CHARLES — CHARLOTTESVILLE
fAfrieain (1S60) ; l'Aïeule (1864); le Dompteur (1870), avec Dennerv, la Baronne (1871), avec Edouard Foussier; le
.^,..,...0 -.Zéphiirin Cazamn en Eijiipte
(I87!i); HarahUlsSl); Louis «(«ne (1883); la Bûcheronne (1883); le Trésor du Guébre (1885).
Charles (Emilc-Auguste-Edouard), philosoplle et ad-
Charles-river, I
iôre des Etats-Unis (Etat de Mascomté de Worcoster, qui, après un cours sinueux, se jette dans l'Océan, en formant à sun embouchure une partie du port de Boston. Cours : 93 kil.
CharleSTON, ville maritime dos Etats-Unis (raroline du Sud), à 10 kil. de l'Océan, au fond d'une vaste baie dans laquelle se jettent l'Ashley et le Cooper, environ 55.000 hab., dont plus de la moitié sont des noirs ou des métis. Cette ville, la plus importante do la Caroline du Sud, est le principal entrepôt du commerce des deux Carolines ; elle exporte surtout du coton, du riz, et des phosphates pour amendements agricoles. Charleston possède de beaux édifices (maison de ville, bourse, palais de justice, théâtre, deux arsenaux); les établissements d'instruction y sont nombreux : école de médecine, école supérieure et nombreuses écoles secondaires et primaires.
— Histoire. La ville fut fondée en 1S78 par des colons anglais que suivirent bientôt, après la révocation de l'édit de Nantes, des protestants français, dont les descendants comptent parmi les plus riches habitants de la Caroline du Sud. Lors de la guerre de Sécession, Charleston fut le centre de la résistance des Etats du Sud, et soutint pendant plus de quatre ans les attaques des nordistes (1861-1865); sa prise amena la cessation des hostilités et, bientôt après, la paix. Ruinée par cette guerre, Charleston mit longtemps à se relever.
ChaRLESTOWN, anc. ville des Etats-Unis (Etat de Massachusetts), au confluent du Charles-River et du Mystic. Elle est, depuis 1873, réunie à la ville de Boston, dont elle était précédemment à I kil. Aux environs, champ de bataille de Bunker's-Hill, où se livra, le 17 juin 1775, la première bataille de l'indépendance américame. — Ville Je la Virginie occidentale, dans la vallée de la Shenandoah, affluent du Potomac ; 4.500 hab.
Crarlet (Etienne), général français, né à Dijon en 1756, mort eu 1795. II fit la campagne d'Amérique en 1780,
!a Flore, dans lequel il ra:
1 de soldats malades. Il quii
le reprit quand éclata la Révolu
distingua à la Fluvial à Campo-Pietri, à Rocca-Barbena et fut blessé mortellement â Loano. 11 avait été fait général
Charlet (Nicolas-Toussaint), dessinateur, né et mort à Paris (1792-1845). Au sortir du collège, désireux devenir en aide à sa vieille mère, Charlet accepta un emploi dans une des mairies de Paris. En 1814, il prit part à la défense de la barrière de Clichy. Mais, après 1815, l'humble commis de mairie fut congédié pour ses opinions bonapartistes. Il se décida, alors, à suivre la vocation qui le poussait vers les arts, et.
dès 1817, il entra dans l'atelier de Gros. Ce fut à cette époque que Charlet produisit ses premiers chefs-d'œuvre lithographies, dans lesquels
enthousiasme par les ennemis de la Restauration. Ses lithographies et ses dessins obtenaient du succès. Il contribua, lui aussi, à préparer les espritsà la révolution de 1830.
En I<32, il accompagna lo général de Rigny dans la campagne du siège d'Anvers, dont son crayon reprodu
Charlet réussissait médiocn pelons, toutefois, son Episode de la retraite de Russie (1 séede Lyon), grande toile qui étonnales peintres et frappa vivement la critique ; le Passage du Jihin a Kehl par Moreau, qui pèche, comme la plupart des autres peintures de Charlet, par l'abus des tons bleus et violacés, et le Convoi de blessés faisant halte dans un ravin.
Charlet fut, en 1838, attaché à l'Ecole polytechnique, iO, ile
■ de dessin. De 1838 à 1840,
dessins le Mémorial de Sainle-Uélène, travail qu'il eut le regret de voir détiguror par la gravure.
