‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 810 sur 956 · CHARNAGE — CHARON · texte numérisé non relu

CHARNAGE — CHARON

auprès de Gustave-Adolphe. Au siège de Bréda, où commandait Henri-Frédéric dOrange, Charnacé du à celui-ci : •t Votre Altesse ferait bien de se retirer. — Si vous avez peur, vous pouvez vous retirer » , répondit Henri-Frédénc. Piqué au vif, Charnacé monte à la tranchée, où il est atteint d'un coup de feu.

CHARNAGE {naf — du lat. caro, camis, chair) n. m. Temps pendant lequel l'Eglise catholique permet de manger (le la viande. (Vieux) : On fait meilleure chère en char- NAGK qu'en carême. (Acad.) ii Impôt perçu, au moyen âge, sur la vente de la viande.

CHARNAGE, famille noble, issue de Saint-Claude, en Franche-Comté. La tige en est Goilladme Chamage, qui épousa, en 1444, Jacquette, fille do Jean de Châtillon, seigneur du Châtillonnais. — A cette famille appartient

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de la

CHARNAIGRE {négr) n. m. Race de chiens lévriers à poils rudes, métis de lévriers et de chiens courants, dont on se sert pour forcer le gibier dans les fourrés et les ronciers.

CHARNAUTÉ (du lat. carnalilas; de camalis, charnel) n. f. Caractère de ce qui est charnel, il A signilié Liens de la chair, parenté, il Plaisirs de la chair. (Vieux.)

CharNAY, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 3 kil. de Mâcon, entre la Saône et la Petite Grosne; 1.907 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Pierres de taille. Vignobles. Commerce de grains et de farines; vins blancs renommés. Distilleries.

ChaRNAY (Claude-Joseph-Dosiré), voyageur et américaniste français, né à Fleurie (Rhône) en 1828. Il commença, dès 1857, avec une mission du ministère de l'instruction publique, la longue série de ses fructueux

yages en Amérique et dans d'autres parties du monde. ' son premier séjour au Mexique, il publia, en collaboration avec VioUet-le-Duc, le bel ouvrage intitulé Cités et ruines américaines (1863, atlas). Puis, après avoir visité, avec ou sans mission officielle, Madagascar, l'Amérique du Sud, Java et l'Australie, les Etats-Unis et le Canada, et publié sur ces divers pays de nombreux articles dans « le Tour du Monde «, il repartit, en 1880, pour le Mexique avec des subventions de l'Etat français et d'un Américain, Lorillard, pour en explorer les anciennes villes. Charnay fit alors, à Tula et à Teotihuacan, àTenenepanco et à Nahualac (dans la vallée de Mexico), ailleurs encore, d'importantes découvertes archéologiques, dont les résultats sont exposés au musée du Trocadéro et dont le récit se trouve dans son ouvrage les Anciennes Villes du nouveau monde (1884). Charnay est, depuis, retourné encore une fois au Mexique et a tenté de faire un voyage en Arabie. On lui doit, en outre, un curieux roman ; une Pnncesse indienne avant la conquête (1888).

CHARNEL, ELLE [néV — du lat. camalis; de caro. carniSj chair) adj. Qui appartient à la chair, à la partie corporelle et sensuelle de l'homme : Appétits charnels. Commerce CHARNEL.

— Fig. Qui ne sent et n'apprécie que les choses physiques et matérielles ; L'homme, devenu tout charnel, ne sait plus admirer que les beautés qui frappent ses sens. (Mass.)

— Copulation chamelle. En T. de théol.. Union des sexes.

— Substantiv. Personne grossière, dont l'esprit est sans élévation : La grandeur de la sagesse qui vient de Dieu est invisible aux charnels et aux gens d'esprit. (Pasc.)

— Anton. Spirituel.

CHARNELLEMENT {nè-le-man) adv. D'une manière charnelle: Connaître une femme charnellement. (Acad.)

— Fig. D'une façon matérielle, grossière,

— Anton. Spirituellement.

Gharner (Léonard-Victor-Joseph), marin français, né à Saint-Brieuc en 1797, mort en 1869. Il assista à l'expédition d'Alger (1830), puis à la prise d'Ancône (1832). Sous la République, il devint membre de l'Assemblée législative (1849). Nommé contre-amiral en 1852, il prit une part brillante au siège de Sébastopol. En 1855, il fut promu viceamiral. Il reçut le commandement en chef des forces navales, lors de l'expédition de Chine (i860). L'année suivante, chargé du commandement en chef des troupes de terre et de mer en Cochinchine, il rit capituler Khoa (1861), puis s'empara de Mythe (1862). U l'ut élevé à la dignité d'amiral, en 1864.

