‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 866 sur 956 · CHEVAL — CHEVALET · texte numérisé non relu

CHEVAL — CHEVALET

jeunes gens. — Le cheval figure fréquemment dans la symbolique du movcn âge. Un cheval terrassé par un lion, emblème de la noblesse écrasée par la force brutale, est représenté sur un grand nombre de monuments. Satan est quelquefois figuré sous la forme d'un cheval ailé.

Vittoro Pisanello peignait les chevaux do manière à les faire paraître vivants. Nous pouvons juger de l'habileté de Paolo Ucollo dans le même genre par une Bataille de cet artiste, qui est au Louvre. Les chevaux du Triomphe de César, de Mantegna, se distinguent par la vigueur des formes. Dans la sculpture, on peut citer le cheval de la statue équestre de Gatta Melata, par Donatello, à Padoue ; celui de CoUeoni, par Andréa Verrocchio, à Venise; celui de Côme I", par Jean de Bologne, à Florence ; celui de Victor-Amédée I" (dit le Clieval de marbre), par P. Tacca, à Turin ; celui de Constantin, par Le Bernm, i Rome, et surtout les Chevaux de Marli/, célebies groupes de marbre, sculptés par Guillaume Coustou le jeune, et places, en 1745, sur la terrasse de Marly Ils furent apportes à Pans en n94etérigésàrentréedelavenuedesChamps Elysees Ces groupes marquent l'avtnementde la sculpture pi«o? es que et remuante, en accord avec la \ le agitée du iviii" siècle. Ils font vis-à-vis à la Menommée et au Mercure de Co\

Chevaux ailés^ à l'entrée des Tuileries. (V. RuNOMMÉii, et Mercdre.) Les écoles du nord se signalèrent dans la représentation des chevau\ , témoin ceux des Dons piges et des Soldais du Christ du triptyque de VAgneau mystipar Van Eyck ; '

Une des étoiles triples constitue S du petit Chenal; les composantes sont de grandeur 4, 5 et 10 ; le couple formé par les deux premières est un système binaire très serré, dont le plan passe par le soleil et dont le mouvement est très rapide. Bien que la durée de révolution soit encore incertaine à cause du petit nombre d'observations faites jusqu'à présent, on peut affirmer qu'elle ne dépasse guère dix années. On no connaît qu'un ou deux couples plus rapides.

La seconde étoile triple forme t du petit Cheval. L'étoile principale, jaune et de 5' grandeur,^ possède deux compagnons verts et de 7" grandeur. L'ensemble est animé d'un mouvement rétrograde, non dû au mouvement propre : c'est donc l'un des rares systèmes ternaires connus.

Cheval-blanc, comm. de Vaucluse, arr. et à 26 kil. d'Avignon, au pied du Lubéron, sur le canal de Saint- Julien et le Cabedan-Vieux ; 1.664 hab. Ch. de t. P.-L.-M.

CHEVALÉE(!t)n. f. Charge maximum qu'un cheval peut poiter sans trop de fatigue, pendant un certain trajet.

CHEVALEMENT (mon) n. m. Ensemble de poutres et de niddrieis relies et fixés les uns aux autres, pour étayer un mur que 1 on reprend en sous-œuvre, il Appareil formé

artyr

Eippobjte

î les chevaux de la lîeddi-

blanc du portrait équestre de Charles I'', par Van Dyck, est fort beau Cuyp affectionnait les che vaux gris pommelé ; Karl Dujardin excellait à peindre les rosses efflanquées ; Paul Potter, les chevaux de trait et de labour. Un autre maître du genre est Philippe Wouwerman : ily a des chevaux dans presque toutes ses compositions. De Vélazqueznous citer tion de Brida, ceux des portraits équestres de Philippe IV, du comte Olivarès, du prince don Balthazar Carlos.

Parmi les peintres du xix» siècle, Carie Vernet est un de ceux qui ont le mieux compris les formes du cheval. Gros peignit des chevaux plus robustes, plus propres à la guerre. Géricault est encore supérieur dans le même genre. Nous pouvons citer le magnifique cheval cabré du Chasseur de la garde, celui du Cuirassier blessé, l'attelage du Four à plâtre, le Cheval turc, le Cheval espagnol, les Chevaux vus de croupe dans une écurie et la Course de chevaux, qui sont au Louvre.

