‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 815 sur 956 · CHASSE · texte numérisé non relu

CHASSE

droit de port d'arme. Il peut être refu-sé diins cas (défaut d'inscription au rôle des contribnlions, entraînant privation do droits civils ou politiques, etc.).

Los préfets fixent par arrêtés l'époquo de l'ouverture et do la clôture do la chasse : ils peuvent retarder la pro^ miéro da ce» daios et avancer la seconde, sur l'avis du conseil général, â l'égard d'une espèce do gibier déterminé (loi du 10 févr. 189S) Ils prennent dos disposition» rclar tivos à la chasso des oiseaux de uassago et déiermiocnt la nomonclaturo des animaux nuisibles pouvant étro détruits entuut temps.

— ViHits. Ua résultent de la vente, transport, colportage de gibier en temps prohibé, do la cha-ssc sans autorisation sur lo domaino d'autrui (braconnage), de I

j pronine, ao la cha-ssc sans auto-

d'autrui (braconnage), de l'usaco

d engins intordit-s (filets, collets, chantcreires, etcl, do la chasse do nuit. Les peines varient suivant la gravité du délit (art. 11 à 27 do la loi do 1844). Los amendes profitent aux agents verbaiisatours et aux communes où le délit est commis. Les parents, tuteurs, maîtres, sont civilement responsables des délits commis par leurs onfanls mineurs, non mariés, domestiques, pupilles, préposés. L action est prescrite trois mois à partir du délit.

- BiBLiooR. : Chez les Grecs, Xénopbon, Arrien, Oppicn, Phœmon le Philosophe. Chez les Latins : Gratius Faliscns, U/nepet,con liber; Némésien do Carihage, (ynéaétinue: En Italie, Adrien do Castellesi, De vtnalime; iéiome Frascator VAlcun. En Allemagoo, Conrad de Horosford. Trmté de clmsse.Ec tête des ouvrages français se plac^ le /loi Modus et la royne Hatio, dont l'auteur est inconnu. Vienncijt ensuite : le Miroir de Pbœl.u., de. déduit, de la. rTJL i k" «""""»"«' rf" <"«<"« de proije. par Oaston PntFbus. seigneur de Beam (xiv s.); la Clioue royaU, du roiCharles IX, publiée en 1623, et ta Vénerie. de Jacques Du Fouilloux (xvf s.).

Parmi les auteurs modernes : la Chasse au fusil car Magné de Marelles 1 1788) : Traité qénéraldes eaux et firit,. chasses et pêches, par Baudrillart(182i-1834); Traité néniral .les chasses a courre et à lir, par Jourdain (1823), la i\ JC", 'r';"^"^' l-ar le baron Le Couteulx de Cantelen (1K58); /e Ihasseurau chien d'arrêt (Paris, 1862), et le Chasseur au chien courant, par Elzéar Blaze (Paris, 1859)comte de Chabot, la Chasse à travers les Aoe, (18981

— Iconogr. Dans les monument apparaît à la fois comme déesse

ion de la chasse. D'autres fois, les anci

ques, Diano nous

comme pcrsonnifi-

s ont rcjiré-

ligure d'une belle jeune femme.

