‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 865 sur 956 · V. DROIT · texte numérisé non relu

V. DROIT

— Gymn. Cheval de bois. Figure de bois présentant vaguement l'aspect d'un cheval, et sur laquelle on apprend à voltiger, à sauter, etc.

— Hist. Grands chevaux. Nom donné aux quatre principales familles noblesde Lorraine.

Il Petits chevaux, No-

mèine pays, il Courtisans du cheval de bronze. Nom quo l'on donnait autrefois, à Paris, aux filous qui se tenaient près de la statue équestre de Henri IV sur le Pont-Neuf.

— Ichtyol. Cheval marin. Nom vulgaire de l'hippocampe.

— Jeux. Cheval fondu. Jeu dans lequel les joueurs, partagés en doux camps, remplissent altern--' '- -~'~

Cheval de bois.

de chevaux et de cavaliers. (Les chevaux se placent à la suite les uns des autres, à demi courbés et appuyant les bras et la têto sur le dos du précédent. Le premier en rang s'appuie de même sur les genoux d'un joueur de son camp, 1© gardien. A tour de rôle, les cavaliers sautent sur les chevaux, et le dernier frappe trois fois dans ses mains avant que les cavaliers puissent descendre ; mais, si l'un de ceux-ci tombe de cheval ou touche le sol même d'un pied, les cavaliers deviennent chevaux à leur tour. Quand les chevaux fondent, c'est-à-dire fléchissent sous le poids des cavaliers, ils conservent leur rôle.) il Cheval mécanique.

: 1. Mécanique; S. A

Cheval de bois monté sur trois roues et mû par une chaîne de Vaucanson, qu'actionne uno double manivelle, il CA«i'«/ à bascule. Monté sur deux arcs parallèles en bois, ce qui permet à l'enfant de se balancer d'arrière en avant, et réciproquement. Il Cheval jupon. Carcasse de cheval en carton creux. Il est sellé et bridé et porte do fausses ibcs de cavalier. Uno largo ouverture est ménagée à

housse, entourant la carcasse, cache ses jambes. » Cheval hygiénique. Cheval en bois monté sur un pivot vertical mobile au milieu d'un châssis ; lo pivot est relié au châssis, en avant 'et en arrière, par de forts ressorts à boudin. Par uno succession d'etforts, on imprime à ces

alternatif do tonsion ot do détonto qui donne l'illusion du galop, il Chevaux de boit, V. uANfeGK. Petits chevaux, Jou de hanard constitué par huit petits chevaux, fixés à l'extrémité d'un nombre égal do tringles horizontales pouvant tourner iodépondammoot les unes des autres autour d'un axe vertical commun. (Los chevaux étant on ligne, on lof lance sur uno piste circulaire, au moyen d'une manivelle actionnant uno barre. Cette barre pousse tous les chevaux i la fois et les accompagne dans leur course, la longueur d'un tour de piste. Après avoir accompli un certain nombre do tours, les che-

IllilUiffllO

l'arrêtent, ot celui dont la tête est le plus proche d un l>ut conventionnel gagne la partie.)

— Manèg. ot art vétér. Cheval camus, Celui qui a le chanfrein enfoncé, n Cheval citeeillé, Celui dont les épaules sont trop serrées, n Cheval de cheville. Cheval attelé en cheville, c'est-à-dire cheval de tête dans un attelage à deux chevaux, il Cheval tiqueux. Celui dont la têto a un mouvement vicieux, il Clieval cliaussé trop haut. Celui dont les balzanes montent jusque sur los genoux et les jarrets. Il Cheval portant bat. Celui dont la têto et l'encolure s'affaissent. Il Cheval portant au vent, Celui qui porte la têto dans uno position horizontale, il Cheval siffleur, Celui qui fait entendre un sifflement quand il respire, u Cheval de pas. Celui qui va un grand pas et fort à l'aise, n Clieval de tête, d'étude ou de haute école. Celui qui exécute tout travail do doux pistes, au pas, au trot et au galop, ainsi que los changements de pied, n Cheval de deux cœurs. Celui qui ne se manie que difficilement, qui n'obéit pas volontiers aux aides, il Cheval dans la main. Celui dont l'encolure, la têto et le corps sont bien équilibrés et ne fatiguent pas la main, il Cheval entier à une main. Celui qui refuse de tourner d'un côté. — Anciennement, Pièce do bois taillée en arête et portée sur des tréteaux, sur laquelle on plaçait des soldats pour les punir. V. chkvalet. (Pour les aplombs du cheval, v. aplomb.)

