‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 799 sur 956 · CHARLEMAGNE · texte numérisé non relu

CHARLEMAGNE

"Il I 1' \ . CHAELATANKRIE.

\ iiiilit. Coupe-choux,

iisMagnus), roi dos Francs strie 00742, mort à Aix-la- :iû de Pépin le Bref et de ^ ! • 1.,-ion. Pépin le Bref

"1 litre ses deux tils,

I lit l'Austrasie, la

' Il iiinian eut la Bour-

1 iiMli\ laGotbie, l'Ala-

l.os deux frères vécurent

(-'arloman mourut en 771,

:'ABL0.MAN.

i dans le sons mo-

et religieux. Ce sont tout d'abord

les expéditions en Italie contre

Didier, de qui Charlemagne avait

répudié la fille, nommée sans

doute Desiderata. Charles avait

été appelé par le pape Adrien I".

Sa première expédition se plact'

en 773. Didier fut bloqué dans

Pavie, qui capitula, et devint

moine à Corbie, pendant que

Charles prenait lo titre de ..roi ,;,, „ <,„-°c'hT""n,asn« ...

des Lombards » , Cotte expédition conservée il Vienne

fut suivie de trois autres (776, 780,

786) ; Charles n francisa » le royaume lombard et soumit

le duché de Bênévent.

Los guerres do Cliarlcmagne, en Espagne, ont été illustrées par les chansons de geste. Le prince franc, profitant des rivalités entre les chefs arabes, entra en Espagne en 778 et prit Pampelune. C'est au retour de cette expédition que Roland, comte de la Marche de Bretagne, fut massacré à Roncevaux, avec l'arrière-garde de l'armée. Cet échec fut suivi de quelques succès : les lies Baléares furent acquises en 799, la ville de Barcelone fut prise

Les guerres contre les Saxons furent interminables. La remière expédition se place en 772 ; 'les Ostphaliens et as Westplialions font leur soumission en 775. En 777 oiiiiiii .. il 1 ; iiiiiers baptêmes des Saxons. En 778 un II nies pousse jusqu'à l'Elbe en 780;

11 • : 1 Saxe. Les soulèvements reprennent

Il - 1 . iiiiloie des moyens de répression de

I 1' I :iu'ur. Quatre mille cinq cents Saxons OUI 1 1 \i I lin. L'in.surrection devient alors généair I 1,1 11 .1 ^es lieutenants triomphent encore;

II 7^ 1, w I ; 1 , i 1,111 sa soumission et reçoit le baptême Ali h. Il iilrvements n'en continuent pas moins;

iiM'i . iii' ; 1 s" au delà de l'Elbe. Après les Saxons

e I I 1 1 i~. Ils sont commandés par Tassilo,

.111 1,1 I-:n 787, Augsbourg est pris : Tassilo

liiiiii , , 1! vainqueur. Mais il se soulève de nou-

.■;. . 11- seconde fois et devient moine au

imi I 1 I iiiii-^'es. Les Avares enfin continuent

lur I ,i: 1,1, des luttes sanglantes. Ils étaient i;i' Il i iiiiiies do la Hongrie. La campagne

.■ i:ii 796 leur chef, Toudam, se soumit

Il 1 11. a Aixia-Chapelle. Il se révolta de

iii'i 11 •■ 1 ih. ',1 vaincu en 804.

iii 1 IL ne ne cessa d'être soutenu

1111 I . après la mort do celui-ci

;'| il 1,1 I I I- Niiél de l'année 799, Léonin

..mil 1 ,11 1 ! .iiii.ii.ur lians la basilique de Saint-

-■lei 1 1 1 l,,i; 1 iii.i^ii.- voulait être l'empereur unique, chef les liMiiiiiP , il armes, comme le souverain pontife était e I lui 11- 1 I uli^i'. Mais l'empereur d'Orient, celui de loii^i.iiiiiii 1 11', M iiiiriidait pas se laisser dépouiller de

i.iii 11' i '■ I ■ i'',''i'li , 'I,,!!'!'-. ■'ii i a a faire la guerre ;

liai 1" 11,! ■ les Vénitiens, qui

eiil ,1", 1 1 : 1 I .: 1 , liu prince franc,

il, Il ,' I ■ 11!.,, 1 1 re et habile. On né-

:•'■ il .1 I 1 11-, Charlemagne fit

I 11 I 1 iiij 1 1' i.i ite Constantmople, N , I II. .iiiiiiiiiniii 11- litre de ce dernier.

