BIENNE
v,^„. „.„., FAIT. C'iiST bien: ,
Faire bien. Bien faire, Agir en honnête homme : Ceux nui FONT BIEN mériteraient seuls d'être enviés. (La Bruy.) N Aeir iirudcmmcnt, se comporter avec sagesse : Un père, voidant di'iinnlir sa fille du mariage, lui disait : « Ma fille, celle qui se marie fait bien, mais celle oui ne se marie pas fait encore mieux. — Mon père, répondit la petite rusée, FAISONS BIEN ; /'ivvT mieux qui pourra. »
Itifjn dirr. Parler oloquemment, pertinemment ; Bien
DIRE et bien faire sont deux choses. Il S'emploie aussi substantiv. : .iihnirer te BIEN DIRE de quelqu'un. V. bien-dire.
Vouloir liien. Donner son consentement. |i Admettre par complaisance ou par concession : Puisque vmts l'affirme:, je VEUX BIEN que cela soit, il Entendre, vouloir expressément : Je VEUX BIEN que vous sachiez que l'on veille sur vous. Il Voulez-vous bien 1 Formule déprécative ou impérative : Voulez-vous bien me faire ce pM/sir .' Voulez-vous BIEN VOUS taire ?
— Bien se place quelquefois au commencement de la phrase, comm'e dans ces locutions ; Bien m'en a pris d'aqir ainsi. Je n'ai ou qu'à me féliciter d'avoir agi ainsi ; Bien s'en faut. Il s'en faut de beaucoup.
— Ironiq. Nous voilà bien. Se dit pour exprimer quon est dans une position embarrassante, fâcheuse.
— Loc. interj. : Hé bien! Eh bien I Marque l'étonnement, l'interroaation, l'exhortation, la restriction, la concession. Il Ah bien, oui! Exclamation dont on se sert pour marquer combien quelqu'un se trompe, combien il s'en faut qu'il en soif ainsi : Vous espérez contenter tout le monde .'... Ah bien, odi !
— Loc. adv. ; Bien plus. En outre, non pas seulement cela, mais... : Nos ennemis ne nous nuisent pas toujotirs : BIEN PLUS, ils nous sellent quelquefois. Il Aussi bien. D'ailleurs, du rcsto, après tout, au surplus : Aide-toi ; aussi BIEN nul ne t'aiderait. Il Bel et bien. Réellement, positivement ; tout à fait, sans hésiter : Sancho fut bel et bien berné. Il Bien et beau se disait dans le même sens. Il Un peu bien, Beaucoup trop. (Cette locution, qui appartient à la vieille langue, ne laisse pas d'être encore employée quelquefois, mais toujours plaisamment) : Une femme un peu BIEN mure.
— !.,„ , /,';,.)) yi«. Quoique, encore que : iVoMS cftc-
rij ,- '. BIEN qu'elle soit in(/ra(e. (Barthél.)
I \ !).. même que, autant que, tout comme ;
ij„ ,,-, , t., lion AUSSI BIEN QUE que par émotion
Vi-u,'r ,.-M, r. V; /.;.>.i ^»e. De sorte que, tellement
quo à un I ' /-" grenouille s enfla si bien
qu'elle en I' i: Tant s'en faut que.
Loi- I'.- '■ . A une grande distance de :
Parisest nir .1 .1 . '. /' ;, -, !i Fort différent de, fort étranger à : Tableau qui est bien loin de la perfection. Intention qui cs(BiEN LOIN DE la pensée. Il Tout au contraire de : Bien loin de désespérer, il faut espérer toujours.
— Gramm. Bien, dans le sens de « beaucoup •, exige après lui les articles du, de le. de la, des, tandis que « beaucoup • veut le partitif de : Il m'a fait bien du mal. Il m'a fait BEAUCOUP DE mal. Bien des gens disent. Beaucoup de gens disent. Cette règle comporte deux exceptions. On mot le partitif de après bien : 1» lorsque bien accompagne un substantif précédé d'un adjectif : Le xvi« siècle vit éclore bien de beaux esprits ; 2» lorsque bien est suivi de « autres » pris substantivement : Où Talleyrand réussissait, bien n'autres auraient échoué.
— Lorsque bien est placé après un participe présent, ce dernier ne change pas de nature et reste, par conséquent, invariable ; Des personnes pensant bien. Si, au contraire, bien précède le participe, celui-ci devient adjectif et s'accorde : Des personnes bien pensantes. Soy07>s bien buvants, bien mangeants. (La Font.)