— Mécan. Cheval-vapeur ou simplement Clieval, Force capable do produire un travail de 75 kilogrammëtros, c'està-dire capable d'élever en une seconde un poids de 75 kilogrammes à une hauteur de 1 mètre, n On dit quoluuefois cheval dynamique pour o cheval-vapeur » : Une machine de

yu<i un travail équivalent à

en mesurant ce travail sur les pistons de la m'achine. (i Ljo cheval effectif est le travail de 75 kilogrammètres que l'on mesure sur 1 arbre de la machine, ii Le cheval nominal représente 300 kilogrammètres, mesurés sur les pistons. Il Cheval alimentaire, Pompe que met en mouvement le petit cheval, et uni s'emploie pour injecter l'eau d'alimentation dans la chaudière fournissant la vapeur au petit cheval. Il Petit clieval, Machine à vapeur juxtaposée à la principale et lui venant en aide pour la charge des freins à air comprimé et peur l'alimentation des chaudières, n Cheval de terre. Nom donné par les marbriers aoi cavités remplies d'une matière terreuse et sans consistance, qui

des TERRASSES.)

Techn. Siège à l'usage de l'ouvrier qui façonne l'ardoise Il Tringle avec ou sans crochet, qui est munie d'une corde pour servir à continuer la tension de la fin dune chaîne, a Cheval de frise eu Patte-dc-coq, Espèce do support dans une fabrique de poterie.

— Vitic. Système de deux échalas, réunis par le haut au moyen d'une perche qui les domine.

— Zool. Clieval-cerf, Espèce d'antilope. (Se dit aussi du cerf des Ardenncs.) n Cheval marin ou de rivière. Nom donné quelquefois à l'hippopotame et au morse. (On a aussi donné ce nom, en mythologie, aux animaux fabuleux que l'on représentait avec une tête et une encolure de cheval et un corps de poisson.) n Cheval-tigre. Nom quo l'on a donné quelquefois à la girafe, il Cheval du Cap, lo Couagga do Buffon.

— Allus. hist. : 1° Cheval de Troie. On raconte que los Grecs, lassés d'avoir assiégé vainement la ville de Troie pendant dix ans, résolurent d'essayer do prendre par la ruse ce qu'ils n'avaient pu emporter par la force. Sous prétexte d'une offrande religieuse, ils construisirent un immense cheval do bois. Les Troyens, croyant les Grecs réellement partis, introduisirent eux-mêmes dans leur ville ce funeste cheval, dans les flancs duquel des guerriers étaient cachés. Au milieu de la nuit, un complice nommé Sinon vint leur

î' Cheval de CaUgnla. Cet empereur, s'étant pris de

Eassion pourson cheval, nommé Incitatus, en fit son favori, li monta uno maison magnifique. Son écurie était do marbre, sa mangeoire do nacre, sa couverture do pourpre, sa bride semée de pierreries. Ses gens lui présentaient sa nourriture dans des vase^ d'or, et on lui versait du vin dans dos coupes de même métal : l'empereur lo faisait souvent manger à sa table, et lui servait lui-même do l'orge dorée ; il l'avait nommé membre du collège des prêtres et projetait, dit-on, de le faire consul, quand Chéréas assassina ce fou couronné. On rappelle ces particularités quand on veut qualifier quelque acte d'extravagance do la part d'un homme au pouvoir.

— Allus. LiTT. : !• Cheval de Job, Allusion à un passage célèbre de la Bible. Pendant rcutrctien de Job avec ses amis, quelques mots de doute sur la justice do Dieu

.. nt des lèvres du patriarche. Tout Haut, du I

mesurer, et dit notamment : . As-ta donné au cheval sa son courage ? As-tu orné son cou d'une crinière

CHEA'AL

flotianto ? Il bondit aussi léger que la sauterelle, et son hennissement est la voix delà terreur. Il frappe du pied la tt-n-o et so rit (lu claive qui menace sa poitrine. Les fl'f ilir-^ vi^l.-ri' !•■< piques étincellent, et, de son pied inr. .1 rir„ , !, ^Ml. Mais U trompetto sonne, il hennit. Il 1, , ,i, loin la bataille et dit : " Allons! »

|, , I [U'iit l9 cheval de Job, et surtout ce

,.',■1 ,1 .u.:! ii: jii. iih If ; » Allons! » quand lisent à peindre un coiirayo bouillant, impatient de braver les périls. 2» Le cheval sétant voulu venger du cerf, Titre d'une fablo de La Fontaine, dans laquelle le cheval implore le secours do l'homme contre le cerf et se voit ensuite contraint de se laisser domestiquer par son vengeur. (On fait allusion i cette fable au sujet de ceux qui, pour la satisfaction d'uue passion aveugle, s'exposent aux plus lachcu-

" 3° L'herbe ne croît plus où mon cheval a passé. V. Attila.

