PD
D -I- 25rAL + 2(/RD dans laquelle P est la pression qui produit l'écoulement des gaz, D la racine carrée de la section, k un coefficient constant, L la longueur des conduits d'air chaud, et R un coefficient expérimental que Péclet a fait égal à 0,c pour des foyers brûlant 1 kilogramme de houille par heure et par décimètre carré de surface de grille.
Lorsque la cheminée est on tôle, il y a lieu de tenir compte du refroidissement de la fumée par rayonnement.
— Cheminées d'appartement. La cheminée destinée au chauffage d'un appartement se compose essentiellement d un âtre se trouvant au niveau du sol de la pièce où se trouve la cheminée. Sur cet âtre on place le combustible destine à chauifer l'appartement. Une hotte, sorte d'entonnoir renversé, surmonte l'âtre et est destinée à recueillir les produits de la combustion qui s'échappent à 1 extérieur. La cheminée comprend, en outre, deux jambages sur lesquels s'appuie le manteau; les jambages sont recouverts par des chambranles en pierre ou plus généralement en marbre ; la traverse horizontale, de mémo nature que les chambranles, repose sur eux et cache le manteau ; sur le tout se place la tablette de pierre on do marbre Le contre-cœur est la partie du fond de la cheminée :
> des autres par la façon ; dans la majorité, on no profite que du rayonnement du foyer ; dans d'autres, au contraire, les gaz de la combustion échauffent des tuyaux placés sur leur parcours et ces tuyaux sont traversés par de l'air oui se répand dans la pièce à chauffer.
— \rcnéol L'usage des cheminées de maçonnerie n'est pas très ancien jusqu'au xii* siècle de notre ère, on se servait de brasiers, de chariots à feu pleins de braise aUes, ou bien ou
ardente que 1 on transportait dans les sali
commune, qui fait sou vent son nid au bori de cheminées.
— Techn. Petite seul fiuro existant dans 1 1 masse d'une pièce m tallique fondue, il Tu-^au faisant communiquer un fosse d'aisances a\ec 1 an extérieur, aune ceitain hauteur, il Tu>au en plomb, ouvert aux deux extrémités dans un orgue Il Gros tuyau vertical ou passent les cordages sup portant les contrepoid
décors de théâtre ii Tubi
flamme d une lampe et par où passe la lumic — LOC. FAM. Sous le manteau de U cheminée Sous la cheminée, En ca chette, sans bruit en de hors des formes ou des foi malités ordnaires (Cette
au on avait anciennement e construire do grandi desquelles on pouvait s'asseoir et causer pendant les soirées d'hiver.) il Faire une croix à la cheminée. Se dit à propos d'un fait rare, surprenant, et qui, comme tel. mérite d'être noté, il Se chauffer à la cheminée du roi René, Se chauffer au soleil. (Se dit par allusion à l'habitude attribuée à René de Provence d'aller se chauft'er au soleil, dans les belles journées d'hiver.)
— Encycl. Phys. Pour obtenir le tirage d'un foyer do combustion quelconque, on le surmonte d'un conduit" vertical plus on moins élevé dans leouel s'engouffrent la fumée et les gaz chauds provenant de la combustion. U so forme ainsi dans le conduit une colonne gazeuse qui, grâce à sa température, est plus légère que l'air ambiant ; elle s'élève
chemii
se chauffait au moyen de ces calorifères (hypocaustn) dont des conduits transmettaient la chaleur à travers l'épaisseur des murs. Les premières cheminées furent les cuisines elles-mêmes, pièces dont le toit était percé et muni de conduits disposés en entonnoir pour conduire la fumée au dehors. Los cheminées du xn" siècle, pour primitives q de sculptures. Au gissant : le manteau ou bandeau se taille en arc pins ou moins fermé ; un fronton le rejoint à la hotte qui, de conique, devient simplement déclive, avant que d affecter les belles formes quadrangulaircs qui plus tard seront chargées de bas-reliefs. A partir du xv* siècle, les cheminées des châteaiLx deviennent de magnifiques ensembles, tandis
CIIEMINEL — CIIEMOSIS
riue colles dos simples habitations sont assez vastes pour .'onslituer un véritable réduit avec bancs latéraux, suivant le niodéle encore si commun dans les campagnes. Dans la plupart des habitations, une seule pièce était garnie d'une cheminée ; cependant, au moyen âge même, il en existait souvent plusieurs dont les conduits se reliaient d'étage en étage dans un même tuyau débouchant au-dessus du toit. Les cheminées de la Renaissance sont souvent d'une merveilleuse décoration, comme celles du château d'Ecouen que l'on peut voir au Louvre. Au xvii' siècle, les formes changent, les hottes disparaissent, et le type moderne à tablette fait déjà son apparition. Depuis longtemps on avait garni le fond du foyer avec un contre-cœur en fonte.