\ ■ iMiia.liiMii !.■, i,i[.|iortsdeCharlema-

■ il. ■ roii^iaiiiiiiople, Irène. Celle-ci, 1 ii.^taïuiii \ I, avait songé à lui faire ■| lis de l'empereur franc, Rothrude. Le

1111 1 pas. D'après le chroniqueur byzantin

1 mariage i

. 1' ■ et de Constantinople. Le projet

1 II renversée, dès octobre 802.

ii'iises relations de Charlemagne avec I' llaioiiii~al-Raschid. La premièro am-

I' Il ■ le 797. Ces relations furent

1' ' l^sements francs en Terre

SI il s monastères et un hôpital

r , 11' de Haroun, qui amena un

el' Il 11 , les clefs du saint sépulcre,

daledesiii.

Quand on parle du gouvernement de Charlemagne, il faut bannir toute idée moderne. Dans les champs de mai, tenues au printemps, où venaient les grands royaume, clercs ot laïques, on avisait aux mesures

urgonlos. Ces réunions eurent surtout do rimporlanco pour l'organisation dos exuédiiion» guerrières, ot le» chef» militaires s'y rendaient. En réalité, Charlemagne no gouvernait ni n'administrait ; il exerçait une simple suprématie militaire ot religieuse. Charlemagne, après avoir écrasé les Saxons, les avoir fait baptiser, les avoir, en apparence, réduits sous sa domination, fait rédige

présence do leurs délégués, et ces coutumes, qui sont les leurs, do-

la multitiii] rigourcusii taiontcoiisi ment de 1, origines .i.voirs locau:

et les fortifier. Char!

et les évêque héréditaires.

; pour représentants les comtes vie, les eomtes devenant déjà

,..,.,, ,.;., j, ^.j^ dg Charlemagne

:■ 1 ' 1, i iiii.'. Et Charlemagne,

'Il M'ciale, recommande

■■ son .. honneur» sans

domaines personnels de l'empereur. 11 a.,.

«ici; mais il faut comprendre combien, :i 1 ii

territoire, la lenteur et la difficulté des III ,, , , :, ,

le défaut do rouages administratifs, leur ,i i in,- i m-

bryonnaire. On s'est étonné de la rapidité avec Ia.|uelle s'est désorganisée l'œuvre du grand empereur; c'est que cette œuvre était toute de surface ; c'était le pouvoir d un simple chef militaire.

Charlemagne épousa successivement cinq femmes et il eut un grand nombre de maîtresses, qui lui donnèrent une multitude d'enfants, dont vingt sont connus. Hildegarde, d'origine souabe, qui fut sa femme de 771 à 783, lui donna

Le règne de Charlemagne fut marqué par une sorte de renaissance des lettres et des arts, due à l'impulsion énergique de l'empereur. Le grand Alcuin, né à 'York, envoyé en mission sur le continent, y rencontra Charlemagne. Celui-ci en fit le directeur de l'école installée dans son propre palais, d'où Alcuin exerça une grande influence sur le mouvement théologique, scientifique et littéraire, et l'école de scribes et d'enlumineurs fondée par lui au monastère de Tours produisit des œuvres remarquables, qui nous ont été conservées. On trouve dans les capitulaires de Charlemagne cette disposition étonnante pour l'époque : n Tout pèro de famille doit envoyer son fils à l'école et l'y laisser jusqu'à ce qu'il soit bien instruit. » Il se forma une académie palatine dont les membres portaient des noms tirés de l'antiquité grecque et latine. Les murs des palais fu- " de fresques, comme en témoigne la descrip-

tion d'Ildesheim i

oldleNo

; parties s

de l'église d'Aix-la Chapelle, le plan de 1 abbaye de Saint- Gall montrent l'importance que prit l'architecture.

le règne de Charlemagne vit le

empereur frappa les imaginations et il devint le centre d'une production poétique aussi considérable que variée, qui eut ses origines en France et se répandit, de là, sur tous les pays de l'Europe et jusqu'en Scandinavie. Il est à noter qu'en Allemagne même, et bien que les érudits de co pays revendiquent aujourd'hui l'empereur comme un de leurs héros nationaux, la poésie ne fit guère que traduire et imiter les productions françaises. Xe règne de Charlemagne par 1 imagination du poète fut étendu dans le temps et dans l'espace ; on le fit remonter jusques y compris les exploits de Charles-Martel. L'œuvre la plus ancienne et la plus remarquable du cycle consacré à Charlemagne est la fameuse chanson de I{oland-{^i* s.). Le succès de ces chants épiques fut tel qu'ils en vinrent à prendre dans l'imagination populaire la valeur d'écrits historiques, et qu'ils furent, au xiii" siècle, compilés par des chroniqueurs.

