‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 812 sur 956 · CHARPENTIER — CHARRON · texte numérisé non relu

CHARPENTIER — CHARRON

Charpentier (Gustave), compositeur français, né

à Dieuze (Lorraine) en 18b0 Elève duc '^ "

Paris, dans les classes de Pc ssard et Massenet, il remporta le pre mier grand prix de Rome en ' " . publié quelques nulo

s vocales npositio

;fa.t

importantes ■ . La preu

des arbris

Na/ioli, est une c sympho timontale et pittoresque • en cinq parties; la seconde, la \ie du Pûètej dont il a écrit les paroles et la musique, est une symphonie-drame » en trois actes et quatre tableaux. Charpentier a fait exécuter (189S) une sorte do poème symphonique : le Couron neme7ït de la Muse. En 1900 il a donné Louise, opéra-comique

Charpentier de Cos-

SIGNY, ingénieur. V. Cossicny CHARPENTIÈRE ( pan-ti er ) n

— Bot. Genre d'amarantacees renfer:

seaux des îles Sandwich. 'îvn de pavettl

Cbarpey, comm. de la Di me arrond et à 16 kilon do Valence; 1.273 hab. Carrières de marnes bleues d pierre à ciment ; gisements de houille, de ter, de kaohi de sables réfractaires.

CHARPI (subst. partie, de charpir) a. m. Billot i

CHARPIE {pt — subst. partie.

<ie charpù') n. f. Substance qui résulte de l'effilement linge de toile.

— Fam. Vêtements ou Litige en charpie. Viande en charpie.

Vêtements ou Linge très usés, A'iande trop et mal coupée, etc.

— Enctcl. On distingue la charpie brute et la charpie râpée. La première s'obtient par l'erfilement simple, la seconde en râpant directement la vieille toile ou, plus ordinairement, une mèche de charpie brute. La charpie servait autrefois au pansement des plaies et au matelassage des bandagis ; son emploi estaujourd'hui presqui abandonné : on lui préfère, et avec raison, le phile. Cependant, on use encore de charpie renaue antiseptique par l'hypochloritede chaux, le sublimé, l'acide boi ' ou l'acide phénique. La charpie-ouate des Allemands e

Charpi.

ton Ht hi/Jri ndueantiseï

coton brut, bouil

i la soude (

étendue et imîse ; là charpie anglaise, antiseptisées do préfé-

, a. An-

ciennement. El'rilei

CHARPRE (altérât, du lat. carpiiius. même Nom vulgaire du charme et des charmilles.

Charpy (Nicolas), dit Sainte-Croix, français, né à Sainte-Croix (Saône-et-Loire), mort vers 1670. Il fut secrétaire de Cinq-Mars, favori de Louis XIIL Accusé, en 1648, d'avoir contrefait un sceau, il parvint à gagner la Savoie, où il prit le nom de Sainte-Croix, et fut peiidu en effigie. Plus tard, il revint en France, et fut fort bien en cour.

1 CHARQUI {!:!) a. f. Viande desséie blanc d'œuf, pourêtre conservée.

Charquemont, comm. du Doubs, arrond. et à 47 kil. de Montbéliard, non loin du Doubs; 1.701 hab. Fabrication de fournitures d'horlogerie.

CHARQUER (ké) V. a. Dessécher la viande pour la con-

Charras (canal de), petit canal de navigation et de dessèchement de la Charente inférieure, qui commence dans le canton de Surgères, et finit dans le département de la Charente, à Châtras (arrond. d'Angoulême).

Charras, tribu indienne qui vit dans le nord-est de la république Argentine, sur les rives du Hermejo, affluent (le droite du Paraguay. Ces Indiens, à face arrondie, à cheveux gros et noirs, vivent de pêche et font un peu de culture.

Charras (Joseph, baron), général français, né à Montauban (Drôme) en 1769, mort en 1839. Il fifles campagnes d'Italie, d'Egypte, de Syrie (an VI à an IX), de Flandre (1809), de Saxe (1813). Ses convictions républicaines nuisirent à son avancement, sous l'Empire. Mis en disponibilité sous la Restauration, il n'obtint sa retraite qu'en 1825.

Charras (Jean-Baptiste-Adolphe), militaire et homme politique, fils du précédent, né à Phalshourg en ISIO, mort à Bâle en 1865. Polytechnicien, il combattit sur les barricades en 1830. Lieutenant d'artillerie en 1833, il se lia avec Carrel et écrivit au «National ". Envoyé en Algérie, ses qualités d'administrateur, sa bravoure, aitirèreiit l'attention de Bugeaud et du duc d'Aumale. En 1848, il devint lieutenant-colonel. Elu représentant du Puy-de-Dôme à la Constituante (1818), il reçut le sous-secrétariat d'Etat à la guerre et exerça pendant six jours (11-17 mai) les fonctions de ministre intérimaire; il aida Cavaignac à réprimer l'émeute de Juin. Réélu à la Législative en 1819, il vota contre l'expédition de Rome. Au Deux-Décembre, il fut emprisonné, expulsé à Bruxelles, rave de l'armée en 1852. Il mourut en Suisse, en 1865. Eu exil, Charras travailla à une grande Histoire de la catnpatjne de 1815: Waterloo (1857), où il montra, avec beaucoup de pénétration critique, comment la décadence du génie de Napoléon entraîna la France au désastre. Il avait aussi préparé les matériaux d'une histoire de la guerre de 1813 en Allemagne.

CHARRASSON n. m. Dans certains départements, Echalas soutenant les ceps de vigne.

CHARRÉE {cha-rè — du bas !at. citiernta, même sens) n. f. Agric. Cendres lessivées. Il Cendres de bois employées

pour faire la lessive du linge, ii Résidu des soudes brutes soumises au même traitement que les cendres.

— Pech. Larve d'insecte qui sert d'appât. (Se dit particulièrement des larves de friganes.)

— Encycl. Agric. Les cendres lessivées renferment du carbonate de chaux en quantité notable, et du phosphate de Lliau\ en (quantité variable, mais généralement sullisante pour qu on puisse les utiliser en agriculture comme engraia phosphaté. Cette utilisation ne présente de réel avantage que si l'acide phosphorique, acheté sous forme de cendre, revient à meilleur compte que celui qu'où achèterait sous forme de phosphate, et ce n'est pas d'habitude ce qui se produit.

CharRÉTALAI, ville de l'Inde anglaise (principauté de Tiavankor), ch.-l. de district, sur le marigot qui unit ceux de Cochin et d'Aleppi ; 9.230 hab. But de pèlerinage.

CHARRETÉE (cha-re-té) a. f. Charge d'une charrette : i ne cHAKRETBB de bois, de foin, de gens.

— Fam. Grande quantité : Charretée d'or, d'injures.

— Pop Eti avoir une charretée, Etre soûl. CHARRETIER (cha-re-ti-é), ÈRE n. Celui, celle qui conduit une charrette ou un chariot.

— Par dénigr. Personne grossière, ou massive dans son extérieur n Jurer cottttne un charretier, Proférer des jurons nombreux, grossiers.

— Cheval do charrette.

— En T. d'agric, Se dit parfois d'un conducteur de

Gar

e,Il

CHARRETIER {dm-re-li-é), ERE, anciennem. CHARTIER, ÈRE adj. Par où les charrettes peuvent passer : Chemin CHARRETIER. Porte CHARRETiiiRK. Il Voie charretière. Espace compris entre les roues d'une charrette, et qui est ordinairement déterminé par les règlements de police.

CHARRETIN n. m. Petite charrette sans ridelles.

CHARRETON n. m. Conducteur d'une charrette, charreiier. (Vieux.) il On a dit aussi carreton. et charton.

— Se dit pour charretin, dans le midi de la France. CHARRETTE (cha-rèf) a. f. Carross. Voiture à deux

roues, munie d'un brancard simple ou double et de deux ridelles, dont on se sert pour le transport des fardeaux, il Charrette à ' bras. Petite charrettequise traîne à bras.

— Charrette .

anglaise, Voi-

menade, légère, découverte, à deux roues et à un cheval.

— Fig. Afl'aires, intérêts : Bien conduire sa charrette.

— Fam. Avaleur de charrettes ferrées. Grand fanfaron.

