‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 798 sur 956 · CHARITE — CHARLATANER · texte numérisé non relu

CHARITE — CHARLATANER

tableau exécuté pour François I" (auj, au Louvre).^ Cette composition passe à bon droit pour un des chefs-d'c

Égli!

Sainte-Croix, dont

et de son fils

Unbas-rehofdu péristyle de samt- Sulpice à Pans,

Charité allaitant LaCharité, d'après AndreadelSarto(Louvre

un enfant et en

ayant un antre sur les genoux; un troisième répand de

LIS Cair

, La Charité tient un cœur enflammé. Citon des tableaux de Holbein (Turin); du Guide (Flo d'Annibal Carrache (Capitole) ' ' " '

Jacques Blanchard (Louvre) une statue du tombeau de Paul IIl a Rome, par le Bernin ; une statue de bronze de Jean de Bulogne dans une suite de six Vfitm au palais de l'Université, à Florence et enfin, le groupe de Paul Duboi-, pour le tombeau de Lamoricière dans la cathédrale de Nantes la Charité est figurée par une femme du peuple, qui partage son lait

orphelin. C'esi

teuvres de Paul Dubois (1876)

Charité romaine (la) trait d'amour filial raconté par Valère Maxime. — Une Romaine avait été condamnée à être étranglée Le triumvir, n'ayant pas le courage d'exécuter la sentence, résolut de la laisser mourir de faim. Mais il

permit à la fille de cette malheu ^ apr^s Faâ[ Dubois

reuse de venir chaque jour dan;»

la prison. Or celle-ci nourrissait sa mère de son lait — D'après Festus, Cimon et sa hlle Fera seraient les héros de cette histoire, qui s'intitulerait alors la Chanté grecque. Parmi les nombreuses représentations de cette scène, rappelons : une peinture antique et divers tableaux du Parmesan (Naples), du Fiammingo (villa Albani), etc., une toile de Benedetto Crespi (Madrid). Une Charité romaine, du Guide, qui a traité plusieurs fois ce sujet, est au musée de Marseille. Un autre tableau de ce maître est à Gènes. Une copie supposée du Guide est au musée de Cologne. Un tableau de Gérard Honthorst, sur ce sujet, est au musée de Munich. On peut citer encore, parmi les artistes qui ont traité ce sujet, Bachelier (Louvre), Jules Lefebvre (1864), etc.

Charité (hôpitaux de la), à Paris. Plusieurs établissements hospitaliers de Paris ont reçu ce nom. Le plus ancien est celui qu'avait fondé, au faubourg Saint-Marceau, Marguerite de Provence, veuve de Louis IX. II fut abandonné au siècle suivant et transformé en habitation particulière. En 1559, un philanthrope, Nicolas Houel, marchand apothicaire, obtint du roi l'autorisation d'y installer une maison de charité pour des orphelins qui y seraient élevés dans l'étude de la pharmacie, afin de pouvoir administrergratuitement des médicaments aux pauvres. L'institution prospéra pendant une cinquantaine d'années ; après quoi, Henri IV fa transforma en hôpital pour les officiers et soldats blessés^ Lorsque Louis XIII créa l'hôpital de Bicêtre pour cette catégorie de malades, la maison de la rue de l'Arbalète fut concédée à une communauté de femmes, sous le vocable do Sainte-Valère, et finalement fit retour à l'Hôtel-Dieu. Les bâtiments devinrent, au cours du XIX* siècle, le siège de l'Ecole de pharmacie ; enfin, sur leur emplacement s'élève l'Institut agronomique.

Une autre maison de la charité avait été créée, en 1519, par François I", pour donner asile aux pestiférés ; mais cette idée fut abandonnée avant que les bâtiments, trop coûteux, fussent achevés.

L'hôpital de la Charité, qui subsiste encore aujourd'hui, doit son origine à Mario de Médif^is, qui, en 1602, fit venir de Florence des reliLMCiix liusDitali<;rs et les établit dans

Pères). Cetétàblisseiii.n; -ii,,,. ,

autre maison de la m6iiu; i .i.., i-.i,

chapelle Saint-Père, qui fut alor;

la Révolution, l'hôpital prit le nomd'- hosp

et la chapelle fut transformée i

iourd'hui, ello est le siôgo de l'Académie de médecine <

l'hôpital de la Charité est situé rue Jacob.

Rappelons, enfin, qu'au moment de sa fondation, en 177 l'hôpital Necker porta pendant quelque temps le no: d'.i hospice de la Charité «.

