‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 873 sur 956 · Livre de prédilection · texte numérisé non relu

Livre de prédilection

— Image de chevet, Tableau ou Bas-relief de piété, formant diptyque, triptyque, ou composé d'un seul panneau encadré, avec ou sans volets, et qu'on suspendait au fond ,,,„„ j„ rhpvpt du lit. (Ces petits objets s'empor- »m^oe "« cneiei. talent en voyage. Très en usage en France, au moyen âge et jusqu'au xvii" siècle, ils le sont encore en Espagne, en Italie et dans quelques pays orientaux. Les icônes russes rentrent dans la catégorie de ces images de chevet.)

— Archit. Partie de l'église, généralement en hémicycle, qui se trouve tout au fond de la grande nef.

— Artill. Coin de bois placé sous 1 affût d'un canon ou d'un mortier, pour faire varier l'inclinaison de la pièce.

Il Gros billot de bois placé derrière un affût de canon pour en supporter la culasse.

— Dr. anc. Droit de chevet. Somme qu'un officier des compagnies supérieures et un avocat qui se mariaient étaient tenus de payer à leurs confrères. (Primitivement, c'était un repas qu'ils offraient.)

— Féod. /^ie/'cAei'e«, Fief mouvant immédiatement du roi.

— Mar. Pièce de bois tendre arrondie, que l'on place sous l'arrière du traversin des grandes bittes.

— Min. Lit ou mur d'un filon.

— Techn. Garniture de plomb qu'on met au bord des chéneaux. ii Appareil distributeur destiné à répartir d'une manière uniforme le minerai bocardé, sur une table à

ine caisse allemande dite caisse à tombeau. Il

autrefoi:

Bout de tringle que le cloutler soude à celle qui lui a servi à fabriquer des clous et qui est devenue trop courte.

— Loc. fam. Etre brouillé avec son chevet. Ne pouvoir trouver le sommeil, il Avoir trouvé quelque chose sous son chevet. L'avoir rêvé, se l'être imaginé, l'avoir inventé.

— Enctcl. Archit. Dans les chartes du moyen àgo, le mot chevet {caput ou capitulum ecclesix, capilalis pars, capitrium, chevais) désigne cette partie de l'église uu :>*elL'. vait primitivement l'autel (en grec pT,[j.a, en latin prc.^bi/terium) [V. chevecier, chevecerie]. Par la suite, la dénomination d'« abside >> prévalut, et celle de » chevet » ne fut plus guère employée que pour désigner l'extérieur du sommet du chœur. Dans les églises latines et romanes, le chevet présente ordinairement 1 aspect d'une demi-tour ronde ou polygonale, s'appuyant contre le mur oriental du chc mais, au xiii' siècle, lorsqu'on eut i tuaire plusieurs petites absides sec chœur se trouva plus élevé que ces chapelles, et fut soutenu au moyen d'arcsboutants qui, avec les pinacles et les galeries évidées dont on couronnait les absidioles, donnèrent aux chevets un aspect particulier. Parmi les chevets les plus remarquables, on peut citer ceux des cathédrales de Paris, de Reims, d'Amiens.

— Archéol. Vépée de chevet, très courte, se plaçait à la tête du lit, ordinairement dégainée. An xvii» siècle, on appelait épée de chevet ou épèe de cuisse, une épée de demi-longueur que l'on portait, horizontale, à la ceinture, avec des pendants assez longs pour qu'elle fût couchée au milieu de la cuisse. C'était une épée à garde simple et qui était de mise à la ville comme à la cliasse.

— Archéol. orient. Les peuples de l'ancien monde oriental, accoutumés à porter des coiffures très compliquées, lorsqu'ils ne se rasaient pas la chevelure complètement, employaient, au lieu et place du coussin sur lequel nous posons la tête, un support en bois de div

Kpée de

donn

chevet. C'était un billot de bois ou de pierre evidé en demi-lune, ou une demi-lune, supportée par un pied.

