‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 840 sur 956 · V. PHARMACOLITR · texte numérisé non relu

V. PHARMACOLITR

— Cliaux vive, CbaiLX anhydre, chaux qui ne contient pas d'eau, il Chaux hydratée ou simplement Chaux, Chaux vivo que l'on a mouiUée, ce qui la tait tomber en une pâte d'une grande finesse et d'un blanc très pur. "'

éteinte ou simplement Chaux, Chaux hydratée qu'on a laissée refroidir, il Chaux délitée, Chauxamorlie, Chaux qui, grâce â l'eao do l'atmosphère, s'est réduite en poussière. Il Chaux hydraulique. Chaux qui jouit do la propriété de se durcir dans l'oau. Il Chaux grasse, Celle éiue lo contact do l'eau fait augmentordo volume, et qui s'nydrato largemont. Il Chaux maigre. Celle dont le volume n'augmente pas dans les mémos circonstances, ii Chaux-ciment, Chaux maigre qui, réduilo on poudre, a la propriété de durcir sous l'eau, sans addition do corps étrangers.

— Agric. C/(a«xanima/«*fe, Chaux en poudre, mélangée avec do l'ongrais humain, et qui sort à la fois de fumier ot d'amendement.

four à chaux. Sorte do fourneau dans leiiuel on opère

à chaux ou carbonates poor la

ate de chaux destiné à être Caire converti en chaux, itenant une quantité notable de

I Chau

la calcination des pierres fabrication de la cnaux.

Pierre à chaux, Carbon ciné dans les fours pour et:

Eau de chaux, Eai chaux en dissolution.

Lait ou Blanc de chaux, ou simplement Chaux, Chaux éteinte, étendue d'eau, dont on blanchit les murs.

— Encycl. On donne industriellement le nom de chaux au produit obtenu par la calcination de calcaires, dont quelques-uns, très purs, fournissent une chaux d'excellente qualité appelée chaux aérienne, et dont quelques autres, moins purs, donnent des chaux de qualités diverses.

On emploie pour la fabrication de la chaux des calcaires grossiers que l'on appelle pierre à chaux, et desquels, par une cuisson ordonnée, on expulse l'acide carbonique de manière à obtenir une matière basique, qui est la chaux.

Il existe plusieurs méthodes de cuisson de la pierre à chaux : la cuisson intermittente à longue flamme, la plus ancienne ; la cuisson intermittente à courte flamme; la cuisson continue à longue flamme, et la cuisson continue à courte flamme.

La cuisson intermittente à longue flamme s'opère dans des fours primitifs où l'on entasse la pierre à chaux sur une voûte formée également de pierres calcaires, en plaçant sur la voûte les plus gros morceaux, et garnissant le reste du four avec des fragments de plus en plus petits. Sous cette voûte on allume un feu de bois ou de houille, en l'entretenant pendant un minimum de cinqjours, laps de temps nécessaire pour que la transformation du calcaire en chaux soit complète.

Pour procéder à la cuisson intermittente à courte flamme, on place dans le four dos couches superposées et alternées de pierre à chaux et de combustible, auquel on met le feu. La combustion dure de trois à quatre jours, et le produit obtenu est de qualité supérieure au précédent. La cuisson continue de la pierre à chaux par longue flamme s'exécute dans des fours spéciaux en maçonnerie, portant à leur partie inférieure ot circulairement un certain nombre de foyers dans lesquels on brûle de préférence des houilles à longue flamme ou du bois.

Enfin, la cuisson continue à courte flamme s'obtient en disposant par couches alternatives, dans des fours ad hoc, lo calcaire et le combustible. Des ouvertures pratiquées au bas du four permettent de faire sortir la chaux au fur et à mesure de sa formation. On recharge par le gueulard.

La chaux trouve dans l'industrie d'innombrables em- □s la composi à la fabrication du chlorure de chaux, un des désinfectants les plus énergiques, à celle des soudes et potasses.

rôle

dément des terres peu productives. En i les branches industrielles, la chaux figure ■ important.

Chaux-de-fonds (La), ville de Suisse, cant. de Neuchâtel, dans une vallée du Jura; 31.157 hab., en grande majorité protestants. C'est la ville la plus élevée de la Suisse (998 m. d'alt.).