Les terminaisons extérieures des corps affectaient la forme de clochers avec leurs tuyaux et leurs mitres, dont les ensembles se combinaient avec les architectures des toits. Au XVII' siècle, on essaya de les cacher : on abima les couronnements des bâtiments en voulant dissimuler les tuyaux, les tuiles ajustées et les poteries, qu'on se dédécida enfin à laisser paraître comme on le fait aujourd'hui. — -- ---fure en cheminée » ou 1 haute ooilfure do femme qui rappelait la forme des cheminées en tourelles dressées sur les toits.
CHEMINEL {nèf) n. m. Variété de poire que son âpreté rend impropre â la consommation et dont on fait du poiré.
CHEMINEMENT (man) n. m. Action de cheminer, il Nom donné, en tactique, au parcours suivi par une troupe qui, sur un champ de bataille, se dirige vers une position qu'elle doit attaquer, en s'efforçant dé se soustraire aux coups et aux vues do l'ennemi, il Nom donné, en topographie, à une méthode particulière d'exécution des levées de terrain.
— n. m. pi. Nom donné à l'ensemble des travaux de sape, appelés aussi approches, exécutés par l'assiégeant pour se rapprocher peu à peu des ouvrages de la place assiégée, en restant constamment dé/îl(} de ces ouvrages, c'est-à-dire ù l'abri des vues et des coups de leurs défenseurs.
CHEMINER v. n. Faire du chemin ; marcher : Les cliameaux d'Arabie chkminent gitatrf jmirx k/iuk hnire. (Buif.)
— Fiç. Progresser, s'approcli.-r -I Un l"ii ; suivre son
cours : Xe5 7je«;j/es CHEMINENT /' - < '<■!!; mais
enfin ils CRiiMmKnt, et tdt ou i:ii ' liAlemb.)
— En T. d'art milit.. S'appru. i -i- ].!■.. i. s., vr-ment et par des travaux, souterrains ou a • h.:I uiiw-i i, dt-.^ pusi tiens occupées par l'ennenii.
CHEMINEUX («eii), EUSE adj. Qui chemine, qui fait beaucoup de chemin.
Cheminon, comm. de la Marne, arr. et à 27 kilom. de Vitry-le-François, sur la Bruxenelle naissante, non loin de la forêt des Trois-Fontaines ; 1.016 hab. Belle église gothique.
CHEMIQUER (ké) V. Appliquer la pâte phosphorée qui doit recouvrir l'extrémité soufrée des allumettes chimiques.
ChemirÉ-LE-GAUDIN, comm. de la Sarthe, arr. et à 17 kilom. du Mans, sur le Renom, affluent de la Sarthe; 1.123 hab. Fabrique de chaux. Source saline d'Athenay. Ruines du château de Belle-Fille.
■ même 1
CHEMISE {miz' — du bas lat. camisia) plus souvent de linge, qu'on porte sur la chair, et qui couvre le corps depuis le cou jusque vers les genoux : Chemise de toile, de batiste, de flanelle, n Devant de chemise, Partie de la chemise qui couvre le devant de la poitrine, ou Pièce de linge détachée que l'on place sur la poitrine pour figurer le devant d'une chemise, il Corps d'une chemise. Toute la chemise, moins les manches et le col.
— Par anal. Enveloppe extérieure; objet qui en couvre un autre : Souvent les machines à vapeur sont couvertes d'une CHEMISE qui atténue le rayonnement, il Papier fort ou Cartonnage léger dans lequel on classe des papiers.
— Poétiq. Chemise d'Bercule, Syn. peu usité de tonique DE Nessos. CV. ce mot.)
— Loc. En chemise, nu en chemise. Sans autre vêtement "que la chemise ; sans vêtement par-dessus la chemise.
il Mettre quelqu'un en chemise. Le ruiner, le dépouiller de tout. Il N'avoir pas de chemise. Etre dans le plus entier dénuement, il Jouer, Vendre, Engager, Manger, Donner jus-
I Percer jusqu'à la cAemise, Traveri chemise, arriver jusqu'à la peau, pénétrer vijVement. n Its sont dans la même chemise ou, plus trivial. C'est le cul et la chemise. Se dit de deux personnes inséparables. Il Changer de personnes, de choses comme de chemise; Quitter quelqu'un, quelque chose comme une chemise sale, En changer fréquemment, y renoncer sans la moindre peine, il Penser à quelqu'un, à quelque chose comme à sa première chemise; S'en occuper comme de sa première chemise. Ne pas y penser, Ne pas s'en occuper du tout, ii Compter ses chemises, Avoir le mal de mer. il Cacher, Mettre quelqu'un, quelque chose dans sa chemise, entre sa ,jpeau et sa chemise. Faire tout pour le cacher et le mettre en sûreté, ii II est dans sa chemise, Réponse ironique que l'on fait lorsqu'on ne veut pas dire où est une personne. (On ajoute quelquefois : Et la tête dépasse.)