4» Cheval de Mazeppa. V. Mazeppa.

5» Un cheval ! un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! Exclamation de Richard III, roi d'Angleterre, à

cherchant à joindre sot

tomba percé de coups.

— Prov. : Cheval c

; cheval d'avoine.

cheval de peine ; cheval de paille, cheval de bataille. Le

cheval nourri de foiu n'a pas de vigueur, celui qu'-' -

rit d'avoine est bon pour les travaux pér mange de la paille est apte i ' ""

l'âge des gens ;

. libles, 1 service militaire. 'V. AVEiNE.

Quand le foin manque au râtelier, les chevaux se battent, Le manque d'argent fait naître souvent des querelles de ménage, il Des femmes et des chevaux, il n'en est point sans défauts. Proverbe qui s'explique tout seul. Il II n'est si bon cheval qui ne bronche, L'homme le plus haliile, le plus sage, est sujet à se tromper et à pécher, ii 11 n'est si bon cheval qui ne devienne rosse, L'âge a toujours raison de la vigueur physique et intellectuelle de 1 homme. Il Jamais bon cheval ne devient rosse, Les bonnes qualités no se perdent jamais entièrement, il L'âge n'est que pour les chevaux, Il n'y a pas à s'enquérir d( " apprécie à l'âge les chevaux et non cheval, vieux cavalier. Pour monter un jeune cheval, il laut un cavalier expérimenté. Il A méchant cheval, bon éperon. Les circonstances difiiciles demandent un redoublement de fermeté, il A cheval hargneux, il faut une écurie à part. Il faut tenir éloignés les gens ombrageux, querelleurs. Il Jamaismauvaiscbevalnîméchanthommen'amenda pour aller à Rome, On ne se corrige pas en voyageant, il II lait toujours bon tenir son cheval par la bride, Il est bon de veiller assidûment à ses intérêts, il L'œil du maître engraisse le cheval. Il ne faut pas s'en rapporter à autrui pour le soin de ses alfaires. il Les chevaux courent les bénéfices et les ânes les attrapent. V. bénéfice, il II est aisé d'aller à pied quand on tient son cheval par la bride. Il est facile de supporter quelques ennuis quand on a le remèdo sous la main, il A cheval donné on ne regarde pas à la bouche (à la dent, à la bride), On reçoit toujours un cadeau volontiers, quelle qu'en soit la valeur; ou bien. On ne doit pas critiquer les défauts de ce que l'on a reçu gratuitement.

— Syn. Cheval, Coursier. Cheval désigne l'animal sans éveiller aucune idée accessoire particulière. Coursier désigne le cheval do course ou de bataille ; il réveille l'idée do fa noble ardeur avec laquelle cet animal franchit les distances et affronte les dangers. Le premier de ces mots appartient à la prose, l'autre appartient à la poésie ou au style le plus relevé.

— Encycl. Le jeune cheval mâle porte le nom de poi(- /a/n; la jeune femelle, celui de pouliche. Le mâle adulte pourvu de ses testicules se dit entier; si l'opération de la castration l'en a privé, on le nomme hongre ; si le cheval entier est consacré à la reproduction, on l'appelle étalon ; la femelle adulte so nomme jument ; consacrée à la reproduction c est la poulinière

Les régions de la surface du corps du cheval ont reçu diverses dénominations V planche, p 767

On divise Kcnéralement les races de chevaux en trois

catégories Te rheiat de ^elte le cheval de trait léqet et le

ch d il a s // ut Un 1 s dt\ise encore en races fran

I i\ rès les lieux ou elles se

iractères qu elles presen-

des princi

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la proiii percheronne t t

NoLRCs comprennent les

lie tartare, russe, ktiqkize

i rivant du sang oriental)

ou kabijle , la race espa

u nord mecklemboui geoise,

e, hollandaise, belge, les

laises et leurs dérivées le pur sang de course

'jros cheial noir, le cheial de

Ifolk, et le poney de Galles,

le hunier, le hackney, comté, le clijde-idale ' dLcosso et d s II 1 La dui

st d une trentaine d a nnellement quelques i . plupart des che\au\

Le pouiai .1 1 i , i u\ ouveits, et un quart d heure après sa naissance, se dresse sur ses jambes et tourne autour de sa môro , celle ci, après 1 avoir porté onze mois, l'allaite pendant six à sept mois.