Presque tous les habitants sont occupés à la fabrication d'objets d'horlogerie. La première montre y fut faite

CIIAVAGiNAC — CTTAZAL

pendules etun'i i , : lu ^'Utre,

ja fabrication dos mouvements il. • I M, , viraor-

dinairement active (800.000 iX Ouu.un.j j..u „i., \.il.iiitune quarantaine de millions de francs).

Patrie du peintre Léopold Robert et de Droz, l'inventeur dos automates.

ChAVAGNAC (Maurice de), homme de guerre françai'i du XVI' siècle, d'uno ancienne famille d'Auvergne. Il lu les campagnes d'Italie, fut nommé gouverneur du château de Naples, et s'y défendit vigoureusement contre Gon-

ChavaGNAC (Christophe de), homme de guerre français du XVI' siècle. Son père s'était fait protestant avec toute sa famille. En 1561, Christophe de Chavagnac commandait à Issoire, qu'il dut abandonner à l'approche de

, plus favorable. En 1576, il

verneur d'Issoire pour les protestants. Il défendit cette ville contre les catholiques, mais fut fait prisonnier sur la brèche. Il mourut après 1598.

ChavagnaC (Josué de), fils du précédent, mort en 1562. Il servit dans les Cévennes, sous Rohan, qui le nomma gouverneur de Castres (1628). Il devint premier chambellan du duc d'Orléans. Il fut emprisonné de 1642 à 1643, à cause de ses relations avec Cinq-Mars.

Chavagnac (Gaspard, comte de) général français, né à Bresle (Auvergne) en 1624, mort au château du Bousquet en 1695, fils du précédent. Il passa avec Condé dans ia Fronde, puis servit en Espagne et en Autriche, et devint ambassadeur de l'empereur à Varsovie. Il a laissé des mémoires qui vont de 1642 à 1679.

ChAVAGNÉ ou ChavagnE, comm. des Deux-Sèvres, arrond. et à 10 kilom. de Niort, près du Lambon ; 940 hab. Carrières. Fabrique d'alcool.

GhaVAQNES-EN-PAILLERS, comm. de la Vendée, arr. et à 27 k. de La Roche-sur- Yon, sur la Petite Maine ; 3.173 h.

Chav AILLE (Jacques dk), lieutenant général d'Uzerche, qui vivait au xvii' siècle, a publié des Observations morales et politiques en forme de maximes sur les Vies des hommes illustres (1648), qui le firent comparer à Plutarque.

ChavaNAY, comm. de la Loire, arr. et à 29 kilom. do Saint-Etienne, près du Rhône ; 1 .681 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Moulinage do la soie, moulins, tuileries.

CHAVANCELLE {sèl') n. f. Nom vulgaire du bolet do Sologne.

ChavangeS, ch.-l. de cant. de l'Aube, arr. et à 36 kil. d'Arcis, non loin de la Voire ; 863 h. Ch. de f. Est. Commerce de grains; vannerie. A l'église, portail du xii' siècle et vitraux du xvi'. — Le canton a 17 comm. et 3.967 hab.

Cha VANNE (Joseph), voyageur et géographe autricliien, ué à Gratz (Styne) en 1846. Après avoir parcouru l'Amérique septentrionale et centrale (1867-1868), puis l'Afrique septentrionale (1869), ce savant a publié des ouvrages de géographie scientifique et de vulgarisation au rang desquels il faut placer die Sahara (Vienne, 1878), et son Physikalisch-statisticher Hand-Atlas von Œsterreich- Ungam (Vienne, 1882-1886). Il a fait un voyage au Congo, en 1884-1885.

ChAVANNES (Jean-Baptiste), mulâtre de Saint-Domingue, l'un dos premiers martyrs de la cause de l'abolition de l'esclavage, né à la Grande-Rivière du Nord en 1749, mort en 1791. Il fit la campagne d'Amérique, sou le comte d'Estaings. De retour à .Saint-Domingue, il so leva les esclaves pour faire promulguer à Saint-Domin u les lois décrétées par la Constituante en favcurdes homn es de couleur. Battu, Chavannes fut forcé do se réfugier dan la partie espagnole de Saint-Domingue. Livré aux aut rites françaises, il fut condamné au supplice de la roue

Chavannes-SUR-REYSSOUZE, comm. de l'Ain, arr et à 32 kilom. de Bourg, près de la Meyssouze, en Bress

Chavannes-SUR-SURAN, comm. de l'Ain, arr. e à 18 kilom. de Bourg, sur le Suran ; 915 hab. Carrier d3 pierres, moulins. Autrefois place forte.