— BiBLiOGB. Il n'existe aucune histoire du règne de Charlemagne à la hauteur du progrès de l'érudition moderne. On citera : Gaston Paris, Hisloire poétioue de Charlemagne (Paris, 1865) ; Vétault, Histoire de Charlemagne (Paris, 1876), et B. Hauréau, Charlemagne el sa cour (Paris, 1868). L'œuvre du moine de Saint-Gall n'est qu'un recueil de légendes qui couraient sur Charlemagne un demisiècle après sa mort.

— Saint-Charlemagne (la). Fête qui tombe le 28 janvier, et que les collèges et les lycées de l'Université célèbrent parce que l'on attribue à'Charlemagne la fondation de l'Université.

— Faire C/ioriemaçne. En T. do j( ment du jeu après avoir gagné, les mains pleines et sans donner de revanche. (Cette expression serait une allusion à la mort de Charlem£u;ne, arrivée au moment de la plus grande extension de l'empire d'Occident.

Charlemagne garda jusqu'à la fin toutes ses conquêtes, et quitta le jeu do la vie sans avoir rien rendu du

fruit de ses v

joueur qu

Charlemagne (représentations DE). Il existe fort peu de représentations de Charlemagne qui soient contemporaines de ce prince.

Une statuette de bronze, du vm" s., qui est demeurée longtemps dans la cathédrale de Milan, lo représente avec do longues moustaches, ' les cheveux courts, les jambes bar- ch.iriemaene C). d'apr.'-s dées de fer, une large épée à la unèmosnique dé Saintmain. Une mosaïque datée do 797 Jean de Latran. et trouvée dans le triclinium du

pape Léon III, à Saint-Jean de Latran, lui donne le même aspect. Quelques sceaux, dont il a été publié des facsimilés, le représentent dans un costume assez semblable à celui des empereurs romains, et lui donnent un nez

bU8i|ué, la barbo elles cheveux courts. Le cabinet des Oolli antichi, au Vatican, possède un portrait peint à fresque, que (luclquos autours croient exécuté d'après nature, lorsi|UO l'emporeur des Francs vint à Rome, et que d'autres jugent postérieur de beaucoup an viii* siècle. Un autre portrait, souvent reproduit, est celui qui figure au palais d'Aix-la-Chapelle, ot qui fait voir Charlemagne vieux et ayant sur sa tête blanchie la couronne impériale. Les représentations qui ont été faites do co monarque par les artistes modernes sont, pour la plupart, des figures de pore fantaisie. Un autre portrait, nui figurait autrefois dans lo cabinet du Roi, s'écarte complètement des types ouo nous venons do décrire : Charlemagne y est représenté ne profil,

provenant du cabi

ses.

Parmi les tableaux représentant des épisodes de la vie do coprince, rappelons : le Couronnement de Charlemagne par Léon III, peint par Raphaël dans la Chambre do ï'incendie du bourg, au Vatican ; Charlemagne dictant se»

capitulaires, un des premiers ouvrages d'Ary Schetfcr (Versailles) ; Charlemagne recevant

statue de Charlemagne, par Rochet.

exécutés par les r.

», plafond du Louvre, par Schnetz; Charlemagne franchissant les Alpes, par Delaroche (Versailles); '-Viai/eninijnt, par Henry Lévy, au Panthéon. Citons encore un. ■■::,!. .. il m, équestre, par Louis Rochet, sur le par\ I - "•• h, ,i Paris; le dessin, par Chenavard.

d'une svi . :, a la décoration du Panthéon, et

3ui n'a 1 ,. , , .. i , 1- ; le Monument des Carloiingiens, e Louus .Ki.jLic u u-.re colossale qui décore l'une des places publiques de Liège ; etc.

Charlemagne (Jean-Armand), écrivain français, successivement séminariste, clerc de procureur, soldat, né au Bourget, près de Paris, en 1753, mort en 1838. 11 rédigea deux ans 1 « Almanach des Muses » , et publiaaussi quelques romans. Ses principaux ouvrages sont : Monsieur de Crac à Paris, comédie; le Souper des jacobins (1795) ; l'Agioteur (im) ; V Insouciant ; l'Homme de lettre» et l'Homme d'affaires ; l'Enfant du hasard et du crime ; les Trois B ou Aventures d'un boiteux, d'un borgne et d'un bossu. Il a laissé un volume de Poésie» fugitives (1801).