Charnes, ville d'Arméuie. V. Théodosiopolis.

Charnes (conciles de). En 622, Jésor Nécaïn, patriarche d'Arménie, assisté d'un grand nombre d'évèques, présida pendant un mois un concile qui rattacha une première fois l'Arménie à l'Eglise catholique, condamna les acéphales et reconnut la réalité de l'humanité de Jésus-Christ.

En 1330, dans un second concile, les Arméniens se soumirent définitivement à l'autorité du pape, acceptèrent le calendrier Julien et se séparèrent du schisme oriental.

Charnes (l'abbé Jean-Antoine de), littérateur fran-

Boisson, et écrivit les Conversations de la princesse de Clèves, ouvrage d'une crititiue assez fine, et une Vie du Tasse, abrégée de celle de Manso (1690).

CHARNEUX (nei!), EOSE [du lat. camosus; de caro, camis. chair] adj. Qui est principalement composé de chair. (Vx.)

Charneux, comm. de Belgique (prov. de Liège), arr. admin. et judic. de Verviers: 1.903 hab. Fabrication de draps; filatures de laines et foulerios; ancienne abbaye de Val-Diou.

Charnie (La) [lat. Carnicensis ager], ancien petit pays de la province du Maine, actuellement partagé entre Tes départements de la Sarthe et de la Mayenne.

CHARNIER (ni-é — du lat. carnarium; de caro, carnis. chair) n. m. Endroit où l'on garde les viandes salées ou d'autres viandes destinées à fa consommation :

1 gras,

— Par anal. Lieu où sont entassés des cadavres d'hommes ou d'animaux, ii Lieu couvert où l'on déposait autrefois les ossements des morts : Les écrivains publics se tenaient la plupart près des charniers. (Acad.) il Nom que l'on donnait au cimetière des Innocents, â Paris, à cause des vastes charniers qui s'y trouvaient, ii Dépôt d'os exhumés des charniers ou cimetières : Les charniers des catacombes de Paris. Les charniers des Innocents. V. Innocents.

— Galerie autour des églises à Paris, où l'on donn anciennement la communion, aux grandes fêtes.

— Agric. Nom, dans quelques vignobles, deséchalasi fendus, il Botte d'échalas, dans les mêmes localiti'S.

— Chass. Gibecière. Il On dit plus ordinairement carnier.

— Mar. Récipient de forme tronconique, quand il est en bois, et s'adaptant aux formes du navire, quand il est en fer, destiné à contenir l'eau servant à rafraîchir l'équipage en dehors des repas. (Les charniers anciens portaient des tétons auxquels on venait aspirer le liquide intérieur; les nouveaux ont intérieurement des fil robiuet près duquel est attaché, par une . gobelet en fer battu. On appelle encore charnier à lard un récipient dans lequel on met le lard à dessaler. )

— Pêch. Cuve où l'on met l'huile tirée des foies de morue. (On dit aussi foassier.) Il Grand bassin en bois dans lequel on jette les foies de morue dont on veut extraire l'huile.

Charnier (Grand-), sommet des Alpes françaises, dans le dép. de llsère, faisant partie de la crête du Collet; 2.564 m. CHARNIÈRE (du lat. pop. cardinaria ; de cardo, mis, gond) n. f. 'Techn. Pièce métallique en cuivre ou en fer composée de deux parties assemblées au moyen d'une broche sur un axe commun, l'une au moins étant mobile autour de cet axe, afin d'accomplir un mouvement de rotation d'une amplitude variable. Il Charnière universelle ou Genou de Cardan, Appareil au moyen duquel on peut transmettre le mouvement d'un arbre à un autre, quel qu l'angle que ces deux arbres font eni eux. Il Outil du graveu et dure, servant à percer aes traces

— Anat. Se dit quelquefois pou;

ARTICDLATION.

— Archéol. Sorte de grande bourse, de carnier, que portaient les fauconniers et où ils met différents accessoires et ques morceaux de viande pour appâ-

— Conchyl. Partie qui unit les val ves d'une coquille : La charnière Jacques.

— Encycl. Les gonds, les pentures, les brisures pies et doubles, les fiches, les agrafes bouclées, coi rent au même

Charnitre (xv«s.|.