Horace Vernet a point les chevaux dans un sentiment réaliste très voulu I e Cheial du tiompelle est une des plus heureuses inspirations du peintie Un trompette de hussards frappé mortellement à la tête est tombé à

n a fait que suivre cette manière fougueuse poeti [ue dans les tableaux où il nous montre des cavaliers arabes Lu^ène Fromentin a peint avec une rare habileté leschovau\ arabes

de labour ont trou

iRosa Bonheur

Parmi I

un se peut i I i i * ; Rauch

(statue équcstio dt 1 ctu

Cheval de Phith i alhtniennes pu-

bliées en 1861 par \ i \utour de Phidias

1 auteur a groupé tjut i i 1 irt et 1 éducation

de la Grèce et sur Ils miiiinsn suaires de la beauté Cette œuvre semble un reflet des Dialoi/ues de Platon Quatre personnages discutent sur le mente dun cheval QUI hguro dans uiif^ di s frises du Parlhenon et chacun fait naturell n i r i n 1 cote qui I a frappe le plus Ce petit lui 1 I \ ne et tout pétillant d idées

lustesel I I stundeccu\quiont fondé

la réputati ! esprit des gens de goût

Cheval d ) i a/ m ( | ra nii |ii en trois actes paroles Ir s i be mu nté i

1 Opéra Comique le 23 mai l intas-

tique et féerique Scribe a\ nisanto

et t,aie quAuber avait acco. I ■ pleine

de grâce et d esprit Lt ce sui (nie où

la Lhine était complètement in i nu n i u\ait pas manquer do piquer la curiosité du public Ses auteurs le transportèrent vingt ans après à 1 Opéra où il ht son apparition le 21 septembio 18o7

tion de l'hémisphère boréal, voisine de la précédente

— Encycl. La constellation du petit Clieval quatre étoiles doubles et deux étoiles triples.

de poutres que l'on place au-dessus d'un puits d' de manière qu'une grande poulie à gorge, appel lette, sur laquelle s'enroule le câble qui porte les bennes, se trouve dans l'axe du puits.

CHEVALER (rad. cheval) V. n. Faire beaucoup de pas et de démarches pour une affaire. (Presque inus.) Il A signifié Aller à cheval.

— Manèg. Passer sur les voltes en faisant croiser les jambes du dehors par-dessus celles du dedans ; Cheval qui

CHEVALE.

- V. a. Poursuivre à cheval ; poursuivre en général :

Chevaler l'ennemi, le gibier. Il Fig. Presser pour ' "

— Techn. Poser sur un chevalet CHEVALENT leurs pièces de bois. Il Chevaler des cuirs. Les travailler sur le chevalet, n Clievaler un mur, L'étayer avec des chevalements.

CHEVALERESQUE ( rèssk' — rad. chevalier, sous l'influence de l'ital. cavalieresco) adj. Propre aux chevaliers. Il Digne d'un chevalier ; noble, généreux comme le caractère et les actes des anciens chevaliers : Bravoure, Désintères. sèment chevalerksqde.

CHEVALERESQUEMENT {rèss) adv. D'une manière che-

CHEVALEREUSEMENT (:e-man) adv. En chevalier. (Vx.) CHEVALEREÙx(™ii),EUSEadj. Ancienne forme dumot

CHEVALERESQDE. Il On a écrit aussi CBEVALE0REUX, EUSE.

CHEVALERIE (ri) n. f. Grade, qualité de chevalier : Conférer la CHEVALERIE à quelqu'un, il Institution militaire féodale, propre à l'ordre de la noblesse, et dont les membres étaient consacrés religieusement, il Corps des chevaliers, cavalerie noble : Rodrigue, à la tête de sa cheva- LKRiE, subjugua le royaume de Valence. (Volt.) Il Chevalerie enfante. Ordre des chevaliers errants : On a presque révoqué en doute la chevalerie errante, parce qu'elle n'a eu pour historiens que des romanciers. (Gén. Bardin.) ii Par compar. : Le tour de France, c'est ta chevalerie errante de l'artisan. (G. Sand.)

— A signifié E.vploit chevaleresque : Il serait impossible de compter les hautes chevaleries que les Français mirent à fin. (Et. Pasq.) il Faire c/ievalerie. Faire des actes dignes

— Par ext. Noblesse de souche : Une maison d'ancienne

CHEVALERIE. (Acad.)

— Fig. Penchant aux idées romanesques : Le roman de Don Quichotte a guéri les Espagnols du fol entêtement de

CHEVALERIE. (Aca'd.)

— Fleur de la chevalerie. Fleur de chevalerie. Homme qui a des sentiments d'une parfaite générosité, une galanterie d'une extrême délicatesse; ces sentiments euxmêmes : Il y a une fleur de chevalerie qu'il ne faut pas demander à Franklin. (Sainte-Beuve.)

