‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 831 sur 956 · V. CoLIONY · texte numérisé non relu

V. CoLIONY

ChÂTILLON (Elisabeth-AngéliqneDB), une des héroïnes de la Fronde, née â Paris en 1626, morte en 1695. Fille du fameux duelliste Bouteville-Montmorency, décapité en 1627 par ordre de Richelieu, elle épousa, en 1645, Gaspard de Coligny, duc de Chàtillon. Connue, depuis lors, sous le nom do « dûchosso de Ciiatilion », elle se rendit bientôt célèbre pars . "i et politiques. Après la mort de

son m inbat de Cnarenton, elle accorda

tour a . ."onde, qui, pour elle, se déroba à

l'as. . ; M"» de Longueville, au duc de

Neuii loucauld. La rivalité des doux

duchesses ii.. lui pas. eertainement, étrangère à l'attitude des princes pendant la Fronde. En 1664, M=' de Châtilion so remaria avec Christian-Louis, duc de Mecklembourg.

ChÂTILLON (Auguste de), peintre et littérateur français, né et mort àParis(i8i3-i88lV II aexposé de nombreux portraits, notamment ceux de Victor Hueo, de Théophile Gautier, etc. Auguste de Châtilion a exécuté, en outre, quelques ouvrages de sculpture ; entre autres, une tête de jeune Romaine. Il publia une pièce de vers, la Levrette en

CHÂTILLON - CIIATREUR

paltot, qui, illustrée par Gill, a plus contribué â le faire connaître que tous ses tableaux et que ses poésies complètes, parues d'abord sous ce titre : A la Grand. l'Intel et plusieurs fois rééditées sous le titre : Poésies.

ChAtiLLON (Claude de), ingénieur. V. Chastillon.

CHÂTIMENT {man — rad. châtier) n. m. Punition, correction infligée pour une faute : Cuàtiment sévère, léger.

— Manèg. Coup de cravache ou d'éperon.

— Anton. Caresse, encouragement, prime, prix et couronne, récompense, rémunération.

— Prov. littér. : Le châtiment arrive d'un pied boîteux, mais il arrive. 'V . pede p.ena claodo.

— Encycl. Ciiez les anciens, le père de famille avait un pouvoir illimité sur ses esclaves, sa femme et ses enfants. Tous les châtiments lui étaient permis : les verges, les fouets, la marque au fer rouge étaient les plus doux ; la torture, le cachot ou la croix attendaient les plus coupables. A Rome, cette rigueur ne s'atténua que vers la fin de la république. Au moyen âge, les femmes subissaient souvent, de la part de leur mari, les traitements les plus barbares. Les pères jouissaient aussi du droit de battre leurs enfants, même après l'émancipation des garçons et après le mariage des filles. Plus tard, les mœurs s'adoucirent, mais le droit de châtiment n'en subsista pas moins pour le chef de famille. Jamais on ne refusa une lettre de cachet à celui qui voulait faire mettre son fils à la Bastille, ou enfermer sa femme ou sa fille dans un couvent. Dans les écoles, les châtiments corporels, fouet, étrivières, férule, jouaient un grand rôle. Les jeunes princes eux-mêmes n'y échappaient pas. Dans les grandes maisons, on donnait également les étrivières aux pages et aux domestiques. L usage a peu à peu banni les châtiments corporels des mœurs domestiques.

Châtiment sans vengeance (le) [el Castigo sin venganza], drame de Lope de Vega, inspiré par les chroniques Italiennes du xv* siècle. Lord Byron, les retrouvant dans le livre de Gibbon, Antiguities of tlie kouse of Brunstoick, en a fait Parisina. Le drame espagnol est intéressant au point de vue de sa comparaison avec le Don Carlos de Schiller; l'amour d'un hls pour sa belle-mère forme le nœud de l'une et de l'autre pièce, et il est curieux de voir ces deux génies si différents aux prises avec les mêmes situations. L'œuvre du poète allemand est plus profonde. Le Châtiment sans vengeance a été traduit en partie par Ernest Lafond, dans son Etude sur Lope de Vega (1857).