CHAVANNÉSIE n. f. Bot. Syn. de ukcéole.

Chavanon ou Chavanoux, rivière des dépar e la Creuse, de la Corrèze et du Puy-de-Dôme, affluent la Dordogne. Longueur du cours : 45 kilom.

Chavanon (saint Pierre DE), fondateur et premier religieux de Pébrac, né à Laugeac en 1007, fut aobé du monastère de Chases, puis se retira, en 1062, à Pébrac, où il mourut, vers 1080. Dom Etienne, religieux de Pébrac, a écrit sa vie, vers l'an U20.

Chavanoz, comm. do l'Isère, arrond. et à 42 kilom. de Vienne, près du confluent de la Bourbre et du Rhône; 927 hab. Moulins, fabrique de passementeries et de soieries, tuileries. Commerce de farine et de fromages.

Chavantes, tribu indienne du Brésil, qui vit sur la rive droite do lAraguay. — Un, une Chavante.

— Encvcl. Les Cftrtwan/es formaientjadis une nombreuse population guerrière et vivaient de chasse et de pêche. A la guerre, ils employaient des lances de bois dur qui mesuraient jusqu'à 6 métros de longueur. Aujourd'hui, ils so retirés dans les forêts, mais ils n'ont pas changé

Qière de ■<

CHAVARIGTE {righf) n. m. Membre d'i métane qui nie l'infaillibilité do tous les prophètes, y

maho-

Mahomet.

CBAVAYER (l'a-i

i CHAYAVER {ia-vèr") n. m. Bot.

Syn. de oldenlandie ombellêe.

— Chim. Racine tinctoriale do cette plante.

— Enctcl. Chim. C'est avec la racine de chavayer que les Indiens fabriquent les beaux rouges dits des Indes, et toutes les autres couleurs semblables à celles qu'on produit en Europe avec la garance. Le rouge brun de Paliacerte, généralement employé pour les pagnes et les châles ou toiles peintes, le rouge enfumé do Madras pour les mouchoirs, le rouge vif de Maduré pour les turbans, le violet de Norpoly, le noir d'Oulgaret sont obtenus avec cette racine. Le cliavayer donne de très belles couleurs au

coton, seulement sur des apprêts d'huile ; la teinture peut avoir lieu à froid, et de simples lavages à l'eau suffisent pour ravivage. Les alcalis faibles sont nécessaires pour développer la couleur rouge de cette racine, qui renferme une proportion notable de sulfate acide de chaux ; aussi les Indiens se servent-ils, pour l'employer, d'eaux naturelles très calcaires, qui neutralisent cette acidité prononcée du chavayer.

ChavÉE (Honoré-Joseph), philologue belge, né à Namur en 1815, mort en 1877. Ordonné prêtre en 1838, et, après avoir exercé en Belgique diverses fonctions ecclésiastiques jus(iu'en 1844, il se rendit à Paris, où il fit partie du corps cnscignaut du collège Stanislas et de l'Athénée. Vers 1848, il renonça à toute fonction ecclésiastique , et, plus tard, en 1871, pendant unvoyageàLondres,épousaM'" Henriette Harrisson. Adonné aux études linguistiques et anthropologiques, Cliavée contribua à établir la distinction entre la philologie et la linguistique et à faire ranger la première dans le domaine des sciences historiques, et la seconde dans le domaine des sciences naturelles. On lui doit : Essai d'étymologie philosophique ou Recherches sur l'origine et les variations des mots qui peignent les actes intellectuels et moraux (1843) ; Lexicologie indo-européenne ou Essais sur la science des mots sanscrits, grecs, latins, français, lithuaniens, russes, etc. (1849) ; Moïse et les langues ou Démonstration par la linguistique de la pluralité originelle des races humaines (1855) ; la Part des femmes dans l'enseignement de la langue maternelle (1859) ; les Langues et les Races (1862) ; Enseignement scientifique de la lecture (1872) ; l'Anthropologie et la méthode intégrale en linguistique (1873); etc.

CHAVENACIER {si-é) n. m. Ouvrier qui fabriquait do grosses toiles de chanvre appelées canevas. (Vieux.)