— Agric. Couverture de paille d'une meule de blé, pour la préserver des intempéries, il Bottillons de paille dont on recouvre pendant l'hiver les ruchis d'abeilles, pour les soustraire aux rigueurs de la température
■ — Archéol. Chemise de maillei A la hn du moyen âge et au XVI* siècle, Haubert court di sccn lant à mi cuisses muni de manches et parfois d'un col, que l'on portait sous ses armes ou tout simplement sous ses vêtements. (Elle était bonne contre toutes les armes 'de main et capable d'amortir le ■choc d'une ballo reçue à longue distance.)» Chemise de livre, En -veloppe mobile, de drap d or ■de soie, etc., en forme de sac parfois terminée par une sorte de queue, ou Couverture mobile en cuir gaufré, doré, etc , qui -servait à protéger les belles re liures ou à recouvrir les livres.
— Argot. Chemises de conseiller. Linge volé, les voleurs prétendant à tort qu saisi chez eux sert à faire des chemises pour Ici
— Art culin. Pommes de terre en chemise (ou en robe de chambre), Pommes de terre cuites sans être pelées.
— Arqueb. Canon de fusil non terminé.
— ArtiU. Chemise à feu. Artifice incendiaire en usage autrefois et destiné à être accroché à un navire pour y mettre le feu. (11 se composait de soufre, salpêtre, poix grasse, résine, poudre, essence de térébenthine, pétrole, étoupe, alcool, et pesait au total de 28 à 30 kilogrammes.)
— Bot. Dans quelques vieux ouvrages. Portion des enveloppes florales qui recouvre le fruit à sa maturité.
— Calligr. Lettres en chemise ou à la duchesse, Lettres où les pleins tiennent la place des déliés, et les déliés celle des pleins.
— Constr. Crépi, revêtement quelconque, n Maçonnerie qui enveloppe une conduite de poterie, ii Muraille de briques autour d'un calorifère.
— Dr. anc. Chemise ardente. Chemise enduite de soufre, etc., dont on couvrait ceux qui étaient condamnés au bûcher, n Chemise d'ivrogne, 'Tonneau défoncé par un bout et percé de trous , pour introduire la tête et les mains de l'ivrogne condamné, que l'on promenait ensuite par les rues, en Angleterre, au xvii" siècle.
— Fauconn. Duvet de l'oiseau.
— Fortif. Ouvrage de maçonnerie peu résistant, dont on revêt un rempart ou un bastion. "V. knceinte, et place.
— Hist. reîig. Chemises de Chartres, Petites médailles avec deux ailerons on forme de manches de chemise, que les pèlerins rapportaient de Notre- Dame de Chartres, n Frères de la chemise. Nom populaire des chanoines réguliers de Latran.
— Hortic. Couverture de fumier qu'on met sur les couches de champignons, pour les garantir.
— Jeux. A l'hombre, Prendre une chemise blanche. Ecarter ses neuf cartes pour en prendre d'autres.
— Mar. Toiles, nattes dont est garnie la coque d'un navire chargé en grenier, il Faire ta chemise d'une roile. Réserver une certaine partie
de la toile, près de la ralingue d'envergun- .i.jns Hi|ueii.on ramasse toute la voile. (La partie de la voile re&ervee à cet usage est composée de deux doubles pour s'user moins rapidement.) ii Chemise d'arbre. Conduit en bronze dans lequel tourne l'arbre de couche au portage sou de l'étambot, soit d'un coussinet.
— Mécan. Revêtement métallique, recouvrant intérieurement ou extérieurement un organe de machine à protéger. Il Chemise de vapeur. Couche de vapeur interposée
condensations, il Chemise de pompe. Double enveloppe en bronze s'adaptant à frottement dur autour d'un corps de pompe en fonte pour empêcher les oxydations.
— Peint, et grav. Nom sous lequel on désigne une petite gravure ou une petite estampe ne portant aucune in-
— Sculpt. Couche de potée qui forme la chape d'un moule.
— Techn. Rubans de fer roulés autour d'un cylindre pour en former un canon d'arme à feu. ii Moule dans lequel on coulait les bouches à feu en bronze, n Calotte dont le verrier recouvre la couronne du four de fusion, n Partie inférieure du haut fourneau dans lequel on fait fondre le minerai, n Sorte de couche blanchâtre qui recouvre les pierres fines, il Demi-chemise, 'Vêtement de toile à une seule manche, dont les verriers se servent fréquemment pendant leur travail, n Morceau de toile servant d'enveloppe immédiate à une balle de soie, n Morceau de papier ou de toile cirée servant à envelopper un objet ou une marchandise quelconque.