— Ordre de chevalerie. Corps militaire et religieux de chevaliers, institué pour combattre les infidèles : L'orure DE chevalerie de Malte, du Saint-Sépulcre, il Ordres de chevalerie. Décorations, dignités, grades que confère un chef d'Etat pour récompenser le mérite : La Légion d'honneur, la Jarretière, la Toison d'or sont des ordres de chevalerie. (Acad.)

— Coût. anc. Métairie chargée du logement des cavaderie, Taill< - ' — '- '"

1 chevalier.

— Littér. Bomans de chevalerie. Romans où sont racontés les exploits chevaleresques de la noblesse féodale et de la chevalerie errante.

— Encycl. Malgré les études si nombreuses dont le

moyen âge a été l'objet, on n'est pas c i |.,n mmhi ,, .16-

finir exactement les origines, les car.i ' ' u-.-

formations de l'institution fondameiii, il' i- -

téristique de cette période, lacher^n 1 . . i pio

le caractère en est vague et qu'il s'.iti . u K \rii\: quand on veut le fixer pour le définir. " La rhevalerie, c'est la forme chrétienne de la condition militaire, n dit Léon Gautier. Luchaire estime que le chevalier est . l'ancien cavalier carolingien, l'homme libre assez riche pour

\ cheval ». Dans les textes latins, iles; dans les textes provençaux, parcauer, cai'œr, proprement » cavalier. » Deux traits distinguent le chevalier : il est noble, et il combat à cheval. Aux xii' et xiii' siècles, c'est-à-dire à l'époque où les institutions du moyen âge atteignirent leur apogée, le chevalier est surtout, mais pas exclusivement, le noble qui combat à cheval et a reçu l'investiture de l'adoubement. Le but principal de l'adoubement est la remise à locuyer (c'est-à-dire au noble qui n'est pas encore chevalier), par un chevalier, des 1 ■ ■ ■■ •. ...

détail d'équipement caractéristique, rémonie eut, à l'origine, un caractère exclusivement militaire. Le point essentiel était la colée, coup vigoureux asséné de la paume de la main sur la nuque du futur chevalier. Dans la suite, les mœurs s'adoucissant, la celée fut remplacée par l'accolade. En principe, tout chevalier pouvait .1 frapper» un chevalier; mais c'est un privilège que les rois, au détriment même de leurs grands feudataires, essayèrent de se réserver sans y réussir complètement.

La chevalerie sortit des mœurs féodales du temps, elle en fut la conséquence directe et complète ; c'est une erreur de faire remonter ces coutumes aux Germains, de rappeler à ce propos l'usage, signalé par Tacite, de la remise solennelle des armes au jeune Germain à l'âge où il peut devenir un guerrier. L'idée d'entourer d'une certaine solennité le moment où l'enfant prend dans la vie la place d'homme s'est rencontrée chez tous les peuples et dans toutes les branches de leur activité. La chevalerie ne fut pas seulement l'expression des mœurs militaires de l'époque, mais on en vint peu à peu à considérer les qualités qu'un bon chevalier devait mettre dans sa vie, et la che-

-^ '- " " ' ', dans l'imagination des contemporains et des poètes, l'expression idéale de l'homme accompli, selon les idées du temps : courageux, vigoureux, généreux, rempli de foi et de soumission à Dieu, d'amour (et d'amour fidèle) pour sa belle, mettant son épée à la défense des causes justes, de la veuve et de l'orphelin. A une époque plus rapprochée de nous, on a dit ainsi d'un homme qu'il était un >< gentilhomme » pour exprimer l'idée qu'il avait les qualités demandées à l'homme accompli.

— BiBLioGR. : Léon Gautier, la Chevalerie (Paris, 1884), e

ges 1

féodalité.

CHEVALET (le) a. m.

val de bois, à dos très aigu, sur lequel on asseyait, les pieds chargés de poids, ou attachés à des cordes que 'on tendait de plus en pli

C/ieci

de tortur

— Sorte de petite échelle double, sans barreaux, mais munie dune ta blette, sur laquelle on pose une toile (lue l'on peint, un tableau

I Partie

écrit, etc. Il Tableau de chevalet.

Tableau de petite dimension

— Agric. Partie d. ' '

sert d'appui à l'âgf ricure de la broie, qu la filasse du chanvre.

— Apic. Assemblage de pièces d bois disposées pour recevoir le cadr.

à désoperculer. (Deux clous à crorl chevalet, servent de supports aux

cadre.)

