‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 834 sur 956 · CHAUD — CHAUDIÈRE · texte numérisé non relu

CHAUD — CHAUDIÈRE

larmes. Verser des larmes abondantes, il Tenir ehmd. Préserver du froid : Babil qui tient chaod. — Fig. Tenir les pieds chauds à quelqu'un, te teoir en haleine ne pas lui laisser de répit, il Avoir les pieds chauds. Jouir des commodités de la vie, être dans une situation heureuse et agréable Il Elre chaud de vin. Avoir un peu trop bu. Il N'être m chaud ni froid, Rester indifférent, il // ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid. Il n'y a rien de trop chaud ou de trop froid pour lui, Se disent d'un homme qui prend tout et de toutes les mains. Il Hendre quelque chose chaud comme braise. Se venger sur-le-champ, répondre avec promptitude et présence d'esprit à un propos piquant. Il La donner chaude, Causer une vive alarme en exagérant le mal. Il Lavoir chaude. L'échapper belle, il N'avoir rien de plus chaud que de. N'avoir rien de plus pressé que de. il Si vous n'avez rien de plus chaud, vous n'avez que faire de souffler. Vous vous flattez d'une vainc espérance, vous comptez en vain là-dessus.

— Peint. Qui joint l'éclat à la vigueur, en parlant des tons et des couleurs : Lumière chaude. De chauds reflets.

— Pbov. : n taut battre le Jer pendant qu'il est chaud, Il faut saisir l'occasion ; il faut pousser activement une ati'aire quand elle est en voie de réussir. Il Froides amours, La fraîcheur des mains annonce

ordinairement

• Substantiv. Personne ardente ou zélée : C'est un chacd.

— Adverbial. Chaudement, en état de chaleur : Manger, .•Servir CHAOD. Se tenir chadd. il On peut aussi, dans des locutions semljlables, so servir de chaud adj.

— En T. de techn., Dorer chaud. Animer le feu dans le fourneau en activant le courant d'air et ajoutant du combustible.

— Loc. adv. Tout chaud. Tout de suite : Porter todt CHAHD une nouvelle. Il On peut également se servir de l'adiectif et dire : Porter une nouvelle tocte chadde.

— Loc. interj. Chaud l chaud 1 Vite, sans tarder : Chadd! CBADD ! partons.

CHAUD (.châ) n. m. Chaleur : Souffrir le cbacd et le

FROID. AuOï'r CHAUD.

— Faire chaud. Se dit lorsque la température est élevée. 11 Fig. Se dit pour exprimer la vivacité d'un combat d'une querelle : Jl faisait chaud à cette bataille.

— Pop. /( fera chaud. Se dit pour exprimer une époque imaginaire, qui ne doit jamais exister.

— Jeux. Main chaude. Jeu dans lequel l'un des joueurs, ayant la tête appuyée sur les genoux d'un autre, tient une de ses mains renversée sur son dos, et doit deviner qui frappe dedans. Il Avoir la main chaude. Gagner plusieurs fois de suite à un jeu.

— Loc. fam. Ne sentir ni froid ni chaud pour une personne. N'éprouver pour elle que de l'indifrérence. il Cela ne fera ni chaud ni froid. Cela est tout à fait indifférent, ne sert ni ne nuit, il Souffler le chaud et le froid. Louer et blâmer tour à tour; passer d'un avis à un avis directement opposé. Il Chaud et froid. Refroidissement subit qui arrête la transpiration et cause diverses maladies : Prendre

Chaud de PerWER (la), série de grottes creusées très anciennement, situées, près d'Issoire, dans la moritagne de Perrier (Puy-de-Dôme), sur les bords de la Couze d'Issoire. V. Perkier {montagne de).

j CHAUDAGE (rad. chaux) n. m. V. chaolage.

CHAUDE (ch6d') n. f. Pop. Action de se chauffer, temps que l'on passe devant le feu : Prendre une chaude.

— Techn. Action de chauffer du fer ou un autre métal, pour le forger. (Lorsque le fer est au rouge blanc, on dit qu'il aune chaude grasse ; n\ia.nA il atteint presque son point de fusion, on dit qu'il a une chaude suante.) il Action de mettre au feu le fer de cheval, afin de le forger. Il Se dit du degré de cuisson voulu, auquel on amène le verre dans le four, il Battre la chaude. Se disait quand on battait les lingots sur l'enclume à coups de marteau, avant d'en faire la délivrance aux ajusteurs et monnayeurs.

— Loc. adv. A la chaude, Promptement, lestement, sur l'heure, à l'instant ; On attaqua l'ennemi k la chaude.

CHAUDEAU {chô-do — dérivé de chaud) n. m. Art culin. Sorte de brouet ou de bouillon chaud que l'on portait autrefois aux mariés, le matin du lendemain de leurs noces. Il Sorte de crème très liquide, faite avec des macarons et des œufs crus, sur lesquels on jette du lait bouillant, sucré et vanillé : Le chaddeao est très apprécié aux Antilles. 11 Par ext. Brouet ou bouillon en général.

— Econ. dom. Mélange de son, de pommes de terre, de choux et de fèves, que l'on fait cuire à moitié, pour le donner aux cochons et aux bestiaux, dans quelques départements : Le CHAUDEAU est un bon moyen d'engraissement, ■mais il affaiblit les animaux de travail. (Morog.) Il Mélange de bière et d'eau employé contre la dysenterie.

CHAUDE-COLE {ch6d')n. f. Colère violente. (Vieux.)

— Loc. adv. A chaude-cote. Par un premier mouvement, sans se donner le temps de réfléchir.

ChaudEFONDS, comm. de Maine-et-Loire, arrond. et à 20 kilom. d'Angers, sur le Layon; 1.031 hab. Ch. de f. Etat. Mines de houille. Fours à chaux, moulins. Source chaude. Sur le Layon, près de la ferme de Pierre, la pierre Saint-Maurille, de laquelle, selon la légende, saint MauriUe aurait évangélisé le pays.

. Sorte de gâteau fait de

CHAUDE-LANCE {chM') n. f. Nom vulgaire de la go-

CHAUDEMENT (chô-de-man) adv. D'une manière chaude, de façon à conserver la chaleur : Se vêtir chaudement.

— Fig. Avec ardeur, avec zèle : Poursuivre chaudement l'ennemi. Epouser chaudement tes intérêts de quelqu'un.

— Fam.To- "- ■•- —-■--'—- " ■•■ yles, quej - Anton. Fraîchement, froidement.

Chaudenay, comm. de Saône-et-Loire, arrond. et à 20 kilom. de Chalon, sur la Dheune, non loin de la forêt de Chagny ; 947 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Commerce de grains, de vins et eaux-de-vie de marc. Taillanderies.

CHAUDENET OU CBAUDENAI n. m. Agric. Syn. de

CHARDENAI.

CHAUDE-PISSE (châd') n. f. Nom vulgaire de la blennorrat'le. n PI. Des chaudes-pisses.

— ÉNCYCL. V. BLENNORRAGIE.

CHAUDER v. n. Agric. V. chauler.

CHAUDERET ou CHAUDRET {chô-dré — rad. chaudière) a. m. Cahier de baudruche entre les feuillets duquel le batteur d'or place les minces lamelles d'or provenant des cauchers.

CHAUDERIE, CHAUDRERIE (châ, ri) et CHAULTRIE (chdl'-tr'i) a. f. Nom donné, dans 1 Hindoustan, à des sortes de khans ou auberges dans lesquelles on reçoit gratuitement, mais pour un temps assez court, tous les voyageurs qui s'y présentent, quelles que soient leur religion ou leur secte. (Les chaudenes sont généralement entretenues par des donations pieuses ou wakfs, comme les mosquées, les bains et les caravansérails. Celles quijouissent d'un revenu suffisant joignent à l'hospitalité gratuite un repas frugal.)

ChAUDGSAIGUES (lat. Agua; calentes), ch.-l. de cant. du Cantal, arrond. et à 30 kilom. de Saint-Flour, sur le Remontalou, affluent de laTruyère; 1.650 hab. (Caldaguès.) Hospice ; établissementd'incubation artificielle. Eaux thermales, connues des Romains, que les habitants utilisent pour le chauffage de leurs demeures, les usages domestiques et le désuintage des laines. Restes d'un château ; église paroissiale, en partie du xv» siècle. Aux environs, château de Montvallat, orné de belles peintures à sujets

style «

nythologiques. — Le canton a 12 comm. et 6.310 hab.