— Prov. : La chemise est plus proche que le pourpoint ; La chair est plus proche que la chemise, Nos intérêts propres nous touchent de plus près que les intérêts d'autrui. n Un verre de vin est la chemise d'un capucin, Quand on est, comme les capucins, dans l'impossibiltié de changer de chemise et qu'on a le corps en moiteur, il faut boire un verre de vin. ii Entre la chair et la chemise, il Saut cacher le bien qu'on fait, 11 faut faire le bien sans le montrer.
— Encycl. Hist. La chemise proprement dite n'apparaît que vers le vi' siècle de notre ère. Elle a donc été inconnue de l'antiquité. Cependant, on peut, à la rigueur, donner le nom de chemises aux vêtements de dessous des Grecs {endymata), qui se portaient directement sur la peau. Les endymata par excellence étaient les nombreuses variétés du chiton, sorte do tunique légère. Aux endymata des Grecs correspondent les diverses tuniques des Romains.
Pour la chemise proprement dite, sa coupe et son ampleur diffèrent suivant les époques ; mais les chemises des femmes furent toujours plus longues et souvent plus fines que celles des hommes, et à longs plis, avec agréments brodés en fils de couleur ou d'or, aux manches et à l'encolure plus ou moins évasées. Fendue tantôt sur les côtés, comme aujourd'hui la portent les hommes, tantôt devant c ' '' * "
la chemise n'était pj cette dernière disposition est récente. Sa coupe primitive, longue et parallèle, la faisait ressembler an bhaud mais plus tard au xvi' siècle notamment, elle affecte une dispos typiq
en cloche.
Chemise vénitienne
deviennent plus vastes grâce à des goussets rapportés. Cette disposition se retrouve aujourd'hui dans les tuniques de soie ou de coton portées par les femmes dans le Béloutchistan et la Perse, etc. Les chemises de soie commencèrent à être d'un usage courant au x\« siècle; au xvi', les gens de haute condition n'en portaient guère d'autres dans le costume d'apparat, et les broderies en surchargeaient les parties que les échancrures du corsage ou les taillades des manches laissaient apparaître. Une des formes archaïques les plus pures de la chemise du xvi' siècle est celle que portent
encore aujourd'hui les paysannes en Italie et aussi dans les pays slaves. Les chemises de nuit datent de la fin du moyen âge; l'usage de coucher nu tombait alors en désuétude, et on se mit, au xiv siècle, à porter des chemises de lit ; leur longueur était sans doute plus grande, mais leur tissu était aussi riche et orné que dans les chemises de jour.
— Artill. Chçmise de projectile. On a d'abord adapté aux projectiles en fonte de l'artillerie des chemises ou enveloppes plus ou moins complètes, en métal relativement mou : plomb ou plomb durci (alliage de plomb et d'antimoine). Cette combinaison, imaginée au début pour permettre le forcement par moulage dans les rayures, a dû être abandonnée quand les vitesses initiales, d'abord faibles, se sont accrues au point d'amener l'arrachement de la chemise ou l'emplombage des rayures.
Inversement, on a eu l'idée d'envelopper les balles de fusil , qui sont en plomb, métal mou, d'une chemise en métal plus dur (maïUechort, acier, nickel), précisément pour éviter l'emplombage des canons de fusil et l'arrachement des balles par les rayures, quand les vitesses initiales sont devenues assez grandes. On a dû alors munir les balles ainsi enchemisées d'une ceinture conductrice en cuivre rouge. Ainsi, l'application d'une chemise aux projectiles de l'artillerie et de l'infanterie a été faite sucet dans des buts diamétralement opposés.
Chemises rouges (les). On désigne sous ce nom les volontaires de Garibaldi ej. tous ceux qui prirent part, sous son inspiration, à diverses expéditions en Italie, en Sicile, en Crète, et en France, pendant la guerre de 1870-1871.
chemiser (zé) v. a. Il Chemiser un tuyau. Le garnir d'un enduit propre à le préserver, il Chemiser une pièce de bijouterie, Revêtir d'une mince feuille d'or ou d'argent une pièce d'un autre métal.
CHEMISERIE (se-ri) n. f. Lieu où l'on fabrique, où l'on vend des chemises, ii Commerce, confection de chemises.
qu'il la ceinture, il Corsage de linge hn que les femmes portent sous leur robe ouverte ou décolletée, et qui figure une chemise. Il Devant de chemise, pièce de linge que l'on place devant la poitrine, sur la chemise.
CHEMISIER {zi-é), ÈRE n. Personne qui vend ou confectionne des chemises.