Châtiments (les), recueil de poésies, par Victor Hugo (Bruxelles, 1853). Composées au lendemain du coup d'Etat, par un proscrit, ces poésies furent longtemps clandestines. Comme œuvre littéraire, elles offrent le rare exemple de ce que peuvent inspirer l'indignation et le patriotisme. Sept ou huit mille vers, empruntant tous les tons et toutes les formes ; l'ode, la chanson, la satire, l'épopée, ont été écrits par le poète, tout d'une haleine, sans que sa verve ait un seul instant faibli. Tantôt, il prend le fouet de Juvénal pour cingler les puissants du jour, les auteurs et les complices du coup d'Etat, ainsi que les renégats qui se sont agenouillés devant le succès. Tantôt, il chante les vertus des proscrits et accompagne de ses lamentations ceux que les pontons emportent vers Cayeune. longue série d'épisodes, d'invec-

Pasi

t de malédictions, qui ne porte 1' oii il a été frappé, oiiil est sorti tout flamboyant du cerveau du poète. Le recueil est divisé en sept livres. Parmi les plus belles pièces, il faut citer le prologue: Nox; Celte nuit-là, récit du coup d'Etat tramé à l'Elysée ; les Abeilles et surtout l'Expiation, admirable trilogie napoléonienne, ayant pour étapes Moscou, Waterloo, Sainte-Hélène.

Chatin (Adolphe), botaniste français, né â Tullins (Isère) en 1813, mort aux Essarts-le-Roi en I90i. Reçu d'abord pharmacien, puis docteur es sciences en 1840 et docteur en médecine en 1844, il a été successivement pharmacien à l'hôpital Beaujon et à l'Hôtel-Dieu, professeur de botanique à l'Ecole supérieure de pharmacie, membre de l'Académie de médecine (1853) et membre de l'Académie des sciences en 1874. Il fut directeur de l'Ecole de pharmaoie, de 1873 à 1886. Il a usé des pouvoirs que loi donnait la loi pour poursuivre impitoyablement les débitants de remèdes secrets et de iiaiia.oos. Srs pririciî-anx ouvragessont : la .^i/inrfii, ,, ' ,"

(ai(x(1848); Etudes ,/,■ :.],•!■:

de lacide arsènieu.i \\s\< , plantes d'eaudoucc, <hiNs /. / moire sur fevalhsn.-i-ia siiirali^i-

aériennes de l'ordre des orchidées (1S57'| ; .\nat'nnie cu^Djuin'-/^ des végétaux (1856-1866); le Cresson (1866); la Truffe, étude des conditions générales de la production truffière (1869). II a publié, en outre , de nombreux mémoires dans les comptes rendus de l'Académie des sciences. — Son fils, Joannès, savant français, né à Paris en 1847, reçu docteur en médecine en 1871, docteurès sciences on 1873, agrégé en 1874, fut nommé maître de conférences (1877), puis professeur adjoint (1886) à la faculté des sciences de l'Université de Paris et membre de l'Académie de médecine. Il a publié diverses études d'anatomie, de zoologie et surtout un remarquable ouvrage sur lesOrganes des sens dans la série animate(1880).

sont : la Trichine et la Trichinose (1883) ; Morpho parée des pièces buccales chez les insectes (1879-1897) ; Ifistologie comparée et évolution des éléments nerveux (1882- 1892); la Cellule animale, sa structure et sa vie (1892); la Division cellulaire (1898); etc.

CHATIRON n. m. Mode do décoration en céramique pour dessiner des traits d'ombre au-dessous de couleurs transparentes. Il donno des effets très variés.

GHATIRONNER (ro-

décoration d'une ligne

CHATŒSSUS (ka-léssuss) n. m. Genre de poissons physostomes abdominaux, famille dos ciupéidés , renfermant des formes ovales et courtes, très hautes, avec le ventre dentelé, les nageoires ventrales et pectorales petites.

— Encycl. Les chatcesuss, dont certaines espèces sont vulgairement nommées cailleux tassarts, habitent les régions chaudes; ceux qui vivent dans la mer remontent

protégés

Chaton (noisetier).

souvent les fleuves. Nombreuses espèces d'Amérique {chatœssus lacepedianus), de l'Inde (chatœssus nasus), du Japon {chatœssus punctatus] ; etc.

CHATOIEMENT ou CHÂTOÎMENT {to-a-man) n. m. Reflet, éclat chatoyant, effet d'une surface chatoyante : Le CHATOIEMENT du plumage des oiseaux.

— En T. de minér.. Propriété que possèdent quelques minéraux, tels que le quartz œil-de-chat, le feldspath labrador ou labradorite, l'amphibole œil-de-tigro ou crocidolite, de renvoyer à l'œil des reflets mobiles, dus à des réflexions intérieures sur des systèmes de lamelles ou filnrs.

CHATON (dimin. de chat) n. m. Petit chat : Les chatons aiment beaucoup à jouer.

