RÉGNIER
BIEN-ÊTRE (biè-né) n. m. Douce quiétude produite par la satisfaction des besoins du corps ou de l'âme : L'homme devient meilleur en raison du bien -être qui lui échoit. (H. Berthoud.)
— Syn. Bien-être, béatitude, bonheur, félicité, plaisir,
prospérité. V. béatitude.
— Anton. Malaise, souffrance, besoin, détresse, misère, pauvreté.
BIEN-FAIRE V. n. Faire du bien, obliger : Chacun est obligé de bien-faire aux plus inconnus. (Lanoue.) [Vx.l
— Substantiv. Action de faire du bien : Vous êtes ce qu'il y a de plus beau et de plus spécieux au bien-faire, qui est de donner. (Malherbe.)
— Prov.V. bien-dire.
BIENFAISANCE {in-fe-zanss — rad. bienfaisant. On disait autrefois bénéficence; bienfaisance n'apparaît au dictionn. de l'Acad. que dans l'édition de 1762, grâce à l'abbé de Saint-Pierre) n. f. Action ou habitude de faire du bien ; penchant à rendre service : La bienfaisance est une partie essentielle de la probité du riche. (Laténa.)
— Bureaux de bienfaisance. V. bureaux.
— Dr. Contrat de bienfaisance. Contrat dans lequel l'une des parties procure à l'autre un avantage purement
— Enctcl. B.-arts. Les représentations de la Bienfaisance se confondent avec celles de la Charité. La dénomination varie suivant les époques. Au xviii* siècle, par exemple, l'esprit philosophique s'est accommodé du mot
e les â
voyons figurer au musée des monuments français, pendant la Révolution, un groupe de la Bienfaisance sous les traits de Marief Leczinska, qui fut transporté à Saint-Denis. Le sculpteur Julien a fait une statue qui porta le même titre, et Dcjoux a sculpté, pour la commune de Magny, un bas-relief représentant ce sujet.
espagnol, fondé le 17
iné à récompenser les actes de philanthropie et de dévouement, et peut être âe 1 donné aux deux sexes. Une pension y est quelquefois jointe. L'ordre a trois classes (grand-croix, commandeur, chevalier). La décoration est une étoile d or à six pointes, émaillée de blanc et bordée de noir. Le ruban est blanc, avec un liséré noir.
BIENFAISANT, ANTE {in-fe-zan — de bien, et faisant, partie, prés, de faire) adj. Qui aime à faire du bien : L'homme bienfaisant est le vrai sage. (Alibert.)
Plus on est bienfaisant, plus on fait des insrrats..
De BELI.OV.
— Par anal. Qui a une action, une influence utile, salutaire : Rosée bienfaisante. Soins bienfaisants.
— Substantiv. Personne qui aime à faire du bien :
Le conquérant est cr.iint. le sase est estimé; Mais le bienfaisant charme, et lui seul est aimiî.
BIENFAIT iin-fè — lat. benefactum) n. m. Bien que l'on fait â quelqu'un ; service, bon office qu'on lui rend : Oublie les injures, jamais les bienfaits. (Confucius.) U» bienfait reproché tint toujours '
■ Action, influence 1
; bien, utilité, avantage qui
La liberté n'est jamais venue çue bienfait. (A. Blanqui.)
— Ane. dr. Usufruit du ti père et de la mère, accordé j
s apporter avec elle quel-
des biens successifs du puînés de leurs enfants.
L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux. Vers de Voltaire, dans Œdipe. V. amitié.
— Prov. : Rien ne vieillit plus vite qu'un bienfait, Rien ne s'oublie plus vite qu'un bienfait. 11 Les injures s'écrivent sur l'airain, et les bienfaits sur le sable. On se souvient longtemps des injures, mais on oublie vite les bienfaits.
I Un bienfait n'est ja
1 perdu. Une bonn
L ton
- Syn. Bienfait, amitié, faveur, grâce, bon office, plaisir,
" MITIÉ.
(Des) ou De la Bienfaisance, traité en sept livres, de .Sénè<|ue le philosophe. L'auteur le composa dans les dernières années de sa vie, et le dédia à un certain Ebutius Liberalis, resté inconnu. Il y expose les devoirs du bienfaiteur et de l'obligé ; il y traite de la reconnaissance et de l'ingratitude. Les quatre premiers livres abondent en idées solides et ingénieuses, dont la beauté ne se retrouve pas dans les trois derniers, où des questions subtiles et oiseuses arrêtent trop souvent l'auteur. La conclusion est que le nombre des ingrats dépend au moins autant des défauts (lu bienfaiteur que des vices de l'obligé.
BIENFAITEUR, TRICE (rad. bienfait) n. Personne qui a rendu quelque service, qui a fait du bien : Tous les hommes d'autrefois sont nos bienfaiteurs /j^us ou moins anonymes. (Ed. About.)
