‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 811 sur 956 · CHARPENTIER · texte numérisé non relu

CHARPENTIER

nomio do vioillard morose, pensif ot barbu, armé d'une rame, v<.>iu d'une tuoique courte et coiffé d'un bonnol do marin.

l'.jui, uNiii' t st lo Charon ou Cliarun étrusque, dont on

. I I Ml iiicoup do sarcophages. Colui-ià est un

Ml nez crochu, aux uroUlos pointues, au

il est armé d'un maillet, dont il se sert

, iiiios, pour assommer les hommes dans

tront les deux types du Cliaron grec et du Charun étrusque. Le nocher dos enfers , chez Virgile, tient à la

ordide ;

.|.^ Charon (peintiirf

un vieillard menaçant et méchant, à la tnni- 1 tient l'aviron, pousso la barque et malmène i.\ siècles suivants, prédomino dans l'art le type > type étrusque reste populaire à l'amphithéâtre, où 1 esclave chargé d'achever les gladiateurs blessés s avançait armé du maillet ot couvert du masque do Charon.

grec;

1 Rrec).

les divinités fluviales. (1 escalier.)

Charon, citoyen thébain, qui contribua à la délivrance de sa patrie en donnant asile a Pélopidas et à ses compagnons, revenus secrètement à Thèbos pour on chasser les Spartiates (379 av. J.-C).

Charon de Lampsaque, historien grec, contemporain des guerres médiques. Il avait composé une Histoire des Perses en deu.ï livres, une Histoire grecque en quatre livres, une liste des rois de Sparte, un ouvrage sur les origines de Lampsaque. C'est un des logographes pré-

décesseurs d'Hérodote.

Charon ('Viala), général français, né et

; à Paris

brillamment, année même, rva ce poste jusqu'à la à faire partie du Sénat.

Belgique (1832). Il était chef de il fut envc ■ rai

1849. Il fut appelé.

jrec, né à Catane i

;àd'a

Sicile

Heyne. dans s

villes de la Grande-Grèce. Ces lois, rédigé' blissaient une constitution aristocratique. Suivant Diodore, Charondas se tua parce qu'il était venu en armes à l'assemblée, par oubli, mais contrairement à une de ses prescriptions. Quelques fragments do ses lois, conservés par Stobée et Diudore ou autres auteurs, sont d'une authen- •■-*^ douteuse pour la plupart. Ils ont été réunis par Opuscula academica (Gœttingue, 1768).

Charondas (Loys Le Caron, dit), jurisconsulte français, né à Paris en 1536, mort en 1617. Il est auteur de urand toutumier de France, ouvrage encore estimé pour iA..,..„ j. ,■-.:. ..:. français. Il changi

sigi

CHARONIEN, ENNE (ka, ni-in. en') adj. Qui appartient à Charon : La barque charonienne. ii Grottes cliaroniennes , Grottes dans lesquelles règne un air méphitique, et que les Grecs avaient comparées à l'antre qui conduit aux enfers.

CHARONITE (ka — rad. Charon, nocher des enfers) n. m. Esclave romain affranchi par le testament de son maître. Il Surnom donné, après la mort de César, aux sénateurs qui prétendaient tenir leur dignité du dictateur assassiné. (Calpurnia les avait inscrits, par fraude, sur les tablettes do

Charonne, anc. village de la banlieue de Paris, mentionné dès le X" siècle. Sur son territoire fut formé, an xvii» siècle, l'enclos de Mont-Louis, devenu le cimetière du Père-Lachaise. Les ducs d'Orléans y eurent un château, au siècle suivant. De 1789 à 1860, Charonne forma une commune de l'arrondissement de .Saint- Denis. Elle fut alors annexée à Paris, dont elle forme, avec Ménilmontant ancien écart de Belleville, le XX« arrondissement.

Charopan, district de la Russie méridionale (TransCaucasie fgouv. de Koutaïsj); 147.280 hab., sur 3.039 kil. carr. Ch.-l. Ki-irila.

CHAROPE ou CHAROPUS ( 1. m. Genre d'insectes coléop acodermes, famille des malachiidés, renermant de petites formes à élytres avec m appendice Ijasilairo chez les mâles.

fémeî-'^''"°P='8r.8fois).