CheMMIS, ville de la haute Egypte, ch.-l. du nome appelé Panopolite par les Grecs ; le nom égyptien en était Apou el Khentè-Mlnou. Son grand temple, dont on voit les ruines insignifiantes auprès de la ville moderne, était consacré au dieu icthyphallique Mîn. Cette ville était célèbre dès l'antiquité par ses manufactures d'étoffes, et les tombes, découvertes en 1884 dans sa nécropole, ont rendu d'admi-
le paganis
maintint, et le christianisme n'y nt qu'au début du vi" siècle. Elle desiège d'un évêché.
CheMBIS. D'après Hécatée de Milet, nom d'un étang sacré sur lequel flottait une petite île : l'étang et l'île dépendaient du temple de Horus, à Boute. Là, la déesse Isis s'était cachée dans l'île pour mettre au monde et pour nourrir Horus, à l'abri des persécutions de Set ; les Grecs identifièrent Isi-Bouto avec Latone elle-même, Horus avec Phœbus-ApoUon. Le nom égyptien était Khabît-Kliabioutou.
Chemmis, ville du Delta, située dans les Bucolies, au bord d'un bras du Nil, et repaire de brigands à l'époque romaine. Le site exact en est inconnu : ne pas la confondre avec l'une des deux Chemmis précédentes.
Chemmis-KHEM, dieu égyptien. V. MÎNOn.
Chemnitz, ville d'Allemagne (Saxe [cercle de Zwickau]), dans une large vallée arrosée par la rivière du même nom, au pied de l'Erzgebirge ; 161.000 hab. Fabrication de machines, d'instruments et d'appareils : bonneterie, filage et tissage.
Ecole polytechnique et école de commerce. Hôpitaux. (Le district d»
même nom a 187.800 hab.) — A 4 kil.
de Chemnitz se trouve .ALT-Chemnltz ; 6.500 hab.
Chemnitz (Martin) ou Chem- NITZinS, théologien protestant, né à Treuenbriezen (Brandebourg) en 1522, mort à Bruns^wick en 1586. Disciple de Mélanchthon, il se fit estimer par son caractère et ses lumières, et fut souvent employé dans les affaires de l'Eglise et de l'Etat. On a de lui : Theologix jesuitorum prsecipua capita (1562); Examen concilii Tridentini (1585). On lui doit également un livre posthume : Harmonia evangelica (1600), qui jouit encore d'un grand crédit en Allemagne. — Son petit-fils, Philippe-Bogisla^w de Chemnitz, né à Stettin en 1605, mort en 1678, fut officier au service de la Suède pendant la guerre de Trenie ans, puis attaché à la reine Christine en qualité d'historiographe. Il est surtout célèbre par son livre qui parut en 1640 : Hippolytus a Lapide, avec ce sous-titre : De ratione status in imperio romano-germanico ou Des intérêts des princes d'Allemagne (Freistadt, 1647). C'est sur la seconde édition que furent faites les deux traductions françaises publiées, l'une en 1712, et l'autre en 1762.
Chemnitzer (Ivan-Ivauo^witch), fabuliste russe, né à Saint-Pétersbourg en 1745, mort en 1784. Il servit dans l'armée, dans le corps des élèves mineurs, et mourut consul à Sniyrne. Précurseur de Krylof, il a le premier donné à la fable russe un caractère national et original. Il a beaucoup de naïveté et de bonhomie, un style vif et facile. Ses fables, publiées sans nom d'auteur en 1778 et 1784, ont été traduites en français par Masclet (Moscou, 1830).
CHEMNITZIE (mni-tsl) n. f. Bot. Section du genre caulerpe. Syn. de ahnfeldtie.
CHÉMOSIS (ké, ziss — du gr. khêmâsis; de khèmê, trou) n. ni. Gonflement de la conjonctive qui forme un bourrelet rouge autour de la cornée transparente.
— Encycl. Le chêmosis proprement dit consiste en un (edèmodu tissu laniineux de la conjonctive, et a pour cause
iino inflammation quelquefois tr6s légère. Quaml lo bourrelet est formé par un épanchoment sanguin, il prend lo nom do chthiimiH hiimntiqiii! ; c'est alors un vitritable hématome, qui ré.sullo <>r'iiiiair(>inpiit d'une vuiicncn. Lo ché-
mosis ii'.li-iu.i'' II, I' il- ,11 M. iir :ii !. I . iil.iiiimation.
Le cWni.j,, I , .
Chémouii'u r;iir.Miii 111(1 l'i iii-.MouLPo,
CIIIJMOULi'O
CHÊNE
les difliculiés i
ligne do navigai ; un chemin do l Séoul, capitale
tion japonaise à 1 1< n I . , i
for a été con.-iVlc, .•" i . . i
delaConi' . ; ,i, i im , , l'i-al porto sur le riz,
les poissnii . , iiiHs, los allumettes.
Importanh ., .||,ll^o.