sente la chasso i

ou sous celle d'ii

et de gibier. ' ° " --r"'-^^ " "•"■>«>

Un assez grand nombre d'œuvres antiques nous offrent des représentations plus ou moins animées des occupations et des plaisirs de lâchasse. Le musée du Vatican et le musée des Etudes, à Naples, possèdent des bas-reliefs et des pierres retraçant des Chasses au sanglier, des Chasses au lion, des Chasse.s à l'ours, etc. La Chasse de MéUagre on Chasse au saniilier de Calydon était un sujet de prédilection pour les peintres et les sculpteurs de la Grèce et de Koine : cet épisode mythologique a inspiré aussi plusieurs maîtres modernes ; entre autres, Rubens, Poussin, Lebrun et, plus récemment. Rude, dans un bas-relief du château de Terwueren, en Belgique. I.e moyen âge a eu aussi sa chasse fabuleuse, la CImsse â la lico.-ne,%^i symbolique où les iconographes voient une allusion à l'immactilée Conception. A la même époque, des Chasses au cerf, au loup, au lion, au taureau, au sanglier, etc., on t été retracées ireqneminent dans les miniatures des manuscrits, dans les vitraux, dans les bas-reliefs et sur une foule de meubles et d ustensiles. Parmi les modernes, les Flamands et les Hollanda s ont excelle dans ce genre de sujets; mais il est & remarquer que, tandis que les premiers subordonnent trénéralement le paysage aux chasseurs et aux animaui. les seconds ne donnent en général aux figures que des proportions assez réduites. En France, Desportes, Oudry, se sont montres les émules desRubens, des Snvders,desFvt VZJ^V"''^A'"-i.°° r«"}"=i««f Horace Ver'het. Decamps', K-ioïï,n3 ^S; " ^"'■''V'i- J»?'"- «. à l'étranger. Landseer, Kiorboe, etc. Parmi les chasses les plus connues, citons •

seillei de Snyders (Louvre, Turin, Dresde et Offices), de Paul Bril (Offices), de Berghem (La Haye), de P Piola "-" ■ Despi

Chasse, d'après Rnysdaa.

J. van Arthois (Munich), de Paul BriUOffices), de Mat. Bril (Louvre), de Fr. van Bloemen (Caen), de Ph Wouwerman (Amsterdain, Louvre, Ermitage, Munich), de Desportes (Louvre et Rouen) de P.-D. M^ariin (Louvre), de Cou^bÔt! — les Chasses au lion de Rubens (Dresde et .Munich), de f^ï^^'^'-^I'^^^''^' ?® Bachelier (Louvre,, de Gagnereau ^/n"*?'' j^^'^S^l'^lr '^^ Chasses au loup do Rubens (colleciion de lord Ashburton), de Desportes (Louvre) d Oudry (Louvre); - les Chasses à l'ours de Snyders (Er- "^"^^L"^® ■"' ^?' 'Munich), Bachelier (Louvre^ de -Vanvilelli CTurinl, de -Wahlberg et -R^allander, artistes suédois : — les Chasses au renard de Desportes (Louvre) ■ - la Chasse au mouflon d'H. Vernet ; - les Chasses au daim

CHASSE - CHASSELAY

I (Louvre), do Pynacker (Bruxelles), de C. Vernet

chasse lithograph

Chasse, d'après Rubens

Chasse (Db LA), traité de Xénophon L auteur rnmmem i> par établir 1 origine divine de la chasse, qui, d après lui, a pour patrons Apollon et Artémis. Puis il en montre l'utilité physique et morale : la chasse fortifie le corps, développe le courage, et prépare ainsi aux devoirs civiques. Xénophon énumère ensuite les qualités nécessaires au chasseur, décrit les préparatifs de la chasse, les mérites des ditférontes espèces de chiens, les divers gibiers (lièvre, cerf, sanglier, etc.). C'est un ouvrage fort intéressant, où la précision des détails techniques se mêle aux considérations morales.

Chasse (De la), traité didactique d'Arrien. Ce traité complète l'ouvrage de Xénophon, dont il suit à peu près le plan et dont il copie bien des passages (par exemple, sur les chiens); l'auteur donne aussi des observations personnelles sur ses propres chiens, sur les chiens de Gaule et les espèces voisines, sur les chasses â cheval des Africains, etc. Pour rendre justice à Arrien, il faut chercher avant tout dans son traité ce qu'il a voulu en faire : un supplément à l'ouvrage de Xénophon.

CHÂSSE (dimin. de chissis) a. m. Argot. Œil. u ChAsses d'occase, Yeux louches.

CHÂSSE (du lat. capsa, boîte) n. f. Boîte ou coft're orné, où l'on garde des reliques.