L'œuvre de Chariet ne comprend pas moins de 1.090 pièces lithographiques et 1.500 dessins. Dans celte foule do dessins, on retrouve, indépendamment du mérite de l'exécution, la mnme variété do pensées, la même finesse et la mi-nie prof.in.li-ur d'observation que dans les compositions litliu^.;ruphi.iiies. Mais celles-ci ont, de plus, l'intérêt que leur lionne l'esprit jeté à pleines mains dans les légendes qui les accompagnent. — Un monument, œuvre du sculpteur A. Charpentier, a été élevé à Paris, en 1897.
— BiBLiOGR. : de La Combe, Charlet. Sa vie, ses lettres (Paris. 1856); Eug. Delacroix, Charlet (« Revue des Deux Mondes •, janv. 1862).
rT-nnd. et à 15 kîlom.
> Il i^onûuent avec la II' 1 Arche à Gisors.
Chakleval, ce
des Andelys, sur 1' Lieure; 1.712 hab.
Filatures de coton , 11
aucun vestige; Engueriaud de Wan^ny y hospice. Avant le xvi* siècle, Charloval se nommait Notonscr-Andelle. Il succéda à la bourgade rom.tine de Noviodunum; il changea de nom sous Charles IX, qui ordonna, en 1572, d'yélover un château, sur les dessins de Jacques Androuet Du Cerceau ; ce château ne fut jamais achevé.
CharLEVAL, comm. des Bouches-du-Rhône, arrond. et à 35 kilom. d'Aix, au pied de la chaîne des Côtes, sur le canal de Craponne et non loin de la Uurance ; 965 hab. Ch. de f. d'Eyguieres à Meyrargues. Céréales, chardons, fourrages, vignes, amandiers, mûriers et abeilles. Moulins. Culture du tabac. Village fondé en 1741 par Charles, prince de Lambesc.
CharlevAL (Charles Faucon de Ris ou Ry, seigneur
1 , ni- irançais, né en Normandie i*n 1612 ou en 1613,
l'.uisen 1693. Doué d'un esprit hn et délicat, il fut
li'M-ché dans lo monde et actiuit une réputation
en écrivant d'un style léger et facile des madri-
„.Lii.v, des quatrains, des épigrammes, etc., qui ont été publiés en 1750, avec des vers de Saint-Pavin. Il passe pour l'auteur de la fameuse et si curieuse Conversation du maréchal d'Hocqumcourt et du P. Canaye. qui so trouve dans les œuvres de Saint-Evremond (Amsterdam, 1761). CharLE'VILLE, ch.-l. de cant. des Ardennes, arrond. et à 2 kilum. de Mézières, sur la Meuse; 17.805 hab. (Carolo-
Charlotte de Bourbon, v. Bodrbon.
commune de Mézières-
uue habitation des
politains, aines.) Ch. de f. Est. Gare Charleville. Cette localité partage avec Mézières lo rôle de chef-lieu de département. Tribunal civil, lycées, écoles normales. Ville industrielle : tanneries, brasseries, fonderies, commerce de charbon de terre, ardoises clouteries, céréales.
Port sur le canal de l'Est. Charleville doit son origine à Charles de Gonzague qui la Ht bâtir en 1606, sur l'emplacement de l'antique station d'Arcs ftemorum. Ses principaux monuments sont : l'hôtel de ville; une église romane; la jolie chapelle du séminaire, et le pavillon pittoresque du moulin. La plac
Charleville est la patrie de l'abbé Dufour de Longuerue, de dom Carpentier et de Dubois de Crancé. — Le canton a 11 comm. et 31.493 bab.
CHARLEVIIiU:, ville d'Irlande (Munster), comté de Cork ; 6.022 hab. Fabrication de cuirs et de couvertures. Ville fondée 00 1661 par C nom. Aux environs, ruines 1 comtes de Cork.
CharLEVOIX (Piorre-François-Xavier dk), missionnaire jésuite et historien français, né en 1682 à Saint- Quentin, mort en 1761 à La Flèche. Parti, en 1720, pour les
i::. ipir .il , n âges aux grands lacs et jusqu'au delta ilii ,1 > a .Saint-Domingue. Il a ensuite colla-
)h 1 ., I , II- Trévoux u et rédigé un certain nom-
lijr i > , ,.^ ,t les plus importants sont : Histoire de
.Su,;,i lj<,ui,:,^uc ,1'aris, 1730); Histoire et description générule de in .\'uuvetle-France (Paris, 1744).
Charlier (Gilles), en latin .ffigidius Carlerius, théologien français, né à Cambrai, mort à Paris en 1473, se distingua
culte de théologie de Paris. II a laissé Sporta fragmentorum (1478-1479).
