CHÉNIER
distance
important dans la divination. Les prêtres rendaient des oracles en interprétant le bruit du vent dans le feuillage sacré. L'imagination populaire croyait apercevoir dos nymiilies, dryades ou harnadryades, sous l'écorce des chênes. A Rome aussi, le chêne éuit consacré à Jupiter, et fournissait les rameaux dont on tressait les couronnes civi — (lues. Enfin, l'on sait la place que tenaient les chênes dans la religion des Gaulois, dans les cérémonies des druides (gr. Spûç, chêne). Aussi Cet arbre est-il resté presque un arbre sacré dans la France du moyen âge.
Chêne de Charles II, petite constellation de l'hémisphère austral.
— Encycl. Halloy composa cette constellation méridionale de vingt-quatre étoiles détachées du Navire, sans autre but que celui d'iionorer le souvenir du chêne dans le feuillage duquel le roi Charles H se tint caché pendant vingt-quatre heures, après sa défaite de "Worcester (3 sept. 1651). Cette manière de créer des constellations a paru injustifiable aux yeux de Lacaille; mais Delambre a déclaré que l'astronome et le monarque méritaient bien que cette constellation fût conservée, et il l'a représentée sur son globe céleste de 1773.
Chêne (Le), petit bourg voisin de Chalcédoine, oii se tint, en 403, un concile présidé par Théophile, patriarche d'Alexandrie, qui déposa saint Jean Chry sostome, patriarche de Constantinople, dont Théophile était un mortel ennemi. Jean, sur la demande du concile, fut exilé en Bithynie. Le papeinnocent cassa le jugement rendupar le concile contre saint Jean Chrysostome.
ChÊNE-POPOLEUX (Lu). Géogr. V. Chesne [Le).
CHÊNEAU (no) n. m. Jeune chêne, baliveau do chêne.
CHÊNEAU (no) n. m. ou CHÊNETTE (nèf) a. f. [dimin. de cliéiie]. Nom vulgaire de la germandrée, petit chêne eu chamédrys, et de la dryade à iiuit pétales.
CHÊNEAU (no — peut-être de chêne) n. m. Conduit qui reçoit les eaux du toit et les porte dans la goultièie ou dans le tuyau de descente : CHEVtAUvrfep^omi devine de bois
— Encycl. Les anciens connaissaient 1 usago des diéiieaux; ils en fabriquaient en terre cuite en pierre ou en marbre, avec gargouilles percées de di Pendant la première partie du moyen âge, cet usage semble avoir disparu : les eaux qui descendent des combles s'égouttent directement sur le sol. Ce n'est guère que vers le milieu du xii" siècle qu'on retrouve dés chéneaux dans le nord de la France. Les arcliitectes gothiques disposèrent les chént en saillie sur des corniches ou sur des arcs, à la base des combles, A 1 neaj
ou encore sur la partie
comprise entre les formerets des voûtes et le mur extérieur, réduit alors à une épaisseur très faible. Dans le firincipe, on se borna le plus souvent aménager, dans les armiers formant chéneaux, de simples trous pour l'écoulement des eaux pluviales. Mais, à partir du milieu du xiii" siècle, les chéneaux furent munis de gargouilles très saillantes. Les chéneaux pratiqués à la base des combles, au xin« et au xtv« siècle, sont généralement creusés à fond de cuve, dans les pierres les plus dures. On ne commença à étalilir des chéneaux dans les habitations privées qu'au XIII' siècle, et on se borna d'abord à les former de pièces do bois évidécs et inclinées, posées sur des corbeaux de pierre incrustés à la base des combles. Ces chéneaux de bois, formant gargouille à l'un des bouts, étaient quelquefois moulurés, sculptés même et peints de diverses couleurs. Dans les pays riches en matériaux calcaires, comme la Bourgogne, on employa les chéneaux de pierre. Par la suite, on fit les chéneaux en plomb avec tuyaux de descente en fonte ; ce système s'est conservé jusqu'à nous. Seulement, le plus souvent, le zinc a pris la place du plomb et de la fonte.
Cheneau, rivière de la Loire-Inférieure. V. Acheneau.
ChÊNEDOLLÉ (Charles-Julien Liodlt de], poète français, né à 'Vire en 1769, mort au Coisel en 1833. Emigré pendant la Révolution, il séjourna on Hollande, à Hambourg, où il se lia avec Klopstock, et commença d'écrire quelques odes, puis un Essai sur les traductions ^1795) ; en Suisse, où il connut M"" do Staël, avec laquelle il rentra en France (1799). Il aimait d'un amour aussi honnête que passionné la gœur de Chateaubriand, Lucile, qui, tout en l'aimant elle-même, refusa de l'épouser. Chênedolié travaillait depuis quelques années au poème qui a fait sa réputation : le Génie de l'homme, publié en 1807 et favorablement accueilli. L'agrément y manque un peu, mais on y trouve de beaux passages et de riches descriptions. Il fit ensuite paraître : l'Esprit de RivaroHMlO), et Etudes poétiques, suite de petits poèmes pleins de fraîcheur (1820). Chênedolié, qui devait beaucoup à Cliateaubriand, son modèle, marque une sorte de transition entre les classiques purs et les premiers romantiques.
Chênée, comm.de Belgiqui-, j.rov. cl arroiid. adiiiiu-
00 liab.
tlaniii
d enclume
raisin noir 'i.- !, ,: , ,,,.,■.•.