ChAVER, vizir du calife fatimite El Aded, mort en l'an 1169. Le calife l'ayant privé de ses charges par suite des intrigues de Dargham, qui prit sa place, Chaver .liMriaiida à Nuur-cd-Din de le rétablir dans ses dignités ,11 11 1 n;l'',,!,i 1:( 11, 1 raineté d'une partie de l'Egypte. Nour- I .: I' : I . ht partir une armée, sous le

a -.1 M .11] 1 ■ 1 I [ui leur avait été promis, il s'y refusa. Cliirkouli et les Syriens s'emparèrent alors de Belbe'is et de la province orientale, tandis que Chaver appelait les Francs à son aide. Après des vicissitudes de tout genre, pendant lesquelles ces derniers s'emparèrent de Péluse et du Caire, Salah-ed-Din prit Chaver, et le calife El Aded le lit mettre à mort. Chirkouh lui succéda comme vizir.

ChaveS (lat. y4 qux Flavix),\'û\e forte du Portugal (prov. de Tras-os-Montes), sur laTamega; 7.500 hab. Fabriques de toiles blanches et imprimées. Sources salines thermales, connues dès l'époque romaine. Bains fréquentés; pont romain sur la Tamega. Tombeau de dom Alfonso, premier duc de Bragance. (Le concelho du même nom a 41.700 hab.) — Petite ville des Etats-Unis du Brésil (prov. de Para), sur la côto nord de l'île Marajo, à l'embouchure de l'Amazone ; 8.500 hab.

ChavES (Manoel de Silvetra Pinto de Fonseca, comte d'Amakante, marquis de), général portugais, né à Villareal, mort à Lisbonne en 1830. Il servit avec distinction et se rendit ensuite célèbre par l'énergie avec laquelle il combattit le parti révolutionnaire, en 1823. U défendit l'absolutisme de Jean VI en Portugal, et aida à l'avènement de dom Miguel; mais il fut atteint d'aliénation mentale, au moment où une insurrection plaçait celui-ci sur le trône.

CHAVESSURE (vé-sur') lesquelles est monté un mors, sansy compr< Mot très ancien (xii' et xiii' s.), n Bord de

1 aud inné rôle ou dune chemise; et, par extension, la I rod r e \ accompa ne ce rebord ou un collet, etc. Ne se plojat " cro lu au xiv s.) [Ou écrivait aussi

HA\hS E 1

ChAVET (Josepl V ctor) peintre français, né à Peureux {\ ar) en l*ï22 Elève de Revoil, il exposa, pour son Ici t ai Salon de 1846 un petit portrait d'homme et le \ tal loaux de genre un Jeune homme lisant et un / a les par 1 habileté de la touche et la dé-

Une de ses œuvres les plus origii estan net (1857), tableau charmant, ageusement abordé la peinture des us rappellerons encore : un Concert, le Je ne botaniste, la Lune de miel, II s les A nateitrs de tableaux, etc.

CHAVETONNIER n n Techn. Syn. de cavetonniek. Chavette (Eugène VACHETTE, connu sous le pseudonyme de), littérateur français, né à Paris en 1827. Il collabora à divers journaux, où il se fit connaître par des nouvelles à la main et des articles pleins de fantaisie et d'humour, comme les Pieds de Damoclès elle Guillotiné par peri:uasion. On lui doit, outre quelques vaudevilles, des recueils amusants : le Procès Pictompin (1865); les Petites Comédies du vice (1875) ; les Petits Drames de la vertu{liii); les Bêtises vraies (1882) ; et de nombreux romans, entre autres t l'Héritage d'un pique-assiette (1874); Aimé de son concierge (1878); Réveillez Sophie! (1882) ; la Conquête d'une cuisinière (1885); etc.

ChaVEYRIAT, comm. de l'Ain, arr. et à 41 kilom. de Trévoux, au-dessus de l'Irance; 971 h. Ancien château de Brosses.

f. Gc

— Encycl. Ce genre renferme des arbrisseaux grimpants, à fleurs groupées en chatons très compacts ; les fruits sont des baies aroma- Chavira

tiques, ovoïdes. C'est à ce

genre qu'appartiennent le bétel le poivre long, le sinboa le chaba, etc. Tous les chaviques habitent 1 Asie méridionale et les îles de l'Océanie qui en sont voisines, où on les cultive en grand. En Europe, on les trouve parfois dans les

serres chaudes, plutôt comme végétaux curieux que comme plantes ornementales. On les propage par boutures, qui reprennent facilement en terre légère et humide. Les chaviques sont employées en médecine.

