CHAUD
Stuart resta enfermée pendant treize ans etd où elle écrivit sa fameuse lettre au pape Le château de Chatsworth est un édihce majestueux, construit dans le stylo de la Renaissance italienne; les murs et les voûtes de l'intérieur sont couverts de peintures par Verrio et La Guerre, et de sculptures par Gibbons. Les collections de toutes sortes qu y ont réunies les ducs de DevonsUire sont au nombre des plus riches que possède l'Angleterre.
CHATTACK n. m. Nom qui désigne, dans l'Inde, à la fois un poids, une mesure de capacité et une mesure agraire, ii II reçoit aussi les dénominations de chattanck,
CHITTACK, XATAQDE.
CbattaNOOGA, ville des Etats-Unis (Etat do Tennessee), sur le Tennessee et au point d'intersection des trois chemins de fer de Nashville, de Chattanooga, de l'Ouest et ■ l'Atlantique; 29.100 hab. Usines sidérurgiqui
d'entrepôt et de transit. Victoire du général Grant sur les confédérés, après une bataille de trois jours (22-25 nov. 1863).
CHATTE n. f. Zool. Femelle du chat.
— Fam. Terme d'amitié que l'on adresse à une femme, à une jeune enfant.
— Loc. fam. Etre friande. Etre amoureuse comme une chatte. Etre très friande, do complexion très amoureuse.
— Mar. Chasse-marée à fond plat et auquel le gouvernail peut se mettre à l'un ou l'autre bout. Il Sorte de grappin sans oreilles parmettant ^^, de draguer une chaine, de soulager les chaînes
de l'ancre pour défaire les tours à l'atfourchage, etc. Il Allège ou chaland servant au service intérieur d'un d'un port, à porter une ou deux grosses pièces
Chatte
et à défend trôe d'un port.
— Encycl. Mar.
Les chattes étaient de petits bâtiments employés au chargement des navires et au cabotage.
Elles avaient trois
ment d'un bout ou Je l'autre. Ce nom est resté ïds des ports, et leurs ancres sont restées en is la marine. Comme navires de combat, elles I qu.i dans le Paraguay, pendant la guerre !'i \ lli's étaient construites en bois do fer : '< canon, mais se manœuvraient uni- :i iavirons. Cet engin de guerre est
Uauclio iL\), conte de M"' d'Aulnoy. Un roi ■iix, mais se souciant peu de céder le pouvoir, ^ trois fils à de bizarres épreuves, sous prétexte couronne au plus digne. Uno série ■enturos met en présence, dans un château magique 'on est servi par des serviteurs dont les mains seules t visibles, le plus jeune de ces princes et une ravissante tte blanche. Celle-ci, en le devine, n'est autre qu'une icosse adorable. Sa mère, autrefois, s'est vue obligée î remettre â la discrétion des fées. La jeune fille, d'abord
gâtée par ses marraines, au nombre desquelles figure la fée Violente, s'est attiré leur courroux en refusant d'épouser lartreux roi Migonnet. D'où sa métamorphose. Mais elle est restée puissanin. Grâco â sa protection, le jeune prince olfre au vii-uv m^ii n |M , une fois, un chien morvoilleux renfermi'i t j , ; , , ; mi.., l'année suivante, une pièco de toile al uni ii i. i,,. , ; . mic, qui tient dans un grain do millet. Eiihi, il .- <, ; , i ;. u,:ieuse chatte, en lui coupant la tête <n 11 .(iini, , a ! iiirie primilive, celle d'une jouno fille éblouissante, qui n'aiiportora pas moins do six royaumes en dot à son mari. Elle en donne un au roi, un à chacun des frères de son ami. Les deux jeunes gens s'épousent, sont heureux et font le bonheur do leurs sujets.
Chatte blanche (la), féiTir . n ii.; , . . i ..n nombre considérable, mais variable, I- ■ ,1 , i ' , ,i los frères Cogniard bâtirent le scénaihi i i i . t pour la-
3uoIle différents compositeurs l i p I '' yontôcrit
os airs suivant les modiflcat ni ', i s .-hansons
diverses intercalées à chaqii>' i : i ; m- n'a qu'un
rapport lointain avec le cui.i.' . i ,,„ roi Ma-
1869, au Châtelet, ses débuts sur un vrai théâtre; ollo y créa, avec grand succès, une romance : la Mare aux grenouilles, et une gaudriole : les Canards tyroliens.