— Loc. prov. ; Mettre la charrette (ou la cliatrue) devant les bœufs, Commencer par où l'on devrait finir, n Mieii.T vaut être cheval que charrette. Il vaut mieux conduire les autres que d'être mené par eux.

— Chass. Machine en forme de charrette, dont on se sert pour approcher du gibier sans l'etTaroucher.

— Hist. Pendant la Terreur, les condamnés étaient conduits à l'échafaud en charrette. Il Monter dans la charrette, la fatale rharrette, étaient des expressions entendues de tous et qui signifiaient : Aller à l'écliafatid.

— Enctcl. Carross. 1^^ charrette comporte un plancher, dont les prolongements des brancards forment les bâtis. Ces brancards, en avant du corps de la charrette, sont de longueur suffisante pour permettre d'y atteler le /(

Charrette anglai

ou charretier. La charrette est moins lourde que le chariot, et tourne plus facilement. Elle est munie, en outre de ridelles, de ranchers, de cornes, etc., qui aident â l'assujettissement des fardeaux. La charrette traînée par les bœufs n'a qu'un brancard prenant le nom de timon et occupant la partie médiane du véhicule. Il sert de maîtresse pièce, dans la construction de ce genre de voiture.

ChARRI (Jacques Prévost, seigneur de), gentilhomme français, né en Languedoc au commencement du xvi" siècle, assassiné à Paris en 1563. Ce fut un vaillant capitaine, qui se distingua dans les armées de François !"■, Henri II et Charles IX. Sa force était proverbiale. Boivin de Villars, dans son Histoire des guerres du Piémont, raconte qu'à Crescentino (1524), Cha'rri abattit d'un coup d'épée le bras d'un capitaine de reîtres allemands, bien que celui-ci fût revêtu d'un corselet avec manches à mailles. Il fut le premier maître de camp des gardes françaises (1563); mais, s'étant attiré l'inimitié du colonel général de l'infanterie, d'Andelot, celui-ci le fit assassiner, sur le pont Saint-Michel.

CHARRIABLE (cha-ri-abl') adj. Qui peut être charrié : Vins charriablks et de facile transport. (01. de Serres.)

CHARRIAGE (cha-rl-af) n.m.Techn. Action de charrier, de voiturer : Le charriage est difficile en hiver. (Acad.) Il Prix du transport : Vin qui ne vaut pas le charriage.

— Fig. 'Q-acas, suites ennuyeuses d'une afl"aire. (Vieux.)

— Arg. Mystification. iLNom générique des vols où l'on mystifie un individu pour le dépouiller : Jl existe une foule de modes de charriage ; les plus usités sont désignés sous les noms de vol à l'américaine et de vol au pot. V. charbieur.

CHARRIER (cha-ri-é) n. m. Tochn. Pièce de grosse toile que les blanchisseurs étendent sur le envier où coule la lessive, et sur lequel ils placent la charrée. (Le charrier sert aussi à garnir l'intérieur des cuviers à coulage et empêcher le linge de toucher aux parois et de se salir ou se rouiller.)

— Navig. fl. Ouvrier qui travaille au chargement d'un bateau, ii On dit aussi, par corruption, cakkuyer.

CHARRIER (cha-ri-é ■ aux deux prem. pers. p du subj. : Nous cliarriio porter (

rad. char. Prend deux i de sui

— Par ext. Entraîner, emporter dans son cours : Plusieurs fleuves charrient de l'or dans leur sable. (Millin.)

— Fig. Propager : Les fleuves charrient les idées aussi bien que les marchandises. (V. Hugo.)

— Absol. Entraîner des glaçons : La Seine ne charrie pas tous les hivers.

— Arg. Mvslifier.iiVoler par le charriage.V. charrieur.

— Mar. Charrier de la voile. Se dit d'un navire qui porte beaucoup de voiles. (Les Normands disent carrosser, et les Levantins carrager ; les matelots emploient quelquefois le mot torcher dans le même sens.)

— V. n. Voyager en char, voyager en général. (Vieux.)

— Loc. fam. Cnarrier droit. Se bien tenir, veiller sur ses paroles ou sur ses actions : Louis XI étoit maître avec lequel il fallait CHARRIER DROIT. (Commines.)

— Fauconn. En parlant de l'oiseau. Emporter la proie et ne revenir qu'à la voix, il Se laisser entraîner à la poursuite de sa proie.

Charrier (Marc-Antoine), homme politique français, ardent royaliste, né à Nasbinals, dans le Gévaudan, en 1753, mort à Rodez en 1793. Il fut élu député aux états généraux, en 1789, par le tiers état du Gévaudan. Il tenta ensuite de mettre le département de la Lozère en insurrection, et y organisa des bandes royalistes. Il défit en plusieurs rencontres les troupes républicaines, au pouvoir desquelles il finit par tomber. Condamné à mort par le tribunal criminel de l'Aveyron, il fut exécuté.

Charrier de La Roche (Louis), prélat français, né à Lyon en 1738, mort en 1827. Grand vicaire de Lyon, il fui destitué pour ses opinions jansénistes. Elu par le clergé lyonnais député aux états généraux, il défendit la consiit'ulion civile du clergé. Il fut nommé évêque constitutionnel de la Seine-Inférieure. Mais, repoussant le mariage des prêtres et le divorce, il donna sa démission (1791). Il se réconcilia avec le pape après la Terreur, devint évêque de Versailles et premier aumônier de Bonaparte, dont il lait l'éloge dans des Mandements demeurés fumeux. En 1814, il se rallia aux Bourbons. Il a laissé plusieurs opuscules.

CHARRIÈRE [cha-ri-ér') n. (. Chemin rural où les charrettes peuvent passer, n F.spèce de grand bac, employé autrefois au passage des rivières.

CharRIÉRE (Agnès-Isabelle-Emilie des Totll van Seeros Kerken van Zutlen, dame de), femme de lettres, née à Utrecht (Hollande; en 1741, morte en 1806 à Colombier (canton de Neufchâtel). Elle épousa, en 1766. un gentilhomme vaudois, de Saint-Hyacinthe de Charrière de Penthaz, précepteur de son frère, qu'elle suivit en Suisse, où elle passa presque entièrement le resie de sa vie. Elle se lia intimement avec M"*" de Staël et Benjamin Constant. Elle était jolie, spirituelle, distinguée. Elle a écrit en français, d'une plume élégante et fine, des vers et des récits en prose. Nous citerons d'elle des romans : Lettres neufchâteloises (1784), d'une exquise sensibilité; Caliste ou Lettres écrites de Lausanne (1788), son chef-d'œuvre; Trois femmes (1797), etc., et Becueil de nouvelles et autres écrits (1798), sous le pseudonyme de l'Abbe de Latouh.

CHARRIÈRE(Joseph-Frédéric), fabricant d'instruments de chirurgie et de coutellerie, né à Cerniat (Suisse) en 1803, mort en 1876 à Paris. Il s'établit à Paris et apporta des améliorations considérables dans la fabrication des instruments chirurgicaux et, grâce à son esprit ingénieux, inventif, il a été un aide précieux pour les praticiens.

CHARRIEUR (cha-ri-eur'), EOSE n. Techn. Celui, celle qui lait le charroi de certains objets d'un lieu dans un autre.

— Arg. Celui, celle qui pratique le charriage, n Charrieur à la mécanique. Malfaiteur qui, passant son mouchoir autour du cou d'un individu, l'enlève de terre par derrière

aise. (C'est appelle le coup du père François.)

Charrin, comm. de la Nièvre, arrond. et à 39 kilom. de Neveis, près de la Loire; 1.166 hab. Eglise du xii< s.

CHARROI {cha-ro-a — subst. verbal de charroyer) n. m. Charriage, transport effectué par chariot ou par charrette : De lourds et pénibles charrois, il Prix du transport par charrette ou chariot : Vin qui ne vaut pas le charroi.

— Art milit. (au plur.) Corps de troupes chargé du transport des bagages de l'artillerie d'une armée : Servir dans les CHARROIS. Il On dit aujourd'hui train.

— Féod. Droit de charroi. Droit qu'avaient certains seigneurs d'obliger leurs vassaux à voiiurer le blé, le vin et les autres denrées de la récolte seigneuriale.