ChauDESAIGUES (Jacques-Germain), littérateur français, né à Santhia (Piémont) en 1814, mort à Paris en 1847. Venu à Paris, il débuta par un roman bizarre, Elisa de iJiaWo (1834); publia un recueil de vers. Au bord de la coupe (1835) ; puis, grâce à Gustave Planche, il collabora à divers journaux, où il donna des études de mœurs et des essais de critique d'une grande âpreté. Un choix de ses études a paru sous le titre de les Ecrivains modernes de la France (1841).

CbaUDET (Antoine-Denis), statuaire, né à Paris en 1763, mort en 1810. Grand prix de Rome, il épura son I Italie, et devint un des artistes les plus éminents ouvelle école, dont David était le chef. Comme statuaire, il se recommandait surtout par le caractère sobre et pur de sa composition, la grâce élégante de ses figures. On vante surtout de lui : Cyparisse pleurant son faon; l'Amour séduisant l'âme, au musée du Louvre; la Sensibilité; Bélisaire; Paul et 'Virginie; la Paix, statue en argent, qui était placée au château des Tuileries ; la statue colossale de Napoléon (en costume romain), qui fut renversée de la colonne Vendôme, à la Restauration. Chaudet était membre de l'Académie des bean.x-arts, depuis 1805. — Sa femme, Jeanne-Elisabeth Gabiou, née en 1767, morte en 1832, s'adonna avec succès à la peinture de genre. Parmi ses œuvres, remarquables par la fraîcheur du coloris, on cite en première ligne la Jeune fille montrant à lire à un chien (1798), et la Jeune fille mangeant du lait en présence d'un chien (1812). On possède aussi d'elle quelques beaux portraits.

ChaUDEY (Ange-Gustave), homme politique français, né à Vesoul en 1817, fusillé à Paris en 1871. D'abord avocat, il fit ensuite du journalisme. En 1848, il soutint la candidature Je Cavaignac. Réfugié en Suisse après le 2-Décembre, il rentra en France en 1853, se fit inscrire au barreau de Paris et fut, au 4 septembre 1870, nommé maire du IX' arrondissement. Le 22 janvier 1871, il représentait l'autorité municipale à l'Hôtel de Ville, lorsque des députations vinrent exposer les griefs de la population. Des coups de feu ayant été tirés contre l'Hôtel de Ville, ce fut Chaudey, dit-on, qui ordonna aux mobiles cantonnés dans l'édifice de faire feu sur la foule. Après le 18 mars, il fut dénoncé pour ce fait, arrêté et conduit à Mazas, puis à Sainte-Pélagie. Le 23 mai, pendant que l'armée de Versailles refoulait l'insurrection, le procureur de la Commune, Raoul Rigault, le fit fusiller.

ChAUDFONTAINE, comm. de Belgique, prov. et arr. admin. et judic. de Liège, sur le Vesder ; 1.751 hab. Etablissement d'eaux thermales renommées. Forges à fer et laminoirs ; fabriques d'armes à feu, de tôles et de tissus métalliques.

CHAUD-FROID (chà-fro-a) n. m. Préparation délicate de volaille ou de gibier, qui se fait à chaud, mais se mange froide, entourée de gelée ou de mayonnaise : Des chaudsfroids de perdreaux, de faisans.

parlant des chiennes cou-

CHAUDIÈRE (chô-di-èr) n. f. Grand vaisseau métallique, qui sert à faire cuire, bouillir, chauffer quelque chose. 11 Contenu du même vase : Une chaudière de sucre.

— Blas. Meuble qui est une preuve de grande noblesse, principalement en Espagne et en Portugal.

— Mar. Chaudière d'étuve. Vase qui, dans les ports, sert à faire chauffer le goudron, il Chaudière à brai. Récipient dans lequel on met à chauffer et à fondre le brai pour calfatage. 11 Chaudière du coq. Cuisine du bord, n Faire la chaudière. Surveiller la cuisine des aliments, ii Faire chaudière. Faire bombance. (Dans les ports marchands. Tenir une maison où l'on fait cuire pour les matelots leur ration, qu'ils apportent en nature.)

— Pêch. Sorte de trllble sans manche. Syn. caudrette.

— Techn. Récipient métallique dans lequel l'eau soumise à l'action du feu se transforme en vapeur, if Partie d'un four à chaux au-dessus du cendrier, il Vase de fonte rempli de charbons ardents, dans lequel l'argenteur tient ses mandrins et ses porte-moucbettes, pour les conserver chauds. Il Pied de la chaudière, Drogues et matières colorantes, dans les teintureries de laine, u Charger la chaudière. Y mettre les ingrédients colorants.

— Encycl. Mécan. Chaudières à vapeur. Les chaudières à vapeur, dites aussi générateurs de vapeur, jouent un rôle considérable dans l'industrie ; elles fournissent la vapeur nécessaire au fonctionnement des moteurs à vapeur. A l'origine, on construisait les chaudières à vapeur en employant la fonte. Actuellement, on utilise les tôles de fer ou d'acier.

Autrefois, on divisait les chaudières en chaudière à basse itmosphère et demie ; à moyenne pres- ■ ■ ■ ' haute

de chauffage, en : chaudières à chauffage extérieur, à chauffage intérieur, à chauffage mixte. Les chaudières à bouilleurs se rattachent à la première classe ; les chaudières tuhulaires à la seconde; enfin, celles employées pour les machines fixes font souvent partie de la troisième. La partie supérieure d'une chaudière est toujours munie d'un certain nombre d'ouvertures : les unes hermétiquement closes par un joint autoclave, les autres surmontées d'appareils spéciaux ou reliées à des tuyaux qui vont jusqu'au moteur. Le trou d'homme, qui permet le nettoyage iii térieur facile do la chaudière, se rapporte au premier cas. Les niveaux d'eau, soupapes de sûreté, manomètres, tuyaux de prise de vapeur, etc., rentrent dans la seconde catégorie. Une chaudière à bouilleurs se compose d'un corps cylindrique horizontal, formant le corps de la chaudière, et de deux gros cylindres horizontaux, de diamètre moindre que celui de la chaudière, et reliés avec celle-ci par des tubulures verticales. Ces cylindres constituent les bouilleurs, it directement exposés à l'action des flammes du foye

La chaudière tubulaire a été inventée pa nieur français, Séguin. Elle se compose, en principe, de deux plaques circulaires, occupant, l'une la partie antérieure, la seconde la partie postérieure de la chaudière. Dans ces plaques, dont la périphérie est rivée avec le corps de cnaudière, sont emmanchés un nombre considérable de petits tubes en cuivre, dont la paroi extérieure est en contact avec l'eau, tandis que les gaz de la combustion traversent le conduit intérieur. Ce genre de chaudière offre une très grande surface de chauffe. Il r ' '

chaudières inexplosibles, celles à vaporisation

Un des types les plus répandus de chaudières multitubulaires, la chaudière de Nayer, est à foyer extérieur avec un faisceau de tubes inclinés sur l'arrière formant bouilleurs. Des boîtes, placées à l'avant et à l'arrière, reçoivent chacune une paire de tubes et forment des séries qui communiquent verticalement au moyen de pièces obliques. Ces boites sont en relation avec des collecteurs qui, eux-mêmes, sont en communication avec la chaudière inclinée comme les tubes.

La chaudière de Belleville, dite . inexplosible », a été construite d'après cette idée que la présence de l'eau surchauffée dans une chaudière pouvant occasionner de très graves explosions, il fallait construire un appareil ne con-

fi

chaudière donne de la vapeur à haute pre&'îion en quelques minutes, et n'occupe qu'un espace très restreint.

Il existe, enfin, plusieurs systèmes de chaudières à vaporisation instantanée, donnant, sous un volume des plus réduits, une quantité considérable de vapeur à haute pression. V. générateur.