Les chevets chaldéens et assyriens étaient fort !

très variées. Ces derniers por- Chevci talent une invocation aux génies protecteurs du sommeil, surtout au dieu na sa face grimaçante est le motif principal de 1 tien. Un chevet ou une amulette en chevet était déposé dans la tombe avec la momie, et un chapitre spécial du Livre des morts en assurait la possession au double dans l'autre monde. Les peuples à demi civilisés de l'Afrique continuent à se servir de cet objet de ménage, en Nubie, sur le haut Nil, dans les régions do la Guinée et du Congo. Il était très usité, autrefois, en Orient, en Chine et au Japon.

CHEVETAIN {tin) ou CHEFETAINE ((en') n. m. Ancien mot signifiant capitaine.

CHÉVETEAU n. m. Techn.

, Licou :

Il Droit que les ecuyers au r le foin venu par eau à Paris

CHEVÊTRE (du lat. capistrum, même sens) i Chevêtrk de cuir. (Vieux.)

— Chir. Bandage qui sert à i fractures et les luxations des os 11 On écrit aussi chevestre.

— Constr. Pièce de bois dan; solives d'un plancher. Il Barre de coupées à l'endroit de la chemii

CHEVÊTRÏER ((ri-<!) n. m. Solive d'enchevêtrure, ii Grosse pièce de bois sur laquelle tourne le tourillon de l'arbre des meules, dans un moulin. (On dit aussi chéveteau.)

CHEVEU (du lat. capillus, même sens) n. m. Poil de la tête, chez l'homme et la femme : Les cheveux sont la de la tête. (M""* Monmarson.) il Faux cheveux.

Pern

les

IVimiM I ■ '.,:..; .!.• la tête.

— / II- autre coiffure que ses cheveux : .Su,;,, 1 . , i,i \, ; ^ / ,,-,■ coi/fée en cheveux.

— l'ar aual. U;a;ii i.iji de certains arbres, dont le feuillage imite une chevelure; matière filamenteuse qui ressemble à des cheveux.

— Art culin. Cheveux d'ange. En Espagne, Espèce de confiture, très estimée, de cédrats ou de citrons.

— Bot. Cheveux de la Vierge, Nom vulgaire de plusieurs byssus et jiussi de la fleur de la viorne. Il Cheveux de mer. Nom de quelques ulves et varechs filamenteux, ii Cheveux de paysan, Syn. de barbe-de-capocin. Variété de chicorée. Il Chevelue de Vénus, Syn. de capillaire de Montpellier, de NIGELLE DE DAMAS, de CUSCUTE, de noRA-

dili.e. Il Cheveux d'évêque, Syn. de raiponce, il Cheveux du diable, Syn. de cuscute, il Cheveux du roi, Syn. de

TILLANDSIE USNO'iDE.

— Céram. CIteveu d'or. Filet doré encadrant une pièce en porcelaine.

— Entom. Clieveux de la "Vierge, Nom que l'on donne quelquefois aux fils de la Vierge. V. fil.

— Mar. Lever l'ancre par les cheveux, La lever à l'aide de son orin.

— Miner. Cheveux de Vénus, Nom que l'on donne aux aiguilles et filaments, plus ou moins dorés, que forme lo rutile dans lo quartz hyalin.

— Pop. Obstacle, embarras, difficulté : Il y a un cheveu. Voilà le cheveu! il Amour, caprice : Avoir un cheveu

— Loc. Avoir de beaux cheveux. Se dit ironiquement d'une personne ou d'une chose laide, mal faite, sans valeur, misérable. 11 S'arracher les cheveux. Donner des marques d'un grand désespoir, n Faire dresser les cheveux, les cheveux sur la tête. Epouvanter, faire horreur, n Se prendre aux cheveux. Se saisir aux cheveux dans une rixe; se prendre de querelle, se haxtre. \i Prendre quelqu'un aux cheveux. Le quereller, le gourmander vivement. Il Saiiir l'occasion

CIIEVEUIl

CIIEVILLON

saisir avec cmprcssomont, no pas la Il Etre lire par Us cheveux, N'Ctro pas ^ n'Atro fondA quo snr <ips subtiliti^s.

réo. Il On ne peut peigner un (

toute i>a force. (Ces mois ont passe ou proverbe. )

— Cheveux d'Abaalon. V. Absalon.