— Pêch. Grande chaloupe qui sert, à Terre-Neuve, pour transporter la morue, il On l'appelle aussi sÊBBns.

CHARRON {cha-ron) n. m. Ouvrier qui fait tout ce qui constitue la carcasse des charrettes, des chariots.

— Adjectiv. i .t/aitre ouvrier charron.

— Encycl. Le travail ordinaire du charron peut être divisé en deux parties principales : le corps de la voiture.

: les brancards :s, qui exigent particuli

1 la limonière

des

ù le cil besoin de montrer i habileté.

^^^^fr-

Charron, comm. de la Charente-Inférieure, arrond.

et â 13 kil. de La Rochelle près de l'Océan et de 1 em bouchure de la Sèvre Nior taise; 1.277 hab. (C/mrronnnis aises.) Fabrication de froma ges dits curés. Parcs à moules Château de la Renaissance — Comm. de la Creuse arr et à 38 kil. d'Aubusson près de la Pampeluze, affluent du Cher ; 1.162 hab. (Charron-

Charron (Pierre), écri- l'icrre Charron.

ain et moraliste français, né

t mort à Paris (1541-1603). Il embrassa d'abord la cariêre du barreau, acquit quelque réputation comme avoat au parlement, puis se mit à étudier la théologie, entra

sède do

?int, lin prédicateur renommé. Comblé inéllcos, il résida siiccossivuniont 4 AïfiMi, à Bordeaux, & Cahors, ù Conil oM ■ r:ind vicaire. Ce fut à Bordeaux

iiii.s avec Michel do Montaigne,

• \'U) le plus éminent. On pos- N (1594); le Traité de la »n-

clia-ro-naf) t

. Art, travail, ouvrage I Bois de charron- X ouvrages du charron. (Los principaux le cliêno,rérablo, lo hêtre, le charme.) I cIm-To-ne-rl) n. f. Industrie du charitl'ére do charronnage en co qu'il no ravail môme du charron, mais seulo-

Ghahhoux

"0, ch.-lieu de canton do la do Civray, sur lo Mordanson hab. (CImrlois, oiscs.) Ch. do f.

rharrues, clous ; chaux, mouréales et fourrages. L'abbaye,

rages. L

'i' I !. ; ' I I 1 il ro. Ch.-l. de comté depuis le

X' •■'<■■ •'■ ' iM.| . .11. I,. , \ hircnt réunis : en 989 (violences t;oiiu\' i,.->^ifi. >,. yit.., i>i<*icoiidamnationdosaianichéons); 10»2, 10813. Do 1 églisu abbatiale, il reste une belle tour octogonalo et des débris recueillis on partie par l'église Saint-Sulpico (xii« s.). Vestiges de camp romain, dolmens. — Le canton a 9 comm. et 8.622 hab.

Charroux, comm. de l'Allier, arrond. et à 12 kilom. de Ganuat, eutro la Bouble et la Sioule; 1.153 hab. Fours

CHARROYER {cha-roi-ié — rad. char. Change y en i devant un e muet : Je charroie, ils charroient. Tu ckarruierais. Nous charroierions. Prend un i après l'y aux deux prem. pers. phir. de i'imp. do l'ind. et du prés, du subj. : A'ous churroijions. Que vous charroyiez) v. a. Transporter sur des charrettes ou sur des chars : Charroïer des pierres, du bois.

CHARROYEUR {cha-roi-ieur) n. m. Celui qui fait des transporis par charrettes ou par chars.

CHARRUAGE {clia-ru-nj~) n. m. Agric. Etendue de terre dont la culture peut se faire avec une seule charrue.

— Féod. Droit que les seigneurs, en Champ:

i raison du nombre de

Xr

que ceux-ci possédait

gion située à l'E. de l'Uruguay.

— Encycl- Les Charmas sor

taille, à peau d'un brun olivâti

jadis puissante, aujourd'hui réqui vivent dans une petite ré- - Un, une Chabrda.

des hommes de grande avec la tête grosse, la lace large, les pommeties saluantes et les yeux un peu bridés. Leurs formes sont massives et ils ont un aspect farouche. D'un caractère indomptable, ils ont mieux aimé mourir que de se soumettre aux Européens.

CHARRUE {cha-râ — du lai. carruca, char) n. f. Agric. Machine agricole servant au labourage. V. la partie encycl.

— Par ext. Travail fait avec la charrue; agriculture : Les empires naissent de la charrue, (chateaubr.)

— Particulièrem. Etendue de terrain qu'on peut mettre en valeur avec une charrue : Ferme qui est de deux, de quatre cuarbui^s. (Acad.)

— Pop. Charrue complète. Au piquet, Quinte, quatorze et le pomt.

— Horiic. Cha}^ue, Charrue à main. Charrue des jardins. Nom donné, dans les jardins, à une sorte de ratissoire ou même aux ratissoires en général.

— Pêch. Filetàmanche.en usage dans la basse Bretagne.

— Loc. fam. Cheval de charrue (ou de caiTosse), Homme stupide ou très grossier, ii Tirer la charrue. Faire un travail rude et continu, ii Mettre, Tenir la main à la charrue, payer do sa personne, concourir activement à un travail.

— Luc. PROV. : Mettre la charrue devant les bœufs. V. CHARRETTE. Il C'est une charrue mal attelée. Se dit d'une entreprise dirigée par des associés qui ne s'entendent pas.

— Encycl. Les parties essentielles de la charrue normale sont : le contre, le soc et le versoir. Le contre découpe la terre dans le sens vertical : c'est une lame d'acier ou de fer forgé, mais au tranchant aciéré. Le soc la découpe simultanément dans le sens horizontal : c'est une pièce triangulaire de fer, de fonte ou d'acier, dont le tranchant est disposé un peu obliquement, par rapport au plan vertical du corps de la machine. Le soc, se prolongeant et se relevant en arrière, se continue par le versoir, auquel il est fixé. Le versoir, nui est une plaque de fonte

' -" " ' ' ' découpée par le

ou de tôle d'à

retourne la tranche découpée

Coutre, soc et versoir sont fi.xés au bâti de la charrue. Celui-ci se compose du sep. au moyen duquel la machine repose et peut glisser sur le sol ; de Vdge, pourvu de mancherons pour la maintenir et la gouverner; d'une tige ou d'une chiibu- ù laquelle on accroche les traits; enfin, des ,-r"j, n-)ï. nii f.Mii-nt le sep à l'âge. En tfto de l'âge se

..,.. ',./...„• pour

m, ri. hrronsso

régler la profondeur du labour, nt tantôt on bois, tantôt en fonte.

- ' l'inepi

6ce équivalente aux mancherons.

1 i.r.io la pi

is perloctionnéo est une énorme

.'Iki/i.,. .

ant plusieurs bandes de terre à

i.i.i.- i.ar la va

peur ou 1 électricité. Entre ces

lu ont ctc iiiia^'inés, do nianière

à luriiuT

La charn

mobile. U

labour sai

^4UIl .,MlUic..c

ca;;. .: a^.i- .,;ir io i^.a;.. .i. r..,,.

d'une mai

rue dite .

brabaut double

d'un ava

t-train, et elle

est à double corps de travail.

charrue normale, lo versoir ne peut renverser la bande do terre que d'un seul cété, et pour tracer, en conséqr ' deux sillons juxtajiosés, il faudrait, quand on ost ai du champ, revenir à vide au point do départ . brabant double », il sul'tlt, gr&ce à un

prié, de retourner le corps de travail, en lo faisant pivoter autour do l'igo, puis de labourer en sens inverse. On a également imaginé, pour rendre le mémo ser-

doubles dos à dos.

Les types les plus modernes et les plus perfectionnés sont :

la charrue tilbury, pourvue d'un siège

et les charrues po-

uent simultanément plusieurs bandes de terre. La charrue mue par la vapeur

une charrue poly soc et à doubl.

CHARRONNAGE — CHARTERGLE

ministres (sans qu'aucune règle HmitAt son choix), sac tionnait les lois, convoriuait la Chambre des députés

— BiBLIOGR.

A. GrandvoiD

Etudes pratiques et

tht^oriques sur les charrups (Paris, 1874); Max. Ringel-

mann, les Machines agricoles (Pavis, 1887-1890); Alf.Tresca,

le Matériel agricole moderne (Pans, 1893). V. agriculture.

