CHAUMETTE — CHAUSSE
Chaumette (Antoine) , chirurgien français, né à Vergesac au xvi» siècle, a publié : hnehiridion chirurgicmn, externorum morborum remédia complectens (Paris, 1560), un précis d'art chirurgical, plusieurs fois réimprimé, et traduit en plusieurs langues.
Chaumette (Pierre-Gaspard), révolutionnaire, né à Nevers en 1763, mort à Pans en 1794. En 1790, il était membre du club des Cordeliers et collaborateur au journal « les Révolutions de Paris » . Membre de la Commune du 10 août, il devint procureur-syE ' de Manuel. Il chercha à répandre l'instruction parmi le peuple, réorganisa les hôpitaux, essaya de procurer du travail aui indigents, et proposa de planter les jardins Sublics de pommes de terre, fit décréter la fermeture des maisons do jeu et de débauche (4 oct. 1793), l'égalité des sépultures, et contribua de tout son pouvoir aux enrôlements volontaires de 1793.
Il fut, avec Anacharsis Clootz, le promoteur de la réaction antireligieuse, favorisa la débaptisation révolutionnaire (il avait pris le nom d' a Anaxagoras « ), fit fermer les églises de Paris (9 nov. 1793), provo- .......^...v
qua la destruction des chefsd'œuvre des sculpteurs et des peintres catholiques, et demanda qu'on rendît un culte à la Raison Adversaire acharné des girondins eu sa qualité d'hébertiste, lors de la chute d'Hébert, il le renia (mars 1794). L n'en fut pas moins arrêté et exécuté.
Chaumette des Fossés (J.-B.-Gabriel-Amédée),
diplomate et voyageur, né à Paris en 1782, mort en 1841. Il occupa divers consulats en Orient et au Pérou, fit de
On
I IS07 et ISOS; ? de ta Norvège; etc.
CHAUMEUR (chô) a. m. Au xiii» siècle. Marchand de paille et couvreur en chaume, il Auj., dans le centre de la France, Ouvrier chargé d'arracher le chaume dans les champs : Manger comme un chadmedk.
CHAUMIER {ehd-mi-iii n. m. Ouvrier qui coupe ou arrache le chaume dans les champs, qui couvre de chaume les h de paille.
CHAUMIÈRE {châ) n. f. Habitation rustique, petite, pauvre, le plus souvent couverte de chaume : La chadmièke 7i'est du goût que de ceux qui ne l'habitent pas,
— Syn. Baraque, bicoque, cabane, etc. V. cabane.
Chatimlère Indienne (la), conte philosophique de Bernardin de Saint-Pierre (1791). — Un savant docteur anglais va jusque dans l'Inde chercher la solution de quelques problèmes scientifiques. Il s'entretient avec un paria, qui, loin du monde, dont il éprouva les injustices, vit heureux avec sa femme et son chat. Dans leur conversation, qui s'élève parfois jusqu'aux plus hautes considérations philosophiques, se fait la critique des académies, des sociétés, de la science et du bonheur des villes. Le docteur en tire deux conclusions principales : 1" « Il faut chercher la vérité avec un cœur simple ; on ne la trouve que dans la nature ; on doit ne la dire qu'aux gens de bien « ; 2° « On n'est heureux qu'avec une bonne femme. " — Ce petit conte, qui renferme plus de vérités que nombre de longues histoires, souleva de vives critiques, surtout parce qu'on V vit la satire de certaines institutions religieuses. Mais 1 auteur y montre une alliance heureuse du sentiment et de la pensée, une chaude imagination, une causticité délicate, rendues avec un réel charme d'expression.
Chaumière (la Grande-), et, par abréviation, la Chaumière, ancien bal public de Paris, fondé en I787.Ce fut, sous la Restauration et sous le règne de Louis-Philippe, le lieu de réunion favori des étudiants. La Grande- Chaumière était située dans le quartier Montparnasse, presque à l'angle du boulevard de ce nom et du boulevard Raspail. Délaissée dans les dernières années do son existence pour la Closerie des Lilas, elle ferma ses
CHAUMON n. m. Agric. V. cbadmet.