CHÉNENDOPO!:i: . f:ir.NEN- DOPORA / ! .
pouges,faiii;llr i. • ' . I. , ■ niprcnant des formes on entonnoir, en coupe ou en godet, dont la surface intérieure est creusée do porcs profonds. (Les chénondopores sont fossiles dans le crétacé supérieur de Tuuraine et de j mandie. Citons le chenendopora fnnijiformis, dans la c sénonienne de Châtellorault [0",12 de haut].)
ChÉNÉRAILLES, ch.-l. de cant. de la Creuse, arr et à 19 kilom. d'Aubusson; 1.149 hab. Commerce do i
Chénendopore.
Dans légUse de ChonéraiUos, beau bas-relief de l'an rjoo. — Le canton ail comm. et 12.893 hab.
CHENET [né — autrefois chiennel ; de chien, à cause des figures de chiens qui ornaient souvent ces ustensiles) n. m. Mobil. Pièce métallique à tête, que l'on place de chaque côté d'un âtre, perpendiculairement au fond, pour soutenir le bois à brûler, le retenir et permettre le passage de l'air ; Des CHENETS de fer, de cuivre, de bronze.
— Mar. Machine de fer servant à courber les cordages.
— Prov. : Avoir les pieds sur les chenets, 'Vivre à son aise, sans se donner de peine.
— Encycl. Mobil. On ] nets, dans les textes, avant le xiv» siècle. Ceux ( possède de cette époque et des suivantes ont toujo tê te ou tige assez haute, ordinairement recourbée ei
on façonnée en figures d'hommes ou de bêtes, qui sont des pièces rapportées, en fonte de fer ou en bronze ; ou bien tout le chenet est fondu d'une seule pièce. Au xvi' siècle, les chenets sont grands, très ornés, façonnés en pilastres, en vases, etc. ; ou bien ils sont formés de séries de rondelles et de boules enfilées sur une tige verticale. On doit faire rentrer dans la catégorie des landiers les chenets munis de crochets et de chaînes destinés à maintenir les broches, les grilles à braise pour les pots etcasserolles, eto On entendait aux xvi^ et xvii* siècles, par chenets à populo, ceux qui étaient surmontés de figures humaines et particuhèrement d enfants.
fabrique, les croisades, en imitation des travaux d'Orient. CHENETEAU n. m. Sylvie. V. chèneai;.
CHENETTE (»e^') n. f. Petite gouttière courant autour
I une presse typographique, il Nom vulgaire du fruit de i aubépine dans l'ouest de la France.
CHÊNETTE n f. Sylvie. V. chèneau.
CHENEVE n m. Agric. 'V. chénevis.
CHENEUSE n f. Nom vulgaire de l'agripaume. CHENEVEAU (l'o) n. m. Sorte de filet de pêche en forme
II tramail à une ou plusieurs nappes.
CHENEVENILLE n. f. Agric. Syn. de chènevotte. CHENEVIERE (rad. chénevis) n. f. Terrain, champ où
1 on cultive le chanvre. — On dit quelquefois chanovkiére. Il theneviere bâtarde, Syn. de chanvre bâtard.
— Epouvantait à chèneviére, Mannequin que l'on place dans les champs pour faire peur aux oiseaux et les éloigner d'un terrain cultivé, il Fam. Personne, objet qui est, par sa laideur, une espèce d'épouvantail ridicule, il Personne ou objet dont on veut faire un épouvantail, mais qui n'est pas k redouter.
Chèneviére (Jean-Jacques-Caton), théologien et pasteur protestant, né à Genève en 1783, mort en 1871. Nommé pasteur en 1806, il exerça à Marseille, puis à Dardagny et à Genève. En 1816, la compagnie des pasteurs de Genève lui confia la chaire de théologie dogmatique et morale; il :upa jusqu'en 1864. Adversairefougueuxdumouvement
de Genève (1817), dans son discours sur les Causes gui retardentche:lesréforméslesprogrèsdelathéolngie{l&i9),etc. En réponse à ses Essais théologiques (1831-1834), ses adversaires créèrent une école indépendante de théologie qui existe encore. En 1850, il combattit les idées de Scherer. Outre les ouvrages cités, il a écrit : Introduction au Nouveau Testament, par J. Michaelis (Genève, 1822) ; De la divine autorité des écrivains et des liwes du Nouveau Testament (1850); Dogmatique chrétienne (1840); Course d'un vieux dans la Suisse allemande (ISâl): Voyage d'un octogénaire (1861), etc.
chénevis {vi - du lat. cannabis, chanvre) n. m. Graine de chanvre, il On dit aussi, mais à tort, chènevé.
chenevixite t
le fer et de cuivre.
f. Phospho-
. CHENEVOTTE (l'o^) n. f. Partie ligneuse après qu'on en a retiré la filasse, il Brin de paille de chanvre, qui servait à la fabricades allumettes soufrées.
Pousser des des tiges
— Encycl. C'est tif rndiraentaire, formé d'une série d'e dix- -' l'f tny.Tux do bambou de différentes gran- cheng. fli^nrs et pourvus pour la plupart d'anclies lilircs, qui viennent plonger dans une partie de calebasse servant de réservoir, laquelle s'alimente d'air par un petit tuyau d'insufflation, recourbé parfois en col de cygne.
Chenib ou GenIB n. m. Nom arabe d'une étoile de la constellation de Persée.
CHÉNICE (du gr. choinix, du lat. chœnix, môme sens) n. f. Mesure de capacité pour les grains. Elle est mentionnée déjà par Homère. (La chénice valait 3 cotyles suivant ûalien, 4 ou 8 cotyles suivant d'autres. Dans le
système attique, on évalue à un peu plus de 1 litre la contenance de la chénice.)