— SY^•. Cheveux, chevelure. V. rniîVEl-DRE.

— t'Nf'vii . AîiMf .-t ].liv«i.>l (..■■^ rhiveux ne diffèrent

JK.s cs.Illlrll.ltIriM .Ir^ .HlMr.- [...ll V. POILS.) ImplaOtéS

.il> I I :ii , ( . - 'I I i! lies régulières sur la

].i ,: . : . ■ .■ I, . ' . . : ;, ils forment, au som-

ijii'i 'II' L( (' ' 1 '.■'^•■\. -iir).,l|im. Ils sont pourvus

a la liaso d<i linir bulbe du .Unix iilfis musculaires, qui,

la sensation d'horreur, les redressent, les hérissent. Leur forme, leur grosseur, leur longueur, leur couleur sont variables suivant les races. Les cheveux cylindriques à section circulaire sont droits et lisses ; les cheveux à section ovalaire se courbent en boucles plus ou moins rapprochées, suivant que la section diffère plus o» moins du cercle, et qu'ils sont plus ou moins gros ; les cheveux à section très aplatie sont crépus, c'est-à-dire roulés en spirales serrées. Les cheveux sont modifiés dans leur élasticité et s'allongent sous l'influence de l'humidité. ("V. htgromètee.) Chez le même individu, la couleur des cheveux {blond,

dans la natur

Dans les cheveux blancs on sans pigment fv. canitie), il y a en outre une infinité de très fines bulles d'air. Les cheveux blonds sont, en général, plus fins que les bruns. Les caprices de la mode ont conduit à altérer, par des artifices divers, la couleur naturelle des cheveux. "V. teinture.

— Anthropol. La couleur des cheveux ; leur, comme caractère ethnographique ; 1 viduelles n'infirment pas complètement cette valeur, étant attribuables en partie à la manifestation atavique de croisements. La forme du cheveu, d'où dépend l'aspect naturel de la chevelure, est un caractère de grande valeur. On peut, sous ce rapport, grouper les races en trois catégories : cheveux cylindriques, et par conséquent à chevelure droite et plate (Mongols, Malais, Peaux-Rouges) ; cheveux à section elliptique, chevelures bouclées (races indo-germaniques, Australiens, Polynésiens) ; cheveux à section aplatie, chevelure crépue (nègres, Hottentots). Les cheveux sont implantés perpendiculairement au cuir chevelu, chez les Hottentots et les Papous.

— Comm. L'induatrie des cheveux a une grande importance. Paris est le principal siège de cette industrie. La majeure partie des cheveux que l'on emploie provient de la tète des femmes ; mais, avant d'être livrés au commerce, les cheveux doivent subir un certain nombre de préparations et de manipulations, afin d'î

Le triage des cheveux par longueur, couleur et finesse, est la première opération ; vient ensuite le dégraissage, qui demande des soins particuliers afin d'éviter une altération de la couleur. Le lissage succède au dégraissage ; il importe que tous les échantillons de même qualité soient lisses et ne présentent aucune frisure. Tous ces travaux exigent infiniment de soins et des connaissances chimiques spéciales.

Les cheveux sont alors livrés au commerce qui fabrique des postiches, des dessins, bijoux, etc. L'industrie française des cheveux est alimentée principalement par la Bretagne, le Limousin, l'Auvergne, qui donnent les cheveux dits de coupe ou bruts, c'est-à-dire coupés directement sur la tête des femmes. L'Allemagne, la Belgique, la Suède, l'Italie, la Suisse, etc., en fournissent également.