— Mar. La puissance des chaudières employées à terre et leurs conditions de fonctionnement sont loin d'en faire des organes aussi importants que les appareils évapora-

Jamme multiples, à foyer intérieur et de forme parallélipipédique ; leur réparation était presque impossible. En 1855, premières chaudières tubulaires à flamme directe ou & flamme en retour ; celle à flamme directe, recevant sur la plaque de tête des tubes la chaleur tout entière du foyer, fut vite hors d'usage ; aussi la chaudière à flamme en retour la remplaça : elle avait la forme cubique, le faisceau tubulaire était au-dessus du foyer et au milieu, la pression était de 2 kilogr. 8. La chaudière américaine à tubes verticaux, créée

époque, donnait un bon rendement, mais il était

" iponne

le premier type de chaudières cylindri-

Edne

oque, impossible de tamponner les tubes. En Angleterre, John " ' jr construisit le premier type de chaudières cyli '

à flamme en retour; Claparède, en France, l'imita ; mais le poids était énorme pour les hautes pressions, les accidents des tubes graves à cause de la grande masse d'eau. Ces chaudières, simples ou doubles, avaient deux, trois, même quatre foyers ; elles pesaient jusqu'à 23 tonneaux et contenaient en plus il tonneaux d'eau en moyenne. Elles furent employées sur beaucoup de navires, en particulier celles du type dit • amirauté », réglementaire en Angleterre. Pour éviter les affaissements des ciels de foyer, on imagina des ciels plissés de différents systèmes : les résultats nirent loin d'être satisfaisants. «Sur les torpilleurs, on se servit de chaudières moins lourdes, mais d'une plus grande longueur, qu'on appela n type locomotive », et qui fut heureusement modifié par Normand ; elles donnèrent de graves mécomptes, car elles étaient loin d'avoir les renforcements des chaudières de locomotive les dilatations énormes firent jouer les tubes leurs plaques de tête; enfin, Caramam, au moyen

CHAUDOC — CHAUFFE

d'interposition do rondelles intérieures en

en laiton, donne une tenue excellente aux ^u^oo , ...o.n .=

progrès attendu devait venir dos cliaudièros multiiubu-

COS chaUtlif'T''-^ f^l 'I'' " iiiri (I .■ \ II. . li |.| ■■ . ..',, .1 . ■, r r r les OXplORHMis, .Ir pi" lii 1 I ' I ■ 1 ' . I ...,..;,

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dos tubes plu^ la- i''- I ■ i ■• ' ■ ■ ■ , i i

losMoSSaK'TinsriKinliiii.-srn-.rry m il ; l-- u i . n , m i ■■ . 1 .il chaudière Nn-laussn scnilih' avmr lis avaiitn(;i's iloa llcUcvillo et dos Lagratîel-d'AlloSt, sans on avoir les inconvénients. Ces trois types do chaudière» s'emploient sur les

lur un chaudron : Certains piano» sont de vrais chaudronr.

— Arhoric. Maladie de certain» coni- 'ères, aux endroits où le tronc n'a plus

Blas. Meublo d'armoirie, ropréson

grands navires ; les petits bateaux torpi Burtout de chaudières locomotives et do

illours I

ultitubulaires

tant un chaudron muni quelquefois ( SOS ot do goulot.

— Bot. Nom vulgaire du narcisse prôsouaïault(narci««u«p«eMrfo-narci.«

— Cost. GonouiUôro haute et év do botte. 'V. BOTTE.

— Navig. Calotte de plomb porci' plusieurs trous et clouée sous lu d'une pompe d'épuisement, pour cm

è. collecteurs et à tube de retour d'eau, types Normand, du Temple, etc.

Les chaudières chauffent au charbon de terre ; si l'on veut qu'elles chauffent au bois, il faut leur mettre des grilles spéciales et des cheminées tromblon. Depuis quelques années, on recherche la solution du chauffage au pétrole seul ou du chauffage mixte, par pétrole projeté sur du charbon enflammé. A bord des navires de guerre, l'essai à froid des chaudières doit être fait chaque année ou après toute réparation importante, tout comme à terre. Depuis l'emploi des hautes pressions, on ne peut se servir que d'eau douce ; les incrustations et dépôts exposeraient, en effet, les chaudières tubulaires aux conséquences désastreuses d'une explosion.

CraUSOC, ville et arrond. de la Cochinchine française, sur la frontière du Cambodge. La ville, située sur le bras occidental du Mékong, à 220 kil. (par les routesj de SaTgon, compte 4.000 à 5.000 hab.; le canal de Vinh-Té l'unit à Ha- Tien, sur le golfe de Siam. L'arrondissement a une population d'environ 91.000 hab. Le sol est, excepté à l'E. (400 à 500 m.), plat et marécageux ; plus de la moitié dos terres cultivées est occupée par les rizières ; les légumes, le maïs, l'indigo sont les autres productions. Exploitation de granités et de grès à Chaudoc.

Chaudon (dom Louis-Mayeul), littérateur, bénédictin, né à Valensoles (Basses-Alpes) en 1737, mort en 1817. Le plus connu de ses ouvrages est le Dictionnaire historique 411 il publia en 1766 et dont Delandine donna en 1804-1803 une édition augmentée. Malgré dos erreurs inévitables, ce travail méritait en partie le succès qu'il a obtenu par la modération et l'impartialité des jugeiuonts. Parmi ses autres écrits, nous citerons : Dictionnaire antiphilosophique (1-07-1769). — Son frère, l'oratorien Esprit-Joseph Chaudon, né à Valensoles en 1738, mort en 1800, s'adonna à l'cnsi-ignement. Le pins connu de ses ouvrages est la Hibliuthih/ue d'un homme dego&t (1772-1773), pour lequel son frère lui avait laissé des matériaux.

ChaudoRDY (Jean-Baptiste- Alexandre Damaze, comte DE), diplomate français, né à Agen en 1826, fut blessé aux journées de juin 1848 et entra dans la carrière diplomatique en 1851. Le gouvernement de la Défense nationale le chargea de diriger auprès de la Délégation do Tours l'ensemble des services diplomatiques. Il publia plusieurs circulaires remarquables en réponse aux notes de Bismarck, et protesta avec énergie contre les excès commis en France par l'armée allemande. Ses qualités lui valurent successivement un siège à l'Assemblée nationale (1871), puis l'ambassade de France en Suisse (1873), en Espagne (1874) et en Russie (1.S81). Mis en disponibilité (1882), il ne sortit de la retraite que pour publier un remarquable ouvrage : ta France en i889 (1889).

Péch. Sur une partie du littoral français. Quantité poisson quo l'on prélève sur la pèche totale d' •au pour la r '* '

CHAUDRET r

du patron du batoau ot do son

. Techn. 'V. chatjdbret.

CHAUDRETTE n. f. Pêch. V. CAUDRETTE.

CHAUDRON [chû — pour CHACDERON, de c/murfiére) n. m. Petite chaudière munie d'une anse et servant à divers usages domestiques : Faire bouillir de l'eau dans un

où l'on I

tien qui â diffai

ChauiiroD.

s'y introduire, il Petite calotte de enivre clouée sur l'habitacle et percée de quelques trous pour laisser passage à la fumée de lampe.

— Techn. Baquet en forme de demitremper les boyaux. Il Dans une cassolette, Partie au-dessus du foyer et contenant les parfums.

— Prov. : Le chaudron mâchure la poêle. Ce sont les personnes les plus sujettes à caution ' ' "' '~~ plus arde

— Enctcl. Archéol. Les anciens chaudrons étaient très souvent munis de goulots symétriquement opposés ; aussi les voit-on désignés sous le nom de » fontaines • . Au moyen âge, les chaudrons de Beaucaire étaient particulièrement estimés , comme aussi ceux des Flandres, pays de la dinandorie. Les offices princiers possédaient des chaudrons d'argent, comme celui du duc d'Anjou, au XIV" siècle (1360), etc. ; ces grands récipients étaient destinés à Ta confection des potages.

GHAnDRON-EN-MAUGES, \ comm. de Maine-et-Loire, arromi.

et à 31 kilom. de Cholet, près d'un sous-affluent de l'Evre ; 1.613 hab.

Minoteries, papeterie.

Chaudron- ROUSSEAU

rabre de l'Assemblf Bourbonne-les-Bai U siégea à la Montagne, et fut compris, en 1816, dans d'exil contre les régicides. — Son nls, Pierre-G général français, né à Bourbonne-les-Bains en 1775, tu(' en 18 U , se distingua do la manière la plus brillante à l'armée des Pyrénées-Occidentales, en Vendée, en Italie, en Espagne, et périt à la bataille de Chiclana. CHAUDRONNÉE {chô-dro-nè] n. f. Contenu d'un chaudron CHAUDRONNER {chô-dro-né) V. n. Fam. Se dit du soi; nasillard que fait entendre un instrument à cordes. 11 Avoii la passion d'acheter et de revendre des ustensiles, etc.