Charlier, philosophe français. 'V. Gerson (Jean)
CbaRLIEU (lat. Carilocits), ch.-l. de canton de la Loire, arr. et à 20 kilom. de Roanne, sur le Sornin, affluent de la Loire; 5.359 hab. (Charliandins. ines.) Ch. de f. P.-L.-M. Fabriques d'étoffes de soie; filature et tissage de coton, confiseries, corderies, corroiries, huileries. Commerce de planches, de quincaillerie, d'articles du Beaujolais. Restes d'une ancienne abbaye de bénédictins, construite au XII' siècle ; aux environs, le vieux pont dit pont du Diable. — Le canion a 14 comm. et 18.453 hab.
Charlin ou Charly, v. Labé (Louise).
CHARLOT (/o — du nom de Chariot, le bourreau qui exécuta Damiens) n. m. Arg. L'exécuteur des hautes œuvres, il Soubrettes de Chariot, Valets du bourreau.
— Adjectiv. Rusé, malin.
— Ornith. Nom vulgaire du grand courlis. Il Chariot de plage. Alouette de mer.
CHARLOTTE (lof) n. f. Plat d'entremets, consistant en une marmelade de pommes entourée de morceaux de pain grillés et frits, n Charlotte russe. Piaf dans lequel la marmelade est remplacée par de la crème fouettée, et le pain par des biscuits.
Charlotte (archipel et détroit de la Reine-). V. Reine-Charlotte.
Charlotte, ville des Etats-Unis (Caroline du Nord) ; lr,.iOO hab. Papeterie. Aux environs, mines d'or et dépôts d'alluvions aurifères qui furent très riches.
Charlotte de Savoie, fille puinêe de Louis de Savoie et d'Anne de Chypre, née en 1445, morte à Amhoise en 1483. Elle épousa en 1457 le dauphin Louis (Louis XI), malgré l'opposition de Charles VII. Son mari, devenu roi, fit fort peu de cas de cette princesse aimable, intelligente et cultivée, et la tint constamment éloignée
Charlotte de Chypre, fille du roi de Chypre Jean lU, et d'Hélène de Morée, morte en 1487. Elle succéda à son père en 1456, épousa l'année suivante Louis, comte do Genève, se vit disputer le trône par son frère naturel Jacques, et se retira à Rome, oii elle mourut. Elle céda ses droits à son neveu Charles de Savoie.
Charlotte (Marie-Amélie-Auguste-Victoire-Clémentine-LéopoldineJ, ex-impératrice du Mexique, née à Laeken (1840), fille de Léopold I", roi des Belges, et de Louise d'Orléans. Elle épousa (1857) l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche. En 1860, l'archiduc revint malade du Brésil; sa constitution fut aff'aiblie sans espoir de guérison et son caractère s'altéra. La vie de l'archiduchesse en fut attristée pour toujours. En 1864, Maximilien devint empereur du Mexique. En 1866, après les premiers revers, l'impératrice retourne en France, pour demander à Napoléon III de continuer à soutenir Maximilien. Elle échoua; cette déception troubla son intelligence, et. à Rome, où elle se rendit peu après, sa folio devint complète. Elle se retira à Miramar, en Autriche, puis au château de Laeken, près de Bruxelles.
Charlotte (Augusta),
7961817). Kll
1722. Flll
et de Caroline de Brunswick, elle eut beaucoup de la mésintelligence de ses parents. Ayant refusi d'épouser Guillaume, prince d'Oi-ange, clic fut n par son père et enfermée à Windsor. En 1816, mariée au prince Léopold de Saxe-Coboiirg, qi par la suite, roi dos Belges. Cette union scuibl, être heureuse, mais l'infortunée princesse m
Charlotte-éusabeth de Bavière, le nom de Princessa palatine, née a H 1G52, morte à Saint-Cloud en i:
éleoieur palatin du Khin, elle épousa, en 1 671, le frère de Louis XIV, Philippe d'Orléans, veuf de Henriette d'Angleterre.
Ni belle ni gracieuse, elle avait l'apparence masculine, un langage et des manières un peu brusques. Elle était peu aimée à la cour, où son esprit mordant déplaisait. Elle eut une correspondance très étendue.
Charlotte-Klisabeth de Bavière, duohsssa a''Or-
leans (Correspondance de).
Dans ses lettres, écrites avec
Galles, née et de George IV fi'rir
Charlotte-Elisabeth.