Charité (La) ou Charité-sur-loire (La), ch.

nspicec I de la I

quelques travées du bas côte Norl de style bourguignon , datent du XII' siècle. Quelques débris du cha teau et des remparts du xiv" siècle — Le canton a 14 comm. et 14.130 hal — Bistoire. La Charité doit son on ine au célèbre prieuré Notre Dame e l'ordre de Cluny, qui y fut fonde n 1052 et de qui relevaient une cin iiantaine de prieurés, tant en France " ' int les guerre:,

îtants formaient un parti puissant Arme» J La Liai t

; prise et reprise plusieurs fois oar

; troupes des deux partis et pr6<-a ue ruinée Les remparts furent démantelés après Les troubles de la Ligue

Charités (ka) n. f. pi. Nom générique des déesses de la Grâce, chez les Grecs. Elles étaient hllcs de Zeus et d'Eurynomé, suivant les uns dHelios et d -Eglé sui vaut les autres.

des divinités : Zeus i Hêra, Apollon, Dionysos, Aphrodite. (Comme les Muses, elles présidaient à la musique.) — Une Charité.

— Encycl. Le nombre et le nom des Cha-

gine, suivant les pays.

Peu à peu l'on s'accorda à se figurer un groupe

Charités, qu'on

t Euphrosyne,

), Aglaé. C'est ainsi que se les représentaient les poètes et les artistes de l'époque classique. "V. Grâces.

Chariton, romancier grec d'époque inconnue, m postérieur à l'ère chrétienne. Il était d'Aphrodisias, Carie. Il est l'auteur d'un roman intitulé : les Amours Chéréas et de Catlirrhoé. C'est l'histoire d'une jei

X^'ll

Charités (statues antiques [Louvre]).

Chariton et Ménauppe , citoye

ment et d amitie.

Chariton, découvert, allait être ce nalippe accourut se livrer aux l qu'il était le seul coupable. Phali et se borna à les bannir.

CHARIVARI (n

d'Agrigente, ^s de dévouetre Phalaris.

supplice; Mê-

la L

la Nièvre, arrond. et à 28 kilom. de Cosno, )iro , 5.339 hab. {Charitois, aises.) Ch. de f. P.-L.-M. imes. quincaillerie, bonneterie, chaussures, chaux, , sabots, savons ; commerce de grains, bois, fer et

'origine douteuse, qui paraît dater du xiv" s.) n. m. Bruit confus de huées, de sifflets, de casseroles et d'autres objets, que l'on fait devant la porte de certaines personnes dont on désapprouve la conduite.

— Par ext. Bruit quelconque, grand tapage: /.es en/'an?s ai'men/ te CHARIVARI, il Bruit confus d'instruments ; concert qui manque d'harmonie, il Querelle, plaintes, reproches accompagnés de cris : Xantippe faisait à Socrate de continuels CHARIVARIS.

— Cost. Pantalon de cavalier, qui est garni de cuir entre les cuisses et de boutons sur les côtés.

— Jeux. A l'hombre. Réunion de quatre dames dans la main du même joueur : Avoir charivari.

— Mar. V. la partie encycl.

— Techn. Pièce du métier à tisser que fait aller la main gauche de l'ouvrier, et dans le bas de laquelle il fait rouler la navette de la main droite. Il On dit aussi

contre les veufs ou les et contre les maris trompés ; mais il prenait aussi, parfois, le caractère d'une manifestation politique ou sociale. C'est ainsi qu'un charivari en quelque sorte historique troubla, au xviii» siècle, la Provence, après l'arrêt du parlement dans la scandaleuse afi'aire de La Cadière contre le père Girard. (V. Girard.) Pour les charivaris littéraires, v. cabale.

L'usage des charivaris était en pleine vigueur au commencement du XVII" siècle ; le concile provincial de Tours les interdit, sous peine d'excommunication, comme une injure faite au sacrement du mariage. D'autres conciles et des arrêts de parlements multiplièrent cette interdiction. La coutume, néanmoins, se maintint longtemps encore.

— Mar. Dans la marine, le charivari était une sorte do chant improvisé, par leouel les marins s'excitaient quand ils avaient à faire ensemble quelque travail de force. Celui qui menait le charivari pouvait, en toute sécurité, passer en revue les manies, les tics, la vie même de ses chefs et les critiquer âprement. L'usage du charivari a été interdit à bord des navires de l'Etat, à partir de 1826, mais on le retrouve encore dans la marine marchande.

Charivari (le), journal satirique, fondé en 1832, par Charles Philipon. Sous l'inspiration du rédacteur en chef, Louis Desnoyers, des dessinateurs tels que Granville, Daumier, Gavarni, Traviès, Charles Philipon, attirèrent à ce journal, sous le règne de Louis-Philippe, beaucoup de

succès et de procès. Lorsqu'on 1835 la liberté de la

presse fut restreinte, alors la politique fut quelque peu abandonnée, le journal se rejeta sur la caricature sociale. Daumier crayonna sa série de Robert Macaire et ses mordantes satires contre la classe bourgeoise; Gavarni, ses

Taxile Delord, Amédée Achard, Louis Huart, Félix Pyat, Philibert Audebrand, etc. En 1852, une nouvelle évolution devint nécessaire : Cham s'attaqua avec une verve endiablée à toutes les excentricités du moment et continua longtemps sa collaboration. Vint, vers 1858, une brillante période où Vernier, Darjou, Pelcocq, Hadol fournissaient les dessins et Pierre Véron, Henri Rochefort, Albert WolflT, L. Leroy, G. Naquet donnaient le texte.