CHATON (de l'anc. haut allem. chasto. proprem. caisse)

n. m. Bot. Sorte d'inflorescence ou d'épi -■- " ■""

sexuées, dont les étamines ou les pistils par de simples écailles, soit par l'absence totale du périanthe, soit par sa réduction à un calice écailleux.

— Par anal. Objet qui a la forme et qui remplit le rôle û'un chaton : Le glaJid du chêne est à demi enchâssé dans un CHATON gui le préserve.

— Anat. Lame osseuse, contournée sur elle-même, qui embrasse la base de l'apophyse stylo'ide du temporal, il Sorte de ramure où se trouve engagé le cristallin.

— Chir. Cavité de la matrice, où le placenta se trouve retenu, après l'expulsion du fœtus.

— Techn. Partie d'une bague dans laquelle la pierre est enchâssée, il Pierre ainsi enchâssée : Annibal avait constamment du poison caché sous le CHATON de sa bague.

— Encycl. Un chaton mâle est ordinairement articulé à sa base, de manière à se détacher en bloc après la floraison. Cette inflorescence caractérise les arbres qu'on réunissait autrefois dans la famille des amentacées (du lat. amenlum. chaton) et qu'on répartit aujourd'hui dans les familles des salicinées, des bétulées, des corylées, des cupulifères et des juglandées.

CHATONIE (ni — rad. chat) n. f. Niche, tour malin. (Vieux.) Il On a dit aussi chatterie.

ChAtonnay, comm. de l'Isère, arrond. et à 29 kilom. de Vienne ; 1.826 hab. Minoteries, tissages de soie. Ruines

CHATONNEMENT [to-ne-man) n. m. Action d' dans un chaton : Le chatonnement d'un rubis.

— En T. de chir.. Accident par lequel le placenta est comprimé et retenu dans la matrice, après l'expulsion du fœtus.

CHATONNER (to-né) V. a. Encastrer dans un chaton ■ Chatonner la pierre d'une bague.

— V. n. Se dit d'une chatte qui a mis bas. Chatonr)é, ée part. pass. du v. Chatonner.

— En T de blas.,S6 dit de lâchasse ou garniture d'une pierre précieuse, quand elle est d'un émail particulier.

ChATOU, comm. do Seine-et-Oise, arr. et à 11 kilom. de Versailles, sur la Seine ; 4.171 hab. {Chatousiens, ennes.) Ch. de f. Ouest. Fruits et primeurs. Nombreuses villas. Chatou est un village très ancien, où les rois de Franco avaient un palais au vi' siècle; château construit sur les dessins de Soufflot. — Patrie du comte Real.

CHATOUILLANT (lou-îan), ANTE adj. Qui chatouille, u Qui plaît, qui flatte l'amour-propre : i)e chatouillantes approbations. (Mol.)

CHATOUILLE {tou-iW [H mil.]) n. m. Action de chatouiller : Faire la chatodille ou des chatouilles à quelqu'un. Craindre la chatouille. (Ne se dit que dans quelques pro-

— En T. de pêch., Syn. de châtillon.

CHATOUILLEMENT {tou-ye-man) n. m. Action de chatouiller : Etre sensible au moindre chatouillement,

— Par ext. Sensation douce et agréable : L'harmonie produit un chatouillement de l'oreille.

— Fig. Impression flatteuse, sentiment d'amour-propre satisfait : Quel agréable chatouillement caitse /'apjjroiation du monde 1 (Benserado.)

— Encycl. Le chatouillement est une sensation spéciale qui résulte d'une titillation légère et superficielle de la peau, laquelle produit l'excitation des extrémités nerveuses périphériques. La plante des pieds, la paume des mains, le pourtour de la bouche et les lèvres, les ailes du nez, la muqueuse nasale, le conduit auditif externe, etc., sont très sensibles à ce mode d'excitation, qu'un cheveu, une barbe de plume, un brin d'herbe suffisent à déterminer. Plusieurs maladies de peau, la certaines plaies, font également éprouver chatouillement. Cette sensation amène les réflexes, le rire notamment, l'éternuement, etc. ; quelquefois, si elle est trop intense ou continue, les réflexes se généralisent à tout le corps, produisent des convulsions et peuvent entraîner la mort. Parfois, cette sensibilité particulière résiste à l'anesthésie et subsiste encore quand tous les autres modes de la sensibilité sont, ou paraissent abolis. C'est

Sourquoi Brown-Sé^uard avait attribué à cette sensation es conducteurs spéciaux. Mais rien n'est venu confirmer

CHATOUILLER (tou-yé — étymol. contestée) v. a. Pro-

isir ^

apagné d'un rire pénible et convulsif.