(Les charopes sont bleu foncé, ou pte onze espèces en Europe, répan i régions cua-"' — ^

1 aiiiiiKil. Les charop siii's Mir divers poissons.)

Charops (rfi Jjie), surnom sous lequel' H tcniplo en Béotie, dans le lieu oii il était sorti des enfers, emmenant avec lui Cerbère. - Troyen, (ils d'Hippasus. {l\ fut tue

par UIv qui viv,

Un des chiens d Actéon.

11" siècle av. J.-C. (Il se prononça contre le

Chef épii

roi de Macédoine, Philippe 'V, ot se déclara pour les Romains, dont il resta constamment l'allié Adèle.) — Son potit-flls, appelé aussi Charops, mort en 157 avant notre ère, Ht son éducation à Rome, puis retourna en Epiro, s empara du pouvoir après la défaite dos Macédoniens, et fut, comme son grand-père, un allié dos Romains.

CHAROSPERME n. m. Bot. Syn. de dkapabnaldie.

Chârost, ch.-l. de cant. du Cher, arrond. et à 24 kilom. de Bourges, sur l'Arnon ; 1.510 hab. Eglise romane, ruines d'un ancien cliilteau fort détruit pondant les guerres do la Ligue. Les ducs de Chârost sont une branche de la maison de Béthune. Us ont pour auteur Louis de Béthuno, auatrième lils de Philippe de Béthuno, comte do Selles et de Chârost. Louis de Béthune, qui servit avec éclat sous Louis XIII et Louis XI'V, obtint, on 1672, l'érection du comté de Chârost en duché-pairie, sous le nom do Béthune-Chârost. Un des derniers représentants do cette branche de Bothune s est fait un nom par sa philanthropie et par ses efforts pour le progros de l'agriculture. (V. Béthune.) — Lo canton a 13 comm. ot 1 3.218 hab.

CHAROTE ou CHAROTTE n. f. Charrette à deux roues.

ot) appli, Palestin

Charou ou Kh.

nom dos Horîm (v.

à ce qui fut plus tard la Palôs'tine prêsqu

Gaza aux sources du Jourdain.

OHAROVAR (mot russe) n. m. Pantalon ample et bouffant, qui parfois chausse les pieds et se pord dans les pantoufles.

CHARPAGNE(jn mil.) n. f. Morceau de bois courbé en forme d'ellipse, dont on se sert pour transporter les pierres """ '""^ attache à ce bâton au moyen de liens croisés.

I Sorte de panier, dans

t de la

CHARPE ou GHARPENNE (pèn — du lat. carpinus, lême sens) n. m. Nom vulgaire du charme. CHARPENTAGE (pan-taf) a. m. Travail de la charpente un navire, ii Etude de la charpente : Cours de charpenharpentier.

TAGE. Il Art

CHARPENTAIRE {p,

m. Nom vulgaire de

CHARPENTE {pant') n. f. Assemblage de pièces de bois ou de métal, que l'on emploie dans les constructions : Charpente de chêne, di fer. ii Art ou action de construire descharpentes. Il Bois de charpente. Bois propre aux constructions.

— Par anal. Réunion d'objets liés les uns aux autres et servant à soutenir un ensemble : Des masses énormes constituent la base et comme la grosse charpente du globe. (Cuvior.) Il Etat d'un ensemble, manière dont ses parties sont liées entre elles : La charpknte du visage, ii Se dit particulièrement du squelette de l'homme et des animaux vertébrés : L'dpine du dos sert de fondement à la charpente*/ corps. (Bufi'.) Il Absolum. et fam., dans le même sens : Avoir la charpente solide.

— Littér. Plan raisonné des parties principales d'une œuvre : Tout bon ouvrage dramatique doit contenir une cuar- PENTE. (Th. Gant.)

— Encycl. La charpente, c'est l'ossature en bois, en fer ou en fonte, de toutes les constructions fixes ou provisoires. Ces matériaux constituent, lorsqu'ils sont assem-

arbaWlr ;ag? • -^^ .''""'' 0, chSneaul. — 2. Éil'fer [a. arbalétriers; 6, bielles; c, cordes ; d. plaques ; e, cbappes ; f, poinçoo).

blés suivant certaines règles, un ensemble sur lequel on peut appliquer d'autres matériaux d'espèce-i diverses.