Chems-ep-din-kurt, I II 1,1. i|. ,1,^ la dynastie des princes kuri, mort vers 1 an i^j; ,l(? liïro chrétienne. 11 succéda, ou 1245, à sou aïeul, qui était gouverneur du Khorassan, et, après la mort do Gengis-Khan, il se déclara indépendant. Il no tarda pas à être attaqué par les Mongols, mais il parvint à résister ù. Houlagou-Khan ; il fut vaiii II 1 II II ;ii(i d'Abaga, ot il mourut en captivité à Il . entraîna pas immédiatement la chute
lii . I il avait fondée, car sept princes régnè-
!■ le Khorassan ; le dernier fut renversé,
i:Hi;Msri i;, . ii, mssiTr i srii iiMSSITE u. m. Ordro ili I eommencoment du
N^ I <i;iis-ed-I)iu-Sivasi,
litation do marbres.
hauts.
— Encvcl. Les cliens ou oies des neiges habitent le nord extrême de l'hémisphère boréal.
On en conn ' '
Ghen (orthographié aussi ClUn et Sien) [. Esprit ..], nom collectif de tous les dieux secondaires de la Chine, qui ne sont que les esprits divinisés de morts éminents, auxquels on attribue des fonctions posthumes, analogues à celles qu'ils avaient remplies de leur vivant. Les charges de dieux des provinces, des villes, des villages sont habituellement réservées à d'anciens ministres, généraux et responsable du bon ordre
strateurs. Le dieu
esponsj
uo son gouvernement, et, en cas de négligence avérée, U peut être destitué. Les promotions et les révocations se font, au 1" de l'an, par décret impérial. Les Chens jouissent probablement du privilège de l'immortalité. Ils sont répartis en trois classes : esprits célestes, esprits de l'air, esprits terrestres. La plupart ont leur résidence dans les astres ; les esprits terrestres habitent les montagnes, les rivières, les arbres, etc. Ils sont en général bienveillants pour les hommes. Les plus illustres sont honorés dans des temples ; ceux de momdre importance ont des chapelles, de caractère tunèraire : la foule des médiocres reçoit seulement un enlie e,)l|e, m , les simples esprits des morts se con-
CHENACTIDE iii CH^INACTIDE n. f. Genre do compo-
eis le I. niiiil.v. eomprenant des herbes blanchâtres, toneiiteu.ses uu ^Libres, de l'Amérique boréale occidentale. CHÊNAIE (n.-j ii. f. Sylvie. Terrain planté de chênes.
II Ckenald'uncours : fonds sont le plus j , , . - chenal est tortueux, il est néces-
saire de lo baliser.) Il Tenir un boni d'un chennl. Naviguer do coté. (Il existe certains chenaux où le pilotage est obligatoire) Il Partie navigable d'une rivière ou d'un Beuve que des balises indiquent.
— Techn. Courant d'eau pratiqué pour l'usage d'un moulin, d'une forge, d'une usine, il Conduit ménagé le long d'un toit pour l'écoulement des eaux de pluie. (Ou dit plus ordinairement chénkao.) [PI. Des chenXdx.] CHENALER v. n. Naviguer en suivant les sinuosités
■" chelaiiûpex inehnonotus, tvpe du •I de l'Afrique orientale et de" l'Inde. Genre d'orchidacéos-vandées-éphine seule espèce, qui croit au Brésil.
chenapan (armiir.).
à 23 kilom. de it un dos moil-
socondo XVI" s., ot qui a précédé la batterie à silex des pistolets et mousquetsàpierre qui entreront en usage au XVII" siècle.]
CHÈNARD (««!•■) n. m.
Nom vulgaire du chènovis.
ChÉNAS, comm. du Rliino, arrond Villofraiurlie; 1181 hab. Vignobles prodi leurs vins «lu Beaujolais et dont les crus pi La Rochelle et Rochegrès. Moulin ; distille
CHENAVARD {var') n. m. Espèce do foutre grossier.
ChenAVARD (Aimé), peintre ornemaniste français, né à Lyon en 1798, mort à Paris on 1838. Il débuta au Salon, avant 1830; mais ce fut surtout dans l'application de l'art à l'industrie qu'il fit preuve d'un romarquablo talent. L'Album de l'ornemaniate (1835), et son ouvrage intitulé : Nouveau recueil de décorations intérieures (1833-1835), sont devenus populaires. En 1830, A. Brongniart, directeur de la manufacture royale de Sèvres, s'adjoignit comme conseil Aimé Chenavard. Son nom se lit au bas des produits les plus remarquables de cet établissement : les verreries de la chapelle du château d'Eu, le vase de la Renaissance, le guéridon chinois, l'apothéose du xvi" siècle, otc. Son dernier travail, auquel il consacra deux années, fut un plateau commandé par lo duc d'Orléans. L'artiste ne put achever son œuvre \ c'est une merveille de bon goût.