' — Par ext. Produire sur un sens quelconque une impression douce et agréable : Vin qui chatouille le palais. Parfum qui chatouille délicatement Vodorat.

— Fig. Flatter agréablement :

La louange chatouille et ga^e les esprits.

La. FoNTArae.

— Par plaisant. Frapper rudement : Chatouiller avec sa canne les épaules de quelqu'un.

— Manè^. Chatouiller un cheval de l'éperon. Se dît du cavalier qui effleure de l'éperon la peau de l'animal.

— Techn. Dans la fonte des alliages monétaires, Chatouiller le remède. Approcher de très près, du premier coup, de la composition légale de l'alliage monétaire.

Se chatouiller, v. pr. Exercer sur soi le chatouillement. Il Chatouiller à soi : Se chatouiller la plante des pieds Il Exercer l'un sur l'autre le chatouillement : Les enfants s'amusent souvent à SE chatouiller.

— Fig. Se procurer du plaisir : La vanité n'ouvre un livre que pour se chatouiller en le critiquant. (Boiste.)

— Loc. prov. Se chatouiller pour se faire rire. Rire d'une manière forcée, s'efforcer de paraître gai.

CHATOUILLEUSE (tou-yeuz) n. f. Nom vulgaire par lequel les chasseurs désignent un parasite du chien, \a.chique.

CHATOUILLEUX {tou-yeù), EUSE adj. Sensible au chatouillement.

— Fig. Susceptible, irritable, facile à piquer ; Dans le monde, ce sont les gens gui ont le moins d honneur gui sont le plus chatouilleux sur le point d'honneur. (Boitard.)

— Paniculièrem. Qui produit certaines impressions agréables : Louanges chatouilleuses, il Délicat, capable d'éveiller des susceptibilités : Question chatouilleuse.

— Manèg. Cheval chatouilleux. Cheval sensible, ombrageux. Il Cheval chatouilleux à l'éperon, Celui qui, au lieu d'obéir à l'éperon, hennit et rue.

CHATOYANT {to-a-ian), ANTE adj . Qui a des reflets lumineux ou diversement colorés : Etoffe chatoyante.

— Fig. Qui se présente sous des aspects nombreux et fréquemment variés : La mobilité de la femme en fait un être CHATOYANT. (E. Jouy.) u Qui a un certain éclat varié, en parlant du style : Métapliores chatoyantes. (G. Sand.)

CHATOYANTE ( to-a-iant') n. f. Nom vulgaire d'une variété d'agate rubannée translucide, qui possède la propriété du

tyle.

séducteur ; 'Les CHATOIENT devant tes politiciens.

CHATOYER (to-a-ié — rad. chat, à cause des reflets de l'œil de cet animal. Change y en i devant un e muet : Je chatoie. Tu chatoieras. Qu'ils cAa(0!CT(; — prend uni/ et uni de suite aux deux prem. pers. du plur. de 1 imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous chatoyions. Que vous cliatoyiez) V. n. Lancer des reflets changeants de lumière ou de couleur : Etoffes qui chatoient comme des métaux.

— Fig. Avoir un certain éclat varié, en parh Il Produire un mirage, avoir places, les hon

CHAT-PARD {cha-par' — de cho panthère) n. m. Nom vulgaire d'un ■ genre serval, appelé aussi chat '('■■ fourreurs, et qui est le serval ou feli naleonardus. V. serval.

galeopi

CHÂTRABLE adj. Qui peut r châtré : Les animaux châtrabi

Châtre (La), ch.-I. d'arrond.

l'Indre, à 35 kilom. de Châteauro sur une colline au bord de l'Ind 4.850 hab. {Castrais, aises.) Ch. di Orléans. Bibliothèque publique, ci'l- "^^^n ^^^ lège. Elève de chevaux; tannerits, *^^"

corroiries, mégisseries, etc. Corn- Aiuh» Je La cimtie. merce de châtaignes. Eglise bâtie du XI' au XVI» siècle, avec de beaux vitraux; anciennes maisons de bois; tour de l'ancien château transformée en prison ; statue de George Sand par Aimé Millet. — L'arrondissement a 5 cant., 59 comm. et 64.217 hab.; le canton, 19 comm. et 20.808 hab.

Châtre (maison de La), ancienne famille du Berry, dont la tige est Philippe de La Châtre, seigneur de Besigni, chambellan du comte d'Anjou, mort en 1360. La famille s'éteignit en la personne de Louis de La Châtre, maréchal de France, mort sans enfant en 1630. C'est à un membre de cette famille que s'appliqua le fameux mot de Ninon de Lenclos qui est passé en proverbe. V. billet.