CHAVICINE (rad. chavica, nom de plante) n. f. Substance incristallisable, soluble dans l'alcool, qui se trouve dans le poivre.

CHAVICIQUE adj. Se dit d'un acide incristallisable, résultant de l'action de la potasse alcoolique bouillante sur la chavicine.

ChAVIGNON, comm. de l'Aisne, arrond. et à 9 kilom. de Soissons, près de l'Ailette; 1.014 hab. Eglise avec un portail du xii' siècle et une chapelle du xui'.

ChA'VIGNY, comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 8 kilom. de Nancy, sur le ru de la Presle, affluent de la Moselle, et près de la forêt de Haye; 971 hab. Concessions de mines de houille.

ChavIGNY (Jean-Aimé de), astrologue français, né à Beaune vers 1524, mort vers 1604. Il fut l'élève du célèbre Nostradamus. Il a écrit plusieurs ouvrages en français et

ChAVIGNY (Théodore Chevignard, comte de TotJLON- GEON, baron d'Uchon), né à Beaune en 1687, mort à Paris en 1771. Un des meilleurs diplomates de son temps, tour à tour envoyé extraordinaire en Espagne, en Angleterre, en Italie, il fut ministre plénipotentaim A la difrn de Ka-

tisbonne (1731), puis ambassadeur en 11 ni,, m 1 i-

tugal, à Venise, en Suisse. Il conduisn , ns

du traité de Francfort entre le roi de l'j I ' '11,

la régence de Hesse-Cassel et l'électii.; [il in iiitin la Hongrie, et parvint à le faire signerai '11) ; li lutcnaige ensuite de diriger les affaires étrangères ou Franco.

ChAVIGNY (de), général français. V. Bouthillier.

Chaville, comm. de Seine-et-Oise, arrond. et à 5 kil. de Versailles; 3.028 hab. Ch. de f. Ouest. Chaux, fabriques de produits chimiques et de limes. Louvois, ministre de la guerre sous Louis XIV, y avait fait construire un château, qui devint propriété nationale sous la Révolution, fut vendu, puis démoli. Jolis bois, aux essences variées.

CHA VIRAGE {raj') n. m. Action de faire chavirer : Canot qui a été soumis à l'épreuve du chavirage.

CHAVIREMENT (nmn) n. m. Action de chavirer; état dune embarcation qui chavire.

CHAVIRER (du provenç. capvirar, tourner la télé) v. n. Tourner sens dessus dessous, la quille en haut, en parlant d'une embarcation, d'un navire.

— Par anal. Se dit aussi de tout autre objet, et particulièrement d'un véhicule : Voiture qui chavire.

— Fig. Trébucher, faire une chute ; faillir tomber : Si quelque chose peut faire chavirer la justice, c'est assurément que le législateur soit soupçonné d'ineptie ou d'arbitraire. (Proudh.)

— V. a. Dans le langage des marins. Renverser, poser sens dessus dessous. (A passé dans le langage courant.)

CHAVIV(Jacob BEN-),savant rabbin. UvivaitàZamora, et fut chassé d'Espagne avec les autres juifs, en 1492. ■ titre de Baîn-Israel (Fontaine ■ Talm 1550, a laissé des Consultations légales, en hébreu (1565).

CHAVOCHE n. f. Un des noms rustiques de la chevêche.

CHAVREAU(i'ra— duvxfranç.c/iafcr,creuser)n.m.Sorle de bêche triangulaire, un peu courbée, qui sert à biner.

CHAYA (cha-ia — abrév. de chayaver) n. f. Plantes de la famille des rubiacées, employée en teinturerie.

ChÂYÂ (se prononce tchâ-yà), déesse brahmanioue, personnification de l'ombre, fille de Viçvakarman, l'Ephaistos indien, sœur et suivante de Sandjnâ {sanjnâ l'épouse de Soûrya, dieu du Soleil. Cell résister à l'ardeur de Soûrya, se rendit invisible, après avoir substitué à sa devint mère de Çani, dieu de la planète Saturne ;"de varni, le huitième Manou, et de la rivière Tapatî.

CHAYAVER n. ni. Bot. V. chavayer.