Chenavard
«08, mort on i
do Ile
Iiiidel827.1)ercteui tableau : Luther dvi inachevé. Préoccupé d'i
[■ français, né à Lyon ris en 1885, fut élève our l'Italie, vers la . ommonça un grand Wortns, qu'il laissa philosophiqii
: gens de lettres, aux artistes et économistes
le tableau de Mirabeau répondant au marquis deDreux-Brézé, Chenavard présenta un dessin auquel on préféra des œuvres médiocres. Il exécuta le magniflque dessin du Jugement de Louis X VI qu'il envoya au Salon de 1833, mais qui en fut écarté
l'artiste entre Philippe-Egalité et Marat. Cette composition a figuré à l'E-xposition universelle de 1855, sous ce titre : la Convention nationale. Chenavard retourna à Rome, où il se lia avec Cornélius et Overbcck, et se pénétra de plus en plus de chonavard.'
cette pensée, que le but suprême de l'art est de traduire les idées philosophiques. 11 peignit un Martyre de saint Poli/carpe, et la Pentecôte et la Résurrection des morts, puis l'Enfer. Quelques jours après la révolution de 1848, Chenavard entreprit d'écrire sur les murailles du Panthéon VBistoire de l'Humanité, depuis la Genèse jusqu'à la Révolution française. Il avait, en outre, résolu de couvrir de décorations les entre-colonnements, le sol même du temple. Mais, lorsque le gouvernement impérial eut décidé la réaffectation du Panthéon au culte catholique, lo peintre dut renoncer à son projet. Il envoya à l'Exposition universelle de 1855 dix-huit cartons choisis parmi les meilleurs de V Histoire de l'Humanité. Chacan rendit justice à la richesse d'imagination, à la science approfondie de l'histoire et à l'habileté de dessinateur. Depuis cette époque, Chenavard s'est abstenu de toute participation aux expositions officielles.
Chenavard (Marie-Antoine), architecte français, frère du précodent, né et mort à Lyon (1787-1883). U fut professeur à l'Eoolo "- ' . .
corresf illustn
et dans le Levant, avec figures (1849-1858);" ï'<"«6eau (1851); Lijon antique restauré (1851); etc.
ChENAY, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 15 kilom. de M elle, non loin de la Sèvre Niortaise naissante ; 996 hab. Moellons.
Chenay-LE-CHATEL, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 40 kilom. de CharoUes, près do l'Arçon; 1.168 hab.
ChenciNSKI (Jean), poète polonais, né
tsseur à 1 Ecolo des beaux-arts de Lyon, et membre ispondant de l'Institut. On a de lui quelques écrits rés : Sur le goût dans les arts (1831) ; Voyage in Gréa:
Varsovie
(1857); écrit plusieurs comédies : le Divorce (1852); la Noblesse d'dme{\Sô9) ; les Hommes rangés (lS6i). lia traduit du français et de l'italien plusieurs opéras, etc.
ChencINY, ancienne localité de Pologne, dans le palatinat de Sandomir, où, en 1331, le roi Wladislas le Bref ouvrit la première diète polonaise.
ChendouRn!, ville de l'Inde anglaise (Dekhan), au pied des monts d'.\djanta, sur lo Vaghar, affluent do la Taptî : 5.650 hab. Foire religieuse annuello.
Chendy, petite ville de la Nubie, sur la rive droite du Nil, en face de la ville do Metammeh, à 100 kilom. environ au S.-O. du confluent du Nil avec l'Atbara, et à 165 kilom. au N.-E. de Khartoum ; 4.000 à 5.000 hab.
— Enctcl. Chendy fut, pendant deux siècles et demi, le centre d'un petit Etat indépendant, et le principal entrepôt du commerce de la Nubie, surtout du commerce d'esclaves. Ismaïl, fils de Méhémet-Ali, qui avait soumis Chendy en ISl ?. y fut brûlé vif avec son état-major, par le souverain dépossédé. Pour le venger, son père fit détruire la ville de fond eu comble, en 1822. Restaurée depuis, elle formait, avec Metammeh, tme ligne de défense où les mahdistos
CHÊNE (du bas lat. caxattum, d'origine gauloise^ n. ni. Bot. Genre de dicotylédones apétales, delà famille des cupulifères : Le fruit du chénk oh gland e.^t un akène dont la graine contient une abondante réserve de fécule.
Cliéne-liège, Variété do cbénc doDt l'écorce est cousous le nom do liige. Il Chêne vert. Variété de chêno ionsorvo ses fouilles toute l'année. (On lo nomme aussi i.) — C'est aussi io nom vulgaire du chrysanthème des "' ' », Nom
i silique$. Nom Tulgairi
I arbre du
Chêne femelle, Nom vulgaire au querciu i brosse. Nom vulgaire du quercut tozza. n Chêne au kermê» Nom vulgaire du quercut coccifera. a Cliine marin , Nom ancien de plusieurs fucus communi'.
