‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 870 sur 956 · I.» BANDE · texte numérisé non relu

I.» BANDE

[nombre des heures.

N'y a pas d' fille d marier.

J'ai bien assez repassé, Compagnons, etc.

Compagnons, etc.

On m'a dit qu' vous eu aviez,

En ce cas-là, choisissez,

Compagnons, etc.

Compagnons, etc.

Chevalier Jean (le), drame lyrique en quatre actes, poème de Louis Gallet et Edouard Blau, musique de Victorien Joncières (1885). C'est le sujet d'un drame fameux, la Fausse Adultère, reporté à l'époque des croisades. Le chevalier Jean, revenant de Palestine, trouve la princesse Hélène, qu'il aimait, mariée au vieux comte Arnold, lequel n'est pour elle qu'un père tendre et affectueux. Un misérable, Rudolf, qui lui-même est amoureux d'Hélène, pour se venger de ses refus, l'accuse publiquement d'adultère. La msSheureuse femme, dont l'époux est absent, est sans moyen de défense, et le tribunal la condamne, i moins qu'un chevalier ne se présente pour confondre son accusateur. Le chevalier Jean s'ofl^re à afi'ronter le « jugement de Dieu » ; il provoque Rudolf et le tue. Hélène est sauvée, et comme le vieux comte Arnold vient de mourir, elle peut épouser son libérateur. Les situations dramatiques de ce livret ont bien inspiré le compositeur. On peut signaler au premier acte l'ouverture, un joli chœur, deux duos et la scène finale ; au second, le chœur des fileuses, la chanson sarrazine et l'arioso chanté par Rudolf; au troisième, la scène de l'orgie et le duo pathétique de Jean et d'Hélène ; enfin, au quatrième, un sextuor, traité un peu à l'italienne, l'invocation d'Hélène pendant le combat et la grande scène du dénouement.

Chevalier Nahel (le), opéra en trois actes, paroles d'Edouard Plouvier, musique de Henri Litolfi', représenté à Bade, le 10 août 1863. Le livret met en scène un prétendu épisode de la guerre do Trente ans, dont le caractère dramatique convenait à la musique. Celle-ci a mis en relief les qualités du compositeur. L'ouverture est remarquable

imieracte

uhlans et

diabolique de Nahel ; au second, la chanson des dragons, un bon sextuor et un chant militaire vigoureux; et au troisième un duo agréable, des couplets bouffes et une élégante valse chantée.

Chevalier (le), la Mort et le Diable ou le Cheval de la Mort, célèbre estampe d'Albert Durer. Un vieux

chevalier, armé de

toutes pièces, chevauche dans un val Ion solitaire; de la

tient les rênes de son cheval, vu de profil, et, de la main droite, il porte sur son épaule une Ion gue lance. La Mort atfreux personnage au nez camard, à la barbe de bouc dirige son cheval au-devant de celui que monte le chevalier, comme pour

sablier, symbole de la rapidité de la vie. Cette estampe, gravée sur cuivre, est datée de 1513.

Chevalier qui confessa sa femme (le), fabliau du xiii» siècle que l'on retrouve dans Boccace [vii, 5] Bandello Malespini '' ' '" Cent nouvelles nouvelles (78), que La Fontaine a ifesseur, et qui est célèbre dans son genre. Un mari, dont la femme est à toute extrémité et demande un confesseur, se déguise en ermite et reçoit les aveux de sa femme, qu'il avait toujours crue fort sage et d'une fidélité à toute épreuve. Il est bien détrompé par cette confession in extremis ! La moribonde revient à la santé, et, quand le chevalier veut le prendre de haut, elle lui fait accroire qu'elle l'avait reconnu et qu'elle a fait une fausse confession, pour se moquer de lui.

Chevalier Teuerdanlt (aventures périlleuses du), poème allemand de Melchior Pfeizing (xvi" s.). 11 se divise en 118 chapitres et a pour héros, sous des noms supposés, Charles le Téméraire (Romreich), l'empereur Maximilien (Teuerdank), la duchesse de Bourgogne (Ehrenreich), 'femme de l'empereur, et divers capitaines. Tout le récit n'est que de l'histoire, mise sous forme d'allégorie et entremêlée d'aventures merveilleuses.

