‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 85 sur 956 · BIJOU · texte numérisé non relu

BIJOU

difficulté à Montcalm, lors de sa lutte contre les Angla (1736-1759). Rentré en Franco après la conquête de la ci lonie et convaincu de prévarication, il fut condamné restituer une somme d argent et banni à perpétuité à

Bigot (Antoine-Hippolyte), poète languedocien, né et mort à Nîmes (I825-I897). Employé de commerce, il a écrit dans le dialecte de sa ville natale des poésies qui l'ont rendu populaire dans le midi de la France. i\ous citerons de lui : li Boutoim de gueto (1855), recueil de poésies et de fables imitées de La Fontaine; les Mènes du foyer (1860); H ïiourçtadieiro (1863), recueil de pièces, do fables, de paraboles, réédité et 1891.

Bigot (Charles-Jules), écrivain framjais, né à Bruxelles en 1810, mort à Paris en 1893. Elève de l'Ecole normale et do l'Ecole d'Athènes, il abandonna l'enseignement pour le journalisme, collabora au . Siècle » , au « XIX' Siècle » , au «Gagne-Petit», etc., et devint professeur de littérature à l'Ecole militaire de Saint Cyr et à l'Ecole d'institutrices de Fontenay. On doit à cet ei rivain distmgué, d une haute pro bité morale, plusieurs ouvrages dont les principaux sont les Classes diriqeantes (1876) la Fin de l a iichie (ls7s le Petit Français {ISSZ) onvtage conroDi \ \ Raphaël et la Famésine (1884) Grec (1886) ; Questions d'enseignement second français contemporains (1887) — 'îa fcm H i i \

née à Paris, de parents améri<"i n= o u

le pseudonyme de Jeanne M rjnniis

écrits d'un très bon style )/ Miiondc

(1885) ; André Maynard peu i i ) Insé

paraSîes (1892) ;7fem^S!S (1811 /

Bigot (Léon), avocat français ne a Pans en 1826 mort à Versailles en 1872, collabora a plusieurs journaux et écrivit sous le pseudonyme de Pierre Nole les Lois et les Institutions judiciaires de la Russie (1864) Réfutation de « Force et Matière a (1868) Après la Commune il publia avec Victor Hugo, le Dossier d'un condamné à mort, et so livra à la défense des accusés traduits devant les conseils de guerre : Assi, Abel Peyrouton, Henry Maret, G. Maroteau. Il mourut dune attaque d'apoplexie, le 21 août 1872, ai. 11. . Il' !ii .1 '■] \ oiiait de commencer une plaidoirie de- VI ' l..«uerre.— Son fils. Bigot (LKON),litté-

r, I H- A Paris en 1855, d'abord professeur,

[.■i ^ , I iiliège, se fit connaître à Paris comme

I Il ollabora àdenombreuxjournaux,notam-

nient a - lEstalotto » . On lui doit des poésies, des comédies, et, entre autres ouvrages : le Connétable de Richemont (1882); Follement aimée (1891); Cruautés (1892), recueil d'études; Propos sceptiques d'un homme de foi (1894).

BIGOTE n. f. Mar. Nom donné par les marins de la Méditerranée à deux pommes plus grosses que les autres, qui entrent dans le racage du grand mât.

BIGOTBLLE [tèV) ou BIGOTËRE (do l'espagn. bigotern, croc de moustaclie, d'où est venu bigoudi) a. f. Petite pièce de cuir qui sert à tenir les moustaches relevées pendant la nuit, pour qu'elles ne perdent pas leur pli. (On appelait aussi bigotelle une sorte de sac remplissant le même office pour la barbe.) Les bigotelles furent en usage du XV" au xvin' siècle. A cette époque, on appela ainsi une petite brosse de poche servant à soigner la mous-

Eraploidelabîgotelli

BIGOTERIE (rad. bigot) n. î. Dévotion étroite, mal entendue : La bigoterie est de l'hijpocrisit (H. de Lacret.)