GHÊNIER [ni'é) n. m. Champignon qui croît sur les chênes ; ainsi, le chênier ventru est Xagaricus fusipes.
ChÉNIER (Louis DE), diplomate et historien français, né à Montfort (Aude) en 1722, mort à Paris en 1795. Il fut d'abord employé chez un drapier français de Constantinoplo ; c'est dans cotte ville qu'il épousa Elisabeth Santi-Lomaca, née à Constantinople en 1729, d'une famille chypriote, morte à Paris en 1808, et dont il eut quatre fils et une fille. En 1765, il revint en France ; en 1767, il fut nommé consul général au Maroc, où il resta quinze ans. A son retour, il fut mis à la retraite. Il écrivit des Recherches historiques sur les Maures; Histoire de l'empire du Maroc {Il il); les Révolutions de l'empire ottoman (1787); Idées pour un cahier du tiers état de la ville de Paris (1789). Quand on arrêta son fils André, il fit auprès du comité de Salut public des démarches qui no firent que hâter la condamnation du poète. Il mourut peu après. Sa femme passe pour avoir fourni à Guys les éléments de ses Lettres sur les Grecs anciens et modernes. — Leur fils aîné, Constantin-Xavier (1757-1837), fut avocat et diplomate; le second, Louis-Saovedr (1761-1823), était adjudant général en 1794, lorsqu'il fut arrêté et envoyé à la Conciergerie. Le tribunal révolutionnaire le confondit un instant avec son frère André; il fut mis en liberté en thermidor. Il fit la campagne d'Italie avec Bonaparte. — Les deux^utres fils furent André et Marie- Joseph. V. ci-après.
Chênier (André -Marie de), né en 1762 à Constantinople, mort à Paris en 1794. Amené en France dès l'âge de deux ans, il fit ses études au collège de Navarre et manifesta de bonne heure son goût pour la poésie. Après avoir passé quelques mois à Strasbourg en qualité de sous-lieutenant, il fit un assez long séjour à Paris, puis resta trois ans en Angleterre comme attaché d'ambassade. En 1790, il rentra en France. Partisan des idées nouvelles, il protesta avec une vigoureuse éloquence contre le régime de la Terreur. Il fut arrêté en mars 1794, incarcéré à Saint-Lazare, et périt sur l'échafand, le 7 thermidor.
Ses poésies n'ont été publiées qu'en 1819. Ce sont des idylles, des élégies, des ïambes, des hymnes, épitres, et plusieurs fragments plus ou moins considérables; notamment, ceux d'Hermès, sorte d'épopée philosophique.
Pour le fond même de son esprit, André Chênier £ partient au xviii' siècle plus avancé. Sa philosophie est celle de Buffon, ou plutôt de Cabanis. Il est matérialiste ; il est athée » avec délices " . H n'a d'autre religion que sa foi dans la raison humaine. Artiste, il temps : non pas seulement classique par ]
"antiquité, mais aussi pseudo-classique par son • la mythologie, pour la périphrase, pour les mots » noDies H, voire pour la poésie didactique à la façon des Delille ou des Esnienard. Cependant, il y a en lui du novateur. On veut en faire un Ronsard plus pur, un Ronsard postérieur à Racine. Mais n'oublions pas que la poésie du XVI" siècle a souvent un tour « romantique ». Le nom do Chênier fut associé par l'école de 1830 au nom de Ronsard comme celui d'un précurseur. Ce n'est pas seulement pour certains procédés de style ou de versification : Chênier a vivifié la poésie française, dégénérée, chez les uns, en une rhétorique éclatante et froide, et, chez les autres, eu uu frivole et précieux badinage. Il renouvela la pastorale par un sentiment sincère de la vraie nature. Il ranima l'élégie par l'ardeur de sa passion. Il transforma la satire eu y mettant l'accent de son âme vibrante : Chênier peut donc passer pour le « premier des romantiques ». Cola ne l'empêche pas d'être aussi le « dernier des classiques n . A vrai dire, il est un Grec, ou, mieux encore, un Alexandrin. Mais, dans cet artiste délicat, raffiné, curieux des plus subtils détails de l'élocution, nous trouvons aussi un lyrique, et c'est par là qu'il y a chez lui quelque chose de bien moderne.
Chênier (Marie-Joseph de), né en 1761 à Constantinople, mort à Paris en 1811. D'abord officier, il quitta le ser\ ice pour cultiver la poésie Mêle de bonne heure a la [ue membie de la Convention puis du conseil des n du Tribunat il vécut sous 1 Empire ns la retraite Quelques *
s de ses discours en vers recommandent \ ai 1 ui
VEpitie sur I dans laquelle 1 d avoir trahi '.
le connaît plul i pocto tragique Signal J parmi SLS tragédies Ch i les I\ qui joiie quel |u mois aprcs la piisi. d I Bastille soule\ enthousiasme Calas (r91) r (
chtis {1-192) fei l 1 et surtout TiApif rùsetioi vent d assez fortes sccne;
goût}
Kl Ce:
On 1
idelu
! Chateaubriand
bleau histoiique de letat et des pi ogres de la littératui c fiançaisc depuis /7<?9 (public en superficiel et de pure rhétorique complète de la révolution lit' venait d'inaugurer.
Chênier (Louis-Josepli-Gabriel de), écrivain, fils de Louis-Sauveur Chênier, né à Paris en 1800, mort à Jouy-en- Josas en 1880. Outre des ouvrages sur l'administration et la justice militaires, on lui doit: io Vérité sur la famille de Chênier ( 1844) ; Histoire de la vie militaire, politique et administrative du maréchal Davout (1866), et une édition des Œuvres
7ri7
uiHique. d'A. Chonier, avec une notice ol dos notes (187.I). CHÊNIÈRB l^ni-èr') a. t. Grand bateau de rivière dont la i>ii|"' l'st o^u-ri'o nt la proue demi-pointue. C'est une sorte
.■ I. 1. \.li. -iv, : TovK cliênih'f.