— Archéol. Assemblage de charpente servant d'affût pour les grandes arbalètes de rempart, dites . arbalètes à tour », et aussi pour les piè-

1 desti

aux défenses des places. Il Chevalet d'ha- 4i(s, Long tréteau, pareil a celui dont on se sert dans les le mises pour supporter les harnais, etdestinéàposerleshabits

— Art milit. Chevalet a fusées. Support sur lequel on place les fusées de guerre pour tes lancer, il Chevalet d'armes, Pièce de bois horizontale, supportée par deux autres plantées en terre, contre laquelle on appuie les armes dans un cami>, un corps do garde ou une caserne. Il Chevalet de pont votant, Nom donné aux tréteaux qui portent le tablier d'un pont volant.

— Carross. Instrument des-

•les\

5 pour

permettre la visite des roues.

Il On dit aussi chèvre.

— Chass. Bâton traversé par des chevilles en croix, dont on se sert pour apprendre aux chiens d'arrêt à rapporter. Chevalets de peintre : i.Mi--

— Chorégr. Danse en usage canique ; 2. A crémallkie. dans le midi de la France.

— Constr. Etai servant de soutien dans les réparations. Il Pièce de bois horizontale posée sur deux montants verticaux. Il Natte de paille que les couvreurs placent sous les échelles étendues sur les combles, il Chevalet à la Birago. V. la partie encycl.

■ Eaux et for. Sorte do barrage tem|<jrairo établi àtra-

M.-ir. Montants f|ni supportent la rouo du gouvernail.

. ^r^l fi„,;,i,-i ,r..,irn.-h..;, ( 'iirirporito établie au-dos-

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''indée/lt élt a^";,'

'.l'-nre sonorité.

ii>ul muni à sa partie

■;ilaquolloonfixolesfus(^o

I'' piùces do bois assombM

ipé-

Chevalet de sellier.

^ rubani

troillage tissage

.lieu à un autre, il Sorte de cadre'vcrtfcal, tièro et d'une règle mobile ; c'est entre cotte règle et la gouttière que passent les peaux que l'on travaille, ii Appareil sur lequel les corroyeurs étendent les cuirs.

Il Instrument à l'usage du fabricant d'hameçons, il Boîto du Cartier, il Chevalet d'espadeur^ Cbez les cordiers, Planche implantée verticalement sur une pièce de bois qui lui sert de pied, il Chevalet de commetleur. Tréteau armé de chevilles entre lesquelles passent les torons à commettre.

— lelégr. electr. Appareil employé pour exécuter les soudures des càldes de lignes souterraines.

— Typogr. Chevalet de la presse, Morceau de bois taillé en biseau, usé le long de la jumelle antérieure d'une ancienne presse, et arrêtant le barreau quand la platine était levée. Ii Lhevalft du tijmpan. Barre do bois, qui, dans 1 ancienne presse, avait pour objet do soutenir le tympan.

— Encycl. llist. Chevalet de torture. Instrument qui se composait d'une pièce do bois triangulaire reposant sur quatre pieds, et sur lequel on couchait le patient, dont le corps était lié et rixé dans un état de complète immobilite. L extrémité des cordes qi-= - — ^ ■ ■ était fixée à un cric. Il sufHL ^

tendre I déchirant, tension graduellement pour déter-

chaient les membres mprimer un meuveaide d'un tourniquet, poi;

" ■ ' pa-

^raaueiiement oour dêi > des aveux chevalets rentrent dans deu.x grandes pieds eu à quatre pieds; ces pieds

catégories : â

étant complétés par un chapeau.

Les chevalets à deux pieds n'ont pas de stabilité par eux-mêmes ; mais ils acquièrent cette stabilité, étant rendus solidaires par dos poutrelles d grimes qui emboîtent les chapeaux de deux chevalets consécutifs. Ils ont l'avantage d'être plus indépendants des irrégularités du sol, c est-à-dire du fond do la rivière, sur lequel ils reposent. Les pieds peuvent glisser dans des mortaises pratiquées à travers le chapeau, de manière à rendre horizontal le pont qui repose dessus, quelque inégal que soit le fond.

Le chevalet à deux pieds, le plus usité, est celui dit a la Birat/o. du nom d'un efticier autrichien qui l'imagina.

ChevaIot3 : 1. A trépied]

Ce chevalet est Il en est tout

des chevalers a dagos, quai, I

A la Dirago; 3. Bigu,

.deuxpo

I - A quatre pieds, V II I II,' ralculées d'après - .. I o. Ou construit encore Il us rattachés par d'os cornue passerelle.

■tés de chevalets, dits cheeie.. qui sont Utilisés dans "■ '■ h-^l>onlsmililaires.

11. iK. mort à Vienne lie pour son habi- - ' ' 1 'Il régler la mise

lie à Lyon, lors de l'entrée du roi Il 1508, les consuls de Romans s'a- • adouber le mystère des trois Doms, :.e Pr.!, de Grenoble. On ne possède

Chevalet du Pe

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