— Coût. Les femmes, dans l'antiquité grecque et romaine, portaient de faux cheveux, et cette coutume leur survécut. En France, au xiv» et au xv siècle, les reines et les dames de la cour ont des coiffeuses oui leur posent des tours de tète et destemplettes frisées. A la fin du moyen âge, comme au xvi* siècle, la couleur blonde des cheveux étant à la mode, on colorait les cheveux au moyen do teintures dont les plus estimées venaient, dit-on, des Vénitiens. En Orient, au contraire, les cheveux noirs étaient les plus estimés : on se teignait la chevelure en noir brillant avec le hindi et autres ingrédients. Sous Charles IX, les dames françaises et italiennes, non contentes de se rendre la chevelure fauve avec l'eau de noyer ou de safran, ou les eaux vénitiennes, se poudraient avec des substances violettes, rousses, etc. Sous Louis XIII, la poudre rousse domina; mais, peu à peu, elle fut remplacée par la poudre blanche, qui resta en honneur jusque sous le premier Empire. Beaucoup de peuples, à l'état sauvage, ont l'habitude do se décolorer les cheveux, comme les So blanchissent avec de la cliatix. cir.

— Pathol. Les cheveux .Sun t sii,., ,,,!. 1 1 1. lations, à des maladies diverses. Leur \ i ,i celle de l'organisme tout entier, et m i . ,ilo de la peau. Aussi sont-ils altcr.-. i : : r:ichecti-

qui se les

Chevigné (Louis-Mario-Joseph, comte de), poète français, néon Vendée on nus, mort à Reims en 1876. Il est surtout connu par un recueil de vers, Contes rémois (1S33), .ini :iii'-st.' nn '.'lient souple, élégant, et unohumour enjouée.

I !i r .1 II II ssions (1858) a été illustrée par Moissonier

II Ils On doit, en outre, à de Chevigné un joli 1' ' Il ' .' et la Pêche (l»3i).

cHKVH.ir.HC 11- f. Sorte détresse plate en fll écru ou en ciiton, I. I, I u' 1'^ attaches pour divers vêtements.

CHEVILLAC;

'' mil.]) n. m. Action de cheviller, et i-ns. m h , nlrs qui entrent dans un ouvrage :

Le cnEvii.i.,u,i; d ..n ,j,l,./,Ic.

— Wanuf. Action do cheviller ou de tordre les flottes de soie entre deux chevilles, après que les fils ont été placés bien parallèlement sur le chevitloir o\i pentimoir. Le chovillago a pour but de donner à la soie que la teinture a raidie toute la souplesse désirable, en mémo temps qu'il lui donne plus de brillant en ouvrant ou décollant les brins de soie.

— Mar. Opération consistant à réunir entre elles, au moyen de chevilles, les diverses pièces des navires en bois. (Le chevillage est simple, double, ou à bout perdu.)

— Enctcl. Mar. Les chevilles sont en bois, on fer ou en cuivre ; elles s'enfoncent du dehors en dedans, et la matière dont elles sont faites dépend de la place qu'elles doivent occuper. Hors de l'eau, elles sont on fer zingué ;

à la flottaison, en cuivre rouge. Dans le bordé, toujours immergé, on se sert de chevilles blés. Le chevillage

irt de chevilles de cuivre et de

'arrière et de l'avant exige les grands soins, et la forme des chevilles diiTère avec la place qu'elles occupent; les unes ont la tète carrée, les autres ronde ; elles portent souvent des boucles, des crocs ; c'est un des éléments les plus importants de la carène.

CBEVILLARD (vi-llar' [Il mil.]) n. m. Pop. Celui qui fait le commerce de la viande à la cheville.

CheviLLARD (André), dominicain et missionnaire français, né à Rennes en 168S, mort en Amérique. On lui doit un curieux travail intitulé ; Desseins de Son Eminence de Richelieu pour l'Amérique, ce qui s'y est passé de plus remarquable depuis l'établissement des colonies, e<c. (1659).