CHiiNlL «..I, !.. hl.
ileule.liHcduitoùr
- Par ext. Bâtimoi ;s valets de chiens <
— l'ar aïKil. Loger
- Kig.
- Moli
Lieu où l'on enferme les chionï n enferme des chiens do ^arde.
ts où logent los équipages do cha!
t les pimieurs. ont misérable et malpropre.
HUNTRKE.
— de chiiMi, à cause de la ross( L-henillo avec colle d'un petit chi t'pidoptôre, papillou à son premi(
ine d'une laideur ropoussanto. ii Personne iquée A détruire, à mal faire, il Personne )n a do la peine 4 se défaire.
■uni,'oiir, <riu'l tourment : Les ciii^mli.es
>si. 'l'ravail do passementerie rond, ve- . jiai'iir du xviii*' siècle dans l'ameublc-
m de soies disposée en brosso sur le
CHÉNISQUB (kii-niask') ou CHENI8CUB (W-ni-«*im) [du gr. khêiif oie] u. m. Sous-gcnro de palmipèdes, renfermant dos oies naines du genre nettaput, nabitauiriudo ol l'Aus-
tralio, V. NKTTAPUS.
Chenkotta, ville de l'Inde anglaise iprov. de Madras [pniicip. do Iravankôr]); 7.880 liab. Contre commercial.
Chenkoursk, localité do la Russie d'Europe (gouv.
d Aikhaugol), sur la Vaga, affluent do la
Dwina septentrionale; 1.310 hab. Lieu d'oxil politique. — Pop. du district du mémo nom : 16.340 hab.
CHBNNEVIÈRE (c/ié-nc-w-f r') n. f. Variété pommo A cidre, amère, âpre et qui n'est
CIIllMÈRK — CIIKNO.STOME
Mercœur, Aancéo & César, duc do V«nd&mo. A la mort du dernier des Hls de César de Vendéme, Clienonceaux passa & sa veuve, Marie-Auoe de Bourbon, petite lille du grand Cundé, puis à la princesse douairière do Condé et enlin au duc de Bourbon, qui acheta ce cli&teau en 1720, pour lo revendre, on 1133, au fermier géuéral Dupin. >!'"<■ Dupin faisait à morvoillo les hoonours du château
bon
nger
lies doscaioncules retractiles Ces \enimeuses, certaines, toutefois, dent des poils urticants dont la base est en rapport avec une glande en cul-de-sac qui sécrète un liquide corrosif, comme les chenilles processionnaires. Six ocelles, à droite et à gauche, sont les organes de la vue. Les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pattes écaillouses; les autres, dos tubercules en couronne, dits . pattes membraneuses », dont le nombre et la disposition varient suivant les groupes
ChENNEVIÈRES - POINTEL (Philippe , marquis dk), administrateur français, né à Falaise en 1820. Il reçut, en 1851, le titre d'inspecteur des musées de province, ot fut, peu après, chargé de l'organisation des Sa-
il fut nommé, en 1873, directeur des boa arts. C'est à lui que revient l'honneur l'institution du prix du Salon, du comité < Sociétés des beaux-arts des départenir et des congrès annuels de ces sociétés. ( encore lui qui lit décréter Vlnvenlaire //•' rai des richesses d'art de la France. L'c.i/.'
Trocadéro en 1878 est due à son initiaii
1 dessin. Il décida de couvrir de pei lures murales les parois du Panthéon, i l'onfia aux meilleurs peintres de l'école con Tomporaine l'exécution des sujets historiques se rattachant à Charlemagne, à saint Denis, à Clovis, à sainte Geneviève, à saint Louis et à Jeanne d'Arc. Des sculpteurs étaient appelés à concourir à la décoration de l'église. La laïcisation du monument, décrétée quelques années plus tard, fit perdre à l'œuvre conçue par Chennevières son premier caractère. Chennevières est entré à l'Académie des beaux-arts
1879. Il a publié : Rechercha f/es de quelques peintres (1847-1862); Lettres ,s„ / rique et descriptive s,, Essais sur l'or(jam\>i' traits inédits d'artis!
de Jean de Falaise '■ Falaise; les Avei,/ Bellesme (\S6ô); ^.
fils, le comte Hem en 1859, sous-cons. 1
et les
Lon,
1870); etc. — Son l'es, né à Bellesme M^ et des peintures L/essins de maîtres au saris qui ni que (1886),
nbre d'ouvrages d'il ChennEVIÈRES-SDR-MARNE, comm. de Seine-etoT à 27 kiiom. de Corbeil, sur un plateau Marne; 1.122 hab. Eglise du xiif siècle. Champigny ..
n-iii-om') n. m. Genre d'insectes coléo- , tribu des cténistinés, renfermant quelrégions tempérées, dont sept habitent rope. L'espèce type du genre, chennium bitubercuta- , de France, longue de 3 millimètres, d'un roux testacé, semble vivre dans les fourmilières.
touj(
CHÉNOCARPE {ké)
de SPERMACOCE.
m. Sel dérivant
les chenilles teignes, qui s
fores, dans 1
Bot.
Iles, etc., assemblés avec de la soie, et ivec elles ce fourreau protecteur. Toutes l phytophages, sauf celles de quelques
:tf!""