Chaumont (lat. Calvu» mom), ch.
du dép. de
Haute-Marne, à 262 kilom. de Paris, au confl Marne et de la Suize; 13.428 hab. (Chaumontois, oises.) Ch. de f. Est. Tribunaux de 1" instance, de commerce, cour d'assises, lycée, bibliothèque. Chef-lieu d'un arrondissement minéralogique ; 4" subdivision militaire du 7' corps d'armée. Exploitation de carrières. Chaumont est bâtie sur une montagne, d'où l'on extrait une pierre blanche d'un très beau grain. Ganteries, tanneries, coutelleries, chapelleries ; commerce de grains, de bois, de "cuirs, de toiles, etc. Patrie du fameux lit-uiMir Guillaume Rose, du P. Lomoyne, poète, du sculf.r. III Bouchardon, du général Danrérn.i — L'arrond. a 10 cant., 195 cmiu et 76.246 hab.; le canton, 22 coim et 18.303 hab. Parmi les monuim de Chaumont, il faut citer l<"ji Saint-Jean-Baptiste (xiii* s.) f tour Hautefeuillo (xi* et xv's.), i' nier vestige du château des couni de Champagne.
— Histoire. Chaumont doit son origine au vieux chdteau de Chaumont, construit, vers 940, Sur une montagne aride [Catvus mons] qui lui a donné son nom. C'est dans le courant du xi' siècle que Chaumont commence à prendre de l'importance. Elle fut la capitale du Bassigny. Un seigneur de Chaumont céda sa châtelleoie aux comtes de Champagne en 1187, avant de partir pour la croisade. Chaumont fut plusieurs fois saccagée
Armes de Chaumont.
pendant les guerres de religion. Cette ville est surtout célèbre dans 1 histoire par le traité du 1" mars 1814, entre l'Autriche, l'Angleterre, la Prusse et la Russie, oii les quatre puissances firent le pacte de ne déposer les armes que lorsque la France serait revenue aux limites de 1792. Ce traité servit de base à la Sainte-Alliance, qui a dominé la politique européenne pendant quarante ans.
Chaumont ou Chaumont-en-vexin, ch.-l. de cant. de l'Oise, arrond. et à 24 kilom. de Beauvais, sur le Troesne; 1.443 hab. Ch. de f. Ouest. Tourbe; moulins Eglise gothique du xv« siècle. "Ville jadis assez forte, qui joua un rôle important dans les çuerres contre les Nor-
rôle "mands et contre les Angl; imm. et 11.939 hab.
i jusqu
ChauMONT-PORCIEN, ch.-l. de canton des Ardennes, arrond. et à 22 kilom. de Rethel, entre les sources du Jarin et la Planchette: 904 hab. Bonneterie. Ancien cheflieu de comté. — Le canton a 20 comm. et 6.988 hab.
ChaumoNT-SUR-LOIRE, comm. du Loir-et-Cher, arr. et à 16 kilom. de Blois, sur la Loire; 1.092 hab. {Chaumonta,s, aises.) Ch. de f. Orléans. Le célèbre château de Chaumont domine le bourg.
— Histoire. Une forteresse féodale s'élevait, dès 988, à cet endroit ; détruite, puis relevée vers 1154, elle fut rasée
puissant de Louis XII , le Château de Chaumont-sur Loirs
cardinal d Am-
boise, dont le neveu Charles maréchal de Chaumont rebâtit le château. Catherine de Médicis acheta, en 1550, le château de Chaumont, et, dix ans après, le livra à Diane de Poitiers, en échange do Chenonceaux. Le château de Chaumont-sur-Loire servit de retraite à M"« do Staël, lorsque Napoléon I" l'exila de Paris. L'édifice porte encore l'empreinte de ses premiers seigneurs : une porte est surmontée dos armes du cardinal d'Amboise ; des figures cabalistiques décorent la tour où, selon la légende, Catherine de Médicis consultait les astres, en compagnie d'astrologues italiens.