Cbarixmont, écart de la comm. de Givct (Ardennes), forteresse dominant de 120 mètres environ la Meuse ; 130 h. La forteresse, bâtie par Charles-Quint sur un rocher à pic, fut modifiée plus tard par Vanban. Le fort constitue un des ouvrages militaires de la place de Givet.

CharlerOI, ville de Belgique (prov. du Hainaut), ch.-l. d'arr. administratif et judiciaire, sur la Sambre ; 20.66S hab. Communique avec Bruxelles par le canal de Charleroi à Bruxelles, et avec la Meuse par la Sambre canalisée. Embranchement de chemins de fer sur Bruxelles, Paris, Mens, etc. — L'arrondissement de Charleroi a U can-

portants de l'industrie houillère et métallurgique ; c'est aussi l'un des points où le bassin houiUer du nord atteint la plus grande profondeur, de 1.100 à 1.200 mètres. Carrières de marbre et de pierre de taille. Hauts fourneaux ; forces , construction de machines. Commerce de charbons, de 1er, de poterie.

Charles II d Espagne b&tit, en 1666, une forteresse sur

aplacement actuel de Charleroi, et lui donna son nom.

.:- x-Tir „• — empara i

Louis XIV

basse sur la rive do la Sambre. La paix de Nimègue (I rendit Charleroi à l'Espagne. Prise et rendue plusieurs fois, Charleroi appartint à la France depuis 1794 jusqu'à la constitution du royaume de Belgique (1814).

Charles, île de l'Amérique septentrionale, sur le littoral du Dominion canadien, territoire d'Oungava, dans lo détroit d'iludsou. — Ile de l'océan Glacial arctique, archipel du Spitzborg, près de la grande Terre occidentale.

Charles, cap do l'.^mcrique septentrionale (Dominion canadien), sur la côte du Labrador, à l'entrée du détroit de Belle-Île. — Autre cap de l'Amérique septentrionale

il forme l'entrée avec le cap Henri.

Charles, ile du Pacifique, dans l'archipel des Galapagos. Etablissement installé pour la chasse aux tortues qui abondent dans ces parages.

Cbarles-III, grande Sle de l'archipel de la Terre de Feu, territoire de MageUan (Chili).

1° EMPEREDBS D°AIJ.EMAGNE

Charles I". V. Charlemagne.

Charles n. V. Charles le CHAtrvE, dans la section des rois de France.

Charles m, le Gros, roi des Francs, empereur, né en 839, mort en 888 à Neidingen, sur le DanuDe, fils do Louis le Germanique et d'Emma, fille de "Welf, comte de Bavière. Révolté deux fois contre son père, il reçut de lui eu héritage, en S76, la Souabe, la Suisse et l'Alsace. A la mort de ses frères Carloman et Louis, il reçut la couronne impériale, mais il fut incapable de défendre l'empire. Après des expéditions stériles en Italie, en

CHARLES

honteusement

qu'en 885 les Normands vinrent assiéger Paris, il laissa à Eudes et à l'évoque Goziin le soin de défendre la ville.

Montmartro . i h in ( i li :. i i h'~, pirates; puis il se

retira en AUi . , ,. .; - ii-iit, à l'assemblée do Kirchhniiii, i i . ■, I in a ani, son chancelier et. mauvais . .iii..ilj.. Ix ( I" ir.^ |,;ir sa lâche couduito,

nulfu, fils naturel de Carlonian. Abandonné de tous, Charles le Gros fut déposé à Tribur (887;, et mourut peu après. On l'enterra au monastère de Reichenau.

:ué à Crécy dans les rangs de 1 armée franà la cour de France, il était remarquablement ntelliçent II réorganisa rapidement et com-

pereur d Allemagne, eut à lutter cent compétiteur Lo Bavière. A la n

1 des Lom bards, à Milan (1355) c empereur, à Rome, h jour de Pâques Rentic en Allemagne, il publu la Bulle rf 01- (1353), éla borée dans les diètes de ' ' "' °"'^'°