L'époque de la puberté arrive à deux ans et demi pour les mâles, un peu plus tût pour les femelles ; mais on ne doit par les employer à la reproduction avant l'âge de cinq ans. Les juments no cessent d'être fécondes que dans la vieillesse ; on en a vu donner des poulains régulièrement chaque année jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans. Quant à l'étalon, il doit être réformé au moins à quinze ou seize ans. V, l'article âge (Animaux).

Los chevaux, surtout les chevaux fins, s'élèvent généralement dans des haras. On élève dans les riches pâturages do la vallée de la Garonne, entre Castelsarrasin et Auvi-

lars, des poulains que l'on va chercher tout jeunes dans la plaine de Tarbes. Ces poulains font, à cinq ans, de superbes chevaux de dragons, tandis qu'en demeurant dans la plaine de Tarbes, ils restent de 'bons chevaux de cavalerie légère, avec tous les caractères de la race navarraise. On donne à tous les jeunes chevaux au pâturage une certaine quantité d'avoine, plus forte quand le pâturage est humide ; par ce moyen, les tissus prennent de la fermeté et on combat le lymphatisrae.

La quantité de nourriture nécessaire à un cheval varie suivant sa taille, le travail qu'on exige et le climat du pays qu'il habite. La base de cette nourriture est le foin, l'avoine et la paille. Pour un cheval de taille moyenne et pour un travail ordinaire, la ration est de 5 kilogrammes d'avoine, 5 kilogrammes de foin et 5 kilogrammes de paille. Le cheval doit être, en outre, l'objet de soins de propreté à la brosse et à l'étrille, qu'on nomme pansage.

— Zool. Le genre cheval {equus) comprend, en principe, tous les mammifères périssodactyles de la famille des équidés : ânes, zèbres, faémiones et chevaux de toutes races. Mais on distingue un sous-genre cheval [equus) proprement dit, qui ne renferme qu'une espèce vivante, et dont les ancêtres sauvages sont inconnus. Le genre cheval se caractérise par ses quatre membres munis de châtaignes et la force de ses sabots, plus larges et arrondis que chez les autres solipèdes, des oreilles petites, une robe sans rayures, une crinière abondante, et par sa queuee garnie de grands crins dès la racine. On s'accorde pour reconnaître, dans tous les chevaux actuellement sauvages, des animaux domestiques marrons retournés â l'état do nature , vivant dans les steppes des deux mondes par troupes sous la conduite d'un vieux mâle. Le tarpan des ; 1,^,;,, - ,1, 1 \xii .1 do la Russie méridionale est une petite I,, , , i, . iiililant aux montures de certains Cosa-

,|: me au XVI' siècle dans la Prusse, oii on

1,1 II il, -a chair, et peut-être aussi dans les 'Vos-

^ Il ,|u, liu.s points de la Suisse. Le fameux cheval

Tfiiuus Pr::fwalsk<ii) découvert par le voyageur Przewalsky dans la Dzoungarie (entre l'Altai et le massif du Thian- Chan oii il est localisé), pourrait bien n'être qu'une variété du tarpan et de l'hémione de MongoUe [hemionus Kiang); cet animal a cependant des châtaignes aux quatre membres, tandis que l'hémione n'en a que deux. Le cheval do Dzoungarie a la robe Isabelle de l'hémione, avec la raie dcrsale peu marquée, noire; le pelage est plus foncé surlo dos, le ventre est blanc, la queue n'est garnie de poils qu'à partir de sa seconde moitié, et sa crinière dressée no se prolonge pas en toupet sur le front.

Les chevaux sauvages d'Amérique semblent descendre de ceux amenés au xv« siècle par les Espagnols. Ils so sont développés, ont pullulé dans les vastes plaines du nouveau monde sans gagner beaucoup, comme le prouvent les chevaux de la Plata, que l'on a essayé d'utiliser en Europe. A l'époque tertiaire, l'Amérique ne possédait que des hipparions, puis ceux-ci, à l'époque quaternaire, furent remplacés par de vrais chevaux, maintenant éteints. Très communs en Europe â cette époque, surtout pendant la période glaciaire, ils ont disparu pour émigrer en Asie à la fin de cette période.