CHARRUYER {cha-ru-ié) n. m. Dans certains départements. Ouvrier agricole chargé de conduire la charrue et son attelage.

Chars (le), ancien petit pays de France (Vexin français), compris aujourd'hui dans le départ, de Seine-et-Oise.

Chars, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 18 kil. de Pontoise. sur la Viosno ; 1.072 hab. Ch. de f. Ouest. Carrières; brasseries de cidre, cressonnières artificielles, moulins, tonnelleries, vanneries. Eglise des xii" et xiv" siècles.

Charsonville, comm. du Loiret, arr. et à 24 kilom. d'Orléans, en Beauce ; 943 hab.

CHARTAGNE {gn mil.) n. m. Retranchement caché

CHARTE (du lat. charta, papier. — On a écrit autrefois chartrk) n. f. Ecrit authentique, destiné à consigner des droits ou àrégler des intérêts : Les cbx-rtes d'une commune.

— Charte vidimée. Charte reconnue authentique, celle à laquelle on avait mis le visa ou vidimas. tl Chartes apennes. Pièces que l'on délivrait pour tenir lieu de titres perdus par accident, il Charte prestaire. Acte en vertu duquel un propriétaire cédait l'usufruit de quelque fonds à certaines conditions, n Charte précaire. Acte par lequel le futur usufruitier demandait cette cession, il Chartes paricles, Celles dont on faisait autant de copies semblables qu'il v avait de parties contractantes. (Ces copies furent d'abord faites sur des feuilles de parchemin isolées; mais, par mesure de précaution, on adopta bientôt l'usage de les détacher d'une même feuille, afin qu'elles pussent se servir mutuellement de contrôle.) ii Charte-partie, Acte détaché d'un registre dont un fragment restait adhérent au registre, et qui était ainsi partie ou divisée. (On donne aujourd'hui ce nom à un acte par lequel on loue, on atfrète un navire) : Les CHARTES-PARTIES doivent être rédigées par écrit et faites doubles. Il Chartes dentelées, CAarfesondu/^es, chartes-parties dont les bords étaient coupés en dents de scieou ondulés.

— Charte bâclée^ La charte de 1830. V. partie encycl.

— Charte lapidaire. Titre inscrit sur la pierre.

— Ecole des chartes. Ecole fondée à Pans en 1821, pour l'étude des monuments de l'histoire nationale. V. école.

— Politiq. Acte d'un souverain, servant de base à la constitution du pays, dont elle constate les privilèges et les libertés : La charte de Louis XVIU. La charte rft? Jean sans Terre.

— Fig. Loi, règle fondamentale : Les lois de la nature, c'est la charte de l'univers. (Cl. Tillier.)

— Trésor des chartes. On appelait ainsi le dépôt des archives de la couronne de France. V. chartrier.

— Encycl. Diplom. Au moyen âge, ou entend par charte ou chartre {charta, chartula) tout écrit authentique destiné à consigner des droits ou à régler des intérêts. Dès le xvi' siècle, le mot s'applique plus spécialement aux documents du moyen âge. La critique des chartes a été créée par dom Manillon, dans son De re diplomatica {\G&}). La teneur d'une charte solennelle et complète comprend lo protocole initial (invocation, suscription. adresse, salut), le fex/e (préambule, notifîcarion, exposé, dispositif, clauses finales), et le protocole final ou eschatocole (date, apprécation, signes de validation).

— Politiq. Voici les chartes politiques les plus célèbres : Charte constitutionnelle, octroy-e au peuple franchis

le 4 juin 1814, par Louis XVIIL L'organisation sociale pt adniinisuMiivo établie depuis 1789 fut conservée; I. ■ ils Wlll >:i. ht seulement \3l conscription ei\e% droits ,; i!. du reste, remplacés bientôt par le recru-

' nti-} butions indirectes. Le régime politique

li 1 ; :; i" svstème anglais. Le pouvoir législatif U Chambre des pairs, désignés par le roi , et à la Chambre des députés, élus par les ciioyens qui payaient au moins 300 francs d'impôts. Les membres des deux Chambres no recevaient pas d'indemité. Le budget était voté par la Chambre des députés,

['tSred;^;,

les lois par les deux Chambres. Le roi nomn

M, mancheron; R, chertUe ii'alt<-lage: E. <ep; S ,. —3. Tilbury automobile: — ..Du d'après une pierre gravée; —1. Ancienne («^-gyptienne;

condiindiquaitaucune la' revision de la Constitution.

charte de

1814. Faite rapidement par la Chambre des députés, laquelle n'avait, d'ailleurs, aucun mandat pour une telle œuvre, cette charte, que l'eu qualilia charte bâclée, fut signée et jurée par Louis-Philippe. La censure fut abolie, 1 enseignement déclaré libre, et la formule de 1814 : . la religion catholique est la religion de France • fut modiliée

ainsi : • est la religion professée par la majorité des

Français •. La Chambre des députés reçut le droit d'élire son président et l'initiative des lois. L'âge d'éligibilité fut abaissé de quarante à trente ans. V. Duguet et Monnier, let Constitutions de la France depuis 1189 (Paris. 1898).

Grande Charte, Charte imposée, le 15 juin I2I5, à Jean sans Terre par les barons anglais révoltés, alliés au clergé et au peuple de Londres. Cet acte, rendu nécessaire par l'arbitraire, les exactions et les injustices des Plautagenets (v. Henri I", Rn bard CŒtR dk Lion, Jea-n sass Terrb), était moins une constitution nouvelle que la confirmation solennelle des vieilles libertés anglaises. La Grande Charte assurait la liberté des élections ecclésiastiques ; garantissait la noblesse contre l'arbitraire royal en matière de succession féodale, de mariage des héritières, etc.. ; confirmait les privilèges des villes: promettait une justice régulière et organisait la cour des Plaids communs ; soumettait la levée des impôts extraordinaires au consentement de l'assemblée des prélats et des barons. Un comité de vingt-cinq barons devait surveiller l'exécution de la charte. Il faut remarquer que l'article relatif an consentement des impôts, qui nous semble le plus important,disparut dès la confirmation de 1216. V. Chartes des libertés anglaises, publiées par Cb. Bémont (1892).

Charte aux Normands, Nom de l'acte par lequel Louis X, roi de France, accorda, en 1315 (à 'Vincennes), auï nobles normands, des privilèges qui furent confirmés et étendus par Philippe de Valois, en I33s. On eut de même la Charte aux Auvergnats ; car le successeur de Philippe le Bel, en présence de la réaction féodale, eut l'habileté d'octroyer des chartes partielles, au lieu d'une charte générale, qui aurait pu fonder en France le régime constirutionnel. Charte -partie. Ce nom vient de co qu'on était dans l'usage de couper en long rorigin.il du traité de louage

d'un navire, dont chacun gardait ' '-" "- -■ '- - "

de diarte-partie au contrat qui règle les conditions du louage d'un navire. Ce louage est appelé ajfrètement sur l'Océan, parce que le mot fret est le prix convenu du loyer; on l'appelle nolisement dans la Méditerranée, parce que ce même loyer y est appelé nalis. {Charte-partie, affrètement et nolisement sont synonymes. Mais, dans l'usage, on ne dresse de chartepartie que pour les atfrètements considérables.)

CHARTERGnE(«ri7A") ou CBARTERGOS (lèr-guis) a. m.

Genre i'iiisectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des ves-

lidés, I guêpes f

vale <

:iales, grises c

Chartei^ue >r. n.-ït ) et s

pointu.

E>-i YCL. Les sept espèces

connues du genre chartergue

h.bitent l'Amérioue centrale ' rayons).

et méridionale: elles construisent des nids papyracés, dont l'enveloppe est faite d'an superbe carton gris lustré, imperméable. Le chartergus c'>artarius, ou guêpe canonnière de Cayenne. fait son nid cylindrique avec un toit pointu où s'ouvre le conduit intérieur qui traverse tous les gâteaux. Le chartergus apicatis.

CHARTERS

CHARTRES

ilus septentrional, se construit un nid e jt d'entrée, et empâtant plusieurs rai ranche d'arbre.