En parlant de l'Alle-
crudité, la prin donne sur le règn des détails
rieux. Femme d'un prince français, elle reste Allemande de c
magne, elle dit che: nous. Elle n'est Française que d'exti'rieur. Elle déteste la cour et l'étiquette. Cette disposition la rend cliagrine, sévère pour les gens qui l'eoiourent. Si l'on en croyait ses lettres, la dépravation attribuée à la Régence régnerait déjà dans toute la seconde moitié du grand règne. La corruption commune inspire à Madame une tristesse croissante, à mesure qu'elle y voit entraînés les objets les plus chers de sa tendresse. Sa destinée fut de n'estimer aucun de ceux qu'il était de son devoir de chérir : ni son mari, ni son fils, ni ses petitesfilles. Louis XIV seul fait exception à cette règle.
Madame ne dissimule pas ses antipathies ; elle sait haïr ; elle ne recule pas devant le mot qui lui paraît juste, le mot trivial. Richelieu est pour elle un drôle, un grand poltron, un petit crapaud; pour elle. M»' de Maintenon est le chiffon, la sorcière, la vieille. Mais le plus aigre de son fiel est pour Louvois, qui a fait brûler le Palatinat.
— BiBLioGR. : Correspondance de Madame, duvhesse d'Orléans, trad. de l'allem. par E. Jaeglé (Paris, 1880).
Charlotte (Joachime dk Bourbon), fille de Charles IV d'Espagne et de Marie-Louise de Parme, née en 1775, morte en 1830. Mariée en 1790 à l'infant Jean de Portugal, elle détesta bientôt son mari. Les dissentiments des deux époux aboutirent à une rupture publique, en 1806 : ils avaienteu,cependant, neuf enfants. Charlotte fut l'âme de
loppo
de Jean VI, devenu régent en 1799, et qui finit par l'exiler au château de Quélus. Charlotte le suivit au Brésil, en 1807 : elle eut, à Rio-Janeiro, une cour qui combattitvivement la politique de Jean
epté la 1
velle
demeur.
tiste. Les Certes la déclarèrent déchue de ses à
Elle résista, fomenta une guerre civile, et opf
favori, dom Miguel, à son propre père. Le r
le plus fort, et Charlotte fut enfermée dans
où elle continua à nouer des intrigues jusqu'à ce que
dom Miguel eut obtenu (1828) la régence, à laquelle elle
n'eut d'ailleurs point de part.
Charlotte (Louise-Charlotte de Bodrbon), née en 1804, morte en 1844. Fille du roi François I" des Deux- Siciles, elle épousa par procuration l'infant d'Espagne François de Paule.
Charlotte, une des créations de Gœthe. V. Werthiîr.
Charlotte Corday, drame. V. corday.
CharlOTTENBOURG, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Brandebourg]), sur la Sprée ; 132.385 hab. Sources minérales et bains ; manufacture royale de porcelaine ; fabriques de machines, d'appareils électriques, de papier, de couleurs, de cmrs. .le meubles. Huileries, verreries Iv ili s de peinture sur verre, d'ariilliiM . i de génie, militaire préparât, n ri , . i. . Nombreuses viUas. Château n •. il, résidence de la cour pemlant I . i. , bâti en 1699 et agrandi par li..|< rici" en 1706. Dans le par.-, m m.-..
lée de la reine Louise, f.iimi.- .h- Frédéric-Guillaume III. Ville fondée en 1705 par le roi Frédéric I" en mémoire de sa femme, et pourvu de ses franchises municipales en 1721.
Elle a pris, depuis 1870, un énorme développement industriel et bourg de Berlin.
CharlottenbrunN, bourg d'Allemagne (Prusse [Silésie]), au pied de lEulengebirge; 1.1 60 hab. Sources minérales renommées pour les maladies des nerfs et de la poitrine, connues depuis 1697.
CHARLOTTESVILLE, ville des Etats-Unis (Etat de Virginie), sur le versant oriental des montagnes Bleues, près delà Rivîtana; 9.570 hab. Université fondée en 1817. En
véritable fau-
février 1865, lo général Shoridan défit et prit le général Early dans Cliarloitosvillo, qui était un dos plus grands arsoiiaiix do 1 arniéo sudisto.
CharLOTTETOWN. viliii du Dominion Canadien, cli.-l. do la proviiico d(t I ilo du Pniurc-l'Muuard, au Tond do la baio d HiUnIjoroupli ; 1 1 3Hn huli. l'iaco do guorro dofenduo par [dusiours lurts; [uiri do mer sur et vaste.