'Âne coquille Sai'

de deux, trois o- ^,: g'*""'""-

ou quatre vis à tête fraisée. Pour bien poser une charnière, il faut faire une entaille de manière que l'angle des battants se trouve dans l'axe de la broche.

ChaRNIZAY, comm. de l'Indre-et-Loire, arrond. et à 27 kilom. de Loches; 1.271 hab. Tuileries et fabriques de chaux, moulins.

CHARNON n. m. Nom servant à désigner chacun des œils de la charnière, à travers lesquels passe la broche qui réunit les lames et leur sert d'axe de rotation, ii Se dit des extrémités du marbre d'une presse typographique ayant la forme de pitons dans lesquels s'adapt' nous du tympan, qui tourne alors comme s'il une charnière.

CHARNU, UE (du lat. caro, carnis, chair) adj. Bien en chair, qui a beaucoup de chair. : Perdrix charnue. Pichegru, quoique peu charnd, était large. ICh. Nod.) ii Formé de chair : Les parties charnoes du corps.

— Fig. Riche en idées, nourrissant pour l'esprit : Tacite me semble plus charnu, Sénèque plus aigu. (Montaigne.)

— Bot. Se dit des parties des végétaux dont le tissu épais et succulent offre une consistance analogue à celle de la chair : L'abricot est un fruit charnu. L'artichaut a un réceptacle charnu.

— Syn. Charnu, charneux. V. chabneux.

— Anton. Maigre, sec, décharné, osseux.

CHARNURE n. f. Constitution, manière d'être de la

chair, des parties charnues du corps : Avoir une charnure fermer molle, sèche, abondante.

ChaRNY, ch.-l. de cant. de l'Yonne, arrond. et à 27 kilom. de Joigny, sur rouanne; 1.494 hab. Ch. def. P.-L.-M. Vanneries. Commerce de vins et de cidres, de blés, de farines, de bestiaux, de volailles, de bois, de laines. —

Lee

ihab.

ChARNY, ch.-l. de cant. do la Meuse, arrond. et à 8 kilora. de Verdun, sur la Meuse ; 426 hab. Ch. de f. Est. Moulin. — (Le canton a 21 comm. et 11.573 hab.) — Il existe d'autres communes du nom de Charny dans les départements de la Côte-d'Or, de la Meuse, de Seine-et-Marne.

Charobert, roi de Hongrie. V. Charles-Robert.

CHAROGNARD {gnar' [gn mil.]) n. m. Nom vulgaire du vautour fauve, que l'on rencontre en abondance dans l'Afrique septentrionale.

CHAROGNE {gn mil. — du lat. caro, chair) n. f. Corps de bête morte abandonné, et qui entre en décomposition.

— Par dénigr. Cadavre humain, il Chair dos animaux.

— Pop. Mot d'injure extrêmement grossier, que l'on applique à une personne vieille et sale, à une femme perdue de mœurs, à un homme pourri par la débauche.

CHAROGNEUX (gneù {gn mil.]), EUSE adj. Qui tient de lacharot^ne : Vaprurs ch arogneuses. (Pare.) n Qui se repaît de charogne : Corbeau charognicux. (Du Bellay.) [Vx.j

CHAROGNIER (gyii-é [gn mil-]), ÈRE adj. Qui vit de cha-

CHAROI (autre forme du mot charroi) n. m. Mar. Embarcation servant aux bâtiments qui font la pêche de la morue à Terre-Neuve.

CHAROKH n. m. Projectile inventé en 1870, adopté en 1873, puis abandonné en 1876, et dont la particularité consisiait dans l'adaptation d'un boulet plein sphérique à l'extrémité d'un obus oblong ordinaire, lequel boulet devait, après l'éclatement, ajouter ses effets de ricochet aux autres effets du projectile.

ChaROLAIS ou mieux Charollais, petit pays de la Bourgogne méridionale, qui correspond à peu près à l'arrondisseineni actuel de CharoUes. Le sol, constitué par des roches primitives ou du lias, est peu ou point perméable et assez abondamment arrosé : ce qui explique la présence de nombreux étangs, dont beaucoup ont été déjà asséchés, et de belles prairies, de vallées. Dans ces prairies, on élève de beaux bœufs qui font la richesse du pays. On cultive dans le Charolais le blé, l'orge, l'avoine, le" seigle.