Nuremberg et de Metz, qui hxa les principes généraux do la monarchie allemande, où les sept électeurs jouèrent, dès lors, un rôle prépondérant Politique habile, il réussit ù augmenter la prospérité de sa famille mais il était peu a mé en Allemagne où on lui reprochait d être avant tout roi de Bohême et « de plumer 1 aigle impérial sans ptie en vendant tous les privilèges dont il pouvait dis poser II fonda les universités de Prague et de\ienne et ht fleurir en Bohême les arts et 1 industrie mais laissa scvcLUler la plus sanglante persécution des juifs (1349) Charles v ou Charles-quint empereur d Aile

monastère de 1 uste (listrémadurel.en 15o8 II était hls do Phil ppe le Beau archiduc d Autriche hls lui même de 1 empereur Maximilien et de Jeanne la Folle fille de Fer dinand le Catholique et d Isabelle La mort de Ferdinand en 1516 fit de ce prince 1 héritier de la couronne dEspa gie avec ses nombreuses dépendances celle de Ma.\i m 1 en en 1519 lui donna la couronne impériale II est vr-ii |ie la lignite d empereur dans le santempne ro main germanique n était pas héréditaire elle était confé reo par lélect on mais il arrivait fréquemment que ks princes électeurs la transmissent de père en hls ou petit hls Le concurrent malheureux de Charles Quint était le roi de France François I« II éclata alors entre les le ix monarques une longue série de guerres Par sa doul le qualité d empereur d Mlemagne et de roi d Espagne Char les^uint enserrait la France de tous les cotés sSr le Rhin et dans les Pajs Bas du cote des Alpes et du coté drs

Médaille de Charles Qumt

Pyrénées C est donc pour briser cet anneau de fer que François I" luttait bien plus que pour devenir lui même empereur d Allemagne

La rivalité de François I" et de Charles-Quint dura trente ans interrompue a intervalles plus ou moins longs par des péno i 1 i \ i 1 trêve Voici quelles en furent les i en 1521 1 empereur

provoque p nvasions infructueuses

en G > cm ije Bouillon la guerre

se traisi s Quint gagne les ha

tailles do la^l rasso (15''4) etdePaMe

I • I 1 sonnier Pour échapper roi de France signe le traité humi ) mais il le rompt bientôt après et U g lerre leconime ce marquée par des batailles en Ita e et par la prise de Rome par le connétable de Boar 1 on allié de 1 empereur on signe de nouveau la paix à (ambrai (1529). En 1535, les hostilités recommencent: 1 empereur envahit la Provence, où son armée est décimée par la famine, puis la Picardie; on conclut à Nice (1538) une trêve de dix ans, rompue en 1542. Quoique battu à Cérisoles par le duc d'Ekighien, Charles-Quint envahit la Champagne, mais il conclut bientôt le traité de Crespy, par lequel les deux souverains se font des concessions réciproques. En 1547, François I" meurt, mais la rivalité

apt Mté ) Madr 1

reprend sous son successeur, Henri II; elle est marquée surtout par le siège de Metz, défendu par le duc de Guise ; la trêve de Vaucelle met fin à ce long con-

flit, laisi

i choses on l'état où elles étaient ■

théâtre, Charles-Quint lit la guerre cent

mpêcha de dépasser la Ho

voédition I

les Turcs, en 1532.

grio. En 1535 il Ht un et le fameux Barberousse

Au point de vue de la politique a Charles-Quint éprouva de grandes d question religii

La Diète de -Worms (1521) avait condamné les nouvelles doctrines religRu-

Cependant 1552, Maurice do Saxe contraignit 1 empereur à signer le traité de Passau qui reconnaissait la liberté de conscience. Comme roi d'Espagne, il affermit l'autorité royale contre les prétentions de la noblesse, mais il n était pas aimé, car on le considérait comme un étranger. Fatigué du pouvoir il abdi

gne.i

i impériale à son frère Foidmand 1 Tspa ; ses colonies américaines, les Pays Bas et 1 Italie, Philippe n. Il se retira lui-même dans le mona-

de Yuste.

— BiBLiOGR. : Robertson, Histoire du rêijne de Chartes- Quint (Londres, 1769) ; Th. Juste, l'Abdication de Charles- Quint (Liège, 1851) ; Gachard, Belraile et mort de Charles- Quint nu monastère de Fksïc (Bruxelles, 1854-1855); Mignet, /livalité de François I" et de Charles-Quint (Paris, 1875), et Charles-Quint. Son abdication, son séjour et sa mort au monastère de Yuste (Paris, 1854); A. Henné, Histoire du règne de Charles-Quint en Belgique (Bruxelles, 1858-1860).