— BiBLioGR. : Bcker, das EuropxischeWildpferd (Brunswick, 1878); Nahring, Fossile Pferd aus diluvial Abl. ( « Laodw. Jahrb. », Berlin, 1884) ; Forsyth Major, Ab.'tandl. der Schweizpal. Oeselsch. (1877), etc. ; 'Burmeister,die Fossilen Pferde der Pampas formation (Buenos-Ayres, 1876); Oscar Schmidt, les Mammifères et leurs ancêtres géologiques (Paris, 1887); A. Gaudry, tes Enchaînements du 'monde animal (Paris, 1878).

— Hist. et archéol. Le cheval est connu de toute antiquité. On a pensé longtemps qu'il était originaire du plateau central do l'Asie, où il existe encore à l'état sauvage, mais les découvertes modernes prouvent qu'en Europe môme et sur le sol de la France actuelle, à l'époque où l'homme vivait dans les cavernes et ne connaissait pas les métaux, le renne et le cheval existaient en troupeaux immenses et étaient chassés par nos ancêtres. Depuis cette époque reculée, le cheval a continué à vivre sur notro sol où, fréquemment, on trouve ses restes à diverses pro-

Sa domestication remonte au moins à l'âge de bronze. En effet, dans les stations de cette époque, dans les palalîttes de la Suisse, on a trouvé des mors en bronze. Les chevaux de ces âges reculés étaient tous plus petits que les chevaux actuels, et comparables au cheval Camargue, qui en est le dernier représentant.

Le cheval fut 'amené chez les Egyptiens vers la XIII' et la XI'V» dynastie, par les Asiatiques, hyksos ou pasteurs, qui s'en servaient pour la culture et pour la guerre, et qui durent de conquérir l'Egypte à la supériorité de leur charrerie. Le cheval de l'espèce dite aujourd'hui • de Dongola » , à tête courte, à encolure forte, au corps allongé, d9'

hauteurmédiocre,s'ac-

climata promptement. OSîl

Les rois avaient des '

haras à Thèbes, à Hermopolis, à Héracléopolis, à Memphis, et plus tard, au temps de .Salomon, ils en exportaient les produits en Syrie.

Le cheval, introduit si tard dans le pays, no joua jamais qu'un rôle très restreint dans les

mythes religieux: cheval égyptien, d'après un basseule, une légende ° grecque le prête pour auxiliaire à Horus dans sa' lutte contre Typhon.

Le cheval a toujours tenu, cependant, i:n.- ^rrn-le pi- f^

dans la vie dos Grecs. On voit par les îr:.! i' \ i '

que la sélection et le dressage avaii m i i i loin. Les meilleures races étaient colli i i ■

'l'hrace, du Péloponèse, de Libye et 'le ^ i' 1 ■ « I ■ vaux vainqueurs aux grands jeux étaient lionorés eoninie leurs maîtres, et solennellement enterrés, souvent dans lo tombeau de famille; on leur élevait mêmes des statues. On immolait des chevaux à divers dieux.

On est frappé des caractères singuliers que présentent les animaux hgurés sur les peintures et les sculptures anciennes et qui diffèrent par tant de points de ceux que nous voyons journellement. Les travaux faits sur les siiuolettes des chevaux de guerre, trouvés dans les sépultures anciennes, montrent que ces différences sont véri-

tables Si certaines races ont disparu, d'autres gardei encore ceitams traits Ires accentués. Les sceaux de R chard Cœur de Lion et autres rois ou seigneurs angla représente ni ies Ijt tes hnes et hautes dont les pur sac

espa^n I litre une bête, à petite té:

mouton I i >iide, telle qu'on peut on vo

lans la majorité des cas, le

apoléon I"

On a dit que h s guc

plusieurs races de chevaux. A la fin du avait do la ditficulté à trouver de grands chevaux de gueire comme on on avait du temps de François I". Sans doute, les mélanges avec les chevaux turcs avaient-ils diminue la taille. Jus(|u au xvii" siècle, on ne montait à la guerre que des chevaux entiers, et de grands massacres d'étalons s'ensuivaient toujours.

