dans

I ir tlises de nouvelles chapelles, qu'après avoir obtenu

1 i 1 crmission de l'évéque diocésain.

I e gouvernement ne laisse pas ouvrir, sans son autorisation les chapelles des collèges, lycées, hôpitaux, lesquelles sont soumises d'ailleurs à l'inspection de l'évéque. n en est de même des chapelles situées dans los couvents,

— Archéol. On entendait anciennement sous le nom do chapelle l'ensemble des ornements et vêtements destinés à l'église et aux officiants pour une cérémonie donnée. Ainsi, une chapelle de carême comportait des parements d'autel ordinairement peints en grisaille sur du samit blanc, tandis que les chapes, daUnatiques, tuniques, étoles, collets, amicts, etc., des prêtres étaient pareillement décorés. Au contraire, dans les solennités joyeuses, les parements, les nappes, les dossiers, les housses étaient resplendissants, comme les chasubles, de broderies d'or el d'argent sur des fonds de velours vermeil, etc. Dans les

„ . . -I appareil

funèbre, érigé àVoccasion des funérailles d'un grand personnage; il comprend ordinairement un catafalque entouré de tentures funèbres et d'un grand nombre de cierges allumés : d'où le nom de « chapelle ardente ». Le plus souvent, un ou plusieurs autels sont placés auprès du catafalque, et des prêtres y célèbrent la messe pour le défunt. Tant (jue dure l'exposition du corps, des membres du clergé, de 1 armée ou des grands corps de l'Etat, suivant les circonstances, veillent' auprès de lui. La plus ancienne mi de cet usage a été faite à propos des funérailles ( Dagobert I".

— Mus. La chapelle des rois de France remonte presque aux origines de la monarchie. Dès l'époque de la conversion de Clovis , on vit près de lui des . prêtres domestiques • chanter dans son oratoire. Théodoric, roi des Ostrogoths, lui envoya un musicien, très habile, qui fit l'éducation des chantres qne le roi avait à son service. Les fils de Clovis suivirent son exemple ; Chilpéric 1", dit-on, composa mémo des messes et des h>Tnnes. Ces traditions continuèrent avec Clotaire II, D'agobert et Thierry III. Mais, sous les rois de la première race, le chant de toutes les églises des Gaules était rude et désagréable à l'oreille.

Pépin le Bref reçut do Constantin Copronyme un orgue ou'il fit placer dans sa chapelle, et il s'efl"orça d'améliorer I exécution du chant religieux dans ses Etats. Cette réforme fut complétée par Charlemagne, qui, avec l'aide du pape, fit venir d'Italie des musiciens éprouvés, lesquels servirent d'instructeurs aux chantres de sa chapelle. Louis le Débonnaire ne fut pas moins actif sons ce rapport ; Charles le Chauve composait lui-même des motets, et Charles le Gros aimait à chanter en personne des psaumes.

Robert le Pieux, lettré, poète et musicien, composa nombre d'hymnes, de séquences et do répons, qu'il faisait chanter dans sa chapelle et dans diverses églises de Paris. Les renseignements manquent, alors, pendant trois siècles, Charles V, grand amateur de musique, réorganisa '^" chapelle. Nous savons, par une ordonnance de mai 1364.

quelle Charles -

inq clercs et huit aides. Sous le la chapelle se composait do i^t de trois clercs, et le premier des Chili 1 keghem, l'un des plus grands

musieii Louis XI, prit grand soin de

sa cha: '■ ! : .ie ses chantres, Georges de

L'Ecluse, ro-evait isi> livres. Sous Louis XII, le premier chantre de la chapelle était Josquin Deprés, nn des plus fameux compositeurs de son temps.

Sous François I", en 1543, la chapelle royale fut divisée en deux corps, dont l'un, qui prenait le nom de chapelle de

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