CHARLWOODIE (Inu-dl — do Clmrlwood, bot. angl.) n. f.
Bot. .■<>■". du LOKIiYLINE. .
Charly, ih. 1. do cant. de l'Aisno, arr. et à 15 kilom.
do ('li.itr.iu riiirrrv. prfts do la Marne, oL sur son affluent le -Lo canton a laconam.
CHARLOTTETOWN
CIIARNACE
CiiAKi V, -M du Rhône, arrond. et à I3 kilom. do
l.', .11, |.M i:; MH.iio; 973 hal). Vi^Tiobles renommés qui, iit.uh. un u.^L'iÉi.'i.i, uiit eu à souffrir do riiivasion du pliyliùxcia. Ciiituuu du xiii' siôclo ; manoir do la Renaissaiico.
Charma (Antoine), philosophe français, né à La Charité-sur-Loire en i>*oi, mort à Caen en lRfi9. El^ve d(> l'EcoIo norni;il.>. il sadonna -iahord à limsriisnvmvui lihrn.
la plulusujjhii
CHAKM.\N 1 -l'i), ANTE adj. Qui plaît par son esprit, smm . ,t i.i 1^ manières, sa tournure, etc. : Un homme
CHAUMANT. Il Ptciii do chamie, agréatile : Des siles charmants, /m jeunesse est une chose charmante. (Chateaubr.)
— Par ext. Amusant, singulier, bizarre: Ahl il est CHARMANT orc srs /)ro;e/s / Il Désagpéable : Après les im-
porhnry, /" j^'-'->-; le temps €St aUSSÏ CHARMANT que ICS
h.,,r. :.:.-. h m . . rs deux sens, se dit des choses aussi bien
■ qui <
Expr
— Anton. Blessant, choquant, déplaisant, désagréable, ennuyeux, maussade, rebutant, repoussant, révoltant.
Charmant (lk princi:). Jeune prince, beau comme le jour, qui, dans plusieurs contes de fées, surgit à point nommé pour délivrer les jeunes filles persécutées. C'est le chevalier Inévitable des féeries. (Par antonomase, les écrivains désignent parfois sous ce nom un jeune homme beau, riche et amoureux.)
GHARMANTINE n. f. Espèce de cravate que, pendant un temps, les dames ont portée en hiver.
CHARME (du lat. rarpinus, même sens) n. m. Genre de castanéacées-corylées, comprenant plusieurs espèces, répandues dans l hémisphère nord : C'est dans les sols calcaires que les charmes paraisst'ut le mieux se plaire. (Bosc.) Il Bois du même arbre : Le charmk s'emploie beaucoup dans le charronnage et pour le chauffage.
— Loc. ka"m. : Se porter comme un charme, Jouir dune bonne santé, ôtre robuste.
— Encycl. On compte une dizaine d'espèces do charmes, qui croissent soit en Europe, soit dans l'Amérique du Nord, soit dans l'Inde orientale. Le charme commun d'Europe (carpinus betulus) est un arbre dépassant 11 est très répandu en France. Dans les pousse pas à plus de 1.000 s'avance guère au delà du 57*degré de latitude. 11 aime surtout les sols argile -
Los racines du charme sont traçantes, ne senfonçant pas à plus de 0'°,50 de profondeur. Les feuilles soDtd'un vert très agréable.
Les fleurs apparaissent en même temps que les feuilles. Les graines sont très nombreuses et très petites.
Le charme se multiplie ordinairement par semis.
prmtemps de 1 année si vante. Le charme a la pi
Eriété de supporter très bi i taille en toutes saisoi et de prendre toutes les
formes : colonnades, pyramides, candélabres, palissades régulières, berceaux touffus, labyrinthes, etc., dos charmtlles, en un mot. On peut en faire de bonnes haies, des brise-vents ou des abris, dans les jardins, dans les pépinières, etc.
Le bois du charme est blanc, très dur, coriace, d'une densité homogène ; mais, comme son tronc est souvent très profondément cannelé, il perd beaucoup à l'équarrissage. C'est un excellewt bois de travail, fréquemment employé par les charrons et les formiers. On en fait des leviers, des roues dcnL^ronage. des instruments aratoires, des vis de pressoir ou autres pièces exposées à un frottement
pour les formes des chaussures. Comme bois de chauffage et de charbon, il est de première qualité ; ses cendres renferment beaucoup de selsp-de potasse. Enfin, les feuilles du charme, vertes ou sèches, sont recherchées pour l'ali-
talis) est u r de 5 à 6 I
■ i:; ■ ^ ; .LU 1 .M jiiii - .■■■ ■; ^:.. . ■ . i , !■ nrope; Il se propage c Liâmes ou par groll'o sur ce deriiior. Il habite rAmériur <lii Nord. Son bois est propre à une foule d'usages, t i.U.-ment estimé au Canada, qu'on l'y connaît généralei-^iii sous le nom do bois d'or.