Charters TowERS, ville d'Australie (Queensland), on loin du Burdckin ; 4.600 h. Fonderies do fer, mines d'or.

CRARTIER {ti-é) I

. m. Ancienne forme du mot charretier, qui était encore usitée au xvii* siècle.

ChartiER (Guillaume), évêque de Paris, frère aîné d'Alain Chartier, né à Bayeus vers 1392, mort à Paris en 1472. Il fut l'un des négociateurs du fameux congrès d'Arras(l453), et l'un des juges du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc. Nommé évêque de Paris en 1477, il fut chargé par Pie II de la réformation de l'abbaye de Fontevrault. Il fut, en somme, une noble ligure, digne frère du poète patriote Alain Chartier.

Chartier (Alain), écrivain fran';ais, né à Baveux vers 1394, mort après 1439. Il acquit dès sa jeunesse'une brillante renommée d'orateur et de poète. Le roi Charles VI le nomma clerc, notaire et secrétaire de sa maison, emplois qu'il conserva sous Charles 'VU ; il jouit d'une grande considération à la cour et fut chargé de diverses missions diplomatiques en Allemagne et en Ecosse.

Alain Chartier fut écrivain politique, moraliste et poète. Contemporain de la bataille d'Azincourt témoin de toutes les misères de la guerre de Cent ans il chercha à relever los courages abattus par tant do revers dans le Poème des quatie dames, le Trailé de Vespéi ance le Qaadriloge inveclif, la Ballade de

reux hommage aux Françaises comprend plus de deux mille vers ; le Traité de l'espérance en prose mêlée de vers, est une composition ail du Roman i

dans un but patriotique. Le plu beau livre politique d Alain Ch ir tier est le Quadriloge invectif il y signale avecs^acitélescaus des malheurs de la France et les conditions de son relèvement Ses autres œuvres se composent de poésies : la Belle Dame sans merci; le Lay de Plaisance, te Débat du réveille-matin ; de traités d'enseignement et de morale : le Bréviaire des nobles ; le Curiat (le Courtisan) ; d'écrits politiques : De la haine de la guerre et du conseil de paix; Dialogue sur les malheurs de la France; Lettre sur Jeanne d'Arc, etc. En somme, sa prose, qui imite le style latin, est bien supérieure à ses vers.

Alain Chartier, âme vigoureusement trempée, intelligence haute et droite, plein de foi religieuse et d'amour pour son pays, est une des plus nobles hgures do la lin du moyen âge. D'après une légende racontée par Pasquier, et d'ailleurs infirmée par la chronologie, Marguerite d'Ecosse, première femme du Dauphin, le futur Louis XI, l'ayant vu un jour endormi sur une chaise, s'approcha de lui et lui donna un baiser, • chose dont s'estant quelquesuns esmerveillés . , car Chartier était fort laid, la princesse répondit qu'elle n'avait pas baisé l'homme, mais la bouche dont sortaient « tant de mots dorés .. En 1S98, une statue lui a été érigée à Bayeux.

L'édition la plus complète des Œuvres d'Alain Chartier est celle de Duchosne (Paris, 1617).

— BiBLlOGR. : Delaunay, Etude sur Allain Charli ris, 1876); Gabriel Desclozières, Alain Chartier [h

Chartier (Jean), chroniqueur français (

T(Pa- 97).

l'était pas.

; qu frère d'Alain Chartier. Il par Charies VII, en 1437, historiographe de France, et sa chronique peut être considérée comme l'histoire oflicielle du règne. Comme telle, c'est une œuvre froide et incolore, mais où l'on trouve bien des renseignements utiles. Il fut chantre à l'abbaye de Saint-Denis, en 1445. La date précise de sa mort est inconnue ; elle se place après l'année 1470. La meilleure édition de la chronique de Jean Chartier est celle de Vallet de Viriville (Paris, 1858-1859).

Chartier (René), médecin français, né à Vendôme en 1572, mort en 1654, fut nommé médecin ordinaire de Louis XIII en 1613, et, en 1617, professeur de chirurgie au Collège royal. On lui doit plusieurs ouvrages, dont le principal est la traduction de Galien et d'Mippocrate (Paris, 1639-1679). — Son fils aîné, Jean Chartier, né à Paris en 1610, mort en 1662, fut professeur à la faculté de cette ville et médecin du roi. Son principal écrit est la Science du plomb sacré des sages ou de l'antimoine, etc. (1651), dans lequel il se prononce en faveur de l'antimoine. Il excita contre lui les colères de la faculté, qui le raya de son tableau.

CharTIERS, ville des Etats-Unis(Etat de Pensylvanie), sur le Chartiers, affluent de l'Ohio ; 10.800 hab.

; charrettes, charrues,

CHARTISME [tissm' — rad. charte) n.

doctrines d'un parti politique qui s'est formé vers 1838, en Angleterre, pour obtenir 1 extension des droits de la classe ouvrière, et dont l'origine était dans la déception qu'avait fait éprouver à celle-ci le Reform bill de 1832.

— Encycl. Des comités formulèrent les vœux des meetings populaires en quelques phr vinrent \a.people's charter (la charte du peuple de chartisme. Ce programme peut se résumer en six points ; 1" suffrage à toutcitoyen majeur; 2' égalité des districts électoraux; 3» vote au bulletin secret; 4° session annuelle du Parlement ; 5« éligibilité de non-propriétaires à la Chambre des communes ; 6" rétribution aux membres du Parlement. En 1839, la Chambre des communes refusa de mettre à l'ordre du jour une pétition couverte de plus d'un million de signatures. Des mouvements insurrectionnels s'ensuivirent et, par suite, des condamnations à mort et à la déportation. Cette agitation se renouvela on 1812, et, plus violente encore en 1848, elle fut réprimée avec la même sévérité. Mais, comme la cause du chartisme était encore plus économique et sociale que politique, le nombre do ses partisans diminua peu à peu, à mesure que l'Angleterre entrait dans l'ère de prospérité industrielle et commerciale qui s'ouvrit pour elle à cette époque; et, d'un autre côté, les Ueform bill de 1867 et 1887, ainsi que le Ballot act

,nuid ùlem

de 1872, qm accordèrent au peuple une grande partie de ses revendications, contribuèrent à ramener le calme dans les esprits, qui se rallièrent aux idées des trades' -unions et au système de la coopération.

CHARTISTE((iSS(')n. m. Partisan d'une charte. (S'est dit particulièrement des partisans de la charte de dom Pedro, en Portugal.) ii Partisan du chartisme, en Angleterre. Il Elève, ancien élève de l'Ecole des chartes.

— ENCYCL. V. CHARTISME.

CHARTOGRAPHE (kar — de charte, et du gr. graphein. décrire) n. m. Didact. Celui qui s'occupe de recueillir ou d'expliquer d'anciennes chartes.

— Géogr. On a écrit aussi les mots cartographe, cartographie, cartographique, de la façon suivante ; chartographe, chartographie, chartographiqiie ; mais l'ortographe cartographe, etc., a prévalu.

CHARTOGRAPHIQUE (kar) adj. Qui a rapport à la chartographie : Des travaux chartographiqdes.

CHARTOUÉPIDE (ter) n. f. Bot. Section du genre cen-

CHARTOLOGIE {kar — de charte, et du gr. logos, ducours) a. f. Traité sur l'art de faire les chartes.

CHARTOLOGIQUE {kar) adj. Qui a rapport à la chartologio.

ChartoN (Edouard-Thomas), écrivain

tique français, né à Sens <

en 1890. Avocat et saint-simo:

défenseurs des accusés d'avril et devint, en 1848, secrétaire général du ministère de l'instruction publique, député de l'Yonne à la Constituante et conseiller d'Etat. Préfet de Seine-et-Oise en 1870, député derifonneen 1871, il fut sénateur de ce département, à partir de 1878. Il était membre libre de l'Académie des sciences morales. Charton a fondé le Magasin pittoresque (1833), Vlllustration (1843), l'Ami de la maison (1856), le Tour du monde (1860), et la Bibliothèque des merveilles.

Outre des articles dans des journaux et revues, il a publié : Voyageurs anciens et modernes (1854-1857); Histoire de France illustrée (1859-1860), avec Bordier ; le Tableau de Cébès (1882), etc. Son œuvre de vulgarisation fut surtout, dans sa pensée et dans la réalité, une œuvre de moralisation populaire.