C'est au XIV» siècle que l'on demanda aux chevaux de guerre le travail le plus pénible, car jamais l'armure de mailles et de plates ne fut si lourde, et la bête était bardée et houssée comme l'homme d'armes. Aussi ne montait-on les destriers ou chevaux de lance qu'au moment de char-

delàde 156». m • ei,. ■ ^ nim , Mir

les tableaux du xv" siècle, de L;ii,.j,.,,.j e.o^<,oii et .mtios maîtres, sur les gravures tlamaudes du xvi^ siècle, etc. Les guerres do religion, puis la guerre de Trente ans, détruisirent presque tous les chevaux de guerre. De nouvelles races se formèrent, auxquelles la mode donna de l'extension, comme les mecklembourgeois peints par 'Van der Meulen, et les espagnols peints par "vélazquez, etc. En outre, le développement que prenait la cavale ' gère faisait entrer en "' ' "

grois et autres races

chevaux bontaille, et'les chevaux orien- ..X, que le commerce marseillais tirait de la Barbarie et de la Tripolitaine. Sous Louis XI'V, la quantité suppléait à la qualité. Le moindre officier de bonne maison n'emmenait pas avec lui moins de vingt chevaux. Les robes des

xvu" sièles chevaux vair ie étaient très esti- , niais les noirs toujours les

plus che quand ils porta lice et des balzanes blanches. La robe blanche indiquait la bête de cérémonie, c'était celle du palefroi qui portait le roi dans les entrées solennelles.

— Cheval d'orfèvrerie. Lo petit cheval

pièce d'orfèvrerie cutée en France, 1401, pour lareice beau de Bavière, en lit cadeau â mari Charles 'VI. Louis de Bavière l'emporta en Allemagne (1413); on peut le voir aujourd'hui dans l'église Notre- Dame d'Altœting. C'est un admirable groupe d'or et d'argent émaillés en blanc et en bleu. Un objet de pareil travail est signalé dans l'inventaire du duc de Guyenne en 1416, mais il a disparu.

— Fin. Taxe sur les chevaux et voitures, C'est une taxe assimilée aux contributions directes et dont le vingtième est attribué aux communes (lois des 2 juiU. 1862, 23 juill. 1872 et 23 déc. 1879). Elle frappe les voitures suspendues destinées au transport des personnes, les chevaux, mules, mulets de selle ou servant à atteler les voitures imposables. Le tarif est gradué d'après l'importance de la population de la commune où réside le contribuable. La taxe des chevaux varie entre un maximum de 25 francs (Paris) et un minimum de 5 francs. CV. voitdre.) Si le contribuable a plusieurs résidences où le suivent ses chevaux et voitures, le tarif le plus élevé s'applique. La taxe part du 1" du mois dans lequel la voiture ou le cheval a été acquis. L'omission de déclaration ou les inexactitudes entraînent double taxe. Réduction de moitié est accordée aux cultivateurs et à certains patentés sur les chevaux et voitures habituellement employés à leurs travaux professionnels, même si le possesseur en fait parfois usage pour son service personnel. Des exceptions existent en faveur des militaires et de certains fonctionnaires (président de la République, préfets, sous-préfets, etc.).

— Iconogr. Chez les Grecs, les vainqueurs des jeux Olympiques étaient représentés avec leur quadrige, et ces groupes, exécutés en bronze, étaient érigés à Olympie. En ce genre, le maître par excellence fut Calamis. Nous ne devons pas oublier les chevaux que Phidias a sculptés on bas-relief dans la frise du Parthénon. Parmi les peintres, Apelle fut celui qui représenta les chevaux avec le plus de vérité. Les Romains exécutèrent un grand nombre de statues éipiestres, d'une tournure fière et énergique. l'îv -le» ;,|.i^ célèbres est celle de la -.latne é.|oestie de Mil. \ le le Keine]. Les fameux e/ei."' e, s,,/ ,' i/,ier

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Viiinual a Komo; ils représentent deux jeune» liomnics. Castor et PoUux, domptant deux chevaux qui solauceul. Des six chevaux de bronze qui décoraient le frontispice du théâtre d'Herculanum, on a composé un seul cheval qui so voit aujourd'hui au musée des Etudes, à Naples.

Le cheval ligure sur un grand nombre de monuments funéraires du christianisme primitif, comme symbole de la vie chrétienne comparée à une course de cirque. On y rencontre aussi des biges ou des quadriges, dont les chevaux ont des palmes sur la tête et sont montés par des

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