Chayla (François Anglade de l'Anglade du), dit l'Abbé du Chayla, né vers 1650 dansle diocèse de Mende, mort au Pont-de-Montvert en 1702. D'abord missionnaire au Siam, il fut nommé, à son retour en France, prieur de Laval, grand vicaire de l'évêcjue de Mende et archiprêtre des Cévennes. En cette dernière qualité, il fut investi de la haute direction des missions cévenoles, qui avaient pour but de ramener les protestants au catholicisme. L'ardeur de son zèle suscita contre lui, dans le parti contraire, une vive hostilité, et, en 1702, au moment où il se préparait à convertir le petit village de Pont-de-Montvert, une émeute éclata contre lui, dans laquelle il fut assassiné.

CHAYOTE ou CHAIOTE (cha-i-of) n. f. Nom vulgaire de cucurbitacées à fruit comestible, et dont le nom scientifique e.st sechium.

— Encycl. Les chayotes sont des plantes grimpantes, à tiges grêles, très rameuses, rampant

ne trouvent l'appui d'un arbre or '"' '

sont jaunes. Le fruit, charnu, petit nombre de graines.

Le genre chayote {sechium) comprend trois espèces, qui croissent surtout dans les régions centrales de l'Amérique. Toutes ont des fruits alimentaires. La chayote comestible " ' 'tivée aux

L forme et 1 fermées. On les fait ) diverses manières; c'est un es mets favoris des créoles.

L'espèce appelée vulgairement chayote française (sehium americanum des botanistes) a des fruits plus petits, lans les pays où les chayotes sont très abondantes, on 3S emploie pour la nourriture des bestiaux.

lAZAL n. m. Nom donr u Sud-Ouest, à une grange de peti Chazal ,i.',Tn Pirrrf\ conventionnel, né à Pont-Saint- :sprit .11 r II ,1. . Il 1^10. Use rattacha au parti de la liron.l.., I . 1 I in\- proscriptions. Il reparut au

onsoil I ' I ,.. 1,- - associa à la journée du 18 brulaire, si. l. a au rril.iiuat. devint préfet sous l'Empire,

Chavi'

pouvant

[dit quelque temps place Châyâ, qui

iRÎcido par la Restauration (1816). II -Kmmantiol- Félix, baron), général

lithograph.

imô prof os

i M T.-, graveur

I I ' rt on ifis-i. Nommé proî

' iiMi 1 iiistoiro naturoUo vors 1835, Ml jiisqu a la fin do sa vio. Il peignit, uiuarollo, dos fauves d'après nature Son fils, Camille-Charles, peintre 1 1886, mort en 1875, out pour maîtres oite do lui : Jésus chez Simon, dans iiservor la couleur locale do l'Orient, ligures dos attitudes nobles et dos

Fublia de nombreux mémoires. En 1848, il fut député do Ardôcho à l'Assemblée constituante.

ChazÉ-HENRY, oomm. de Maine-et-Loire, arrond. ot

A ?? Iril-m >h- ^-MN-, sur un affluent de l'Araise; 953 hab.

Ch .|.- : I In,.. I I ,,,irs à chaux.

Cil A7.f:M r, M Ml. de l'Indre, arrond. et à 11 kilom. du

r.li . > . . > i,,ih>au du xv siècle, ayant appartenu

Imii ,1,1 \ M iisson. Dans l'église, tombeau dp Guil-

Liiii, 'I 1 If sa femme, Louise de LaTrémoillc.

CiiAr.nLi r-^, fiim. do la Charente, arrond. et à IG Itil.

li A " lîandiat; 1.151 hab. Ch. de f. Orléans.

<'an 1 ■■ 1. l'i 1 1 - 'lures. Commerce de chiffons, de grains,

denûix.Miiiuienos.Kgiiseduxn" siècle.

GhazeLLES fJean-Matthieu db), astronome français, 1 à Lyon en 165T, mort en 1710. Il professa Ihydrogralie àMarsrillp oi do vint, membre de l'Académie dosscieni Egypte, il I

phi(

CHAzrLi.Es-suR-LYON. ■nmm. de la Loire, arrond. et à 28 kilom. do Munihnsun. près de la Coise; 5.607 hab.

Ch. de f. P.-L.-M. Chapelleries, '"" "'-^ '"^ -

ges d'étoffes de soie. Ruines d'i valiers de Malte.