Charton-DEMEUR (M»»), née Anne-.irsê7ie Charton, cantatrice française, née à Saujon (Charente) en 1824, morte à Paris en 1892, commença sa carrière à Bordeaux d'abord, puis à Toulouse. En 1846, elle jouait à la Monnaie de Bruxelles, et c'est là qu'elle épousa le fliitiste Demeur. Elle se produisit ensuite avec succès à l'Opéra-Comique de Paris, à Saint-Pétersbourg, Madrid, New- York, Bade La Havane. En 1862, elle se montrait dans Otello, au Théâtre- Italien (Paris), créait presque aussitôt, à Bade, le rôle de Béatrice dans l'opéra de Berlioz : Béatrice et Bénédict, 'et enfin, amie dévouée du maître, venait, peu après, personnifier au Théâtre-Lyrique la Didon de ses Trogens. Son énergie dramatique et passionnée, son grand sentiment poétique, l'éclat et la puisance de sa voix de soprano lui

personde s Tière

CHARTOPHYLAX {kar, fi-lakss — du gr. khartés, papier, et phulax, gardien) n. m. Dignitaire de l'Eglise de Constantinople, chargé de la garde des chartes, actes et diplômes ecclésiastiques.

CHARTOPTÉR'ïTC [kar, rikss) n. m.

Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébrionidés, tribu des diapérinés, renfermant de petites Charloptéryi

formes métalliques oblongues, vivant (gr. 3 fois),

dans les champignons, en Australie.

(L'espèce type du genre est le charlopteryx planicollis.)

Chartrain, aine {Irin, trén'). personne née à Chartres ou qui habite cette ville. — Les Chartrains.

— Adjectiv. Qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Population chartraine.

Chartrain (pays), ancien pays de France. Il faisait partie de la Beauce. et était surtout compris dans le gouvernement de l'Orléanais ; la capitale en était Chartres. Toutefois, la partie nord et est du pays Chartrain, qui portait le nom de Chartrain français, dépendait du gouvernement de l'Ile-de-France.

Chartran (Jean-Hyacinthe-Sébastien), général français, no à Carcassonne en 1779, fusillé à Lille en 1816. Entré à quatorze ans dans les armées de la République, il se distingua aux Pyrénées, en Italie, sur le Rhin, sauva une division presque entière pendant l'expédition de Russie, combattit vaillamment à 'Waterloo, et fut envoyé en surveillance à Lille lors du second retour des Bourbons, puis traduit devant une commission militaire et condamné à mort. Les habitants de Lille ont élevé un monument par souscription au général Chartran.

Chartran (Théobald), peintre français, ne en 1849 à Besançon. Entré en 1867 à l'Ecole des beaux-arts, où il recul les leçons de Cabanel, il remporta, en 1877, le grand prix de Rome, avec un tableau représentant la Prise de Borne par les Gaulois. Mais il avait débuté au Salon dès 1872, où sa toile le Corps de Mt' Darboij, exposé en chapelle ardente au palais de larchevêché de Paris (1871) avait été remarquée. A son retour d'Italie, Chartran conquit rapidement une sérieuse réputation comme portraitiste et peintre d'histoire. Le Cierge, la Vision de saint François ' ; Vincent de Beauvais et Louis XL à Royaumoni,

" \antant au i

au talent per-

sonnel et délié. Les portraits de Mounet-Sully, de M"' Bei-

chemberg, de Sadi Carnot, de Léon XIII, etc., sont des

pages auxquelles le public a fait l'accueil le plus flatteur.

CHARTRE (du lat. carcer, même sens) n. f. Prison. (Vieux.)

— Tenir quelqu'un en chartre privée. Le séquestrer sans autorité de justice.

— En T. de méd., Nom vulgaire du carreau ou atrophie mésentérique.

CHARTRE (du lat. charlula) a. f. Syn. vieilli de charte.

Chartre-SUR-LE-LOIR (La), ch.-l. de canton de la Sarthe, arrond. et à 30 kilom. de Saint-Calais, sur le Loir ; 1.624 hab. {Chartrains, aines.) Ch. de f. Etat. Filature de coton, fabriques de cire, de clous, de chaux hydraulique, tanneries, moulins à blé et à tan. Commerce de grains, de céréales et de vins. Restes d'un château fort démantelé par Henri IV ; nombreuses habitations creusées dans la colline qui domine le château. Patrie de Touchard-Lafosse. — Le

chartre.

GHARTRERIE n. f. Au moyen âge, corps d'adn

■ille.

les biens appartenant aux pauvres

Chartres, comm. de l'IIle-et-Vilaine, arr. et à 8 kilom. de Rennes, près de la Seiche ; 1.070 hab. Calcaire, kaolin. Kours à chaux ; b'riquetçrie et poterie commune.

Chartres (lat. Aulricum, Camutum civitas), ch.-l. du départ. d'Eure-et-Loir, à 88 kilom. de Paris par les ch. de f. de l'Ouest et de l'Etat, sur l'Eure; 23.182 hab. {Chartrains, aines.) Tribunaux de 1" instance et de commerce, justice de paix ; lycée, école normale d'instituteurs et d'institutrices, bibliothèque, musée, jardin des plantes, hôtel-Dieu. Evêché (sufTragant de Paris). Ch.-l. de la 6" subdivision du 4« corps d'armée. Tanneries, fonderies de fer et de cuivre, construction de turbines, pressoirs, moulins. Fabriques de billards, de chapeaux, de chocolat. Bonneterie, fours à chaux, briqueterie, grand commerce des céréales de la Beauce, de bestiaux et de peaux ; café et pâtés de gibier renommés.

Nord a 20 1. et 23.713

hab.

— Histoire. Chartres, cité des Carnu romaine, avait été un lieu de réunion \enéraient, dit-on, la Vierge mère dai, à la place de la cathédrale actuelle.

Deux fois dévastée par les invasions

; à l'époque pallo-

à la

Armes de Chartres.

de Rolloi

huèrent 1

miraculeuse d'une reliq'ue de la Vierge. Le comté de Chartres appartint aux puissants comtes de Élois, puis il fut réuni au domaine royal par Philippe le Bel (1280). Henri IV fut sacré roi de France dans la cathédrale de Chartres (1594). Depuis Louis XIV jusqu'en 1830, le titre de " comte de Chartres » fut porté par le fils aîné du duc d'Orléans. — Patrie de Fulbert, évêque de Chartres au xi' siècle, des poètes Philippe Desportes et Mathurin Régnier, de Nicole, Dangeau, Félibien, du conventionnel Pétion, du général Marceau.

— Monuments. Chartres est riche en monuments des styles roman, gothique et Renaissance : rien n'égale la magnificence de sa cathédrale gothique, qui, plusieurs fois incendiée, fut reconstruite, vers 1020, par Fulbert;

par le feu du ciel en 1194. Il reste pourtant de cette église romane la crypte, la partie inférieure du grand portail, le clochervieux tonteatier.

La crypte, une des plus grandes églises souterraines qui existent(long.llOm.), est le sanctuaire de la Vierge noire {Notre- Dame Sous-Terre) et des saints Forts ou martyrs du payscbartrain. Elle est bâtie en pierres énormes,

tous les matériaux du monument, des carrières de Berchères (à 8 kil. de Chartres)

l'etfort bénévole de multitudes de pèlerins. L'église gothique, achevée en 1260, emj crypte ses fondations et son plan en forme de croix latine. Cette superbe cathédrale concilie la sobriété des grandes lignes avec une riche ornementation (plus de 1.800 statues). La Vierge du pilier, à l'entrée du chœur, les statues d'apôtres qui ornent les porches latéraux, sont parmi les œuvres les plus parfaites et les plus expressives de la statuaire du xm" siècle. Les vitraux, très bien conservés, datent aussi du XIII" siècle; près de 5.000 personnages y sont figurés. Le clocher neuf {haut. 122 m.), si finement ajouré, est l'œuvre du sculpteur local Jean do Beauce (1506-1514) ; il a été restauré en 1692 par le sculpteur lyonnais Claude Auge. Sept autres clochers autour du chœur sont restés inachevés. A remarquer les bas-reliefs (xvi» et xvii" s.) qui entourent le chœur et, sur le pavage de la nef, un curieux labyrinthe en pierres bleues et blanches.