Cette dénomination s'applique, en travaux publics : aux ponts en bois ou en métal, aux échafaudages, étais, cintres,

frues roulantes et fixes, écluses, vannages, pertuis, batareaux, fondations, brise-glaco, etc. ; dans les travaux maritimes : à la construction de la carcasse des navires, aux cales de construction et de radoub, jetées, phares, briselames, etc. ; dans les travaux civils : aux escaliers, planchers, combles, murs en pans de bois, bâtis ot supports des machines, roues d'engrenages, roues hydrauliques, etc.

Les formes et les directions à donner aux pièces d'une ossature en charpente varient suivant le but à remplir et les charges qui les sollicitent. i.

Une charpente se divise en travées d'une longueur proportionnée à la résistance des poutres et à la charge qu'elles doivent supporter.

Pour l'établissement des charpentes, il existe des principes que l'on doit rigoureusement observer : 1* reporter les charges sur les points d'appui, soit par des pièces inclinées, soit par des tirants: 2° contreventer avec soin, assurer l'invariabilité du système et éviter pourrait se produire. V. ferme.

-du lat.

toute déformation qu

CHARPENTER (pan— ou lat. p (lira, sorte de char) v. a. Tailler, équarrirdes pièces de lîoi les mettre en état d'être employées aux constructions.

. carpentare; de carpen-

— Par cxt. Tailler, découper d'une manière maladroite : Chabpkntkr une viande, un blessé. (Peu usité.)

— Littér. Tracer le cadre, disposer le plan, cocbalnor les parties de : Charpksteh un drame, un roman.

Intransitiv. Charpenter sur. Frapper vigou

sur : Et de la plus grosse branche il se mil a cuabpentke SLR don Quichotte. (Leroux.)

Se charpenter, v. pr. Etre charpenté : Bois qui ne chabpentent à la hache.

— Fam. Taillader à soi : Se chaepesteb les doigts. CHARPENTERIE Ipan, Hjn.f. Art ou profession du charpentier; an de travailler lo bois pour la charpente.

— Ouvrt^o do charponto, charpentes mises en œuvre.

— Mar. Endroit où l'on dépose les bois do construction sur les ports.

— Archéol. Dans l'ariillerio des xiv et xv> siècles, affût taillé grossièrement en forme d'auge en bois.

CHARPENTBUR n. m. Celui qu différentes parties d'un drame ou

charpente, dispose les l'un roman, du lat. carpeniarius ) n. m.

CHARPENTIER (pan-ti-é -

Artisan qui travaille encharpi

tes pièces, ou qui travaille à la construction ou â la réparation des bâtiments de mer.

— Art milit. Nom ancien des sapeurs d'infanterie.

— Littér. Auteur dramatique, considéré an point de vue de son habileté à dresser la charpente, lo plan de ses pièces, à combiner et à nouer les scènes : // nest pas déjà si facile d'être un habile charpentier. (Alb. Second.)

— Mar. Matelot charpentier. Maître charpentier. Hommes du bord s'occupant de toutes les réparations de» objets en bois. (Ils forment la spécialité de charpentiers calfats, ayant à leur tête un maître chargé. La hiérarchie est la même que pour les autres spécialités.)

— Ornith. Oiseau de l'île de Saint-Domingue, dont le bec est assez fort pour percer en peu de temps les bois les plus durs.

— Pêch. Pêcheur de baleine, qui dépèce l'animal pour en enlever le lard.

— Adjectiv. : Maître, Apprenti charpentier. CHARPENTIER {ti-é) adi. m. Se dit d'un format in-18,

dont un éditeur français, Charpentier, s'est servi pour ssa public^*''^"''

Charpentier (Jacques), médecin et philosophe, né â Clermont en Beauvoisis en 1524, mort en 1571. 11 professa la philosophie au collège de Bourgogne, les mathématiques au Collège de France, et devint médecin de Charles IX. Partisan fanatique d'Aristote, il attaqua avec virulence Ramus, adversaire du péripatétisme, et fut accusé de l'avoir fait massacrer à la Saint-Barthélémy. Ses écrits et ses commentaires sur Aristote sont oubliés.