ChazeMAIS, comm. de l'Allier, arrond. et à 20 .dl. de Montluçon,nonloindelaQueugne; 953 h. Carrières ae grès.

ChazÉ-SUR-ARGOS, comm. de Maine-et-Loire, arrond.

CHAZETfAndn'-Roné-PolydoreAxissAN de), littérateur néot mort à Paris (i775-1844).'ll écrivit pour le théâtre, collabora à environ cent cincjuante pièces et écrivit un si grand iioniiirr d-' [i.H^hs de circonstance, que Geoffroy le surn I i. > , 1 1)1^". Sous la Restauration, il se montra

{ I ! prit part à la fondation de la Société

' 'ijtreses innombrables pièces de théà- 1 , :nœurs, des lois et des abus (1820), et

M . ouvres et portraits {1831).

CuAziLiTC, Chadzilite, Schazilite (de l'arabe shaziliyya) , nom donné à un ordre de derviches, ainsi nommés à cause do leur fondateur, Aboul Hasan-el-Shazili, mort au milieu du xiii'» siècle de l'ère chrétienne.

GHAZINZARIEN {ii-in~de l'armén. chazus, croix) n. m. Membre d'une secte nestorienne, fondée en Arménie au vil* siècle, admettant deux personnes en Jésus-Christ ot n'honorant d'autre image que la croix.

GHÊ n. m. Instrument de musique chinois, à cordes pincées.

— Encycl. Cet instrument est formé d'une caisse sonore, généralement en bois do mûrier, en forme de trapèze, avec table convexe dans le sens de sa largeur. Seize cordes de laiton, tendues à l'aide de chevilles, sont disposées diagonalement sur retendue de la table. Ces cordes se pincent des deux mains, comme celles de la harpe. Un fil d'acier, tourné , spiralo ft plnré à l'intérieur de la caisse, résonne lorsnment, et sert sans doute à produire cer- I in -s qui accompagnent le jeu des cordes. d'Angleterre (comté de Stafford); ■s, manufactures de laiton, de cuivre, i-imté de Chester; 15.000 hab. A 2 kil. gnifique viaduc franchit la Mersey.

CHEAUS [chc-ô] n. m. pi. Nom donné indistinctement aux petits du chien de chasse, du renard, du loup. — Un chkau. Il On écrit aussi chiots.

Ghebdiz, nom donné par les géographes musulmans à un monument do l'époque sassanide, qui se trouve à quelque distance de la ville de Kermisin, dans l'une dos gorges de la montagne de Bisoutoun. Ils prétendent que fo

Cm

. m. Bâtiment •es fin de forpouvant naviguer à la voile ou à ible avec voiles latines

d'un fort éperon étaient souvent armés on guerre.) n On écrit aussi ciiabkc.

ChCBKA, nom arabe du plateau rocheux situé dans le .Sahara de la province d'AlRor, au S. de la région dite • des Dayas ., et sur lequel habitent les Boni-Mzab.

CHÉBU n. m. Tabac algérien de bonne qualité.

ChebOYGAN, ville des Etats-Uni» (Etat do Michigan), à lembouchuro du Cheboyffan, dans le détroit do Mackinaw; 6.240 hab. Scieries, rabotorios, .minoteries. Anciennonient appelée Dunlon. — Le comté du mémo nom est peuplé do n.990 hab.

CHÉBULE n. f. Nom vulgaire d'un fruit que l'on emploie on droguerie et en pharmacie comme astringent. (Ce fruit rossemblo à une pruno desséchée (jt provient d'un arbro originaire des Indes, appelé le terminalia cltebula.)

Checa, ville d'Espagne (Nouvelle-Castillo [prov. de GuadalajaraJ), sur la petite rivière do Cabrilla, affluent du Tagc, près du versant occidental do la sierra do Molina; 1.700 hab. Moulins, fabrique do ferronnerie.

ChechAOUEN, ville du Maroc oriental, dans lo Rif, cntouréo do vignes. Au voisinage, maison mèro de l'ordre

Citer:;

isif montagneux d'Aile versant saharien, 131 métros.

CHÊCHE n. f. Fruit d'un merisier sauv.Tge, assez comtiun dans les forêts de l'ouest do la France. CbéCBËBETS, tribu do la république Argentine, qui

■riL> clans la p,aiiipa, entre le rio Colorado et lo rie Nogro.

leurs algériens , spahis et chasseurs d'Afrique.

iPour ces derniers, elle est bordée de trois raies bleu foncé. >a chéchia est ornée d'un gland do laine : bleu foncé pour les zouaves, bleu cW- pour les tirailleurs algériens, et do la couleur affectée à l'escadron pour les chasseurs d'Afrique.) Checo, villii du Chili (prov. d'Atacama); 2.700 hab.