CHAUDRONNERIE {cito, ri) n. f. Art de fabriquer des pièces métalliques couramment employées dans l'industrie : Connaître la chaudronnerie. 11 Commerce du chaudronnier : La chaudronnerie est prospère. 11 Lieu o\I l'or fabrique des chaudrons : Construire une chauorosneri Il Marchandises fabriquées par le chaudi

de la CHAUDRONNERIE.

— Encycl. La chaudronnerie permet de travailler les de fer, d'acier, de cuivre, minces ou épaisses une des branches industrielles les plus importantes. La chaudronnerie se divise en deux catégories bien distinctes : la grosse et la petite chaudronnerie. La grosse chaudronnerie englobe le travail des tôles épaisses employées pour la construction des chaudières à vapeur, des appareils de distillation, des récipients destinés aux diverses opérations de la fabrication du sucre, etc. La petite chaudronnerie produit des ustensiles indispensables aux besoins domestiques. Les objets qui en proviennent se fabriquent à la main ou à l'aide dos étampes.

CHAUDRONNIER (cA(5-rfro-ni-<'), ÈRE n. Arlisai ou vend des chaudrons et autres ustensiles mé propres à la cuisine : Boutique de chaudronnier.

— Fam. Nom des facteurs d'instruments de musique en cuivre.

— Chaudronnier au sifflet ou C/iaudi"onni«r ambulant,

Vendr

tallinue

lux cuivre», n Chaudronnier lit et brunit de» planches gravure.

Celui qui achète et vend de vil

planeur, Ouvrier qui plane, Pc

de cuivre rouge dostinéo» à la

-- ailj. : Maître, Garçon

considère c ssos de l'ai-tisto. Un chaudronnier ambulant cxamino I vii^ux chaudron troué, quo vient de lui apporter une j HIC villageoise. Collo-ci attend d'un air d'inquiétude la sonlonco du bonhomme. Un aido-étamcur et deux enfants complètent ce groupe. Cette composition, peinte avec une fine observation et une verve spirituelle, est d'un coloris harmonieux.

CbaUDRUC de CrazannES (Jean -Marie -César-

eu 1862. Il remplit des fonctions administratives et devint correspondant do l'Académie dos inscriptions. Parmi se» ouvrages, nous citerons ; Itecherches historiques, littéraires et critiques sur la Novempoputanie (1811) ; ^« Médailles ou le Itéijne de Napoléon le Grand (1811) .Antiquités de la ville de Saintes et du département de la Charente-Inférieure (1820).

CHAUDUMÉ (cAd) n. m. Plat d'ancienne cuisine, qui semble rentrer dans la catégorie de» coulis.

CBAOFAUD (cht-fo) n. m. Sorte de plate-forme s'avançant suffisamment en mer pour que les bateaux de pécho puissent venir y décharger le poisson pris par eux.

CHAUFFAGE (chd-faf) n. m. Action de chauffer : Le chauffage d'un appartement , d'une machine, d'un four. Il Hois de chauffage. Bois destiné à être brûlé par le chauffage.

; for. Bois de ch une forêt, uno certaine qu

— Mar. Chauffai/e d'un flamber la coque avant d'y

- Œnol. Chauffe

de bois pour son usage.

avire. Opération consistant i lettre le brai.

I, Opération indiquée par Pasà porter le vin, pendan température do 50 à 60», en vue

— Encycl. Econ. dom. Le chauffage est le résultat du calorique mis en mouvement et produisant la chaleur, ce qui a lieu par contact et par rayonnement. Le chauffage par rayonnement est produit par les cheminées ou les brasiers ; le chauffage par contact a lieu lorsque l'air vient lécher les parois extérieures ou intérieures d'un appareil chauffé comme dans les poêles et les calorifères.

l" Chauffage par les cheminées. La quantité de chaleur donnée par une cheminée est à peu près le quart de celle que rayonne le combustible. Les pertes de chaleur ont lieu par les parois, par la fumée, enfin par la manière incomplète dont s'opère la combustion. (V. cheminée.) — i' Chauffage par les poêles. Ces appareils sont de diverses espèces. Les poêles en faïence s échauffent lentement, mais gardent longtemps leur calorique; les poêles en fonte, dont la température s'élève rapidement, se refroidissent encore plus rapidement. (V. poêle.) — 3' Chauffage par les calorifères . Les calorifères chauffent les établissements publics ou particuliers, les étuves et les séchoirs. Ils sont à air chaud, à eau chaude ou à vapeur. (V. calorifère.) — 4" Chauffage par le gaz d'éclairage. Le chauffage des appartements au moyen du gaz s'opère, le plus généralement, au moyen de cheminées portatives, munies d'un réflecteur. — 5" Chauffage au pé/rote^ Le chauffage au pétrole donne d'excellents résiuti nombre d'appareils de chi fage électrique. Pendant longtemps, le chauffage électrique est resté peu pratique ; mais, peu à peu, il a pris une grande extension et donne des résultats très satisfaisants.

— Ch. de f. Le chauffage des wagons s'opère généralement â l'aide de bouillottes mobiles n exigeant aucune modification du matériel roulant. Une ouverture, placée à l'une des extrémités de la bouillotte et oui se ferme par on bouchon à vis, permet de l'emplir d'eau bouillante 00 de la vider.

— Hyg. Les procédés de chauffage les plus recherchés sont ceux qui allient la commodité à l'économie.

Il faut surtout redouter la production ou l'introduction, dans les lieux clos, de l'oxyde de carbone produit par la combustion.

Un appareil de chauffage de choix doit : !• permettre l'aération ou effectuer lui-même la ventilation de l'endi'oit chauffé ; 2» rejeter à l'extérieur, d'une façon complète, les gaz produits par la combustion.

De tous les modes de chauffage, c'est encore la cheminée d'appartement qui doit être préférée, car elle réalise tous les desiderata hygiéniques, à la condition de ne jamais dépasser 18» comme 'température maximum.

ChAUFFAILLES, ch.-lieu de cant. de Saône-ct-Loire, arrond. et à 31 kil. de Charolles, sur le Botoret, sous-affl. de la Loire ; 4.888 hab. Fer, moulins, huileries, scieries à bois,tointureries, blanchisseries de fll, tissage de soie, de colon et de fil. Restes de l'ancien château, siège de deux industriels. — Le canton a 10 comm. et

Chauffard (Marie-Denis-Etienne-Hyacinthe), médecin français, né et mort à Avignon (1796-18S0), fut médecin en chef des hôpitaux et prisons de cette ville, correspondant de l'Académie de médecine. Ses principaux ouvrages sont : Traité sur les prétendues fièvres essentielles (1825); Traifé de» in/ïommo(ion« in(eme» (1831); Mémoires et résumés de médecine pratique, d'anatomie pathologique et de littérature médicale (1832); Œuvres de médecine pratique (1848).

Chauffard (Paul-Emile), médecin, fils du précédent, né à Avignon en 1823, mort à Paris en 1879, fut médecin en clief des bôpitaux d'Avignon, puis se rendit à Paris, où il devint médecin des hôpitaux, professeur à la faculté, membre de l'Académie de médecine et inspecteur général de l'instruction publique (1874). On lui doit de nombreux ouvrages, dont les principaux sont ; Etude comparée du génie antique et de l'idée moderne en médecine (1855) ; Lettres sur le vitalisme (1856); Principes de pathologie générale (1862); De ia philosophie dite posilire dans ses rapports avec la médecine [ 1863) ; Etude clinique sur la constitution médicale de l'année (1862, 1863); Des v,-rités traditionnelles en médeeineilSIl); ta Médecine française de ISÎO à ISSO (1877); Eliologie et pathogénie de la fièvre (ypAoirfe (1877); la Vie; études et problèmes de biologie générale (1878).

CHAUFFE {ehôr— subst.de chauffer) n.f. Techn. Action do chauffer: Donner

CBAUPFB. (Se dit de la conduite

CHAUFFÉ — CHAULAGE

des feux et des diverses opérations qui s'y rattachent.) Il Fourneau où brûle le combustible employé à la fonte des pièces, il Une des deu.t grilles du chauffé, dans une fonderie. Il Opération complète de la distillation, il Action d'allumer des copeaux dans un baril en construction, pour lui donner du ventre, c'est-à-dire faire cintrer les

— Méc. Surface de chauffe. Portion de la surface d'une chaudière qui reçoit l'action directe de la chaleur développée dans le foyer, il Chambre de chauffe. Dans l'industrie, on désigne sous ce nom l'emplacement réservé aux générateurs de vapeur, quel qu'en soit le système, ii Conduire la chauffe, Entretenir les feux, il Chef de chauffe, Gradé chargé de surveiller le chargement du fourneau.