CHARME n, f. I.aiides, chaumes, bruyères. (Vieux.) CHARME lu lat. carmen, chant, primitivement chant laL'i'Hi.-. .(111 s.Mf aux conjurations, aux incantations) i
n ployé CHARME. L'antiquité se
ir produire une illusion des l'ordre de la nature : Faire rvait de charmes contre la
des serpents, n Objet, et particulièromont Remède,
sion trompeuse : Tout charmk, meure vemte, se rompt, ec tout ce qui nous enchante s't'vanouil avec nous. (Fléch.)
— Fig. Puissant attrait, grand agrément : Le charmk de la musique, de la poésie, ii Remède, soulagomont : L'amitié est un charme pour les Olessures du cœur.
(Acad.)
— Loc. pop. Que c'est un charme! D'une façon merveilleuse, surprenante do facilité, n On dit moins familièrement et plus c 'rrectoment : C'est comme un charme.
— Sylvie. Arbre do futaie, à la base du((Uol on a, par malveillance, pratiqué une lésion, pour lo faire tomber ou mourir. (On dit arsin, quand cette fésion provient de l'emploi du feu.) Il Lésion faite dans ce but et dans ces circonstances : Amende pour dt^lit du charmr.
— SvN. Charme, coniuratlon. enchantement, ïncanta-
nuisiblu. La >onjuratiun est laction do chasser 1 agent mystérieux du mal ou d'appeler cet agent mystérieux pour en faire. L'enchantement est l'action de soumettre à une puissance magique, ou l'étal do celui que l'on y soumet. Incantation diffère d'enchantement par sa forme toute latine, d'où il résulte qu'il est plus étranger à la langue vulgaire; en outre, il semble plus propre à désigner l'ensemble des opérations magiques. L ensorcellement est l'action môme de jeter un sort, ou d'en recevoir un. Le sortilège comprend l'action et ses suites; c'est une application particulière de l'art de la sorcellerie. Enfin, le maléfice n'est autre chose que le sortilège considéré au point de vue moral ou légal, ou bien c'est ia drogue, le composé matériel fourni par le sorcier pour commettre le crime. ~ Charmes, appas, attraits. V. appas.
— Encycl. Mag. Toute l'antiquité ajouta foi auxcharmes; il en fut de même du moyen âge et des temps qui suivirent. Aujourd'hui, cette croyance subsiste encore entière chez plusieurs peuples orientaux, notamment les Thibétains, les Siamois, et chez certaines populations de la Russie. On la retrouve encore répandue, principalement dans les campagnes, même parmi les nations les plus civilisées.
— Hvpn. Chez les sujets difticilement hypnotisables, il se produit, avant le sommeil, un état do lourdeur et d'engourdissement, qui est Vélat de charme des anciens magnétiseurs. Le sujet, dans ce cas, ne peut ouvrir les yeux, et il est possible de déterminer en lui, par simple affirmation, des hallucinations, des suggestions physiques, telles que paralysies, mouvements automatiques, etc. On fait cesser cet état en soufflant légèrement sur les yeux. Le sujet réveillé se souvient plus ou moins complètement.
CHARME-HOUBLON n. m. Nom commun donné par les agriculteurs du littoral des Alpes-Maritimes à une variété de charme que l'on appelle aussi charmk d'Itamk.
CHARMER v.a. Ensorceler,détourner par des charmes; jeter un charme sur : Certains bergers s attribuent le don de charmer les loups.
— Par anal. Fasciner : Le serpent charme l'oiseau.
— Poéliq. Soulager, diminuer le poids ou l'amertume de : Nous CHARMONS nos ennuis présents par l'espoir d'un avenir chimérique. (Mass.) ii Donner de l'agrément à :
L'oiseau qui chnrme le bocage, Hélas! ne chante pas toujours.
— Fig. Séduire, tenir sous le charme : Les mensonges de l'espérance charmeront toujours les hommes, n Donner un grand plaisir à, être d'un grand agrément pour : Charmer les yeux, l'esprit. L'échec cCun rival nous charme.