— Par ext. Les bigots : La bigoter!

delle-méme. (Gordon!)

BiGOTIÉRE (René de Percbambadlt de La), magistrat et jurisconsulte français, né à Angers vers 1640, mort à Rennes en 1727. D'abord avocat au parlement de Bretagne, il y devint conseiller, puis président do la chambre des enquêtes. On a de lui, outre plusieurs mémoires, dont l'un sur le prêt à intérêt ; Du devoir des juges (1696), et un commentaire fort estimé

— - '- ■"-' de Bretagne, etc. (1694).

(lissm') n. m. Dévotion, caractère du bigot : Nation entêtée de bigo- T1SME. (Cormenin.)

BIGOTS igô — du bas lat. bigus, morceau de bois) n. m. pi. En T. de mar.. Morceaux de bois plat séparant les pommes du racage, et destinés à s'appuyer de can sur les mâts. Us sont plus longs que la hauteur du ra- A.trouspour cage, et portent des trous dans lesquels pas- le passage du sent les bâtards de racage. — Un bigot. ^^^J'e^n^lol's

BiGOTTINI (Emilie), danseuse française, du' née vers la fin du xviii" siècle, morte à Passy boi en 1858, entra à l'Opéra vers 1801. Fort jolie, frottant^sur u avec cela danseuse d'un talent rare et mime de premier ordre, elle obtint, pendant plus de vingt ans, de retentissants succès.

BIGOUDI (pour l'étym., v. bigotelle) n. m. Petite tige métallique entourée de cuir, autour ^^s^'~~- V^j^, de laquelle les femmes roulent leurs ^^S^^^^^^^ cheveux pour les faire friser. Z^^^^^^^-s^

BIGOURELLE {rèV — du provenç. "^^-"^ '■- -.inS iigourèlo, reprise grossièrement exé- 1. Paquet de bigoudis; ciitée) n. f. En T. de mar.. Couture ^- Bigoudi,

ronde, à l'aide de laquelle on réunit les deux lisières d'une

s occupe gu

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BIGOURETTE {rit') n. f En T. de mar.. Chacune dos pommes qui forment le racage du trinquet.

BiG RaPIDS, ville des Etats-Unis (Michigan), sur le Musl;egon, tributaire du lac Michigan ; 6.000 hab. Fabrication de cordages de houx, commerce de bois.

BIGRE (du bas lat. bigarus, même sens ; de deux radicaux

fermaniques : bt, qui signifie abeille, et gar, qui marque idée de garder) n. m. Nom donné anciennement à des paysans qui vivaient sur la lisière des forêts, où ils se livraient à l'éducation des abeilles.

— Encycl. Les bigres avaient des droits forestiers, tels quo celui d'abattre les arbres où se réfugiaient les es-

saims, et aussi do couper du bois à discrétion pour leur chauffage. Cette extension du droit de fouage leur fut refusée par les ordonnances de 1669. On remarquera que le mot 11 bigre " était très anciennement pris en mauvaise part et qu'il était synonyme de bougre. (V. ce mot.) Il est probable qu'il a, comme ce dernier, une origine orientale pour désigner les vagabonds venus de l'Est, (^ui se livraient, entre autres professions nomades, à la récolte du miel, comme le font encore les iroulas de l'Inde. Le sons de « bigre » , en tant qu'injure, se précise au xv siècle ; on appelait bigres à l'huile les moines minimes qui observaient exactement la règle de ne manger que des aliments préparés à l'huile. On voit souvent, dans les Coutumiers, des bigres désignés sous le nom de francs bigres, pour les ditt'i.rencier de ceux qui relevaient d'une seigneurie.

BIGRE interj., et BIGREMENT adv. Euphémismes pour bodgre et bougrement. V. ces mots.

BIGUANIDE (de bi, et gmi n. m. Base dérivée de la guanidine.

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