CHAKrVARIEUR et CHARIVARISTE n. m. Linguist.

— Fig. Qui aime le bruit, l'éclat tapageur, la contradiction bruyante : Aboxit excelle dans te genre que j'oserais appeler charivarique. (E. Scherer.)

CHARIVARISER v. a. Donner un charivari : Charivari- SER une noce, ii On a dit aussi charivarier.

— Intransitiv. Faire un charivari, un grand tapage : On A assez CHARIVARISÉ comme cela.

CHARIVARISEUR (lei(r'), EUSE n. Personne qui cliarivarise, qui prend part à un charivari, qui donne un charivari. Il On a dit aussi charivariste, et charivariedr.

Charizi ou Al Harizi (JehudaBen-Salomon-ben-), rabbin espagnol, né à Xérès, inort en 1235. Il traduisit en hébreu les Séances du poète Hariri, et composa lui-même dans cette langue, en prose rimée, le Takkemoni, où il donne le tableau de la vie et des mœurs des juifs contemporains. Cet ouvrage a été imprimé à Constantinoplo en 1578, et à Amsterdam en 1729.

Charkow, ville de Russie. V. Khabrcw.

charlatan, ANE (ital. ciarlatano ; de ciarlare, parle» avec emphase) n. Personne qui, sur les places et dans les lieux publics, vend des marchandises diverses, et notamment des drogues, avec un grand luxe de paroles emphatiques : Remède de charlatan.

— Par anal, et par ext. Médecin vantard, qui prône à l'excès l'étendue de sa science et l'efficacité de ses remèdes. Il Personne qui, dans un genre qui lcon.|ue, cxjiluite la crédulité publique, la connaissanc 1,1, i ' merveilleux, etc. : Charlatan de ï ( ' '

savie il changer de charlatans. (St-M Qui fait le charlatan, qui pose, qui c II. I i i

Un médecin charlatan, iii race cham \i \ Il Qui est propre, qui est habituel aux i ImiIjIjus l n lun CHARLATAN. Une majesté charlatane

— Encycl. Les vrais charlatans, les types du genre, datent, en Franco, de la fin du xvi" siècle A Pans, devinrent florissants « les triacleui's jurés de l'université de la place Dauhpine», dontTabarinfutle rival heureux. (V.Tabarin.) L'an 1793 fut une belle époque pour les charlatans. Les facultés de médecine ayant été supprimées, il fut permis

à l'art de guérir. Et ce fut tout à coup

pauvre Humanité. Il y 'en eut tant, que l'autorité se vil oldigée de prendre des mesures pour mettre un terme à cet excès de philanthropie : en l'an XI parut une loi réglant l'exercice de la médecine Le charlatanisme faillit en mourir ; mais il n'en fut rien, et les charlatans n'ont pas cessé, depuis, de monter en banc et d'agiter leurs grelots. Leur nombre toutefois — nous parlons du charlatan classique, vêtu d'oripeaux flamboyants et adressant à la foule des boniments grotesques — leur nombre diminue de jour en jour, et l'un des derniers charlatans célèbres paraît avoir été Mangin, le fameux marchand de crayons.

Charlatan (le), chef-d'œuvre de Gérard Dov(i652), au musée de Munich. Le charlatan, costumé à l'espagnole, placé sous un parasol, est debout sur une estrade, devant une maison. Il tient à la main son spécifique. Jeunes et

Le charlatan d après Geraid Duv

vieux l'écoutent avec la plus grande attention. Au fond, à droite, Gérard Dov lui-même, la palette à la main, se tient à une fenêtre. Cette jolie composition, la seule peut-être do toute l'œuvre du maître, qui ofl're une scène en plein

Charlatans italiens (les), tableau de Kail Dujardin, musée du Louvre (1657). A droite, devant des toiles dressées contre une maison et à travers lesquelles Polichinelle passe sa tête, un Scaramouche fait la parade sur des planches portées par des tonneaux ; il a auprès de lui une boîte ouverte, remplie de drogues. Au pied de l'estrade, un Arlequin, assis sur un escabeau, joue de la guitare. A gauche se groupent quelques spectateurs. Un âne complète ce groupe de badauds. Au fond s'élèvent des peupliers et des coteaux couronnés de ruines pittoresques.

CHARLATANER v. a. Fam. Tromper, abuser par de belles paroles, à la façon des charlatans : Ne vous laissez pas CHARLATANER. (Acad.) [Peu usité.]

— V. n. Faire le charlatan : Charlataner sur la place publique.

CHAHLATA.NKIUI'] — CHARLES II

n. r. Profoss

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' /( adj. Qui est habituel aux 11 a un cliarlatan : L'empirisme rlqucfois du bon. (Trousseau.)

Inissm') n. m. Hàblorio do charlatan ; liiie pour exploiter la crédulité pu-

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