CHÉNOCHOLAUQUE [ké, ko-la) adi. Se dit d'un acide ui se produit lorsqu'on chauffe l'acide chénoléique penant trente-six heures avec l'hydrate de baryte.
CHÉNOCHOLÉATE [ké, ko-lé) a. m. Sel dérivant de l'acide
CHÉNOCOPROLITE (W) n. f. Arséniate hydraté naturel d'argent, de nickel et de fer, ainsi appelé à cause de sa couleur. (Cette substance, dont la formule est H"Fe'As'0", se présente en masses réniformes rouges ou jaunes.) il Syn. de ganomatite. Variété de sidérétine.
GhenOISE, comm. de Seine-et-Marne, arrond. et à 11 kilom. de Provins, sur l'Yvron, tributaire de l'Yères, près do la forêt de Jouy, en Brie; 988 hab.
CBÉNOLÉE (ké) n. f. Genre de salsolacées, dont on ooriuait une espèce des îles Canaries.
r.HÉNOMELi:s i.u CH.£NOHEI,ES {ké, lèss) n. m. Genre lamille des rosacées et de la tribu des aux dépens des coignassiers, et dont \ '■-[■■ ■ 1 ; ■ I M au Japon. V. coig.nassibr.
<ilte)
CHENiLLi ,;l.]. — dimin. de che
i. f. Nom \ ; Mire ou ornithope, àc
le la forme do sov innîs, ii dn dit aussi CHE.NILLÈRE.
CHENILLEUR, EUSE {Il mll.)n. etadj. Se dit de l'ouvrier, le l'ouvrière qui fait la passementerie appelée chenille.
CHENILLON {Il mil.) n. m. Petit tas d'herbe que la faleuse rassemble avant qu'il soit complètement sec et |u'on le porte en trranL'O.
— Pop. Fille CUENIN n. m. Vènor.
— Vitic. Cépages dln.
do Loi
ic. COp:
iir-et-Cl
her:
CBENIQUE {nik) a.
de-vie, genièvre.
CHENIQUEUR {keu Buveur de chenique.
CHÉNISQUE {ké-nissk' — du gr.
khén, oie) n. m. Ornement en forme
de cygne, placé à la proue o vaisseaux de l'amiquiié.
Chéaisque.
parfois ù la poupe de
ChenonceaUZ, comm. d'Indre-et-Loire, arrond. et à 28 kil. de Tours, sur le Cher ; 379 hab. Etablissement horticole. Château de la Renaissance. (V. l'art, suivant.)
Chenonceaux (chàtead de). Ce fut en 1315 que Thomas Bohier, ancien chambellan de Charles VIII et général des finances de Normandie, jeta, sur l'emplacement d'un moulin situé au milieu du Cher, les fondements du château do Chenonceaux et le céda ensuite à François I''. Lo château a subi de nombreuses retouches, qui ont dénaturé le caractère original de son architecture.
Poit
de l'école
> fut !
) qu'inspirée de l'école italienne, ! "Tours. Lo I" juillet 1547, Diane a possession de la châtelleuie do Cho-
Elle y fit de nombreux embellissements, avec l'aide de Philibert Delorme. Apr*s la mort de Henri II, Catherine de Médicis contraignit Diane de Poitiers à lui céder Chenonceaux, en échange de Cbaumont-sur-Loire. Catherine, en mourant, légua Chenonceaux à sa belle-fille Louise de Vaudemont : celle-ci vint y habiter après l'assassinat de Henri III, et laissa le château en mouri (1601) à sa nièce, Françoise de Lorraine, duchesse
Voltaire, Bcrnis. l'abbé de Saint- Pierre, Marivaux, Mairan, Jean -Jacques Uous.seau. M"' Dupin, qui sunécut de longues années à son mari. se réfugia à Chenonceaux, pendant la Révolution. Après sa mort, son neveu, de Villeneuve, hérita de Chenonceaux (1799). U le transmit à son fils unique, le comte René de Villeneuve, qui entreprit de rendre à ce château sa physionomie primitive. George Sand, cousine germaine du comte René, alla plus d'une fois visiter Chenonceaux. En 1864, Chenonceaux, mis en vente, fut acheté par le chimiste Pelouzo ; sa veuve le posséda longtemps, mais le vendit au Crédit foncier, qui !e revendit à son tour.
CHÉNOPE iké) ou CHENOPns {ké, puss) n. m. Genre do mollusques, type de la famille des
chén
odidés, renfermantdes formes
fuseau, spirale, avec la bouche ^ longée en un canal droit ou courbe, et un labre étalé largement, palme comme un pied d'oie, dont les digitations se prolongent sur une partie do la spire. (Les nombreuses espèces de chenopes, réparties dans une dizaine de sous-genres, habitent le nord de l'Atlantique ; les fossiles apparaissent dans le jurassique.)
Syn. APORRBAIS.
CHENOPIS {ké,p!ss)) n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, famille des lamellii mant des cygnes australiens, dont l'espèce type est le cygne noir {chenopis atra-
tUS). V. CYONE.
CHÉNOPODIAS- TRE {ké, asstr) n. m.
Section du genre chénopode.
CaÉNOPODE {ké — du gr. kbên^ énos, oie, et pous, podos, pied) n. m. Genre de plantes de la famille des salsolacées, type de la tribu des chénopodiées ou atriplicées, appelé vulgairement anséri>*k ou patte-d'oib. Il On dit aussi CHENOPODitJM, chbnopodion et cuENopns.
— EscYCL. Les chénopodes sont des plantes herbacées, rarement des arbrisseaux recouverts d'une pubescence farineuse, et dont on connaît une soixantaine d'espèces, des régions tempérées des deux hémisphères.