— Sylvie. Charmer un arbre. Pratiquer à sa base, par malveillance, une lésion qui doit le faire tomber ou mourir.
— Syn. Charmer, enchanter, ravir. Charmer exprime un plaisir doux, une émotion délicieuse. Enchanter marque un plaisir où la raison joue son rôle et qui tient un peu de l'admiraiion. La vue d'un frais visage nous c/iOï*7ïie; la lecture des beaux vers nous enchante. Ravir, c'est plus que charmer et eJickanter. c'est produire un plaisir extrême, qui transporte et conduit parfois jusqu'à l'extase.
— Anto^. Blesser, choquer, déplaire, désenchanter, heurter, mécontenter, offenser, offusquer, rebuter, répugner, révolter. — Décharmer et désenchanter, en magie.
Charmes, ch.-l. de canton des Vosges, arrond. et à 19 kil. de Mirecourt, sur la Moselle ; 3.61.» hab. {Char7uois, 02565.) Cb. de f. Est. Port sur le canal de l'Est. Pierre à bâtir. Brasserie, distilleries, tanneries, teintureries ; fabriques de vis en fer et d'instruments agricoles. Charmes donne son nom à un important massif forestier du département des Vosges. Vestiges de voie romaine; église ogivale très ancienne, aux vitraux bien conservés. Patrie du chirurgien Malgaigne. — Le canton a 26 comm. et 13.048 h^b.
Charmes, comm. de l'Aisne, arrond. et à 18 kilom. do Laon. pri-s do lOise; 962 hab. [Chai^wis, oises.)
Charmes (Marie-Julien-Joseph-François.dit Francis), publicisie et homme politique français, né à Aurillac (Cantal) en 1848, prit part à la guerre de IS70, collabora au « XIX" siècle » . puis au c Journal des Débats > , auquel il resta attaché depuis 1873, fil une brillanie campagne contre le Seize-Mai, et fut nommé, en IS80, sous-directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et ministre plénipotentiaire. Elu député de Mnraten 1881, il échoua en 1885, devint alors directeur des aflaires politiques, fut réélu député en iS39ot 1893, maiséchouaen 1898. Collaborateur de la - K
Charmes ri:;ii .,
des Deux Mondes >
Marie-.\nne-Xavier), administrateur 11. Il i r ■ -édent, né à Aurillac en 1849. 11 fut <lii M-iat et de la comptabilité au ministère *l ■ N ;[ 1. fi >n publique, de 1882 à 1897, et fut ensuite nommt^ adimnisirateur de la Compagnie du canal de Suez. Ou lui doit une importante publication : le Coynité des travaux historiques et scientifiques (1886), qui lui a ouvert, en 1887, l'Académie des sciences morales-
remarquables rédacteurs du « Journal dos Débats >, où il signait l'u. Gadrikl. Sa santé le força à aller dan» l'Orient et lo Midi cliorcher un climat plus duux, et il s'occupa alors des questions étrangères, coloniales et maritimes. On lai doit plusieurs ouvrages, entre autres : Cinq moi» au Caire et dan* la baase Euiipte (1880) : l'Avenir 'le la Turquie (1883); la Tunisif et la f ri putilaine {lii3); Voyaqe en Palestine (1884) ; Potiiique extérieure et coloniale (188S) ; ia H^furme de la marine (1886) ; i\os fautes (l8 6) ; une Amhatsnde au Maroc (1887) ; Voyage en .Syrie (1 91); l'Egypte (1891J.
Gharmettes (]jF.h), hameau dépendant do la commet à 1 kilom. de Clianibéry (Savoie). J.-J. Rousbcau y séjourna, do 1736 à 1740, chez M"' de Warens, dans une maison qui subsiste encore et qui a gardé une partie do son ameublement du temps.
CHARMEUR, EU8E D. Sorcier, sorcièro ; celui, celle qui emploie dos charmes : Un charmbi^ de serpents.
— Par oxc. Celui, celîc qui séduit par quelque puissant attrait: Vn charmeur rf'/wrnimea. Une CHAUMKCSRdr cœurs.
— adj. Qui charme, qui séduit ; GrAce cbabmklsb.
— Rem. On disait autrefois charmeresne au féminin, et cette forme a été conservée par quelques écrivains.
CharmEY, village do Suisse (cant. do Fribourg); l.iso hab. Centre de la fabrication des fromages dits de Gruyère. Aux environs, ancienne chartreuse de Val-Sainte, fondée en 1295 et supprimée en 1778.