Chevaliers (les), comédie d'Aristophane (424 av. J-C). C'est la plus hardie des pièces d'Aristophane. Partisan décidé de la paix et d'un gouvernement conservateur, il prend à partie Cléon, le tout-puissant démagogue, qu'il met en scène sous son propre nom. Il raille les prétentions de Cléon, sa grossière ignorance, les intrigues et les basses fl..^: '--iquelies il a su gagner la bienveillai

imité dans le Mari <

flatteries I ^ . =-o---

énien, ici personnifié sous le

1 chevaliers qui composent le chœur. C'étaient les ennemis de Cléon, ses adversaires politiques, les représentants de la tradition, la classe aisée et éclairée. Aussi Aristophane les ménage-t-il avec autant de prudence qu'il apporte do violence dans ses attaques centre Cléon. Par la liardiesse de la conception et la verve satirique, les Chevaliers sont le chefd'œuvre de la comédie politique.

Chevaliers de Jésus-Christ. V. Dodrin (Chevaliers dr).

Chevaliers de la Croix. V. poRTE-cLArvE.

Chevaliers de la Uberté (les), société secrète formée en ISSO, dans l'Anjou et la Bretagne, et qui poursuivait le même but que la charbonnerie, c'est-à-dire le renversement des Bourbons. Les chevaliers de la liberté étaient alliés aux carbonari. Ils s'associèrent à plusieurs mouvements dans l'Ouest, en 1821 et en 1822, et particulièrement à la conspiration de Saumur.

de fanatiques XVII» siècle, à

la Table-Ronde

Sainte-Trinité, donnant pour insignes à ses disciples une épée et un bâton de commandement en sautoir, une étoile flamboyante et les noms des trois anges, Gabriel, Michel et Raphaël. Les chevaliers de l'Apocalypse portaient ces insignes sur leurs habits et sur leurs manteaux, ne travaillaientque répéeaucôté,et prenaientdes noms d'anges. En 1694, Gabrino fut arrêté comme fou, et ses disciples se dispersèrent.

Chevaliers de la Mère de Dieu. V. Sainte-Marie (chevaliers militairics de).

Chevaliers de la Table-Ronde, ordre de chevalerie légendaire qui aurait été institué au v siècle par le roi breton Arthur. Les noms des chevaliers auraient été inscrits sur une table de marbre de forme ronde, et c'est autour d'une table ronde qu'ils auraient eu l'habitude de se réunir. Ce chef breton, Arthur, se distingua dans les luttes soutenues au v* siècle par les Bretons contre les Saxons, il aurait vaincu ces derniers dans douze combats. Ces faits nous sont tous connus par un anonyme qui vécut â la fin du x* siècle, et fut plus tard désigné sous le nom do Nennius. Nous savons que les Normands furent frappés du nombre et de l'excellence dos chanteurs bretons. Ceux-ci amplifiaient et brodaient les faits et gestes de leurs héros nationaux, et c'est par eux que leur histoire légendaire pénétra dans la littérature française. « Les romans des chevaliers de la Table-Ronde, écrit Gaston Paris, ont surtout pour mérite do nous représenter lidcal social, moral et poétiquo. de la haute société d'alors. C'est à ces romans que remonte surtout la teinte chevaleresque et galante sous laquelle l'imagination s'est longtemps représenté le moyen âge. » La caractéristique du chevalier ' •'"■•— ' ■ - q^'ij Qst amoureux : son amour

"" ''Yal

eu grande fortune dans le domaine de la littérature et de l'art : ce sont Tristan et Perceval, Lan. plot .lu Lac, Ivain et Cligès, sans oublier l'enchanteur M i n

un démon dans le sein d'une viert,'o ; ductions inspirées par les légen.l. i.i

Table-Ronde sont les laisdeMan.

mans de Chrétien de Troyes, qui <■' i , m

XII" siècle.

— BiBLioGR. : Petit de Jullevillc, Eistoire de la langue et de la littérature françaises (Paris, 1896).

Chevaliers de Malte ou de Rhodes. V. Malte.

Chevaliers porte-croix. V. porte-croix.

Chevaliers rédempteurs de Mantoue. V. Rédemption [chevaliers de la).

Chevaliers teutoniques. V. teutoniques.

Chevalier (Etienne), trésorier de France, né vers Uici mort en 1471, à Melun. Il entra au service de C liai les VII, dont il gagna toute la confiance, et qui le n mnia maître des comptes, contrôleur de la recette générale des finances, trésorier de France (1452), puis le dési-

II 1 pour être un de ses exécuteurs testamentaires.