— Enctcl. La chauffe est l'opération consistant à conduire les feux d'une chaudière ; c'est une opération délicate, et la pratique permet seule de régulariser la dépense et do tenir la pression. Sur les grands navires, une chauffe mal conduite donne naissance à une fumée épaisse ; sur les torpilleurs, il peut sortir par la cheminée des ilammes qui décèlent de loin leur présence pendant la nuit. Le cliarbon doit être cassé en morceaux de la grosseur du poing, réparti par couches d'égale épaisseur; la formation des scories oblige à de fréquents décrassages. Les chauffeurs se guident sur le manomètre pour tenir la pression, ouvrant ou fermant la porte du cendrier si la pression tombe ou monte trop, et ils s'assurent que le niveau d'eau est bon et fonctionne bien ; ils manœuvrent alors en conséquence le régulateur d'injection, ou font marcher le petit cheval s'il est nécessaire de réparer. La surveillance du chef de chauffe doit être constante et, par quart de chauffe, il doit s'assurer qu'on a décrassé, qu'on a vidé les escarbilles. Dans les machines à haute

pression, la chauffe se fait en vase

clos, l'air étant chassé dans la chaufferie au moyen de ventilateurs.

CHAUFFÉ (ch6)n. m. Espace où le fondeur allume le feu dans le fourneau contenant le métal à fondre.

chauffer 1

aliments ne s'y refrofdissent pas.

Il PI. Des CHAUFFE-ASSIKTTKS.

CHAUFFE-BAIN (chôf-bin) a. m.

Appareil à l'aide duquel on peut chauffer l'eau d'une baignoire. C'est une sorte de poêle briUant du gaz Chauffe-bain,

ou du charbon de bois et dans lequel l'eau de la baignoire est amenée par un système de tuyaux qui établit un courant, ii PI. Des ch*dffe-bains.

CHAUFFE-CHEMISE ou CHAUFFE-LINGE (chôf-linf) )sier sous lequel on met un ré-

Espèco do panit

chaud qui chauffe le linge étendu sur le panier, ii Petite étuve destinée au même usage, ii PI. Des chauffe-chemise (ou CHEMISES), des chacffe-linge.

CHAUFFE-CIRE {chef) n. m. Autrefois, Officier de la grande chancellerie du roi, chargé de préparer la cire pour sceller les actes royaux, il PI. Des chadffe-cike.

— Encïcl. Les chauffe-cire étaient au nombre de quatre, jouissant de tous les privilèges des secrétaires du roi. On trouve mention des chauffe- ■ ' '

CHAUFFE-DOUBLE (chef) n. f. Cuisson de l'eau-deseconde avec de nouveau vin. il PI. Des chadffes-

CBAUFFE-DOUX (chôf-dou) n. m. Caisse pleine de braise et de cendre chaude, qui servait, au moyen âge, pour le chauffage des maisons et surtout des églises, et que l'on promenait à cet effet dans les rangs des fidèles, il PI. Des

chauffe-doux.

CHAUFFE-LINGE n.

CHAUFFE-LIT [chàf-li) n. m. Appareil pour chauffer un lit. Il PI. Des chauffe-lit (ou chauffe-lits).

— Encycl. Des divers appareils affectés à cet usage, les plus anciens sont certainement les pierres chauffées; mais, au moyen âge, on employait beaucoup les buisines, sortes de trompes par lesquelles on envoyait de l'air chaud sous les draps. On y mettait aussi une longue planche recouverte de cuir, préalablement chauffée, puis enveloppée d un drap. L'invention de la bassinoire paraît dater du xv siècle. Quant au moine, dont il est déjà ques- XVII» siècle, on se demande si c'est un appareil 1 de la planche précitée, ou bien le cruchon

ul^Ç

devait-il combattre le froid parles chauffe-

mains, tandis que de petits chariots ou des chauffe-doux passaient parmi les tidèles. Les chauffe-mains du xvi« siècle, grâce à la disposition ingénieuse inventée par Cardan, retiennent la bille rougie suspendue de telle sorte qu'elle ne peut toucher aux parois de la sphère ; aussi cette dernière est-elle alors souvent repercée, ajourée. Au contraire, les chauffe-mains des xm" et xiv siècles ont leurs calottes closes, mais souvent ciselées et émaillées avec richesse. D'autres chauffe-mains, déposés sur l'autel, étaient des coffrets de métal reproduisant quelque architecture, etc.

CHAUFFE-MOÛT (cAd/'-inou) n. m. Sorte de bassin employé dans les brasseries, dans lequel passe le moût avant qu'il no soit introduit dans les chaudières de cuisson, n PI. Des chauffe-moOt.

CHAUFFE-PANSE {chôDa. m. Pop. Cheminée très basse.

Il PI. Des CHAUFFE-PANSE.

Chauffepié (Jacques-Georges de), pasteur et prédicateur do l'Eglise réformée, d origine française , né à Leuwarden, en Frise, en 1702, mort à Amsterdam en 1786. Il exerça le ministère ecclésiastique à Flessingue, puis à Delft, et enfin à Amsterdam. Il ajouta quatorze cents articles au « Dictionnaire » de Bayle, sous le titre : Nouveau

I chaufferette.

Chauffe-pieda à

1756), etc. Son style est dépourvu de toutes les qualités qui distinguent celui de Bayle.

CHAUFFE-PIEDS (chôf-pi-é) n. m. Sorte de cheminée basse, anciennement en usage. (Cette expression, à partir du XV" siècle, ne désigne plus guère qr- - -.- ~ boîte de métal où l'on enfermait un lingot rougi ou une brique chaude, et qu'on mettait sous les pieds.) il

PI. Des CHAUFFE-PIEDS.

(On disait aussi chauf-

FEÇON,et CHAUFFE-DOS.)

CHAUFFE-PLAT (chôf-pla) .n. m. Sorte

de réchaud contenant du charbon de bois allumé ou de la braise ardente, ou encore de l'eau bouillante, sur lequel on place les plats que l'on veut tenir au chaud pendant le repas, il PI. Des chadffe-plats.

CHAUFFER (ch6-fé — du lat. calefacere. même sens) v. a. Rendre chaud : Chauffer de l'eau, un appartement.

— Fig. Activer, mener rondement : Chauffer une affaire. Il Faire valoir ; applaudir chaleureusement : Chauffer un candidat, un écrivain, un acteur, un livre, n Chauffer des élèves. Les préparer spécialement et hâtivement à un examen ou à un concours.

— Fam. Chauffer une femme. Lui faire la cour d'une manière pressante.

— Pop. Se faire ou Se laisser chauffer une idée, une affaire, etc.. Se la laisser voler.

— Absol. Donner, produire de la chaleur : Cheminée, f'iH'le, Bois qui chauffe bien.

— Arg. de théâtr. Chauffer la scène. L'animer par un

débii

Chauffer un poste. Faire sur le poste un feu roulant d'artillerie.

— Dr. anc. Chauffer les pieds à quelqu'un. Lui donner la f|uestion en lui brûlant la plante des pieds.

— Hortic. Chauffer une plante. Hâter sa végétation en 1 entourant dune chaleur artificielle.

— Mar. Chauffer la carène d'un navire, Brûler de la paille, des fagots de genêt ou de brande, pour tuer les vers, faire fondre le vieux brai et détruire les corps qui masquent les chevilles et les trous. (On dit brusquer, dans le Levant.)

]\ Chauffer les bordages. Les pénétrer d'une vive chaleur, afin de les faire ployer et de leur donner les diverses formes que nécessite la construction.

— Mécan. Allumer les feux de la chaudière : Chauffer une locomotive, un vapeur.

— Techn. Chauffer au rouge. Pousser la chaleur au point que le fer (ju'on y expose devienne rouge, ii Chauffer otanc, Chaufler au point que l'objet

t que l'objet devienne blan

1 entrain, de la gra-

Le bain chauffe.

— Fig. Prendre de l'animation, de vite ; entrer dans une crise violente : I

— Fam. Le four chauffe, La chose se prépare, n C'est un bain qui chauffe. Se dit lorsque, par un temps nuageux, un soleil brûlant brille par une éclaircie, ce qui est regardé comme un présage de pluie.

— Techn. Tirer le soufflet dans une forge, quand le fer est au feu : Allons, chauffe!

— Mar. Avoir ses feux allumés, en parlant d'une machine à vapeur qui s'apprête à fonctionner : Paquebot, Locomotive qui chauffe.