CBÉNOPODIDÉS {kS, n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes, dite aussi des aporrhaîdés, et comprenant les genres : chenopus, diartema, malaptera, harpatjodes, alaria. vivant en diverses mors, ou fossiles dei.uis le jurassique. — Un cué.s-opodii>é.
CBÉNOPODIÉES {ké) n. f. pl.Tribudeplantesdela famille dos salsolacées, ayant pour type lo genre chénopode. et appelées aussi ATRIPLICÉES, ARROCHBS. — Une CUÉNOPODIÉK.
— Encycl. Les c/iènopoii'tt^eJ sont des herbes eu des arbrisseaux qui présentent la plus grande analogie avec les amarantacées. Répandues sur toute la surface du globe, elles habitent en plus grand nombre les régions tempérées. Plusieurs so ilaiMut aiiiioni do la mer, dans les terrains salés ou rir! = :.iques,au pied des murs et dans le voi- V s - Ces plantes sont susceptibles
de no::. :[liques.
CHÉN^ t .. . i:>i (ienre de salsolacées, renfermant >iè; :,uus-arbrisseaux vivant sur les
rivages des m.rs ou dans les déserts arides.
CBÉNOPODINE {ké) a. t. Matière azotée cristaUisable, probablement identique à la leucine qu'on extrait des jeunes plants de chenopodium album; elle se forme aussi dans la putréfaction de quelques plantes et du fromage.
CBÉNOSTOIfE {ké, slom") n. m. Genre de scrofularia< cées, comprenant une vingtaine d'espèces, plantes herbacées ou sous-frutescentes, glabres ou pubescentes, qui croissent dans l'Afrique australe.
CHENOT - CHEQUE
GuBNOT (Claude-Bernard-Adrien), ingénieur français [1803-1855]. Il mit en exploitation, après les avoir découvertes, les mines que Ton rencontre en Auvergne. Ses travaux ont une réelle importance. Il réussit à rendre solubles les sels de phosphore et de soufre contenus dans un grand nombre de combustibles minéraux. Il trouva le moyen d'obtenir le fer métallique en mélangeant dans des proportions voulues du charbon au minerai pulvérulent.
CBÉNOTAUROOHOLIQUE (ké, koUk') adj. Chim. Syn. de CHÉNOCHOLÉIQUE.
Chen-SI, prov. de la Chine septentrionale, située entre le pays des Ordos au N. (dont la sépare la Grande Muraille), ie Chan-Si à l'E., le Sé-Tchouen au S., le Kan- Sou à ro. Sa superficie est de 195.000 kilom. carr. ; sa population, de 8.500.000 hab. environ : c'est une des provinces les moins peuplées de la Chine (depuis 1852, le nombre des habitants aurait diminué de moitié, à cause de l'insurrection musulmane). Dans le sud, la grande chaîne du Tsin-Ling-Chan, prolongement oriental du Kouen-loun. sépare les domaines du Hoang-Ho et du Yang-tsé-Kiang (col de Sin-Ling ; 1.233 m.). La région centrale est occupée par les vallées du Veï-Ho et de son affluent, le King-Ho. Au N. , le sol se relève avec le Lou-Gouan-Ling, contrefort méridional du plateau des Ordos. La province est arrosée, au N. du Tsin-Ling, par le Veï-Ho, affluent du Hoang-Ho, au S. de cette chaîne, par le Han-Kiang, affluent du Yangtsé-Kiang. La province exporte de la rhubarbe, du musc, des fourrures, de la laine, toutes marchandises qui lui viennent du Thibet et du Turkestan oriental. Capit. Sin-yan.
Chen-TSAÏou Hoan Ghen-TSAÏ, personnage bouddhique populaire en Chine, en raison de sa qualité de serviteur du Bodhisattva Kouan-yin, personnitication de la charité, dont il accompagne habituellement les images et auprès duquel il intercède pour ceux qui l'invoquent.
Chenove, comm. do la Côte-d'Or, arrond. et à 4 kilom. de Dijon ; 780 hab. Fruits, légumes ; carrières de pierre blanche. Cette commune, qui fait partie de la càte de Dijon, produit d'excellents vins ordinaires, et ses meilleurs crus sont : le Clos du Roi, le Cliapitre, Séloncourt, Chenevary, Yalandons, etc.
Cbenoves, comm. de Saône-et-Loiro, arr. et à 22 kil. de Chalon-sur-Saône, près des sources d'un affluent de la Grosne ; 472 hab. Pierres à chaux et à bâtir. Vignobles compris dans la côte chalonnaise et donnant de très bons vins ordinaires.
CHENU, UE (du lat. canutus ; de canus, blanc) adj. Blanchi par l'âge : Tête chenue. Vieillard chenu.
— Poétiq. Blanc, blrnchissant ; couvert de neige : Monl CHENU. Il Tout vieux, ruiné par l'âge : Arbre au front chend.
— Fig. Vieux, suranné, hors d'usage : ûu français vieux et CHKND. (Villem.)
— Pop. Excellent, parfait, fameux : Vin chenu.
— n. m. Ce qui est excellent, parfait : C'est du chenu ! Cbenu, comm. de la Sarthe, arrond. et à 37 kilom. de
La Flèche, sur le ruisseau de Chef-de-Ville, affluent de la Fare; 980 hab. Ch. de f. Etat. Carrières de tufl'eau ; chaux. Bon vin rouge. — Patrie de l'historien dom Plancher.