Charles-Quint (représentations de). Les portraits que l'on possède de Charles-Quint sont très nombreux. Le plus ancien est l'ouvrage d'un graveur allemand ; il porte la date de 1519 et l'inscription : Carolus, rex Hispanix. Le Titien a fait du grand empereur d'Allemagne différents portraits que possèdent les musées de Madrid, de Munich et du palais do Schleissheim. Mais on est tenté de croiro

I figur e De

nt pas transiger avec la vente I avec un réalisme dont nous d • Amberger

allemands

^produit cette f

: musée de" Berlin et dans la galer e de 1 Institut c arts à Sienne Parmi les autres portraits de Charles rappelons un charmant petit tableau attribué 'i j- ^1 jjj^g excellente peinture de

Amsterdam un portrait en Cruz au musée de Madrid e à 1 Escunal Les actions

a représenté 1 Bdi cation cChrle,, ,„ I, ,

e et des ecl 1

' 1 a ic QuUlyu le jeune le Co

/ ita Bologne (musée du Belved I ist a Rmci le même sujet (palais 1 \)ez Clartés Quint ramassant le pmce Peloso â Gênes) Revoil Cliai les 0 m t dre son anneau a ta duchesse d Etampes meyen Charles Qumt vainqueur des 1/ de Carthaqe (pala s de Schœnbrunn^ ?• Qumt passant l Elbe a Mnhthe on curieuse dont quelques icon r I

au Titien) Jérôme Francl e i t (Il

(Amsterdam) Solimena lo 1 n

Chattes Qumt pienant Ihafit I obert

Fleury Chartes Qumt au mo i c e i > e e e mt les ambassadeurs de Philippe II etc

Les compositions allégoriques relatives à Charles Quint ne sont pas moins nombreuses Nous citerons entre au très 1 Apothéose de Cliarles Quint par le T tien Çliarles 0 iint couronné par la Gloire et fmlant aux pieds un Silène (personnification de 1 Ivrognerie) tableau de Rubens à Munich ; la Naissance de Charles-Quint (la Renommée et Mars assistent à l'accouchement de Jeanne la Folle), belle pointure de Carlo Caliari, au musée royal de Madrid (il y en a une répétition à l'Escurial) ; etc.

Un portrait équestre de Charles-Quint, par Van Dyck, est au musée des Offices, à Florence. Ce portrait, qui fut exécuté, dit-on, d'après le Titien, offre de notables difl'érences avec celui qui est au musée de Madrid.

Charles VI (Joseph-François), né en 1685, mort en 1710, second flls de Léopold 1", fut lo dernier des Habsbourg de la ligne directe A la mort de C liai les II, il disputa à la France la succession du trône d Espa^-ne mais s ms trani succès. Pendant qu il guerroyait en ( t i t i i^

son frère Joseph I*' lui donna

la couronne impériale (1711) La paix d Utrecht lui enleva 1 Espagne celle de Rastadt lui assura la possession des Pays Bas "spagnols, du Milanais de Naples, des ] sides de Toscane et de la ^ daigne En 1716, .1 prit p.

pour Venise dans sa gu( contre les Turcs, et ses mées furent victorieuse Pi-toruarlein, Temesvar

le s empara:

paix ' "

t le Banat,

la Serbie

1739 par

Pas- (((((tt»

a, à la

, qui épousa plus tard

la paix de Belgrade, qui mit „, , , ,

fin à la guerre lontrè fa Tur- '^^'"^^' ^ '

quie dans laquelle son alliance avec la Russie l'av traînée Charles VI fut malheureux, également, c guerre de la succession -de Pologne, qui lui coût paix de Vienne (1735), Naples, la Sicile,la Lorraine partie du Milanais. Pendant une partie de sa vie, i lutte pour faire agréer par les puissances européei fiaqmatique sanction, par laquelle " sion à sa hlle unique, Marie-Thérèsi François de Lorraine, duc de Toscane.

Charles 'WI (Charles-Albert), né en 1697 à Bruxelles, mort à Munich en 1745, fils de Maximiiien-Emmanuel, électeur de Bavière, épousa la fille cadette de Joseph I" et reconnut la Pragmatique sanction de Charles VI, contre laquelle il devait protester plus tard. Appuvé sur la France et l'Espagne, il fut élu empereur en 1742, après la mort de Charles VI. Mais les Honvi. i~ s,. .,,iii< x ^rnit en faveur de Marie-Thérèse, rava^ii ■ i !:, i. lie leur côté, les Franco-Bavarois, M.] , r n-,

furent contraints à une retraite dcsa i : l,.i,,,> :,. à

Munich par Seckendorf et Maurice dr raxj. li a;s VII en fut de nouveau chassé après la défaite de Dettingen (1743). L'armée française l'y ramena une dernière fois. Il y succomba à une maladie de cœur.