Se Chauffer, v. pr. Devenir chaud : i'air se chauffe par le contact du sol bien plus que par l'effet des rayons qui le traversent.

— Procurer de la chaleur à son corps en se tenant devant le feu, etc. : Se chauffer au soleil. Se chauffer les pieds en sautant. Se chauffer les doigts en soufflant dessus.

— Loc. PROv. : Voir (Savoir) de quel bois se chauffe quelqu'un, Connaître ce dont il est capable, quel homme il est. Il Nous ne nous chauffons pas du même bois, Nous n'avons pas les mêmes opinions, les mêmes habitudes, ii AUez lui dire cela et vous chauffer au coin de son feu, \ ous ne serez pas bien venu à lui tenir ce langage.

— Syn. Chauffer, échauffer. Chauffer, c'est rendre chaud en présentant au feu ou en approchant d'un corps qui peut transmettre de la chaleur. Echauffer, c'est faire sortir la chaleur de l'objet lui-même en le frappant, en le frottant ou par tous autres moyens qui demandent une suite d'efforts, une action plus ou moins prolongée; c'est aussi chauffer quelque chose de grand, même en employant le moyen du feu : on échauffe une chambre ; on chauffe' une chemise.

— Anton. Attiédir, glacer, rafraîchir, refroidir. CHAUFFERETTE (cho-fe-rèf) n. f. Mobil. Sorte de boîte

munie d'un couvercle percé de trous, dans laquelle on met du charbon allumé pour se chauffer les pieds.ii Petit réchaud qu'on met sur la table pour maintenir les mets chauds.

— Techn. Coffret métallique où l'on met du feu, et dont on se sert pour donner un apprêt au velours.

— Enctcl. Mobil. On entendait, au moyen âge, par chaufferettes ouchauffettes, tous les réchauds portatifs, quels que

cuivre rougi au feu On appelait, chaufferette de l'encensoir » la partie du récipient contenant le fou. On donnait aussi ce nom aux capsules ajourées accrochées aux landiers des cheminées et qui servaient, une fois pleines de charbon, de petits fourneaux.

CHAUFFERETTIER (chô-fe-rè-ti-è) n. m. Fabricant de ciiaufferettes.

CHAUFFERIE {chô,r'i) n. f. Techn. Fourneau dans lequel on réchauffe le fer ou tout autre métal, pour l'étirer à la tréfilerie. ~ ateliers de grosse forge, où l'on chauffe le fer pour le forger, il Partie

— Mar. Nom donné à la chambre ( chauffe.

CHAUFFETTE (chô-fèf seau de cuivre ou de fer la catégorie des bouillottes et coquemars, et destiné à faire' chauffer de l'eau. (Les chauffettes anciennes sont, d'après Gay, de deux sortes : les coquemars ou pots à eau accompagnés de — "'- fontaines oscill"'

zCWf

' bassin

bouilloires à i deux biberons.) [i Autrefois,

panse renflée, munies d .Syn. de chaufferette.

CHAUFFEUR {châ-feur') n. m. Techn. Ouvrier chargé d'allumer et d'entretenir le feu d'une forge, d'un fourneau, d'une chaudière à vapeur, n Conducteur d'automobile, n S'emploie au féminin : Un costume de chauffeuse.

— Pop. Homme de complexion amoureuse, entreprenant. Il Homme très gai, boute-en-train de société.

— Hist. Voir la partie encycl.

— Adjectiv. : Ouvrier chauffeur.

— Encycl. Techn. C'est du chauffeur que dépendent la marche régulière des machines et la durée plus ou moins longue du matériel qu'on lui confie. Sur les locomotives, le chauffeur est l'aide du mécanicien : il doit connaître les signaux, savoir quelles mesures prendre en cas de danger. On a créé, dans l'organisation du personnel de la flotte, une spécialité de matelots-chauffeurs, pourvus d'un brevet et chargés de tout ce qui concerne le service des chaudières.

— Hist. On a donné le nom de chauffeurs à des brigands réunis en association, qui, vers 1793, tantôt masqués ou barbouillés de suie, tantôt sous des déguisements divers, incendiaient, tuaient et pillaient dans les campagnes de la France. On les nommait ainsi parce qu'ils brûlaient les pieds de leurs victimes pour leur faire révéler l'endroit cù elles cachaient leur argent. Leur chef le plus fameux fut Schinderhannes ou Jean l'Ecorcheur.

Ils disparurent sous le Consulat.

CHAUFFEUSE lch6-feu:') n. f.

Mobil. Chaise basse permettant de se chauffer commodément auprès du feu.

— Manuf. Appareil d'une pièce de catissage.

CHAUFFOIR (chô-fo-ar) n. m. SalJe où l'on vient se chauffer, dans un hospice, un asile pour les pauvres, etc. Il Autrefois, Foyer de théâtre.

— Méd. Pièce de linge chaud, qui sert Chauffeuse, à essuyer et à réchauffer les malades.

— 'Techn. Caisse de tôle, dans laquelle le cartier fait sécher les feuilles de carton qu'il veut coller, it Nom donné, dans les salines, aux bassins dans lesquels on introduit l'eau de mer pour en commencer l'évaporation.

ChauFFOURT (Jacques de), lieutenant général des eaux et forêts du bailliage de Gisors, né à Vernon. Il vivait vers le commencement du xvii* sièle. On a de lui une remarquable Instruction sur le fait des eaux et forêts.

CHAUFFURE {ché-fur') n. f. Défaut du fer ou de l'acier qui s'écaille après avoir été trop chauffé.

CHAUFOUR (châ) n. m. Techn. Four à chaux, n Magasin où le chaufournier serre le bois, la pierre et la chaux.

— Ornith. Nom vulgaire du pouillot..

CHAUFOURAGE (ch6, raf) n. m. Nom donné, dans quelques départements avoisinant Paris, au ckaulage.

CHAUFOURMERIE [chô, ri) n. f. Industrie consistant à fabriquer la chaux.

CHAUFOURNIER [chô, ni-é) n. m. Ouvrier qui fabrique la chaux.

CHAULAGE (chô-laf) et quelquefois CBAUDAGE Ichâdaf) n. m. Agric. Action de chauler, d'amender les terres avec la chaux ; On corrige l'aridité du sol par le chaulage. Il Action de tremper les semences dans la chaux, avant de les mettre en terre, il Action de barbouiller les arbres avec de l'eau de chaux, pour détruire les insectes et les végétations parasites, il Action d'asperger les fruits avec de l'eau de chaux, pour empêcher les passants d'en prendre. Il Chaux employée pour ces diverses opérations : Quelques agriculteurs accompagnent le CHAULAGE d'une forte saumure. (Raspail.)

— Transp. publ. Opération consistant à asperger do lait de chaux un chariot ou un wagon rempli de houille, pour empêcher tout détournement de passer inaperçu.

— Enctcl. Agric. La chaux, dont on enrichit le sol par l'opération du chaulage, améliore la terre chimiquement et physiquement ; c'est à la fois un engrais calcaire et un amendement. Elle tend, en outre, à favoriser l'assimilation des autres principes nutritifs.

Elle réagit, tout d'abord, sur la matière organique du sol et elle en transforme l'azote organique et non assimilable en ammoniaque assimilable ; en même temps, elle arrête momentanément la nitrification. Après quelque temps, la chaux a formé du carbonate de chaux, par combinaison avec le gaz carbonique de la terre végétale; de Yhumate de chaux, par combinaison avec les substances acides de l'humus ; du silicate de chaux, par réaction sur le silicate de potasse contenu dans l'argile en faible quantité.

CUAULCE-MARINE — CHAUMETTE

■io chaux est i

substance nutritive in-

ji.)M [1 ,(M.' l'r plus, sa présence favorise la nitrification .1 1, I. I iiimr N'N rôactions chimiques sans lesquelles l'as- M ni il;iiiurMlrs.n^'rais minéraux no pourrait pas se produire. i;huniat() de chaux diminue la plasticité dos terres argileuses, ou donne plus do liaison aux torros légères. Enfin, ouand la chaux transforme le silicate do potasse en silicato do chaux, ello met en liberté, et par conséquent à la disposition des plantes, une quantité correspondante de potasse.

En règle cénéralo, on se trouve bien de chauler faiblement {15 hectol. de chaux en moyenne par hectare) et à courts intervalles, c'est-à-dire tous les trois ans, et d'employer à cet effet de la chaux grasse qu'on laisse s'éteindre et se pulvériser spontanément, puis qu'on étend en coucho minco sur le sol, pour l'enterrer enfin par un léger labour. Il no faut ensemencer au plus tôt qu'une quinzaine do jours après le chaulage.