Chenu (Jean-Charles), naturaliste français, né à Metz en 1808, mort à Paris en 1879. Entré dans le corps de santé de l'armée, il prit part à la guerre d'Orient et fut médecin principal. En 1870-1871 , il rendit de signalés services comme inspecteur et directeur général des ambulances. Chargé de la garde de la collection conchyliologique de Benjamin Delessert, il se prit d'un goût très vif pour les sciences naturelles. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : Illustrations conchyliologiques ou Descriptions et figures de toutes les coquilles connues (1842-1854); Encyclopédie d'histoire naturelle (1850-1861), son œuvre capitale.
CHENUMENT adv. Arg. Très bien, excellemment, parfaitement : On y est très bien, là, chenument. (V. Hugo.)
Cheny, comm. de l'Yonne, arr. et à 17 kil. d'Auxerro, sur l'Armançon ; 1.009 hab. Commerce de grains.
CbÉOPS, roi d'Egypte, qui construisit la plus grande des trois pyramides de Gizèh; le nom égyptien en est Khoufouî, transcrit Souphis dans Manéthon, Saôphis dans Eratosthène, Chemnis dans Diodore de Sicile (I, 63). Hérodote, et les Grecs d'après Hérodote, le plaçaient après Rbampsinite et les rois thébains : pour les égyptologues actuels, il est le second roi de la IV« dynastie, et il régna au début du quatrième millénaire avant notre ère II paraît avoir régné vingt trois ans et avoir exercé le pouvoir avec éclat. Il construisit à Bubastis et dans quelques autres villes, des monuments dont nous possédons les dé bris. La grande pyramide e t son tombeau. Parla suite st.
forma autour de son nom un cycle de légendes dont quel ques-unes nous sont n s souS la forme e£ \ [ t 1
Conte de Chéops et ciens), tandis que 1
p\ ramido
' Chéops
, d Hérodote Chéops était un roi rmer les temples des dieux et qui IX corvées les plus lourdes afin argent lui manquant, il contrai- 1 le but de lui en procurer, et celle-ci prohta do 1 oci ision pour gagner de quoi se bâtir une petite pyramide Sun lot la religion de l'Egypte, ces monuments assuraient a 1 âme du mort un abri éternel ; les Grecs attribuèrent 1 immensité du monument à la va-
Cheou-SIN ou TcHOU, empereur de la Chine (1152- 1122 av. J.-C), prince débauché et dernier souverain de la dynastie dos Chang. Les A-^nales rapportent de lui une longue suite de crimes et d'orgies. Avec Ta-Ki, sa favorite, il inventa de nouveaux suppHces. Il fit couper en morceaux la fille d'un de ses ministres, qui n'avait pas voulu céder à ses instances, et fit servir ces morceaux à la table de son père. Wou-Wang, prince vertueux, se révolta-
Chéphi
i parties donn
tête de Ta-Ki et monta sur le trône. C'est sous le règne de Cheou-Sin que vécut le célèbre censeur Pi-Kan, auquel il fit arracher le cœur.
Chépayans, Chépéwyans, Cheppwyans ou CbipiouanS, Indiens de l'Amérique du Nord, qui vivent sur la rivière Churchill, le lac Athabasca et le grand lac des Esclaves. Leurs traditions les font venir de 1 ouest, et onavoululeur attribuer une origine asiati que. L'abbé Petitot les appelle Dané ou Déné; les Indiens df désignent sous le nom de Saw-cessaw-diyxney {o du soleil levant »). Ils vivent des produits de la chasse et de la pêche. Avant l'arrivée des missionnaires européens, ils n'avaient, d'après Petitot, aucune idée d'un être supérieur. — Les Chépéwyans sont difl'érents des Chippeways, qui vivent dans les mêmes parages.
Chépéwyans. Ethnol. V. Chépayans.
ChÉPBRÊN (Souphis II dans Manéthon, et Chabryês dans Diodore de Sicile fl, 64]), constructeur de la seconde des grandes pyramides de Gizèh. Son nom égyptien est khâoufrâ. Un roi, Doudoufrâ, qui régna huit ans, s'intercale entre lui et Chéops. On a les débris de ses monuments à Bubastis, à Lisht, et son nom se lit encore dans le temple qui accompagne la seconde pyramide. La tradition des temps reculés le donna pour successeur immédiat à Chéops et lui attribua les mêmes méfaits : il aurait tenu les temples fermés
Chepo ou San-CRISTOBAL de Chepo, ville de la Nouvelle-Grenade, dép. et dans l'isthme de Panama, sur le fleuve côtier Chepo; 4.000 bab. Entrepôt commercial.
ChÉPOY ou CÉPOY (Thibaut, sire de), amiral de France et grand maître des arbalétriers, mort en 1315. Il obtint ces dignités en récompense des services qu'il rendit à Philippe le Bel, et prit part, comme amiral, à l'expédition de Roumanie (1306-1308). — Jean, sire de Chépoy, vraisemblablement parent du précédent, était amiral de Franco vers le milieu du xiv siècle. Il fut chargé du commandement des galères que Philippe VI envoya contre les Turcs, vers 1334. Il mourut au retour.
Cheppwyans. Ethnol. V. Chépayans.
Chepstow, ville et port de la Grande-Bretagne (pays de Galles [comté de Monmouth]), sur la Wye, non loin de son confluent avec la Severn ; 3.600 hab. Chantiers maritimes ; belles ruines d'un château du xi" siècle, situé sur le sommet d'un rocher surplombant la 'Wye, qui appartint longtemps aux comtes de Pembroke, et soutint un siège héroïque en 1645, où, défendu par Charles I", il fut assailli par les troupes de Cromwell.