I ui^ \I lui laissa ses places et ses pensions, et l'envoya Il imbassade auprès du pape Paul II, en 1470.

Chevalier ou Le Chevalier (Antoine-Rodolphe), en latin Cevalerius, hébraisant français, né à Montchamp^ près de Vire, en 1507, mort à Guernesey en 1572. I e^ {^uorres religieuses l'obligèrent de quitter la France et de séjourner successivement en Angleterre, où il fut un des maîtres de la future reine Elisabeth, en Allemagne, à Genève Sur la fin de sa vie, il était professeur d'hébreu à 1 université de Cambridge. Il a laissé : Rudimenta hebiaics' Imqux (1560), et des études sur des textes de l'Ancien Testament, le Pentateuque, le livre de Josué et les Prophètes. Il entreprit, sans la terminer, une édition de la Bible en quatre langues : hébreu, chaldéen, grec et latin, et collabora aussi au Thésaurus lingux sanctx de Pagnini (1575).

Chevalier (Guillaume de), poète français, mort vers 1620, vécut à la cour de Henri III. Il a composé, soit en vers boursouflés, soit en prose triviale, plusieurs ouvrages que leur rareté fait encore rechercher ; le Décès ou la Fin du Monde (1584); Philis, tragédie (1609); etc.

Chevalier (,I.), .lutour comique français et acteur du théâtre .lu Marais, mart en 1674. Il composa en vers des pièces .lans le L'.'iir.' lairlesque : /a Disgrâce des- domestiques ; les Cil, ml:. , ,,/„../, i ; le Cartel de Guillot; l'Intrigue des carrosse.^ a .■...; ;,,- : ,-,■ ' u\r.\ à 1668).

Chevauer \ ' l.iLiiafrançais.néàSedan

dans la seconil.' i m.-, le, mort vers 1720. Il

alla s'établir C..IIII, : .a . a l|..llande. Ecrivain et graveur habile, il c.liia s • . iii\ ! i.'^ .a, en uravales plan r lies.

H s'est beaucoup occupé do nié.lailii - l.aai.'. \.iiis

Q.iiQvoas^Qlm: Histoire de Guillau, a. , . i

par médailles, inscriptions, arcs </. ' . , - . i ■ .-'

Jlelation des campagnes de l'an nus ■

(1109); Recherches curieiisrv ,r.ni<:.yf

la Grèce, d'Egypte, et trom . , . .. \ \ . '. .

Chevalier, familin .!;■ :. m.

du xviii» siècle sur le qii.ii .. il ; i'. ' i' ~

célèbre, jEAN-GABRIEL-.'Vr.a si ; .. , ■ |.i:i nmaii.--

ment l'ingénieur Chevalier, né à Nantes on 1778, mort en 1848, a apporté de nombreux perfectionnements et inventions dans la fabrication des instruments d'optique.

II a publié, notamment, un Essai sur l'art de l'ingénieur en instruments de physique en verre (1819). — Charles-Louis Chevalier, né et mort à Paris (1804-1850) a imaginé deux instruments nouveaux et contribué aux progrès de la photographie. On lui doit divers écrits. — Son fils, Louis-Marie-Arthur Chevalier, nô et mort à Paris (1830-1874), a perfectionn.- 1<- ri'-.-.m.'tr.- iiri-rrs.a, l'aphtalmoscope, l'axomètrc, 1.^ |i.)|' i; a.-'i-.s .'.■ .i |"il>li.>, entre autres ouvrages ; /.' ■ i ' fjndiantmicrographe, trait,'- :' -,,,,„• et des préparations (\i6-,) . iW.t ,''■- !'-- -■ , , \---:- : . i.a

Chevalier (Michel), économiste et hommo d'Etat, né à Limoges en 1806, mort à Paris en 1879. 11 embrassa avec passion la cause du saint-simonisme et, pendant deux ans, rédigea le « Globe », organe de la secte. Ayant été obligé de d"ônner sa démission d'ingénieur des mines à la suite d'une condamnation de presse, il se rendit en Amérique, d'où il adressa au « Journal des Débats », une série do lettres qui firent sa réputation. A son retour en France, il fut élu député, en 1845, par le département de l'Hérault. :onseiller d'Etat, puis sénateur,