Des chaulagos intelligents, combinés avec -les apports de phosphates, ont transformé complrifim m l' i i î. liifui . régions A sol argileux 'H

rique. C'est encore par co double i en valeur, de la façon la plus heu de détritus végétaux, des fonds d':

trifîcation ne peut pas se produir — Chaulage des graines. On endu de certaines graines (froment, orge, maïs, etc.) pour éviter le développement ultérieur, sur la plante, de maladies cryptogamiques, principalement le charbon et la carie. Les grains, disposés au préalable dans un panier, sont plongés dans une cuve remplie d'un lait do chaux, ou bien le lait de chaux est versé sur les grains placés en tas, tandis qu'on les remue avec une pelle ; les grains chaulés sont ensuite saupoudrés de sel marin. L'efficacité de très contestée. Le vitriolage ou sulfatage l'un effet beaucoup plus certain. V. carie. CHAULCE-MARINE {ckôss) n. f. Caleçon, chausse ou, culotte que portaient anciennement les matelots

do chauliode a été appliqué abusi-

canardsdontl'espècetypo {chaulelasmus strepera ou canard kekuschka chi peaUfOuridenne) se tron\o dans l'Europe centrale, l'Amérique du Sud, l'Afri que boréale et rinde. Une y autre espèce {ckaulelaJi \ mus angustirostris) est le ^>^, type dû sous-genre mar- \^ maronetta, et habite le sud de l'Europe.

CHAULER [chô — rad chaux) V. a. Amender un terrain avec de la chaux.

Il Tremper des céréales dan; chaux ou sulfate de cuiv rasites. il Chauler des fj d'eau de chaux pour empêch

I Chauler un arbre, Endi

; anatidés

Chaulélasme

ns une solution de sulfate do

pour détruire les germes pa-

des raisins, Les asperger

les passants d'en prendre.

de lait dechai

Se chauler, v. pr. Etre chaulé : Tous les terrains ne doi-

explo

ChauuaC, écart do la comm. de Fage-Saint-Julien (Lozère) ; 66 hab. — Patrie du médecin Gui de Chauliac.

Chauliac (Gui DR), chirurgien français, né à Chauliac, dans le Gévaudan, vivait au xiv" siècle. Il exerça son art à Lyon, puis à Avignon, où il fut médecin des trois papes Clément VI, Innocent VI et Urbain V (1342-1370). C'est dans cette ville qu'il composa, en 1343, son principal ouvrage : Inventorium sive Collectorium partis chirnrgicahs medicinx, traduit en français par Laurent Joubert, sous le titre de Grande chirurgie (1592), et qui a contribué à faire de la chirurgie un art méthodique et régulier.

CHAUIOER (ch6-li-é] a. m. Celui à chaux.

ChAULIEH (Guillaume Amphye, abbé de), poète français né en 1639 à Fontenay (Vexin normand), mort à Paris en 1720 Il s'attacha au grand prieur de Vendôme, dont il partageail les goûts épicuriens, et qui lui fit obtenir de nombreux bénéfices, qui s'élevaient à trente mille livres de rente.

Les vers de Chaulieu, écho de ceux de Chapelle, sont écrits avec un abandon qui ressemble trop à de la négligence ; mais ils ont de la grâce, de la facilité, de l'enjouement, du naturel. Ses contemporains l'appelaient l'Anacreon du Temple; Voltaire l'a surnommé le premier des poèff's négligés. Louis XIV, qui n'aimait pas les abbés libertins,

principales pièces sont : Ode sur l'inconstance, ta Retraite, la Goutte, la Solitude de Fon- ^ '■

tenoij. La meilleure édition de ses œuvres nies à celles du marquis de La Fare, son au Chauueo (Charles), musicien français, 1783, mort à Londres. Il a publié, sonates, des exercices '

réu-

. à Paris on é, pour le piano, plusieurs té do nocturnes, fantaisies, ondeaux. Il a écrit aussi, pour des pensionnats, plusieurs cantates et de nouveaux chœurs pour VEsther de Racine. Chaulieu a publié, en 1834 et 1835, un journal spécial intitulé le Pianiste, qui n'est pas sans quelque intérêt.

CHAULIODE ou CBAULIODUS (chô, duss) n. m. Genre do poissons physostomes, famille des sternoptychidés, renfermant de petkes formes à grosso tête , à ouïes largement fendues, à deux nageoires dorsales, dont une adipeuse. On en connaît deux espèces ; une, très commune dans la Méditerranée {chauliodus Sloani), est la nia5ca des marchés de Nice. Elle atteint 0",35 de long; c'est l'esox stumias des s, la tijpero marina de Catesby (1771), etc.

CHAULIOGNATHE [chô) n. m. Genre d' ptèros malacodermos, famille des té- Ii^phoridés, renfermant une trentain" ,V /,

::r.'::.:'vr.:r';t.:.:r ^

d insectes jopidoptorcs micruiépido- / iJtèros, famille des tinéidês, tribu des / J lavorninés, renfermant des teignes / ^ dont on connaît une trentaine d'os- ' ' I pèces européennes.

— Encycl. Les chenilles des chauliomorphes vivent principalement sui les épilobes; certaines sont polyphagos, comme celle du chauliomorphua (gr. 2 foi»).

ou chauliodus chserophi/lellus qui se trouve sur diverses ombellifères; le chauliomorphus Helerellus; qui vit sur le pommier; le c/mu^ioc^u5 Slaintoniellus, etc.

ChaULNES (lat. Calnena) ch.-l. de cant. de la Somme, arrond. et à 18 kilom dePéronne, sur le plateau de Santerre; 1.217 h.

(ChatUnois, aises.) Ch. de f. Chauliomorphe (gr. 2 tois). Nord Corderies, sucreries tissus élastiques, fonderie de suif. Patrie de Lhomond. Restes d'un château. La terre de Chaulnes, qui ctait un comté en 1563, fut érigée en duché-pairie en 1(21 au profit de Honoré d'Albert, seigneur de Cadenet, duc do Luynes, dont la postérité mâle s'éteignit en 1698, en la personne de Charles d'Albert, duc de Chaulnes. Louis- Auguste d'Albert, arrière-cousin du dernier de Chaulnes, hérita de ses domaines, et obtint, en 17 1 1, le rétablissement en sa faveur du duché et de la pairie pour la seigneurie de Chaulnes. — Le canton a 23 comm. et 9.026 bab.

Chaulnes (Honoré d'Albert, seigneur de Cadenet, duc DE) , maréchal de France, né à Mornas (Vaucluse) en 1581 , mort à Paris en 1649. Frère du fameux duc de Luynes, favori de Louis XHI, il devint maréchal de France(1619), duc et pair (1621). Il se distingua aux sièges de Saint-Jeand'Angely et de Mon tauban (1621), et, nommé gouverneur de Picardie en 1633, ily résista énergiquement aux Espagnols, en 1635. Il fut nommé gouverneur de l'Auvergne, en 1644.

Chaulnes (Charles d'Albert d'Ailly, duc de), général et diplomate français, né en 1625, mort en 1698. Il fut envoyé, en 1666, comme ambassadeurauprès du saint-siège, et contribua à l'élection de Clément IX (1667) ; il y fut envoyé de nouveau, en 1669 et en 1689. Gouverneur de Bretagne en 1670, on le regarde comme responsable de la révolte dite « du papier timbré » (1675). En 1695, il dut échanger le gouvernement de la Bretagne ( donné par le roi au comte de Toulouse) contre celui de la Guyenne.

Chaulnes (Louis-Auguste d'Albert d'Ailly, vidame d'Amiens, duc de), maréchal de France, né en 1678, mort à Paris en 1744. Il prit part aux campagnes de Flandre et d'Italie, devint gouverneur d'Amiens et de Corbie en 1729, servit encore au siège de Philippsbourg (1734), et fut nommé maréchal de France, en 1741.

Chaulnes (Michel-Ferdinand d'Albert d'Ailly, duc DE), dit le 'Vidame d'Amiens, militaire et savant, né en 1714, mort à Paris en 1769. Il devint pair de France en 1745, lieutenantgénéral et gouverneurde Picardieen 1752 ; mais toute sa passion était pour les sciences physiques. En 1743, il fut nommé membre honoraire de l'Académie des sciences. Il a écrit, sur des questions scientifiques, un assez grand nombre de mémoires publiés dans le a Journal de physique» , les « Mémoires de l'Académie des sciences » , etc.