ChAUMONT-SUR-THARONNE, comm. de Loir-et-Cher, arrond. et à 31 kilom. de Romorantin, près de la Tharonne, affluent du Beuvron, en Sologne; 1.430 hab. Ch. de f. de Blois à Lamotte-Beuvron.
Chaumont (Marie-C^Iine), actrice, née à Paris en 1848, débuta en 1862 au théâtre Déjazet, puis entra au Gymnase (1863). Elle joua ensuite aux Folies-Marigny, aux Menus- Plaisirs, au théâtre Taitbout, aux "Variétés, au "Vaudeville, au Palais-Royal. Son talent, fait de malice, de verve et d'esprit, lui a valu de vifs succès. Parmi les créations do cette actrice, qui a excellé dans l'interprétation des œuvres
de Dumas, de Meilhac et de Sardou,
Balbine,
-Mère (1880); Divorçons (1881); le Parfum (1888); Monsieur fabbé (1891). Devenue, en 1872, veuve du chansonnierpoète G. Lefort, elle épousa Paul Mussay, codirecteur du Palais-Royal.
Chaumont ( buttes ) , à Paris. La haute chaîne do collines qui sépare les vallées de la Seine et de la Marne, au N.-E. de Paris, porte, vers l'endroit où elle s'interrompt brusquement, à l'extrémité S.-B. de la plaine Saint-Denis, le nom de « buttes Chaumont ». Ce nom est fort ancien ; on
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Buttes-
le trouve dans un acte de 1216 : in territorio dicto Calvi monte. L signifie, sans aucun doute, « mont chauve u , c'est à-dire dépouillé de végétation. On avait utilisé ces buttes ei it. La disposition acciden- 1, à une poignée de brave:
tée du sol permit, le 30
de lutter toute une journée contre l'armé'e d^s Alliés.
C'est en 1863 que le gouvernement impérial fit transformer ces monticnles à faspect désolé en un superbe parc .'iiiglais : vingt-cinq hectares furent circonscrits pour réaliser ce projet. Au centre, un lac fut creusé, entourant lin très haut promontoire, que surmonte une élégante rej.roduction du temple de la Sibylle, de Tivoli. On y accède IL'ir deux ponts, dont l'un, jeté à une hauteur de 67 mètres, a trop souvent fourni aux désespérés un moyen de suicide.
CHAUMONTEL (chô. téV) n. m. Variété de poire spéciale .111 département de Seine-et-Oise, et surtout au village do Chaumontel.
Chaumontois (le), ancien petit pays de Lorraine, qui a compris le territoire d'Epinal, les terres de la principauté de Salm, le Toulois, le Vermois, etc.
dans les vignobles de l'Ain.
CHAUNAX (chà-nakss) n. m. Genre de poissons acanihoptères, famille des lophiidés, renfermant des formes à nageoires pectorales pediculées, voisines des chironectes, habitant le voisinage de Madère. (L'espèce type du genre, chaunax pictus, est un singulier poisson orangé, rose et vermillon, de forme carrée, boursoufle, avec la tôte large et plate.)
Chaunay, comm. de la Vienne, arrond. et à 14 kilom. de Civray , sur la petite rivière de Bouleur; 1.873 hab.
Ardoisières, fabrique do draps.
CHAUNE [cluSn) ou CHAU- NUS {clui-nusa) n. m. Genre de batraciens anoures, famille des bufonidés, renfermant des petits crapauds de l'Amérique du Sud, à tête petite, anguleuse,avecle museau tronqué, à corps ovale et épais. (Oa connaît deux espèces de ce genre : \echaunusformosus, et le chaunusglobuhis, du Brésil.)
CHAUNE (chan') n. f. Sorte de cisaille d'épinglier,
les tronçons de laiton à la longueur voulue.
cbaunonote
(c/<rf) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des laniadés, renfermant des pies-grièches africaines, voisines des prionops. (L'espèce type du genre, est le chaunonotus Sabinei de 1 Afrique occidentale.)