2» PRINCKS D'ALLEMAGNE ''

Charles (archiduc) [Louis-Jean, archiduc d'Autriche, duc de Tesehen (1771-1847)], troisième fils de Léopold II et frère de l'empereur François I", l'un des plus redoutables adversaires de Napoléon I". Adopté par lo duc de Saxe- Teschen, gouverneur des Pays- Bas, il fit ses premières armes contre les Français à Jemappes, Neerwinde, "Wattignies, Fleurus.

Feld-inaréchal en 1796, il commanda l'armée du Rhin contre Jourdan et Moreau, et remporta des succès à Rastadt, Amberg et Wurtzbourg, puis passa en Italie, où il ne subit que des revers. Revenu sur le Rhin, il battit Jourdan àBiberachetStockach(n99),mais fut battu à son tour par Masséna, à Zurich. En mésintelligence avec les généraux russes, il quitta le service et fut nommé gouverneur de la Bohême. H donna alors tous ses soins à la réorganisation de l'armée autri- ^1 '■ ax- laquelle il disputa

Archiduc Charles.

Il'- particulière estime, les victoires d'Eclcj ri de Wagram. Stratégiste de premier Il Charles était, de plus, très libéral. Charles-ALBERT, électeur de Bavière

d'Ail

Charles, prince de Hesse (1744-183 ,.

de Danemark en Norvège et dans les duchés de Schleswig et Holstcin, fut nommé feld-maréohal général, en 1814. Il a laissé des Mémoires sur la campagne de 1788 en Suède.

Charles-Antoine, prince de Hohenzollem, né en 1811, mort au château de Sigmaringen en 1885. II prit possession de la principauté de Hohenzollern-Signiarnmcn en 1848, après l'abdication de son frère. Voulant aider à la réalisation de l'unité allemande, il céda sa pnii.ipauté à la couronne de Prusse. En compensât^;,. la Prusse le nomma gouverneur militair'^ d-^ la |.'-,\i:, . Rhénane et de la 'Westphalie. Lorsque !,■ | r :,, , , I i , depuis empereur Guillaume, devint, en i ■ couronne prussienne, il appela le priin • i , à la tête du ministère. On attendait dis is im m,^ , .n idérables de ce cabinet, dont le prince oc bismarck nt partie dès 1860: mais cet espoir fut déçu, comme tant d'autres. Découragé, le prince donna sa démission en 1862 et reprit les fonctions de gouverneur. Lorsque la couronne d'Espagne fut offerte, en 1869, à son fils aîné, Léopold, le prince Charles-Antoine usa de son autorité paternelle pour lui faire décliner la proposition.

Charles I" ou Charles-frédéric, duc de Hol-

stein-Gottorp (1700-1739), fils du duc Frédéric IV. Pendant sa minorité, le duché eut beaucoup à souflTrir de la guerre entre le Danemark et la Suède (1709-1720), et le duc fut obligé de quitter ses Etats, où il ne put rentrer qu'après la paix de Frédériksborg, laquelle le dépouilla d'une partie du Schleswig qu'il ne put reprendre au Danemark. Charles ll, duc de Holstein-Gottorp, empereur de

Russie. V. PlERRH III.

■ Charles-LÉOPOLD, duc de Mecklembourg-Schwerin (1679-1747). Parent de Pierre le Grand, il obtint son secours contre la noblesse révoltée ; mais, ravagé par la guerre, écrasé d'impôts par le duc, lo Mecklembourg en appela, en 1728, à l'empereur Charles V-I, qui déclara le duc déchu de ses droits et confia le gouvernement au frère de ce dernier.

i:s. lu. !'■ M. ili'riiliourg-Strolitz (1785-1837), ili ,. l'iusso, lioulouant garnirai

I >. s6 signala dans la cam- I iina & Paris ù. la t6to do la

II rsident du conseil d'Etat â

I n ,. I II publia dos comidios sous

I i i V .1. UT WEISHAUI'ï.

csMiiiiisri:, 1 iihI duc de Saxo-Woimar-Ei- 57 18-'s), lils .lu ilui: Krnost-Augustc-Constantin. sa môro Amélie de Brunswick, qui administra : beaucoup d'huhiliîtô aprôs la mort do son mari

à Watnrloo. Lo coiiyn'.s °d<?

Vienne on Ht un grand-duc et af,'ran<iit ses Etats. Il s'attacha surtout à réformer la justice

Charles-Auguste.