Mentionnons, parmi les autres églises anciennes de Chartres : Saint-Père ou Saint-Pierre, ancienne abbaye (xm' s.), Saint-Martin-au-Val (xf et xii» s.). Des remparts qui entouraient autrefois la ville il reste la porto Guillaume (xiv s.;, sur les bords de l'Eure.

— BiBLiOGR. : Guillaume Doyen, Histoire de la ville de Chartres, du pays chartrain et de la Beauce (1786) ; Bulteau, Monographie de la cathédrale de Chartres (1850).

Cathédrale de Chirtres

â la

Chartres (Konaud dhI, prélat français, mort & Tours en Mil. Archidiacro do Uoauvais, il fut nommé archov6i|uo ilo Koims on MU. Du fait qu'il sacra Charles VII à Hoims, U prit sur l'esprit du roi un grand omjjire. Il fut nommû chancelier de Franco : une promiùro foison 1425, une seconde fois en MÎ8. Il était hostile à Arthur de Bretagne, et l'histoiro doit lui reprocher do n devoir vis-à-vis de Jeanne a'.\rc prison chancelier de Franco, ni commearchovôciuo de Reims, ^.^ -, ■ métropolitain do Cauclioii , évêijuo do Beauvais.

Chartres (Rol>.Tt-PI,i

CHARTRKS

CIIARTRIKK

niéro. Ed 1132, uno avalanche détruisit l'établissomont. Le prieur Ouiçucs lo lit roconstruiro à l'endroit où il est oncoro aujourd hui. Du xiv» au xvim siècle, lo monastère fut incendié huit fois, notamment on 1562, par le baron des Adrots. A la suite du dernier incendie do 1676, lo général dom Innocent Lo Masson lo fit rebâtir tel qu'on lo ' aujourd'hui. La beauté du site et la facilité i"

fjTir> .inn-^n Tin crran'l nomhrcdevoyageu

Après

do " Koborl It 1 II ;

l'abrogation .1. .^ I..l, '

il servit ré^^ulièroment dans l'armée française, où il fut promu colonel en 1878. En 1880, il fut rayé dos cadres de l'armée, par application du décret rendu contre tous les membres de sa famille. Il épousa, en 1863, sa cousine la princesse Françoiso-Marie-Amélie d'Orléans. 11 a publié des Souvenirs de voyage ( 1869), et une introduction aux Campagnes de formée d'A/njue, ouvrage posthume du duo d'Orléans(1870). CHARTREUSE n. f. Religieuse de l'ordre de Saint-Bruno.

— Couvent de chartreux.

— Par ext. Maison do campagne isolée et solitaire.

— Art culin. A l'origine, sorte de macédoine de légumes. Peu à peu on y a introduit du pigeon, du gibier. On peut citer, comme type de chartreuse, la perdrix aux choux.

— Coram. Luiueur tonique très estimée, qu'on obtient par la distillation do plantes aromatiques qui croissent sur les Alpes, et qui tire son nom du couvent de la Grande-Chartreuse, où on la fabrique. On distingue la chartreuse verte, oui est la plus forte, la chartreuse blanche, qui est la plus faible, et la chartreuse jaune, qui tient lo milieu entre les doux. Il y a aussi un élixir de la Grande-Chartreuse.

— Hortic. 'Variété de tulipe.

— Moll. Nom vulgaire d'une espèce d'hélice.

— Encycl. Hist. eccl. Le nom de chartreuse vient du désert montagneux de Chartreuse, près Grenoble- L'orga-

I des chartreuses est inspirée

transepts. Au fond du transept de droite est la cbap Saint-Bruno, quo décore une fresque du Bor^ogu

ité seulement en 1562 par Amadeo Jacopo délia Porta, c Dans lo transept do gaucho, devant une chapelle poioto i fresque par Daniel Crespi, sont les statues funéraires do Louis lo More et do Béatrix d'Esté, son épouse, dues au ciseau de Solari. Dans le chœur, on remarque des libres do saints, peintes par D. Crespi ; les stalles en bois do chêne sculpté et en marqueterie, ouvrage do Bart. da Pela (1485), et lo maltre-autel surchargé de bas-reliefs, de bronzes et do pierres précieuses. La vieille sacristie, qui s'ouvre sur le transept, contient plusieurs ubleaux et un triptyque

ides!

simplei fondé f

Chartreuse

s brillant deve-

3 une des mer-

celle de San-

pagnons. Aussi les chartreuses sontelles essentiellement caractérisées par la réunion de ces petites habitations ou ermitages, où chaque moine vit, indépendant de son voisin, dans sa petite demeure entourée do son jardinet ; mais l'ensemble des ermitages est relié par un cloître commun, qui conduit à l'église commune et au cimetière. Ce ne fut pas saint Bruno lui-même qui rédigea la règle; elle fut écrite, d'après les mœurs qui s'étaient établies, par Guiguos, cinquième général des chartreux. L'architecture dos chartreux se rossent de l'excessive sévérité de la règle.

S'il est vrai quo l'art pénétra tardivement (au XV" siècle seulement) dans les chartreuses, il y prit, du moins, le loppement. La chartreuse de Pavie veilles du monde. Citons encore, en I Martine à Naples ; en Espagne : colles de Xérès Burgos. Saint Louis fonda une chartreuse à Paris, en 1571 ; lo cardinal Charles de Bourbon fonda la chartreuse de Gaillon. Le monastère chef d'ordre est à la Grande-Chartreuse.

— BtuLioGR. : abbé Lefebvre, Saint Bruno et l'ordre des chartreux (Bar-le-Duc, 1884).

Chartreuse (massif dk la Grande-), massif montagneux de France, situé entre le Rhône, au N.; la trouée de Chambéry, à l'E. ; l'Isère, au S. (Grésivaudan et Cluso de Voreppe) ; les vallées du Guiers-Mort, de l'Hérétang et de la Roise, à l'O. Par leur nature géologique, comme par leur orientation, les quatre chaînons parallèles du massif continuent le système du Jura, car ils se com-

l'Isère, dans le "Royannais et le Vercors. Ces quatre chaînons sont : 1» le chaînon du Granier (1.938 m.), du Haut-du-Seuil (1.903 m.), et du Petit-Som ou Dent de Crolles (2.066 m.), dont les escarpements grandioses dominent la riche vallée du Grésivaudan ; 2" le chaînon do Chamechaude qui possède le point culminant de tout le massif, le signal de Chamechaude (2.087 m.) ; 3-10 chaînon du Grand-Som (2.033 m. i; 4° le chaînon de la Grando- Sure (1.924 m.). L'inclinaison générale du massif est au N. et à l'O. ; toutes les eaux convergent vers le Rhône. Richo en forêts (6.600 hectares) et en pâturages, facilement accessible par voies ferrées et par routes"de terre, de Lyon, de Chambéry, de Grenoble et de Voiion, lo massif de la Grande-Chartreuse est très fréquenté par les touristes, qu'attire aussi la réputation universelle do son monastère. Chartreuse (la Grande-), monastère, chef d'ordre des chartreux, situé sur le territoire do Saint-Pierre-de- Chartrouse, arrondissement de Grenoble (Isère). Il fut fondé, en 1084, par saint Bruno : c'était d'abord une réunion do cabanes érigées entre les chapelles actuelles de Saint-Bruno et de Notre-Dame de Casalibus.VûeégWae^ achevée en 1085, s'élevait sur l'emplî

reçus dans une

hôtello

située

du duc

à la Grande-Chartreuse ; les hommes aile du monastère; et les dames, à qui dite par la règle, sont logées dans un< en face du portail principal.