CHAUNORNIS {châ, niss) n. m. Sous-genre do barbus (bucco), oiseaux passereaux de la fa-
1 Amérique
mille des bucconidés,
deux espèces propres ;
du Sud ; le chaunomis tamatia, qui
habite la Guyane, et le chaunomis
pulmentum, le Pérou.
Chauny (lat. Calniacum), ch-1. de canton de l'Aisne, arrond. et à 35 kil. de Laon, sur l'Oise, à l'embranchement du canal de Saint-Quentin et du canal de Sambre-et-Oise ; 9.927 hab.
(Chaunois, oisea.) Ch. de fer Nord.
Tribunal de commerce. Polissage et
j. .|g glaces; fabrique de pr
liques et d'engrais ; filatui de grains, cidres, chevaux, bestiaux La fo dont l'origine remonte au xiii« siècle, trafic important. Le petit port de Chauny, à la jonction des dei naux, en fait un centre très Cette ville fut le chef-lieu d'u trict sous la Révol
Lee
I hab.
Chaupy (Bertrand Capmabtin de), antiquaire et littérateur, né vers 1720, à Grenade, près de Toulouse, mort à Paris en 1798. Il séjourna vingt ans à Rome, occupé de recherches archéologiques. II est surtout connu par un savant travail : Découverte de la maison de campagne d'Horace (Rome, 1767-1769) tribution depuis.
ChauRIAT, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 14 kil. de Clermont, près de l'Allier; 1.272 hab. Calcaires; distillerie de marc. Eglise romane.
tdu Granville (à 12 kil.).
groupe de cinquante-deux îlots ou écueils, détachés du rivage en 709 par la tempête qui a creusé la baie du Mont-Saint-Michel. Carrières do granit bleu, exploité pour les trottoirs de Paris; crevettes renommées.
t plus
Chaussade (forges nationales de La), groupe d'usines métallurgiques appartenant à l'Etat, et relevant du ministère de la marine, dont l'administration est centralisée à Guérigny (Nièvre). Ces forges, fondées au xvin* siècle par le baron de La Chaussade, furent acquises par l'Etat en 1781. Elles se composent de trois groupes d'établissements : Guérigny, Villemant et Cosne.
GHAUSSAGE {chô-saj') n. m. Frais nécessités par l'entretien de la chaussure. (Vieux.)
— Agric. Action de chausser un arbre ou une plante.
— Féod. Droit payé au seigneur pour l'entretien d'une chaussée.
— Salin. Mise à neuf des bassins d'un marais salant. CHAUSSANT (chiS-san), ANTE adj. Qui se chausse
commodément ; qui chausse bien : Un bas de . CHADSSANT qu'un bas de fil.
ChaussARD (Pierre-Jean-Baptiste), homme politique et littérateur, né à Paris en 1766, mort en 1823. Sous la Révolution, il fut envoyé comme commissaire en Belgique en 1792, et remplit les fonctions de secrétaire du comité de Salut public. Sous le Directoire, il fut un des sectateurs actifs de la théophilanthropie. Puis il entra en 1803 dans l'instruction et professa dans plusieurs lycées. La Restauration l'ayant destitué, il ne s occupa pins, dès lors, que de littérature. On cite de lui un poème destiné à servir de complément à l'Art poétique et intitulé ; Poétique secondaire ou Essai didactique sur les genres dont Boileau n'a pas fait mention dans son Art poétique (1817); De l'Allemagne et de la maison d'Autriche; Mémoires historiques et politiques sur la révolution de Belgique (1793) ; etc.
CHAUSSE [chôss— du lat. caleeus, soulier) n. f. Ornement d'étotfe bordée le plus souvent d'hermine à sa partie inférieure, porté sur l'épaule gauche, dans les cérémonies, par les membres de 1 Université, les avocats et les magistrats : Chausse de docteur en droit, de docteur en théologie. Syn. ÉpiTOûE, et chaperon.
— Blas. Chevron renversé, plein, massif, dont la pointe touche celle de l'écn. "
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CUAUSSE