CheviLLARD (Jean), généalogiste, qui vivait au commencement du xv!!!.* siècle. Il a punlié deux recueils portant le titre de; Grand armoriai ; le premier sans date, le second, avec date de 1692-n04. — Son fils aine, Jacqdes Chevillard, ég:alement généalogiste, a laissé, entre autres oavta.g6sspècia.\ix: Blasons des genlilshommesdeBourgogne{n26); V Armoriai de Bourgogne et de la Bresse (1726). — Jacques Chevillard, frère du précédent, a laissé : l'Armoriai de l'Ile-de-France ; Chronologie des rois et des reines d'Espagne (1701) ; Chronologie des reines de France (1701) ; Dictionnaire héraldique (1722) ; Tableau de l'honneur ou Abrégé méthodique du blason ; etc. — Un autre généalogiste, probablement frère des précédents, Jacqdes-Lodis Cïievillard, mort en 1751, a publié un Nobiliaire de Normandie (1720) et plusieurs ouvrages du même genre.

ChevillaFID (Pierre-Alexandre-François), violoncelliste , né à Anvers en 1811, mort à Paris en 1877. En 1859, il fut nommé professeur au Conservatoire de Paris. Avec le violoniste Maurin, il fonda une société de musique de chambre, surtout consacrée à l'exécution des grands quatuors de Beethoven. Cette petite société parcourut l'Allemagne, où elle eut un grand succès. Chevillard a publié une Méthode complète de violoncelle, un concerto, un quatuor et divers morceaux pour le violoncelle.

CHEVILLE {H mil. — du lat. clavicula, même sens) n. f. Tenon de bois ou de métal que l'on enfonce dans un trou pour le boucher ou pour servir à l'assemblage de deux

Sièces : Planter des chevilles dans une cloison, ii Morceau e bois ou de métal fixé dans un mur ou dans na meuble, et servant à accrocher certains objets :

Suspendre un vêlement aune cheville.

— Cheville ouvrière. Forte cheville qui joint le train de derrière d'une voiture avec l'avant-train. il Fig.Cause essentielle, agent principal, centre de l'action : L'argent est la cheville ou- VRliiEE de tous les succès. a, cheville ouvrière.

— Vente a la cheville. Vente de la

viande de boucherie en gros et en demi-gros. (L'origine de cette locution est incertaine : peu^êtr6 vient-elle de ce que les bouchers suspendent à des chevilles les grosses pièces non détaillées.)

— Cheval attelé en cheville, Cheval attelé devant un limonier.

— Cheville du pied ou simplem. Cheville, Partie de chacun des os de la jambe qui fait saillie aux deux côtés du pied, et que les anatomistes appellent malléole.

— Chevilles. Pop. Pommes de terre frites.

— Blas. Les andouillers des ramures d'un cerf.

— Bot. Nom vulgaire de plusieurs agarics.

— Jeux. Etre en cfieville. Se dit, au jeu d'hombre, du joueur qui n'est ni le premier ni le dernier à jouer.

— Littér. Expression inutile à la pensée, et qui n'est qu'un remplissage ou une redondance pour faire le vers ou arrondir la période : Les épithétes sont souvent des chevilles.

— Mar. Tige de bois ou de métal servant à la liaison des pièces de membrure du navire : chkville d'assemblage.

Il Cheville à tête plate, ronde, à boucle, à cosse, à croc, à écrou, à œil, à mentonnet. Forme extérieure de la tête de diverses chevilles d'usage courant, n Cftevilles enferzmgné, en cuivre. Métaux avec lesquels on confectionne ces chevilles. Il Cheville du loch. Sorte de cabillot en bois qui senfage dans la bobine du bateau de loch, ii Cheville ouvrière 'affût à châssis. Pivot autour duquel tourne l'affût central.