— Prov. : Autant vaut bien battre que mal battre, Il est des circonstances où il ne faut point s'épargner, quoi qu'il puisse arriver. 11 Qui bien aime, bien châUe, Un amoui véritable est celui qui ne craint pas d user d'une sage sévérité. Il Tout est bien qui finit bien. Se dit d'une entreprise qui réussit après qu'on a craint le contraire.
— Stn. Bien, beaucoup. Il n'existe souvent entre ces deux adverbes qu'une nuance imperceptible. Ainsi, Voilà BIEN des livres et Voilà beaucoup de livres, semblent deux phrases identiques. La première, cependant, comporte quelque chose de plus que la seconde. Tandis, en effet, que celle-ci constate seulement qu'il y aune grande quantité de livres, la première implique une nuance d'étonnement, d'ironie, ou de satisfaction. V. abondamment.
BIEN-AIMÉ, ÉE (biè-né) adj. Qui est tendrement aimé, qui est un objet de prédilection ; Jean l'Evangéliste était le disciple bii.:n-aimé de Jésus.
— Substantiv. : Joseph et Benjamin étaient les bien-ai- MÉs et toute la joie de Jacob. (Boss.) il Se dit particulièrement des amoureux : Celle qui est tout amour ne quitteraitelle pas le monde pour son bien-Aimé? (Balz.)
— Dans le langage mystique, Le Bien-aimé, Jésus- Christ.
BlENAIMÉ (Théodore), architecte français, néàAmiens en 1765, mort à Paris en 1826, élève externe, puis interne, de l'Académie, eut de grands succès de concours. Il reconstruisit, en 1797, à Paris, la salle de l'Opéra-Comique, dirigea les réparations des Thermes romains de la rue Saint-Jacques, et celles de l'église Saint-Germain-des- Prés. Il a travaillé à un grand nombre d'édifices privés. De 1808 à 1810, il fut emmené par Elisa Bonaparte dans les Etats de Lucques, où il établit des plans qui ne furent jamais exécutés. Il était membre de plusieurs académies françaises ou étrangères.
BlENAIMÉ (Paul-Emile), musicien français, né et mort à Paris (1802-1869). En 1826, il obtint au concours de Rome, à l'Institut, le second grand prix, et, deux ans après, il était nommé professeur au Conservatoire, et exerça aussi les fonctions d'organiste à Notre-Dame de Paris. Théoricien instruit, il a publié, outre un certain nombre de compositions, deux bons ouvrages didactiques : Cinquante études d'iiarmonie pratique (1844), et l'Ecole de l'Iiannome moderne (1863).
BIBN-AISE {biè-nèz") a. m. Etat agréable où se trouve le corps quand il a ses aises :
Si la paresse est un bien-aise,
(Jean), chirurgien français, né à Mazères, mort en 1081. II est l'inventeiiïdu bistouri caché on attrapelourdaud, pour opérer le bubonocèle, et il remit en pra-
tique la suture des tendons. On a de lui : les Opérations de chirurgie par utie méthode courte et facile (1688 et 1693).
BIEN-ALLER {biè-na-lé) a. m. Fanfare spéciale, que les piqueurs jouent sur la trompe. Le bien-aller indique aux
■ la bonne \
veneurs que les chiens de PI. Des bien-aller.
BIEN-DIRE n. m. Manière de dire polie, élégante, agréable ; action ou faculté de s'exprimer d'une façon élégante et facile : Disputer le prix au bien-dire. (Boss.)
— Fam. Etre sur son bien-dire. Se mettre sur son biendire. Affecter le beau langage.
— Prov. : Le bien-faire vaut mieux que le bien-dire. Les bonnes actions valent mieux que les beaux discours, il Le bien-dire ne dispense pas du bien-faire, Les beaux discours
iffisent pas, il faut de bonnes
- Rem. Bien dii
ubstantiv
3'écrit
souv
— On peut composer une quantité de substantifs analogues, comme le bien-jouer, le bien-mourir, etc.
BIEN-DISANCE n. f. Qualité du bien-disant : Ce fut certainement un bel esprit, et qui pouvait mettre sa bien- DiSANCE entre les exemples. (Malherbe.) [Vx.]
que inusité dans ce :
— Substantiv. Personne bien-disante :
Après ceux qui font des présents.
L'amour est pour les bien-disants.