‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 84 sur 956 · BIGOT · texte numérisé non relu

BIGOT

Bigorne ,

ae» sonnet» bicobnkh.

iiUégorique. "V. Bi-

I n. m. Techn. Petite bile qui se place entre les mâchoires d'un . Il Extrémité conique do la bigorne.

Arg. Sergent do ville, n Sohiat d'infan- ) do marine.

Bijïorneao

— Zool. Petit coquillage comestible, abondant sur nos cèles et qui est une espèce de littorine (lillorina liitorea). Parmi les Ligorncaux qui se vendent tout cuits, et qui sont noirs, on trouve souvent de» exemplaires jaunes d'une espèce voisine {lillorina rudis).

BIGORNER V. a. Arrondir sur la bigorne : Bigorner l'anneau d'une clef. Il Bigorner le) peaux. Les fouler avec

Bigorné,

, part. pass.

. Bigorner : Pièce bigor-née.

l'O., par la vallée d'Ossau et le Béarn proprement^it; à l'E., par les montagnes de la rive droite do l'Adour, le Nébouzan, le sud de l'Astarac;auN., par l'Aslarac et l'Armagnac. Il comprenait : 1» la Plaine de Bigorre ( Tarie», cap. dn comte. Lourdes, Bagnères-de-Bigorre) ; 2° la Montagne de Bigorre (ch.-l. Arglès); 3' la Rivière-Basse (ch.-l. Vic-en-Bigorre); *' le Rustan ou Rivière-Haute (ch.-l. Saint-Sever-de-Bustan). Les habitants {Bigerriones [ou Bigerri], Bigarrais, aiset, Bigordans, ânes) formaient, dès l'époque romaine, une agglomération florissante, avec Tarba pour capitale, près del' emplacement actuel de Tarbes. Sous lesCarlovingiens, le pays dépendit de l'Aquitaine. Après la mort de Charlemagne, il eut dos comtes particuliers. En 1284, le mariage do Jeanne de Navarre et de Philippe le Bel valut à la France l'acquisition du comté, mais il passa ensuite anx maisons de Foix et d'Albret, et fut définitivement réuni à l'avènement de Henri IV.

— Bibl. : Cénac-Moncaut, Voyage archéol. et histor.dam l'ancien comté de Bigorre (Tarbes, 1856).

BIGOT (ffo), OTE (origine douteuse; le mot date du xir siècle) adj. Qui a une dévotion mal entendue, mesquine : Une femme bigote i un fléau dans sa maison. (Boist Il Qui indique de la bigoK Des airs bigots.

qui jase d'une i que l'aspic (V. Hugo.)

et le

BIGOT (qo) a. m. Agric. Espèce de pioche à deux fourchons, qu'on appelle aussi bigorne. Il On écrit

aussi BIGADT.

— Mar. V. BIGOTS.

Bigot (Emery), érndit français, né à Rouen en 1626, mort Bigot, en 1689. Dans un voyage qu'il fit

à Florence, il découvrit le texte grec de la Vie de saint Chrysostome, par Palladius ; il le publia en 1680. avec quel-

3ue3 autres pièces grecques. On a imprimé sa corresponance avec les savants les plus distingués de l'Europe. Elle est pleine de détails mtéressants ot de renseignements précieux.

Bigot de PrÉAMENEU (Félix-Julien-Jean'), magistrat français, né à Rennes en 1747, mort à Paris en 1S25. Il fut avocat au parlement de Rennes et, en 1779, à celui de Paris. Envoyé à l'Assemblée législative en 1791, il s'y fit remarquer par sa modération, contribua à l'organisation du jury, fit décider que la loi sur le séquestre des biens des émigrés leur laisserait un mois pour rentrer en France, et obtint de l'Assemblée, dont il était devenu le président, un décret interdisant les pétitions en armes.

Considéré comme suspect, il resta six mois emprisonné, et put enfin aller se réfugieràRennes. En l'anV, il retourna à Paris comme juge, et fut élu membre de l'Institut en 1799. Le 24 thermidor an 'Vm, il fut désigné, avec Tron-

) président de la section de législation

la direction générale des cultes pen'dànt les Cent-Jours, il se retira définitivement des affaires publiques après le retour des Bourbons. Bigot.avait été élu membre de l'Académie française en 1800.

— BIBLIOGR. : Nougarède de Fayet, JSotice sur la rie et les travaux de M. le Comte Bigot de Préameneu (Paris, 1843).

Bigot nr Morogiies (Pierre-Marie-Sébastien, baron'. L , , . ste et agronome, né à Orléans en 177ii. Il 1 . le Vauquelin et Haûy, il explora la Bii- I 'le Jura, la Suisse et la Savoie, et fit coui,i:îr,- la ,■, II, ^Muiion géologique et minéralogique de ces contrées par des mémoires intéressants. Comme agronome, il a contribué, par une active propagande, à améliorer la Sologne. Il a publié : Mémoire historique et physique sur la chute des pierres tombées à la surface de la terre, etc.; Essai sur le moyen d'améliorer l'agriculture en France, etc. (1822) ; Influence des sociétés littéraires, savantes et agricoles sur la prospérité publique (1825). Louis-Philippe le nomma pair de France, en 1835.

Bigot (Marie KiÉNÉ, dame\ pianiste française, née à Colmaren 1786, morte à Paris en 1820. Son talent, empreint do grâce, de sensibilité et de passion, fit l'admiration de tous les artistes illustres de l'époque : Haydn, Beethoven, Salieri, Cramer, etc.

Bigot (François), administrateur français du xvin' siècle, 13» et dernier intendant de la Nouvelle-France. U s'était fait connaître par ses prévarications à Louisbourg quand il fut nommé intendant au Canada. Il y constitua une administration à son image, et y créa plus dune

Page 1