CHEPTEL (c/ie-Wr — du lat. capitale, capital, bien) Bail de bestiaux, contrat par lequel l'une de à l'autre un fonds de bétail pour le garder, soigner sous les conditions convenues entre elles (C. civ., art. 1800). Il Bestiaux donnés à cheptel : Le preneur doil ses soins à la conservatioji du cheptel. (Acad.) il On dit quelquefois cheptel vif. Il Cheptel mort. Les instruments et bâtiments de culture.
— Par plaisant. Tenir quelqu'un à cheptel. Considérer quelqu'un comme du bétail reçu à cheptel.
— Encycl. Dr. On distingue le cheptel simple ou orrfinaire, le cheptel à moitié, le cheptel donné au fermier ou cheptel de fer, et le cheptel donné au colon partiaire; enfin, le cheptel de vaches,
ntrat par lequel on ^ irder, â nourrir et à soigner, â condition que le preneur profitera de la moitié du croit, et supportera aussi la moitié de la perte (art. 1804). Le preneur a droit â la moitié de la tonte, mais il ne peut tondre qu'en prévenant le bailleur. Il profite seul du laitage, du fumier et du travail des animaux. Le preneur, déchargé par le cas fortuit, est tenu de rendre compte des peaux des bêtes, c'est-à-dire qu'il doit en rembourser la valeur, ou indiquer ce qu'elles sont devenues. Si le cheptel périt en entier sans la faute du preneur, la perte est pour le bailleur; si une partie seulement périt, la perte est supportée en commun, d'après le prix de l'estimation originaire et celui de l'estimation à I expiration du cheptel.
La propriété du cheptel restant au bailleur, le preneur ne peut disposer d'aucune bête du troupeau sans le consentement du bailleur, qui ne peut lui-même en disposer sans le consentement du preneur. Cependant, s'il y a nécessité de vendre certaines bêtes, le preneur peut, à défaut du bailleur, être autorisé par la justice.
S il n'y a pas de temps fixé par la convention pour la durée du cheptel, il est censé fait pour trois ans. Quand le contrat prend fin, on fait une nouvelle estimation du chep-
usqu à concurrence de la première estimation ; l'excédent se partage. S'il n'existe pas assez de bêtes pour remplir la première estimation, le bailleur prend ce qui reste, et les parties se font raison de la perte.
Le cheptel à moitié est une société dans laquelle chacun des contractants fournit la moitié des bestiaux, qui demeurent communs pour le profit comme pour la perte (art. 1818). Sauf quelques exceptions, toutes les règles du cheptel simple s'appliquent au cheptel à moitié.
Le cheptel donné au fermier, appelé encore cheptel de fer, parce qu'il enchaîne, pour ainsi dire, le fermier à la métairie, est celui par lequel le propriétaire d'une métairie la donne à ferme, à la charge qu'à l'expiration du bail le fermier laissera des bestiaux d'une valeur égale au prix de l'estimation de ceux qu'il aura reçus.
A la fin du bail, le fermier ne peut retenir le cheptel, même en en payant l'estimation originaire; il doit en laisser un d'une valeur égale à celui qu'il a reçu; s'il y a du déficit, il doit le payer, mais l'excédent lui appartient.
Le cheptel donné au colon partiaire est soumis, en général, aux règles du cheptel simple, sauf quelques modifications ; il finit en même temps que le bail à métairie dont il est un accessoire.
Le cheptel de vaches, improprement appelé « cheptel » , a lieu lorsqu'une ou plusieurs vaches sont données à quelqu'un qui se charge de les loger et de les nourrir (art. 1831 Le bailleur e '
la propriété ;
Le prene
rlui le laitage
m . Pren
bail à
CHEPTELIER (chè-t cheptel.
CHÉPU n. m. Billot sur lequel le tonnelier bûche le bois.
ChÉPY, comm. de la Somme, arr. et à 16 kilom. d'AbbeviUe, sur le plateau du Vimeu; 940 hab. Ch. de f. Nord. Centre de la fabrication des toiles du Vimeu, teintureries. Commerce de graines oléagineuses.
CHÉQUAGE(/.-a;") n. m. En Amérique, Action d'accrocher un chèque aux bagages d'un voyageur en chemin de fer.
CHÉQUARD {kar') n. m. Fam. Surnom donné aux parlementaires et aux journalistes qui touchèrent ou lurent soupçonnés d'avoir touché de l'argent, sous forme de chèques, pour favoriser l'entreprise du canal de Panama. (L'appellation s'est généralisée ot s'applique à tous ceux qui vendent leur intervention au profit d'une entreprise.)
CHÈQUE [chèk' — de l'angl. check, même sens ; du verbe to check, contrôler) n. m. Banq. Ecrit qui, sous la forme d'un mandat de payement, sert au tireur à efiTectuer le retrait, à son profit ou au profit d'un tiers, de tout ou l>artie do fonds portés au crédit de son compte chez le tiré, et disponibles.
— Ch. de f. Sorte de jeton numéroté qu'en Amérique on accroche aux bagages d'un voyageur, au moyen d'une chaînette ou d'une lanière de cuir. (Chaque voyageur reçoit un jeton semblable, avec indication du même numéro. Arrivé à destination, il retire ses bagages, après avoir remis aux agents le second exemplaire du chèque, qui remplace avantageusement le bulletin de bagages.)
— Encycl. Banq. Le chèque H. été inventé en Angleterre, où les banquiers sont devenus les caissiers communs des capitalistes et des commerçants, et où la grande majorité des retraits de fonds s'opère par chèques.
Le tireur remplit la souche et le chèque. Sur la souche, il met la date, la somme, et écrit moi-même, s'il touche
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