CrâTRE-LANGLIN (La), comm. de l'Indre, arrond. et à 42 kilom. du Blanc, près de \Anglin; 1.329 hab. Cascades

CHÂTRER (du lat. castrare) v. a. Rendre un homme, un mâle impuissant par l'ablation de ses testicules, u Rendre une femme, une femelle inféconde par l'ablation des ovaires.

— Par ext. Priver de quelqu'une de ses parties importantes : Il s'est trouvé un maçon pour châtrer Saint-Germain-l'Auxerrois. (V. Hugo.) il Expurger, retrancher les parties jugées peu décentes ou trop hardies': La censure châtre ïes pièces, n Amoindrir, diminuer : Châtrer sa misère. (Charron), n Prendre, dérober une part de : Châtrer la marmite. (Le Sage). [Ces deux derniers sens ne sont plus guère usités.]

— Charronn. Châtrer une roue, Oter une faible partie do la jante pour resserrer les rais ou rayons, n Se dit aussi quand on resserre le bandage en fer d'une roue.

— Comm. Châtrer des cotrets, des fagots, Oter frauduleusement quelques-uns des brins qui les composent.

— Econ. rur. Châtrer des ruches. En enlever une partie des rayons de miel et de cire.

— Hortic. Supprimer les organes mâles d'une fleur ; supprimer quelques parties d'un végétal pour hâter l'aoûtcment des bourgeons, la maturité des fruits.

C/lâfré, ée part, passé du v. Châtrer.

— n. m. Castrat, nomme qui a subi la ( châtrés du sérail.

— n. Fig. Personne qu

Se châtrer, v. pr. Etre châtré : Les animaux doivent se châtrer de bonne heure.

— Faire sur soi-même l'opération de la (

— Encycl. V. castration.

Châtres,

Romorantin, s

Commerce de vins, tuileries.

ChatRES-SOUS-MONTLHÉRY, ancien nom d'Arpajon (Seine-et-Oise). Pour arriver à faire prédominer le nom

Il avait aposté sur le chemin du bourg qu estafiers armés de hâtons. Aux passants, ils demandaient ; n Où allez-vous? — A Arpajon. u Cette réponse était aussitôt récompensée par une pièce de monnaie; mais, si le voyageur répondait : « A Châtres, » on lui administrait une volée de coups de bâton.

CHÂTREUR, EUSE n. Celui, celle dont le métier est de châtrer les animaux : Châtredr de chiens. Châtrkuse de chats.

— Fig. Celui qui retranche, qui supprime quelque chose dans un ouvrage.

Chatrian, romancier. V. Erckmann-Chatrun.

chAtrillon (// mil.) II. m. Jouno animal auquol on a

CHAT-ROCHIER (cha, chi-é — (io chat, ot rochicr pour '"1 /"■'■. a'l| , tiiM lin roche) n. m. Nom vulgaire que les pô-

I I s ii.MKi.'iii .iiui poisson de mer, X&rouasette, Ilsappol-

!•■ ni "!.■ rliai ,l,'srocUerso\x cAa( ce squale qui vitdoprô-

hT.iH r ilaiis i' -s .infractuosités sous-marines tfes rochers.

ChatrOUSSE (Emile), statuaire français, nô à Paris M\ 1829, mort on 1896. Elèvo.de Rude ot d'Aboi do Pujol, il n'a cessé d'exposer aux Salons depuis 1848. Ses œuvres principales sont : la Reine Hortcnse faisant l'éducation du imnce. /.ouis-Napoléon (1852), groupe exécuté en marbre l't i.l.i. ,. au musée de Versailles; en 1855, la désignation, l..llc' . I sc.vère tigure de femme accroupie au pied d'une .11. IX .|u I lin ctreint, exécutée en marbre (1858) pour l'égliso s.iiiii l'jisiai-lip à Paris; ta Renaissance faisant connaître r,:,/i:>ii>,i,', Miii,. r|p marbre remarquable par l'élégance (''■• tMiMi, s .•! Il l--oroté des draperies, placée dans la cour I liMiHiiiii lu [il il i^'U'Vonta.iaehlea\i,laPctite vendangeuse, ; lan, usr iiuiii.. .Irnfant, appartenant au musée de Groimlil,.; .V"- /i<jl, 1,1,1. statue bronze, Jeanne d'Arc, statue bronze, éri;^'éo sur le boulevard Saint-Marcel, à Paris ; etc.

CHÂTRURE n. f. Castration que l'on fait subir aux ani-

Chatsworth (CHÂTEAD de), château d'Angleterre,

mior duc do Devonsh

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