Chartreuse (la) ou les Chartreux de Dijon, ou Chartreuse de Champmol, établissement fondé à 1 kilom. de la ville, par le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, en 1 383. Les artistes les plus célèbres furent appelés à concourir à l'érection de ce riche monastère, que Philippe avait désigné pour être le " celle de ses descendants. Toutefois, son mausolée et celui de Jean sans Peur, son fils, furent les seuls qui furent élevés. Ces deux mausolées, faits d'albâtre, après avoir été mutilés pendant la Révolution, ont été, depuis, restaurés et transportés au musée de Dijon. Aujourd'hui, la chartreuse est remplacée par un asile d'aliénés. 11 no reste, de l'ancienne église et du couvent, que le portail d'entrée, le portail de l'ancienne église, une tour octogonale et le puits de Moïse, classés parmi les monuments historiques. Le portail de l'ancienne chapelle est décoré d'un grand nombre do figures sculptées par Vyma- ' 'lippe, Claux cfo M

, jadis placé au centre du grand cloître et construit de 1396 à 1399, a T°,15 de diamètre. Au milieu s élève un immense piédestal hexagone qu'entourent les statues de Mo'ise, de David, de Jérémie, de Zacbarie, de Daniel et d'Isaïe.

Chartreuse de Florence (la), située à une lieue environ de la ville, fut fondée, en 1341, par le Florentin Niecolas Acciajuoli, sénéchal de la reine Jeanne de Naples. On croit que l'architecte fut Andréa Orcagna ; mais plusieurs bâtiments sont bien postérieurs. On y voit une magnifique fresque de Jacopo cla Empoli, représentant le Christ au milieu des apôtres; des fresques de Bernardino Poccetti retraçant les principaux épisodes de la Vie de saint Bruno ; diverses autres pointures de Mancini, Sacconi, Orazio Fidani Piero di Matteo; des statues par Ermanno Tedesco, Matteo Tedesco, Pinelli ; un saint Louis, de Luigi Sabatelli, et un saint Jean- Baptiste, de Pietro Benvenuti. Deux peintures â fresque de Cocchi, représentant Adam et Eve et la Résurrection du Christ, décorent l'escalier qui conduit à la chapelle souterraine où sont les tombeaux de la famille Acciajuoli. Le tableau d'autel de cette chapelle est de Cosimo Gamberucci, et les fresques de Poccetti. Dans la salle du chapitre, en admire un Crucifiement, de Mariette Albertinelli ; une Madone, attribuée par les uns à Andréa del Sarto et par d'autres à Puligo; un saint Bruno, de Biliverti ; le mausolée de Leonardo Buonafede, dû à Francesoo da San-Gallo, etc. Le bénitier et la chaire du réfectoire sont l'ouvrage de Mine da Fiesole. Il y a aussi plusieurs œuvres d'art remarquables dans la ma'ison des hôtes ifaresteria), où Charles-Quint demeura (1536) et qu'habitèrent les papes Pio VI et Pie VII.

Chartreuse de Pavie (la), monastère célèbre, situé à uno lieue de Pavie. Jean-Galéas Visconti, seigneur do Pavie, lo fonda en expiation du meurtre de son oncle Barnabe et de ses cousins. L'église, dont il avait posé la première pierre en 1396, fut terminée en deux ans.

Le vestibule est décoré do deux figures colossales de saint Sébastien et de saint Christophe, par Bernardino Luini. De là, on entre dans uno cour de 100 mètres, au bout do laquelle se dresse la façade en marbre de l'église. Soixante-dix statues de saints, soixante médaillons d'empereurs et do rois, des xiv» et xv" siècles, se détachent au milieu de marbres de couleurs.

A l'intérieur, l'église, en forme de croix latine, se divise en trois nefs : au centre du transept s'élève la coupole, remarquable par la hardiesse do ses proportions. La frise est ornée de figures de patriarches, do prophètes et de saints, peintes "à fresque par le Borgognone. De chaque côté des nefs latérales sont sept chapelles décorées de mosaïiiues et de bas-reliofs exécutés dans l'espace de trois sièclûs par la famille des Sacchi ; les principales peintures sont: la Vierge adorant l'enfant-Jésus ;aa Christ en croix; saint Sire; saint Ambroise, par le Borgognone; le Père Eternel entouré d'anges, par le Pérugin, et un tableau d'autel, par le Guerchin. Une très belle grîUe sépare la nef des

en IV., i.ji.j par le Florentin !;■ -

nardu ..,.„.. 'u^.. , l-i i.juvelle sacristie est u.. j

belle Asiunijitinu . l'Andréa .Solari, terminée par Camiu.

C'est de cette Chartreuse quo François 1*' captif écrivit à sa mère, le soir même de la bataille de Pavie, une lettre restée célèbre.

Chartreuse de Parme (la), roman de Henri Beylo (Stendhal), publié en 1839. Le héros du livre est Fabrice del Dongo ; sa vie aventureuse sert de canevas à des études psychologiques du plus haut intérêt qui font pénétrer dans l'intimité même des mœurs italiennes. Le fond du roman est la peinture d'une petite cour. Parmi les personnages, citons en première ligne la charmante duchesse Sanseverina : c'est l'essence même de l'Italienne, avec sa légèreté spirituelle, son manque de préjugés, son cœur â cases multiples ; c'est la femme qui croit que la passion excuse tout, et qui sait que sa séduction, ses grâces et ses gentillesses lui feront pardonner ses fautes et même ses crimes. A côté d'elle, se place son amant en titre, le comte Mosca, homme d'Etat et courtisan à qui il faut une adresse prodigieuse et une absence totale de scrupules pour se démêler de toutes les intrigues de la cour do Parme. Puis viennent le prince Ranuce, qui joue au Louis XIV, le fiscal Rassi, le jeune prince héritier avec ses sournoises rancunes, la comtesse Raversi, le diable fait femme. Ferrante Palla, le tribun sauvage, et enfin cette adorable Clélia Conti, créature poétique et sacrifiée, qui est aussi très italienne et mène de front la dévotion et l'amour. Parmi les épisodes célèbres, rappelons la bataille de Waterloo présentée d'une manière bien originale, Fabrice y assistant sans savoir si réellement il a été témoin d'une bataille, et le récit de l'évasion de la citadelle de Parme.

chartreux (/rei!)n. m. Religieuxde l'ordre fondé par saint Bruno, en 1086.

— Poudre des chartreux, Pharm. Kermès minéral.

— Encvci.. Hist. relig. Pour l'histoire do la fondation de l'ordre des chartreux, nous renvoyons à l'article Bruno {saint).

Chartreux (ancien codvent dks), à Paris, fondé par saint Louis. En 1257, le roi avait fait venir de la Grande- Chartreuse dauphinoise cinq religieux qu'il installa à Gentilly; l'année suivante, il leur fit don du domaine, alors en ruine, dit ■ de Vauvert t ou • de "Val-Vert », situé à l'extrémité méridionale du Paris d'alors, en bordure de la rue d'Enfer. Les chartreux firent construire leur église par le plus fameux architecte du temps, Pierre de Montreuil. Saint Louis en posa la première pierre, en 1260. Marie de Médicis acheta uno partie du terrain des chartreux pour formel les jardins du Palais du Luxembourg. La principa's richesse du couvent était la suite, en vingt-deux ubleaux, de la Vie de saint Bruno, par Le Sueur, qui est aujourd'hui au musée du Louvre. Le monastère fut supprimé ea 1790. Des rues furent percées sur les limites orientale et

:identale de l'ancien enclos. Au centre, resta l'ancienne -e des chartreux, jardin charmant qui, pendant de années, demeura au milieu de Pans un désert inculte. Pendant la guerre de 1870, on en fit une poudrière à laquelle les troupes de la Commune mirent le feu, le 24 mai 1871. Tout cet espace s'est enfin bâti : deux squares bordés de belles maisons constituent l'avenue de l'Observatoire prolongée, et sur une partie de l'ancien enclos des chartreux s'éFèvent le lycée Montaigne, l'Ecole coloniale, l'Ecole de pharmacie et une clinique de la Faculté de médecine.

CHARTREUX (Ireû) n. m. Chat qui a le poil d'un gris bleuâtre, couleur de la robe des chartreux, ii On dit aussi adjectiv. : Chat chartrkcx.

— Bot. Espèce do champignon qui a la couleur du chat chartreux.

Chartreux (Lks), écart de la comm. de Marseille (Bouches-du-Rhône) ; 7.750 hab. Usine métallurgique, huileries, savonneries, fabrique de pâtes alimentaires. — Ecart de la comm. du Petit-QueviU y (Seine-Inférieure) ; '2.600 hab. Filatures,

Chartreux.

pépin longu

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