Chaulnes (Marie-Joseph d'Albert d'Ailly duc de PiQniGNY, puis duc DE), fils du précédent, chimiste et naturaliste, né en 1741, mort en 1793. Il s'adonna, comme son père, aux études scientifiques, mais les partagea entre la physique et l'astronomie. A côté de ses études sur les acides et les sels, il se fit connaître par son Mémoire sur la véritable entrée du monument qui se trouve non loin du Caire, près de Sakhara (Paris, 1777), qu'il publia au retour d'un voyage en Egypte. Il avait simultanément poursuivi la carrière militaire, et avait été nommé maréchal de camp en 1756.

Chaulnes (Paul d'Albert de Luynes, comte db Che- VRKnsE, duc DE), né en 1852, mort en 1881, de la famille du précédent. Il fit des explorations dans les régions Scandinaves et en Orient. Il avait travaillé â un important ouvrage sur la Renaissance en Italie et en France à l'époque de Charles VIII, avec Eugène Muntz, qui le publia en 1885.

CHAUMAGE Ichd-maj-) n. m. Action d'arracher de terre la partie inférieure du chaume dos — , , , céréales , quand la moisson est ter- '' ' ''

minée, il Nom de l'époque où l'on en-

lève le chaume.

CHAUMARD {cho-mar') n. m. Mar. Blocs do bois percés 0 truus pour le logement des réas, sur lesquels passent îs manœuvres courantes. Ils sont placés verticalement sur 3 pont, ou encastrés dans la muraille au moyen d'oreilles. L

iourgog

ChAUMARD, comm. de la Nièvre, arrond. et â 13 kil. de Chàteau-Chinon, au-dessus de la Houssière, et près do son confluent avec l'Yonne; 1.309 hab. Eglise du xiii" siècle.

CHAUMARCnc (Hngncs, vicomte Doboy on Dcbots dej, capitaine de vaisseau, né à Vars (Corrèze; en 1768, mort vers 1830. Il doit sa triste célébrité au désastre do la frégate la Méduse, qu'il commandait on 1816. (V. Méduse [la).) Dépourvu do toute science nautique, il laissa son navire toucher sur le banc d'Arguio, pour se sauver dans les parages du cap Blanc. Un dos premiers, il entra dans une embarcation. A son retour on Franco, do Chaamareyx fut traduit devant un conseil do guerre, qui le condamna à trois ans de prison militaire, le déclara déchu do son grade et incapable de servir l'Etat. Il n'en futpas moins nommé, pou après, receveur des droits réunis, àBellac.

CBAUMAT (c/u)-ma) adj. m. Dans certains départamenU français, un sppcUeprés chaumaU les prairies, artificicUos «I, ;i.,.v.- pij sont situées à flanc do coteau ou sur Io coa-

I •un. 11,. I 1 i.-s collines.

CHAUME rhôm' — du lat. calamus) n. m. Tige simple, ■ '. 1 I II tiilouse, entrecoupéedooœudsd'oÙDaissentles

II nili s. ' i^rnnio dans les graminées. Il Paille longue, tiges de céréales dont on a enlevé le grain, et qui .servent à divers usages : Maison couverte de chaume, ii Partie des tiges des céréales qui restent dans le champ, quand on les a coupées : C'est dans les terres argileuses qu'on laisse de grands chaumes. (A. Focillon.) n Champ où le chaume est encore sur pied : Courir dans les chaumes, il Chaume noir. Paille, tiges de colza, de navettes, et de diverses cultures autres que les céréales.

— Poétiq. Chaumière couverte de chaume, habitation de paysan : Etre né sous le chaume.

— n. m. pi. -Nom que l'on donne, dans quelques dépar- " ts, à des pâturages situés sur de hauts sommets que

dépouillés des .arbres dont ils étaient couverts, ou s à des sols pierreux et calcaires et d'une fertilité presque nulle. Il Dans d'autres parties delà France, on appelle « chaume o le sommet dénudé des collines. (En Bourg

Bot. et industr. La tige de la plupart des ordinairement simple, cylindrique, lisse à l'extérieur, creuse et coupée de distance en distance par des cloisons transversales, correspondant aux points où naissent les feuilles. Cette tige a reçu le nom de chaume. Le chaume des graminées renferme beaucoup de silice, ce qui lui procure une plus grande résistance et un© plus longue durée. Il sert à couvrir les habitations rustiques, les chaumières, à. faire des liens, des paillassons, etc. On l'emploie aussi pour l'alimentation des animaux domestiques ou comme litière; il entre en notable proportion dans la masse des fourrages que produisent les prairies naturelles. Le chaume du nz, de quelques variétés de froment, etc., sert aussi à garnir les chaises fines, à faire les chapeaux de paille d'Italie, etc.

— Agric. La meilleure utilisation des chaumes est de les enterrer par un labour d'automne. Do cette manière, on restitue au sol, sous forme de matière organique (laquelle se transformera en humus), une partie des éléments fertilisants que les graminées y avaient puisés, pendant leur végétation , sous forme minérale. Mais , en outre , comme les chaumes ne se décomposent que très lentement, ils amendent passagèrement la terre, surtout uno terre argileuse, en la rendant plus perméable.

Chaume (La), écart de la comm. et faubourg des Sables-d'Olonne (Vendée); 1.560 hab.

CbaumeiX (Abraham-Joseph de), critique, né à Chantoau (Loiret) vers 1730, mort à Moscou en 1790. II attaqua avec beaucoup do verve les encyclopédistes dans deux ouvrages : Préjugés légitimes contre /'Encyclopédie (1758), et les Philosophes aux abois (1760). Ceux-ci lui répondirent par de mordants pamphlets, dont le plus connu, attribué à Morellet, a pour titre : Mémoires pour A braham Chaumeix, contre les prétendus philosophes Diderot et d'Alembert (1759). Voltaire, qui le maltraite beaucoup, lui a dédié ironiquement sa satire du Pauvre diable. Il se retira en Russie, auprès de Catherine II.

Chaumelin (Jean-Marie-Marius), littérateur français, né à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) en 1833, mort à Paris en 1889. Il fonda à Marseille diverses revues et des journaux : le Phocéen, le Mistral, etc. A Paris (1863), il collabora à 1' ■ Histoire des peintres . de Charles Blanc, à la n Revue moderne o et au <■ Grand Dictionnaire universel du XIX" siècle », où il donna des biographies d'artistes, des articles sur l'art. Il a publié en volumes : -annales marseillaises (1856); Decamps (1861); les Trésors d'art de la Provence (1862); l'Art contemporain (1873). Il était directeur des Douanes.

CHAUMER [châ-mé) V. a. Couper et ramasser le chaume : Chaumer un champ, n Chaumer les arbres. Allumer par malveillance du feu à leur pied pour les faire périr.

— V. n. Chaumer dans un champ, Y enlever le *'■-■ CHAUMERET {chô, ré) n. m. Nom vulgaire du bruant. Chaumergt, ch.-l. de cant. du Jura, arrond. et à

30 kilom. de Dôle, sur la Brenne, dans la Bresse chalonuaise ; 529 hab. Elevage do volailles; étangs poissonneux. — Le canton a 16 comm. et 4.719 hab.

Chaumes, comm. do Seine-et-Marne, arr. et à 20 kil. de Melun, sur l'Yères ; 2.003 hab. Commerce de vins et eaux-de-vie; carrières de pierres. Villas aux environs. Dans l'église, tableau dû à Philippe de Champaigne. .\ 2 ];il. du bourg, ruines du château royal de Mviers, . . vécut Charles VI, aux jours de sa démence. ,:~.,j^

CBAUMET (chô-mé) OU CHAUMON (châ) ^^T n. m. Sorte de faux dont on se sert pour couper les chaumes.

ChaUMETON (François-Pierre) , médecin français, né à Chouzé-sur-Loire en 1775, mort en 1819. Après avoir été chirurgien militaire, il se rendit â Paris, où il fut quelque temps directeur du • Dictionnaire des sciences médicales • , et publia, entre autres ouvrages estimés pour leur érudition : Essai d'entomologie médicale (1805) ; Flore du Dictionnaire des sciences médicales (1813-1820).

CHAUMETTE (châ-mèf) n. f. Instrument do culture rentrant dans la catégorie des volants, et consistant en un fer de faucille monté sur un très long manche. (Vieux.)

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