— Par ert. Bois de chêno rouvre : Buffet. Table de caésu. Brûler du chènk. ii Feuillage, rameaux du mémo arbre : Guirlande, Couronne de chêmb.
capable d'une
aeret un chênb j aimez, et cou»
roseau. (Méry.)
— Pomme de chêne, Nom vul la noix de galle.
— Arg. Homme riche : Faire chêne, VMve do; personne riche
— Blas. Meuble d'armoiries représen-
pat, et t
l'argent par une
Payer en effets sans valeur.
— Pbov. ; On n'abat pas un chêne du cheZ''î"\°L";\ premier coup, Les opérations difficiles ' demandent du temps et du travail. (On dit dans le mémo
sens LE GLAND NK UEVIKST PAS CUÊMi EN CN JOUR.) || Petit
homme abat grand chêne. On peut suppléer à la force par l'intelligence.
— Encïcl. Bot. On connaît environ trois cents espèces de chênes, habitant les régions tempérées de l'hémisphèro boréal. Parmi les espèces indigènes à feuilles caduques.
compose aujourd'hui en deux espèces : le chêne pédoncule {quercus pedunculata), et le chêne à fleurs sossiles (quercus aessiliflora). Il faut y joindre le chêne pubescenl (yuercu» pubesccns), qui en diffère par ses feuilles, cotonneuses dans leur jeunesse. Le chêne chevelu {quercus eerris) habite l'est de la France : les écailles de sa cupule ont leur extrémité libre recourbée en dehors. I/C tauzin [quercus tozza) se rencontre dans les lieux arides du Sud-Ouest. Les espèces à feuilles persistantes ou chênes verlt ont des feuilles plus épaisses et à lobes souvent épineux; ce sont des arbres plus petits, de station plus méridionale (bassin méditerranéen) ; on peut citer : l'yeuse (quercut ilex), qui est le plus commun ; le chêne-liège (quercus suher)
kermès du chêne ou fausse cochenille. Parmi les espèces exotiques sont : le chêno blanc de l'Amérique du Nord, â feuilles très duveteuses dans le jeune âge ; le chêne de la Caroline (quercus virens), qui se rattache aux chênes verts : le chêne à la noix de gaille (quercus infectoria), du Levant. sur les feuilles duquel la piqûre d'un cynips provoque la formation de grosses excroissances riches en tanin; lo vélani (quercus xgilops), de Grèce et d'Asie Mineure, dont les cupules, très riches en tanin, sont emplovées sous lo nom de gallons du Levant; le chêne tinctorial (quercus tincloria), de l'Amérique du Nord, dont l'écorce, dite quercitron, fournit une matière colorante jaune.
Le chêne occupe le premier rang parmi les espèces forestières d'Europe par sa longévité, ses grandes dimensions, les qualités de son bois. On en fait des semis, soit en place, soit en pépinière : dans ce dernier cas, on plante lesjeunes sujets à leur place définitive, en automne si lo sol est sec, ou au printemps s'il est humide. L'essence est exploitée en futaie, avec une révolution de cent vingt à cent quatre-vingts ans, et quelquefois en taillis; elle affectionne tous les sols profonds et bien divisés, sauf les sables très secs et les fonds marécageux. Le chêne peut atteindre une hauteur de 20 à 35 mètres et un diamètre de 7 mètres.
Le bois de chêne est employé pour la construction des coques de navires, la charpente et la menuiserie : avec l'âge, il prend une grande dureté et uno teinte foncée; c'est aussi un des meilleurs bois de chauffage, ot son charbon est un des plus denses. L'écorce, très astringente et riche en tanin, est employée, sous le nom de tan, pour le tannage des peaux : *" '" " — ' " " " '- "'' ' '
écorce des bouchons
l'alimentation des cochons ; ceux de certains chênes vëriSi de goût plus doux (glands doux), sont consommés en Algérie, en Espagne, etc., comme des châtaignes ; torréfiés, ils fournissent un succédané du café.
— Hist. Le chêne ne se trouve en Grèce que dans certaines régions montagneuses, surtout vers le nord : en Thessalie, en Epire, en Macédoine, en Thrace; mais ce sont j ustement les régions où avaient séjourné d'abord les tribus grecnues : de là vient que le chêno ione un certain rôle dans lamythologie hellénique. C'était l'arbre sacré de Zeus, et l'on contait que les premiers hommes s'étaient nourris de glands. On donnait uno couronne de chêne aux vainipieurs des jeux Ncméens. Les chênes qui entouraient la do Zeus à DoJouc, en Epire, jouaient im rôle
CHICiNE