Chatte merveilleuse (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Dumanoir et d'Ennery, musique d'Albert Grisar, représenté au Théâtre-Lyrique, le 18 mars 1862. Cotait une féerie, dans laquelle les auteurs s'étaient servis tout à la fois du Chat botté de Perrault et de la Chatte métamorphosée en femme de La Fontaine. La pièce est amusante et donne lieu à un spectacle pompeux ; quant â la musique, qui fut le dernier ouvrage important de Grisar elle brille par la grâce et la gaieté.
Chatte, comm. de l'Isère, arrond. et à 4 kilom. de Samf Marcellin, sur le Merdaret, affl. de l'Isère; 1.885 hab. Filature de soie, huileries, tuileries. Ancien château fort.
CHATTÉE ou CHATÉE {cha-té) n. f. Portée d'une chatte.
Chatt-EL-ARAB {rivière des Arabes), fleuve de la Turquie d'Asie, formé dans l'Irak-Arabi, par la réunion lu Tigre et de l'Euphrate, qui primitivement se jetaient séparément dans le golfe Persique ; il baigne Bassora, et se lette dans le golfe Persique par un delta qui contraint sans Lisse la mer à reculer. Ce fleuve, long de 145 kilomètres, est navigable dans tout son parcours pour les bateaux tirant trois mètres d'eau en moyenne.
CHATTEMENT (rad. chatte) adv. Très fam. Avec uno mignariise, une càlinerie toute féline.
CHATTEMITE (de chatte, et du lat. mitis, doux) n. f. Personne qui atfecte des manières humbles et doucereuses, pjur mieux tromper, séduire : Faire la chattemite.
CHATTEMITERIE (ri) n. f. Câlincrie de chattemite, douceur, caresses hypocrites. (Vieux.)
CHATTEPLOnSE, ou CHATTEPELOUSE ou CHATTE- PELEOSE n. f. Nom vtilgaire, dans l'ouest de la France, de la chenille processionnaire, qui cause de grands ravages aux arbres fruitiers.
CHATTER V. n. En parlant d'une chatte. Faire des petits : Chatte prête à chatteb. il On dit aussi chatonner.
CHATTERIE (ri — rad. chatte] n. f. Càlinerie, petites caresses insinuantes, n Fam. Bonbon, friandise : Il est plus facile de saturer les enfants de chatteries que de les intéresser en les instruisant et en les moralisant. (M»' de Monmarson.) Il Goût pour les friandises : Etre d'une incroyable CHATTERIE.
CHATTERTON n. m. Composition isolante formée de gutta-percha, de goudron de Norvège et de résine, et servant à faire adhérer aux fils de cuivre la gutta-percha.
ploie dans la construction des câbles sous-marins.)
Chatterton (Thomas), poète anglais, né à Bristol
en 1752, mort en mo. Son ambition poétique s'éveilla dès
l'enfance. De vieux manuscrits tombés entre ses mains
donnèrent le goût de l'archaïsme. Il publia des poèmes
e du endit à
Londres, où il tomba dans la misère et s'empoisonna. Il avait à peine dix-huit ans. La plupart de ses contemporains ne furent pas dupes de sa supercherie, tout en reconnaissant en lui un vrai génie poétique. Alfred de Vigny a écrit un beau drame, dont la vie de Chatterton est le sujet.
Chatterton, drame en trois actes et en prose, par Alfred de Vigny (Théâtre-Français, 12 févr. 1835). L'auteur a fait de Chatterton un génie méconnu, follement amoureux d'une femme mariée, la douce Ketty. Dès le début de la pièce, il est hanté par des idées de suicide. Lui qui n'a encore écrit que d'heureux pastiches de vieux poètes, il s'étonne de l'indifiTérence du public, il trouve que la mort seule le vengera d'une société qui ne lui donne pas d'emblée la fortune et la réputation. Les seuls ressorts de ce drame sont l'égoïsme et l'orgueil du principal personnage. Il n'y a donc pas, à proprement parler, d'action dans Chatterton; l'analyse y supplée de son mieux, toujours habile et ingénieuse, souvent savante et profonde, et constamment rehaussée par un style amoureusement châtié.