Cmi:i:v, ■' ilu Loiret, arrond. et ù 8 kilom. d'Or-

: Loire, sur le canal d'Orléans; 1.812 hab. . . 1 iiileries. Commerce de bois et de grains.

cle.

ChÊOAS (prou, tchlédas), nom collectif do six ouvrages théologiques qui constituent l'une des huit sections de la littérature sacrée des Djains. Tissent écrits on ardha-mâgadhî, dialecte prâcrit, proche parent du pâli. .

Cheddar, ville d'Angleterre (comté de Sommerset), au pied du C/ifrfrfar-Cliff; 2.400 hab. Excellents pâturages; fabrique do fromages renommés.

Chedel (Piorro- Quentin), graveur français, né et mort à Clii '.• I \: -iii.' il705-n63). Elève de Lemoine etdel.aiii I i\;i d'après Boucher, Watteau,

Breuglnl, i ' riiian,etc., des planchesàl'eau-

fûrte.ll;i>\ ... il -i;ind nombre de vignettes.

Chederli un Kederli, nom donné par les musulmans à un personnage miraculeux qui délivra une jeune tille d'un dragon qui devait la dévorer.

— Encycl. La légende de Chederli est évidemment une adaptation musulmane de colle «le saint Goortros, qui. à Beyrouth, sauva la fille du roi d'un pinl ;, i,.! iln i , :u^ légende se rapproche de l'histoire o-- i: .' ; : ,,i Angélique de l'orque, dans rOr/an(/'i y (' .■ . : ■.

ChÉDEVILLE ou ChEFDEVILLE. Il :^ ;ii:^i -. nom, trois frères, se rendirent fameux , oiiin.c juucuis de musette, et appartinrent on cette qualité à l'orchestre de l'Opéra : Piekrk, l'ainé, né à Oulins en 1694, entra à l'Opéra en 1709, devint en 1714 hautbois de la musique du roi, et mourut en 1725. — Le .second, Esi-kit-Pui- LIPPE, né à Oulins en 1696, apubliédrux i, , -i. i;, i. k> mphonies pour musettes et vielles, des s'iir , : >

des concerts champêtres, triolets, f*'h -^ i. ■ ,;

pour musettes, etc. — Le troisième if : , m a

Serez en 1705, fut le plus célèbre, aiu.Tii' i i r. -, --

seur que comme virtuose, ayant pour c-h-vos h's plus grands seigneurs et les plus grandes dames do la cour. Il publiaaussi de nombreuses compositions pour son instru-

ChéDOTEL, navigateur normand do la fin du xvi" ou du début du XVII" siècle, fut chargé, en 1598, de conduire il la Nouvelle-France l'expédition dirigée par le marquis de La Hoche. Il abandonna sur l'île de Sable cinquante hommes tirés, pour la plupart, des prisons do France, qui demeurèrent sept ans en cet endroit, vivant en sauvages. Envoyé à leur recherche en 1605 par le parlement do Hoiien, Chédotel rapatria les douze survivants, aux besoins desquels Henri IV pourvut généreusement.

CbeEKE (sir John), écrivain anglais. 'V. Chkkr.

CBEF {cher — du lat. capui, tfito) n. m. Tête : £e corps n'est non plus vivant sans le chkp 911c le chkf sans le corps. (Pasc.) Il Dans ce sens, le mot n'est plus guèro usité que pour désigner la tête d'un corps saint : Le cbkp de saint Jean- Baptiste, de saint Denis.

— Tète de bétail : Deux cents chkfs de brebis. (Vieux.)

— Fondateur d'une maison, ancêtre qui a donné son nom â une famille et en a commencé l'illustration : /.e CHEF de la famille des Bourbons, des Napoléons, :i Fondateur d'une institution, d'une école, d'une doctrine : /* CHEF d'un ordre religieux. Le chef des calvinistes, n Chef du nom et des armes ou Chef de nom el d'armes. Ancien titre des fondateurs de la branche aînée dans les grandes

CIIAZ.\L

,qui dirii

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