CharmidËS, philosophe athénien, disciple de Socrate, né vers 430 av.J.-C., mort en 404. Après la prise d'Athènes, il fut un des dix magistrats choisis par Lysandro pour gouverner le Pirée, conjointement avec les trente tyrans d'Athènes. Platon a donné son nom à l'un de ses dialogues. — Un autre philosophe grec, do m^me nom, mort vers l'an 50 avant notre ère, fut l'ami de Pbiloo de Larisse, dont il partageait les idées philosophiques et avec lequel il fonda la quatrième école académique.
Charmidès, dialogue de Platon. Ce dialogue entre Socrate, Critias, Charmidès et Chéréphon, est consacré à la recherche d'une définition de la sagesse, que Platon ne donne pas, se contentant do repousser comme insuffisantes toutes celles qu'on lui propose. Ses interlocuteurs soutiennent successivement à Socrate que la sagesse réside : l" dans la mesure et la modération ; 2* dans la pudeur et la modestie ; 3° dans l'accomplissement do nos devoirs ; 4'> dans la connaissance do soi-même. Socrate les réfute tour à tour, et le dialogue aboutit à cette conclus on, que la sagesse est une vertu diflicile à analyser et encore plus à définir, puisque les quatre définitions proposées, bien qu'excellentes en apparence, ne peuvent tenir contre les obje"' — "' -"^- '' - " -
pas
harmidès du maître pour apprendre i
t que la sagesse et surtout pour l'acquérir, n'es la théorie utile sans la pratique.
(/; mil. - dimin. de charme) n. f. Plants de petits charmes : Une botte de chakmillk.
— Par ext. Haie, allée, berceau planté do petits charmes ou d'arbusies touffus formant palissade : Se cacher derrière une charmille.
Cbarmis, médecin marseillais, qui se fixa à Rome vers le milieu du i" siècle de notre ère, sous lo règne do Néron. Il adopta, pour principal agent thérapeutique, l'emploi exclus f des bains froids, et acquit, avec une grande réputation, une fortune considérable.
CHARMOIE {mo-d) n. f. Lien planté de charmes ou Bois où le charme domine, ii On dit aussi cbarmoisb n. f., et charmois n. m.
ChaRMOIS-L'OrguexlleuX, comm. des Vosges, arr. et à 15 kilom. d'Epinal, sur le rupt des Auriers, affluent du Coney ; 1.060 hab. Féculerie, scierie mécanique, tuilerie, verrerie. Ancienne maison des Templiers.
Charmoise (domaine db la), dans lo Loir-et-Cher.
— Encycl. Moutons de la Charmoise. En 1835, Malingié- Nouël eut l'idée de croiser des béliers new-keni (variété de la race dishley) avec des brebis de raco berrichonne, dont les produits furent appelés moutons de ta Charmoise. Ces moutons existent encore, ou plutôt le nom a persisté pour désigner des troupeaux dont les animaux reproduisent.oubienle typenew-Kent, unpeu modifié par l'i ' des condi tiens locales, ou bien le type berrichon.
joye
d'oiseaux grimpeurs, famille des psittacidés, tribu des irichoglossinés, renfermant de petits perroquets ou loris très voisms des trichoglosses, mais ayant ta queue longue et pointu© avec les deux rectrices intermédiaires prolongées. (Les charmosynes habi-
charmosyna papuensis, de
CHARMOT {mo) n. m. Terre cuite pulvérisée, que l'on fait (
des pâtes trop grasses pour en diminuer la plasticué. Syc de ciment.
dans la composition
in — de Charmouth [Angleterre] 4, par Mayer, à l'éts^o liasien d< . (Cette dénomination est adoptéi
CHARMOUTHIEN (fi n. m. Nom donné, on IS d'Orbigny ou lias moyei par de Làpparent.)
CharmoyS (Martin df), sieur de Lanzé, amateur, né an 1605, mort on I66i. Il contracta un çoùt très vif pour les beaux-arts pendant un voyage qu'il lit en Italie, se lia avec les artistes les plus remarquables de son temps, et obtint , par le crédi t du maréchal de Schomberg, dont il était le secrétaire, l'établissement de l'Académie de peinture et de sculpture dont il fui le premier directeur (1648).
ChARNACE (Hercule-Girard, baron de), diplomate français, né au château de Charnacé (Maine-et-Loire) en 1588, tué au siège de Brêda en 1637. Il fut un des ambassadeurs auxquels Richelieu confiait des missions délicates- Il s'acquitta avec succès de celle dont U fat chargé
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