Chattes (lat. Catti et mieux fftatti), peuple de l'ancienne Germanie. — Un, une Chatte.
— Enctcl. Les Chattes habitaient la partie de la Germanie qui de nos jours correspond à peu près à la province de Hesse-Cassel, au ducné de Nassau et à une partie de la 'Westphalie. Leurs villes principales étaient : Castellum Cattorum (Cassel), Mattiacum{'Wiesbaiea). L'extrémité sud-ouest de ce territoire fut conquise par les Romains que commandait Drusus, et les Matiaques-Chattes furent pendant longtemps sujets des Romains. Les Chattes prirent part à la levée de boucliers des Germains, sous la conduite d'Arminius, et lorsque, après la mort do ce dernier, les Chérusques perdirent leur suprématie, les Chattes héritèrent de leur pouvoir et de leur inffuence. Vers le milieu du m» siècle, ils se fondirent dans la confédération des Francs. Leur nom se retrouve plus tard sous la forme Hassi : ce sont les Hessois modernes.
CHAT-TIORE {cha) n. m. Nom donné à toutes les petites espèces de chats, que ce soient les servals, les chats asia-
à bandes ou à taches, d'Indo-Chine, le felis pajeros des '■'"''■' , V. cbat.
tiques, africains ou comme le fetis minu Pampas, le fetis macroscelis de Malaisio,
CHATOZANOE-LB-GOnBET, comm. do la Drémo, arr. et à n kilom. do Valence, au-dessus do la plaine do l'Isère ; 1.375 hab. Ruines du château do Pisançon.
CHATT n. m. Etoffe on poil de chèvre d'Angora.
CBADBAGE {chô^baf) n. m. Action d'égrener â la main ou de ramollir dos brins do paille pour en faire des liens.
CHAUBER v. a. Battre à la main, sur le bord supérieur d'un tonneau défoncé ou sur uno planche drossée de champ, les grains et les chaumes, pour les égrener on los assouplir.
CHAnsouILLER {ch6-bou-lU[U mlJ.] — do chaud, et bouillir) v. a. Pop. Echauder, brûler, avec un liquide bouillant.
ChauCER (GoolTrey ), poète anglais, né à Londres vers 1340, mort en 1400. Son père, Jean Chancer, était marchand de vin, fournisseur do la cour; GoolTrey eut ainsi accès auprès do la famille royale ; il devint page d'Elisabeth, belle-fille d'Edouard IIL II suivit le roi sur le continent en 1359 et prit part à l'expédition qui se termina par la paix do Brétigiiy. Cliauccr fn' ■■'iiiir»'- v-i— <io chambre du roi, puis écuyer; on le - lar -. a :■■ . tm-s missions à l'étranger; en 1373, il visita l'Italie où, dit-on, il rencontra Pétrarque. Le jeune poète, tout d'abord, subit l'influence do la cour , où dominait l'élément français. Il traduisit le Roman de la rose et écrivit maintes allégories, dont la plus célèbre est le Livre de la. duchesse. Chaucer imita ensuite l'art classique et l'art italien; do son âge mûr datent Troîlus et Cressida, la Maison de la renommée, ta Légende des femmes exemplaires, et enfin les Contes de Cantorbéry, imités du Décaméron de Boccace.mais œuvre originale, cependant, où Chaucer se révèle artiste consommé et véritable poète. Ces Contes sont un tableau animé et charmant de l'Angleterre ;
poèmes sont en anglais, dit Jusserand ; c'est là une chose remarquable et significative. Si imbu qu'il fût d'idées étrangères, Chaucer devina, dès la première heure, qu'il existait une langue anglaise, avec un avenir littéraire.
— BiBL. : the Complète Works of Chaucer (Oxford, 1895) ; Sandras, Etude sur G. Chaucer (Clermont-Ferrand, 1859).
CHAUCHÉ {châ) n. m. Cépage du Poitou : Chaoché gris, noir. Il Nom vulgaire du pineau blanc, dans la Bourgogne.
GhauchÉ, comm. de la Vendée, arrond. et à 20 kilom. de La Roche-sur- Yon ; 2.356 hab.
CHAUCHE-BRANCHE (châ — de chauche [de l'anc. verbe chaucher, fouler], et de branche) n. m. Ornith. Nom vulgaire de l'engoulevent, il PI. Des chacche-branche ou chadche-