'lu dépu 1 à l'Em

CIIF.VALIER

CIIEYECIER

Professeur d'économie politique au io signala par la supériorité et l'élé- >ment. De concert avec Cobdon, dont 1 principal instigateur du traité de

1-, on France et à Voici l'énuméralire de ses princi- • ;i^os : Jiisioire et ' des voies de comaux Etats-Unis lies suri' organisaiiuail (1848); les invention (1878).

l'valior avait été on Franco, à précréation d'un cars l'isthme de Pa- 1 la fin do sa vio, 'im16 une société

Tiama

lude la ,j,ui,„c, ,1, /.,„- ■'S royales de Clieitunceuux . en Tauraine (1868); lieif/iques sur les églises ro-

. né à Rambouillet en 1841, s pondant de l'Académie des Il a publié un grand nomifit le plus connu est le lié- < du moyen âge (1877-1888),

lun chevalier; femme qui a

Jacq

faite.

— Bague à la chevalière ou adjectiv. Bague chevalière, ou simplement Chevalière, Bagues à large chevalière, cliatou, amsi appelées parce qu elles

sont imitées de celles que portaient les chevaliers romains.

CHEVALINE adj. f. Qui a raiiport au cheval, qui est do

la naturii du cheval /> . c iii \ m i -i . /lace chevaline.

/.(,' .Slua Biiok ts/ ?. ;': . CHEVALINES.

— lîotti'ht-rie chci^i:'' ' ! i lil.ite de la viande

— n. f. Le commortu ito Lliu\aLi.v . J aire la chevaline. ('i) n. m. Passage pratiqué au moyen de

rres à peu près jointives, dans une rivière dont

Chevallier (Jean-Baptiste-Alphonse), chimiste rt phai-macion français, né à Langres en 1793, mort à Pario en 1S70. Il fut prore>isonr à l'Ecole de pharmacie et membre de 1 .\cadêmi6 de médecine. Outre des mémoires et

i>\-- '' . /posées

CHEVALON et CHEVALOT (lo) onnës au bluet commun.

CHEVALOT IJo) n. m. Instrument qui, dans les

'<iNi'! ]' '111 I l'irro en paquet le til dévidé

Noms vulgain fdature

- rad. chef, ou peut-être du lat. cadere, lîiens, fortune, ce que l'on possède t. (Vieux.)

a Marche, Dédommagement donné 10 dont le bien dotal était aliéné.

>mm. de la Charente-Inférieure, arr.

faiti

l'Isle et la !

CHEVANCER

Chevandier de ValdrÔME (Jean-Pierre-Napo-

• I l'iiiilie plusieurs -l/emuira '.I, des forêts.

t;vLNNr. 11. m. Ichtyol. V. chevaine.

Mil il. I Viirine, arrond. et à 7 kilom. l;eaulrho; 1.28.5 h. Ch. do f. P.-L.-M. ries. Ruines gallo-romaines. Eglise

— En T. do lypogr.. Situation des caractères qui cliovauchont, qui ne s'alignent pas : Corriger le chevaucuagb.

CHEVAUCHANT (vâ-chan), ANTE adj. Tochn. So dit des parties d'un assemblage qui empiètent l'une sur l'autre : Oes ardoises chevauchantes.

— Bot. Syn. de équitant, ante.

CHEVAUCHÉE (id-c/ié) n. f. Tournée à cheval, que faisaient à diverses epoouos certains fonctionnaires publics.

Il A signifié Incursion nostiled'une troupe do gensâchoval.

Il Auj., Course, tournée, promenade à cheval, il Distance (luo peut parcourir une béte de somme en un certain temps, sans s'arrêter. Il Compagnie do personnes à cheval ; cavalcade.

— Agric. Nom collectif sous lequel on désigne, dans lortains pays, toutes les plantes nuisibles aux moissons : Sarcler la chkvadchée.

— Dr. anc. et fcod. V. la partie oncycl.

- Kncvcl. Ou appelait cAfi)auc/«.*e, au moyen âge, un service mililairo (|ue les vassaux devaient au suzerain et qui etail de moindre importance que lo service appelé.l'os^. Il e.st certain c|ue la clievau,:hée élait différente do l'ost, l.irii que le l'arae i,Te 'le .■,■( le di H er.'iice ne puisse peut-être

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