-magne : Gœthe,

:ive-Weimar-Eipousa la fillo do

livcrsité d'Iéna. II l'ut lo premier qui accor.ia, en 1816, à ses Etats la constitution nationale, qui avait été promise en 1815. Protecteur éclairé dos arts et plupart des hommes r.

Schiller, Voigt, Herdr, Ch&rles-frédéri

senacli (I7S3- 185:0, UN Paul l'.M,,.,.- r.iul..vi

du comni.i : lire et do l'industrie, contribua acti-

vriii. ,1 rniont du Zollverein. La révolution do

ISIS . m s iiii" . oup àWeimar, mais elle fut apaisée

grâce à l'énert^ie et à la sagesse du prince, qui accorda la liberté de la presse et la réforme de la loi électorale. Une de ses filles, Augusta, épousa le futur empereur d'Allemagne, Guillaume I".

Charles-ALEXANORE, grand-duc de Sa.\o -'Weimar- Eisenach, né en 1818, fils du précédent. En 1842, il épousa la princesse 'Wilheimine, fille de Guillaume II do Hollande. Du vivant de son père, il prit une part active au gouvernement, et, quand il lui succéda, en 1853, il resta un prince nettement constitutionnel, introduisit d'utiles réformes, entre autres la liberté industrielle. Comme ses prédécesseurs, il montra un goût très prononcé pour les beaux-arts et les sciences. Très aimé de ses sujets, il réussit à maintenir la prospérité de son petit Etat.

Charles I" (Alexandre), duc de Wurtemberg (1G84- 1737), entra au service de l'Autriche, devint général, feldmaréchal, gouverneur de Belgrade et du royaume de Serbie, prit p;irt .à l.î truerre do la succession d'Espagne, se sijii I .1 i ' ,(,~,ihii .iius les ordres du prince Eugène (1705), al . ; ; tut contraint de rendre à ViUars après

mu Muce,puiscontrolesTurcs(ni6-ni8).

Kii I. I. I. .!;ii lu.- de 'Wurtemberg.

Charles ii (Eugène), duc de Wurtemberg (1728-1793), fils du précédent, élevé à Berlin, commença à régner en 1744 et mérita le surnom do Père du peuple. Il fonda l'université de Stuttgard.

Charles I"^ (Frédéric-Alexandre), roi de "Wurtemberg (1823-1891), lils unique de Guillaume I" et de Pauline de Wurtemberg, étudia à Tubingue et à Berlin, prit part aux affaires en 1848, et donna la plus haute idée de son caractère et de ses idées libérales. Il succéda à son père en 1864, et introduisit dans la politique intérieure et extérieure du Wurtemberg des réformes radicales. En 1866, il se prononça pour l'Autriche contre la Prusse, puis s'allia avec cette dernière, et en 1870 joignit son armée à la sienne. Il fut l'un des princes allemands qui ofi' impériale à Guillaume I". En 1846, i:

grande-duchesse Olga, ftUe de Nicolas '.

3' ROIS n ESPAGNE

. Charles-Qd

i Charles "V (Aile

Charles i

magne).

Charles n, fils de Philippe IV et de Marie Anne d AutncIiL né en 1661, roi en 1665, sous la tutelle de s mère mort en 1700 Son règne fut désastieux pour 1 Espa gne Malade, faible d esprit et de corps, il se laissa tirail 1er par les influences les plus diverses, laissant, dans le gouvernement, une part prépondérante aux courti-

meiii,ait aussi a devenu pré

cairo. Il avait été marié deux fois : d'abord à Louise d'Orléans, nièce de Louis XIV, puis à Marie-Anne de Neubourg, mais n'avait pas eu d'enfants. La question do sa succession préoccupait donc les cours européennes et donnait lieu, à Madrid, à de nombreuses intrigues. Il finit luimême par désigner pour son successeur Philippe d'Anjou, second Iils du dauphin de France.

Charles m (don Carlos dk Boukdon), roi d'Espaeno, né on 1710, mort on 1788. Il était le cinquième lil» ae l'hilipiiu V, roi d'Espagne, ot issu du mariage de ce dernier, on secondes noces, avec Elisabolh Faroèso. Il n'était donc pas destiné au trêno par sa naissance, mais l'ambition do sa mère lui on fit accorder un on Italie. Elle obtint d'abord pour son fils, grâce à d'habiles négociations, lo duché do Parmo, avec des droits à la succession do la Toscane ot de Plaisance (traité do Vienne do 1731). Dans la

néo français

1 ! n ,s:i à son troisième fils Fcri l'ispagne. Ses qualités furent

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