— Antiq. gr. Châsse mortuaire. Cercueil en bois de cyprès. A Athènes, lors de la fête funèbre des epitaphia, on enfermait les ossements des soldats morts récemment sur les champs de bataille dans dix châsses mortuaires {larnax), une pour chaque tribu, et on les conduisait solennellement au Céramique, où avait lieu l'inhumation dans un tombeau public, et où un orateur prononçait l'oraison funèbre.

— Techn. Monture, encadrement, rainure, place ména-

fée pour recevoir et maintenir en place une pièce, ii Sorte e nianclie composé de deux lames mobiles, réunies seulement vers la partie qui tient à la lame de l'instrument : Chasse rf'une lancette, ii Coulisseau formé par deux attelles

rasoir, en n'en laissant sortir que le tranchant. (Une pareille disposition s'observe dans le dos mobile des scies des chirurgiens et des anatomistes.) ii On donne aussi le nom de «. châsse »

à chacune des coulisses où roulenl les roulettes des pieds d'un lit.

Les châsses des lits, depuis le XV' siècle, sont à fléau, c'est-àdire qu'elles se replient à volonté

pour doubler ou diminuer leur longueur, il Partie d'une boucle où est le bouton, ii Pièce de fer en forme de couteau qui sert à soutenir le fléau d'une balance, ii Se dit, dans certaines régions, pour chas, trou de l'aiguille.

— E.NCYri.. A; !; ■ .1 I,!;. i m ,1e conserver religieusement les rpsi images est bien antérieur au Christian: msIos réunissaient dans des châsses drt, n , . ix du bouddha ou des bodhisattvas, les Vil I ,i;iiii .1 m. ? sorte d'autel {dafjoba)', inclus dans des topes ou stoiipas, ou dans leurs chapelles ou chaityas.

Chez les chrétiens, la chisse est proprement le cercueil en pierre, en bois ou en métal dans lequel sont renfermés les restes d'un mort. Les corps des saints furent d'abord placés dans des sarcophages, au-dessus et au-devant desquels on élevait un autel; mais, comme les églises ellesmêmes n'étaient pas toujours à l'abri de la fureur des barbares, les reliques des martyrs risquaient d'être volées ou dispersées, c'est alors qu'on imagina de les renfermer dans des coffrets faciles à transporter ou â cacher, et qui ont pris le nom de ■ châsses ». Quelquefois, les pérégrinations des châsses avaient une tout autre cause : on les promenait dans tous les pays pour les exposer à la vénéralion et provoquer la générosité des tidèles.

A l'origine, les châsses avaient la forme de coffres et de cercueils ; elles étaient primitivement en bois ; la piété des fidèles les recouvrit peu à peu de bandes de cuivre, d'argent, d'or et d'ornements précieux. Elles étaient d'assez grandes dimensions pour contenir le corps tout entier. A partir du xm" siècle, on fit les châsses de cuivre repoussé ou emaillé, d'argent ou de vermeil, des fenostrations garnies de ruches transparentes ou de vitres permettant d apercevoir l'intérieur; les restes des saints ne furent plus qu'un amas d'ossements, n'exigeant que des dimensions bien moindres. Elles prirent la forme de petits monuments assez semblables à des chapelles ou à des églises. Les châsses de cette forme étaient transportées sur les épaules des clercs ou des membres de corporations. Quand Philippe le Hardi revint â Paris avec les ossements de saint Louis, son père, il voulut transporter luimême sur ses épaules, de Notre-Dame à Saint-Denis, la châsse qui les contenait.

Les châsses ne renfermaient pas seulement les corps des saints, mais aussi d'autres reliques précieuses. Ainsi, dans l'église de Chartres, la chemise de la sainte 'Vierge était conservée dans une magniti^ue châsse; à Notre-

Dame de Paris, dit Dubreuil, « est la châsse de Notre- Dame, d'argent doré, en laquelle il y a du laiot de la saincte Vierge et de ses vêtements plus des pierres desquelles fut lapide saint Etienne «

Lâchasse de saint Mondry, ouvrage du vn" siètle que possède 1 eglise de la Cel

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