Charpentier (Pierre), en latin Carpentarius, jurisconsulte français, né â Toulouse, mort en 1612. Il passait pour calviniste, mais servit d'espion à Catherine de Médicis ; il enseigna le droit à Genève, puis à Paris et à Strasbourg. Après la Saint-Barthélémy, il publia une apologie du massacre des protestants. Il devint plus tard doyen de la faculté de droit de Pont-à-Mousson.

Charpentier (François), littérateur, né et mort â Paris (1620-1702). L devint, en 1651, membre de l'Académie française, dont il fut secrétaire perpétuel, et, en 1663, membre de l'académie de Montpellier. Dans la fameuse . querelle des anciens et des modernes » .Charpentier se prononça en faveur des derniers. Il plaida aussi avec chaleur pour les inscriptions en français sur les monuments publics ; mais il discrédita sa cause par le mauvais goût et le ton emphatique de celles qu'il composa. Outre des traductions du grec, on lui doit : Traité de la peinture parlante ; Explication des tableaux de la galerie de Verjai/fes (1684) ; De l'excellence des exercices académiques (1695) ; la Défense de la langue franfaiie(1695); des Poésies, des Discours académiques ; etc.

Charpentier (Marc-Antoine), musicien français, né et mort à Paris (1634-1702). Il fut élève, en Italie, de Carissimi, et, de retour en France, devint maître de la chapelle, fonction que la jalousie de Lulli lui Ht enlever. Il fut appelé à la maîtrise de la Sainte-Chapelle. D a écrit des messes, des motets, et publié plusieurs recueils d' ■ airs à boire ». C'est à lui que Molière, brouillé avec Lulli, demanda la musique du Malade imaginaire, et il composa aussi celle de plusieurs pièces à machines représentées au théâtre du Marais : les Amours de Vénus et Adonis (\il<t); Circé (1675) ; les Fous divertissants (1680) ; la Pierre philosophale (1681). Il écrivit encore la musique de plusieurs tragédies spirituelles jouées chez les jésuites, celle des Amours d'Acis et Galatée, et enfin donna, à l'Opéra, en 1693, une tragédie lyrique intitulée Médée, dont Thomas Corneille lui avait fourni le livret.

Charpentier (François-Philippe),

veur français, m" ' "' '

Il découvrit le me Parmi les quelq^ues planches qu'il exécuta suivant ses procédés, il faut citor la Décollation de saint Jean-Bapliste, d'après lo Guerchin ; Persée et Andromède, d'après Vanloo, etc. Il reçut de Louis XVI, en récompense de sa découverte, le titre de • mécanicien du roi ■.

Charpentier (Jean-Pierre), littérateur français, né â Saint-Priest en 1797, mort à Chantilly en 1878, a été suppléant de Le Clerc dans la chaire d'éloquence latine â la Sorbonne, et inspecteur de l'académie de Paris. Il a dirigé la publication des classiques latins de Panckoncke, et publié des ouvrages, dont les principaux sont : Etudes morales et historiques sur la littérature romaine (1829); Essai sur l'histoire littéraire du moyen <ifle(l833): Tableau historique de la littérature française au xv et au xvi* siècle (1835); Histoire de la renaissance des lettres en Europe au XV si<i<;/e (1843) ; Etudes sur les Pères de l'Eglise (1853) ; la Littérature française au xix» siècle (1875).

Charpentier (Gervais), éditeur français, né et mort à Paris (1805-1871), s'est fait connaître en publiant une collection d'auteurs dans un nouveau format in-i8, désigné sous le nom de format Charpentier. Il avait fondé et dirigé une revue littéraire, le . Magasin de librairie ., dont il changea le titre en celui do\ Revue nationale ., où il publia dos études tant sous son nom que sous le pseudonyme de Georges Bernard.

Charpentier (Hubert), ecclésiastique, né à Coulommiers en 1565. mort en 1650, fonda la congrégation des calvarisies. Y. Bétuarkam, et calvabistes.

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