— Par anal. Objet dont l'action ou l'influence est utile, salutaire : Le Nil est le bienfaiteur de l'Egypte.
— Bienfaiteur du roi. Titre que l'on accordait, en Perse, à ceux qui avaient rendu certains services au souverain.
— Hist. occlés. Nom par lequel on désigne ceux qui ont fondé ou doté une église, paroissiale ou conventuelle.
adj (,iiii .li<;pi^n«r. ou procure des bienfaits : //
nblr
-Beuve.)
Immeuble, maison, bien q )ut au pluriel) : Placer son
BIENHEUREUSEMENT (6ii
D'une manièri
choses : Les bienfaits de la science.
BIENHEUREUX {bié-neu-rei'i), EUSE adj. Très heureux, extrêmement heureux : Bienheureux çuipeuï viv7-e en paix. (Acad.) Il Qui se passe, qui a lieu dans une heureuse paix, dans un bonheur profond : Une vie bienheureuse. Une fin bienheureuse. Il En style religieux, Qui jouit, dans le ciel, de la félicité, de la béatitude éternelle : La bienheureuse vierge Marie. Il Substantiv. Dans la langue courante. Les bienheureux. Les saints, les élus. (V. la rubrique Liturg.) Il Béni, sacré : De bienheureuses reliques. Le bienheureux signe de notre rédemption. (Boss^) n Le séjour bienheureux, La vie, L'éternité bienheureuse. Le ciel, La béatitude éternelle. 11 On dit aussi le séjour des bienheureux.
— Fam. Précieux, estimé :
Et quelle affaire ne fait point Ce bienheureux métal, l'argent, maître du monde r
La Fontaine.
— Liturg. Saint personnage que l'Eglise, par l'acte solennel de la béatification, a placé au rang des saints, sans toutefois l'admettre aux honneurs du culte universel.
— Loc. fam. : Avoir l'air d'un bienheureux, Avoir l'air vénérable, recueilli ; ou Avoirunefigure joyeuse, épanouie.
Il Se réjouir conune un bienheureux. Se livrer à un divertissement avec la gaieté la plus entière, la plus franche.
— Rem. On écrit bienheureux en un seul mot, quand il se dit de celui qui a la félicité, le bonheur : L'Ecriture dit : Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Mais on écrit bien heureux en deux mots quand il signifie qui a le bonheur de : Le loup trouvait la cigogne bien heureuse de ce qu'il ne l'avait pas étranglée.
— Allus. littér. : Bienheureux les pauvres d'esprit. V. Beati pauperes spiritu.
— Anton. Damné, maudit.
BlEN-HOA, arrond. de la Cochinchine orientale (Indo- Chine française), circonscription de Saigon ; 8.856 kilom. carr. do superficie, et 90.500 hab. Le fleuve Donnai et sou affluent, le Song-Bé, le parcourent; le sol, dans le nord, est plat ; il se relève dans le sud-est (800 m.). Exploitation de granits, de grès et de conglomérats argilo-ferrufineux (pierres de Bien-Hoa) ; riches forêts ; plantations e riz, cannes à sucre, poivriers, caféiers, aréquiers, arachides. Le chef-lieu est Bien-Boa, à 25 kilom. Ô.-N.-O. do Saigon; 20.000 hab. Tribunal et garnison; postes et télégraphes; fabriques de sucre, poteries et tuiles, couleurs et vernis. L'Annam céda la province à la France, par le traité du 5 juin 1862.
BIENJOINT rm-jou-in) a. m. Arbre de l'île Maurice
BIEN-JOUER, BIEN-MOURIR, etc. n. ni. V. BIEN-DIRE.
BIEN-JUGE n m décision judiciaire aux principes
tm dit qu'il y a bien-jugé lorsqu'une été rendue conformément à la loi et
pes aumis par la jurisprudence : La cour d'appe!
le BIEN-JUGÉ de la sentence portée
— Anton. Mal-jugé.
BIENNAL, ALE, AUX [bi-èn'-nal — lat. biennalis; do bis. deux fois, et annus, an) adj. Qui dure deux ans ; Autorité, magistrature biennale.
— Qui se fait, qui s'exécute de deux ans on deux ans •
, Assolements biennaux.
,), ville de Suisse,
jjc.uo, o,i. .» . — .--ze et sur la rive s.,
nale du lac de Bienne, au pied du Jura, ch.-l. du distric bernois de même nom; 15.405 hab. Ville bien bâtie, don. l'ancien quartier est entouré d'anciennes murailles flanquées de vieilles tours, ne possédant aucun monument remarquable; filatures de coton, manufactures d'indiennes, tanneries, teintureries, fabriques de machines, de vis, de clous, d'appareils électriques ; ateliers d'horlogerie, musée Schwob. L origine de Bienne est inconnue ; à partir de 1169 les comtes de Neuchâtel, puis les évêques de Bâle, ssivement les fonctions d'avoués de 1271, les habitants, las de la tyrannie