— Histoire. Le Charolais faisait partie du comté de Chalon, quand il en fut détaché par le duc Hugues IV de Bourgogne en faveur de sa petite-fille, Béatrix, épouse de Robert de Clermont, fils de saint Louis. Le CharOiais, érigé en comté en 1316,.passa à la lamiile ■l'Armagnac, qui le vendit à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, pour 60.000 écus. Réuni à la couronne à la mort de Charles le Téméraire, comme le fief n le plus noble mouvant u du duché de Bourgogne, il fut cédé par Charles VIII -:n 1493, à la maison d'Autriche, qui le conserva jusqu'en 1684, où il fut saisi, par arrêt du parlement de Dijon, au profit du prince de Condé, créancier du roi d'Espagne. Il fut enfin réuni à la couronne en 1771, à la suite d'un échange avec M"' de Sens. Le comté de Charolais co.-.serva ses états particuliers jusqu'en 1751, année où ils furent réunis aux états de Bourgogne.

Charolais, aise, personne née à Charolles ou dans le Charolais, ou qui habite ce pays : Les Charolais. (Quelques-uns écrivent Charollais.) V. bœuf.

— Adjectiv. : Bace bovine charolaise.

— Encycl. Les bovidés charolais constituent une variété de la race jurassique (bœufs femelins, de Fribourg,

remarquables, ils les doivent pour la plus Bcenf charolais

grandepart

aux gras pâturages et au climat doux et légèrement humide de la région d où ils sont issus

Les vaches charolaises n'ont pas de qualités laitières. Le pelage de la race est blanc crème, les cornes sont blanches, les muqueuses de l'œil et des naseaux sont roses.

Charolais (comte dk). V. Charles le Téméraire.

Charolais (Charles de Boukbon, comte de), né à Chantilly en 1700, mort à Paris en 1760, fils de Louis III, duc de Bourbon-Condé, et de Louise-Françoise, dite M"« de Nantes, fille de Louis XIV et de M- de Montespan. Il se distingua en Hongrie dans la guerre contre les Turcs et devint gouverneur de Touraine. Son caractère violent, féroce et débauché, ne tarda pas à faire de lui l'opprobre de la famille illustre à laquelle il appartenait. (Il était petit fils du grand Coudé.) Il fut mêlé aux plus vilaines affaires qu'on puisse imaginer, et les dossiers des archives secrètes de la lieutenance de police sont remplis

Charolles (lat. Quadrigellx), ch.-l. d'à et-Loire, à 45 kilom. de Mâcon, au confluent t et de l'Arconce; 3.705 ha.h. [Charollais, ais

P.-L.-M. Tribunal de 1" instance et

de commerce. Fabriquesde faïence, ^ distilleries, filature. Commerce de bœufs, fer, bols, blé, vins et charbons. A 1 kilom. N.-O. s'étend la belle forêt de Charolles. Eglise Saint-Dizier, reconstruite entièrement en 1867, dansle style roman.

De l'ancien château des comtes du Charolais il reste deux tours rondes du XIV" siècle, abritant l'hôtel de ville et la bibliothèque publique.

Patrie de l'auteur dramatique Jean Bayard. — L'arrondissement a 13 cant., 138 comm., 134.849 hab.; et 11.386 hab.

— Histoire. On fait remonter la fondation de Charolles à l'époque romaine : ce n'était, encore en 1279, qu'une châtellenio. La ville ne prit de l'importance qu'au xiv siècle, quand les comtes du Charolais en firent leur capitale et le siège des états du comté.

CHARON {ka) n.m. Nom propre employé quelouefois comme nom commun, dans le sens de Vieillard sordide et avare, par allusion à Charon, le nocher des enfers.

Charon (ka). Myth. Nocher des enfers dans la mythologie des Grecs, des Etrusques et des Romains. Il était fils del'Erèbe et de la Nuit. Il faisait passer aux âmes des morts, moyennant une obole, les fleuves des enfers, et il ne devait accepter dans sa barque ni les vivants, ni les morts restés sans sépulture. On suppose que le Charon des Grecs est originaire d'Egypte ; en ce cas, il correspondrait au génie égyptien qui conduisait les momies au delà du Nil et du lac Mœris. Charon n'est pas mentionné dans les poèmes homériques. Au contraire, il a été très populaire dans la Grèce classique. Il a été représenté souvent au théâtre et dans l'art. Enfin, il apparaît fréquemment sur les bas-reliefs etleslécythestunérairesd'Athènes.Ily montre une physio-

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