— Mus. Chacun des petits morceaux de bois ou de métal qui servent à tendre ou à détondre les cordes du ] violon, de la basse, de la guitare et des autres instruments à cordes, il Tourmenter ses chevilles. Se dit d'un exécutant inexpérimenté, qui tâtonne très longtemps pour accorder son instrument.

— Techn . Boulon de fer, avec lequel l'ouvrier relieur peut serrer ou desserrer la presse à rogner. (Vx.) Il Instrument composé d'une découpure en cuivre ou en télé *>' 't-"- ^" ^■^'■' V ^-ordonnier pour obtenir la lia;- ■ aveclasemelle. ii Chex-ilh: > ^.tues de la charrue. Il Broclr ■■leschar- Chpville

souple do dova

Qitc sur le métier dut

serand. n C/ieville à points. Cheville à tête avec entailles per-

int de la saisir et do l'oxtrairo du trou dans lequel ello

ifoncée. il Tire-fond qui, sur une voie ferrée, fixe un sur la traverse lorsqu'on fait usage du rail i. double champignon, n Nom donné autrefoisàdeux barres de bois fixées dans une des jumelles do la presse en bois, et qui servaient à porter les balles, il Tablette do bois ajustée à l'établi, et sur laquelle le bijoutier travaille, n Cheville de halane. Arbre horizontal sur feqnel s'enroulent ou se déroulent les tonrets des fils de caret, n Cltevilte d'ourdissoir, Axo vertical des tourets. n Cheville de commellage. Banc de fer servant de point d'appui au carré, il Cheville à tourniquet. Bâton pas.sé dans une corde, et dont on so sert comme d'un tourniquet pour consolider le chargement d'une voiture.

— Véner. Nom que l'on donne aux andouillers latéraux de la tête du cerf, du daim, du chevreuil.

— Zool. Apophyse osseuse du frontal, qui supporte la corne, chez lot animaux.

— Loc fam. N'aller ptis à la cheville de quelqu'un. No pas l'égaler à beaucoup près, lui être de beaucoup in férieur.

Il II n'y mangue pas une cheville. So dit d'un ouvrage entiëroment terminé, auquel il no manque absolument rien.

Il // ne lui faut plue qu'une cheville pour le tenir. Se dit d'un homme qui est dans un bon poste, et qui n'a plus qu'à s'y maintenir, il Autant de trous, autant de chevilles; Pour un trou, il y a vingt chevilles. So disent dnne personne qui a réponse à tout, excuse à tout, et n'est jamais à court

Chevilles, recueil de vers de maître Adam Billant, menuisier de Nevers (1644). Maître Adam jouissait, au XVII* siècle, d'une grande réputation, fondée sur une chanson bachique restée longtemps populaire :

On l'appelait même . le Virgile au rabot •. L© prestige s'évanouit quand on s'avisa do réimprimer les œuvres de maître Adam. Si l'on excepte de son œuvre un très petic nombre de fragments réellement bons, tont le reste esc médiocre.

CBEVILLEMENT {vi-lle-man [if mil.]) n. m. Maléfice auquel la superstition reconnaissait le pouvoir d'empêcher à quelqu'un d'uriner, en lui fermant le canal de l'urètre, ou le rendre impuissant par le seul fait d'enfoncer une cheville dans un mur.

CHEVILLER {Il mil.) v. a. Assembler avec des chevilles : Cheviller une charpente, un tonneau.

— Boucher, Mettre en vente de la viande de boucherie à la cheville.

— Littér. Remplir de chevilles, de mots oiseux qui n'ajoutent rien à la pensée : Cheviller des vers, n Absol. •

Le dernier des humains est celui qui cheville.

— Manuf. V. chevillage.

— Mar. Cheviller à bout perdu. Enfoncer la cheville de manière qu'elle disparaisse dans l'épaisseur du bois.

Cheville, ée part, passé du v. Cheviller.

— Fig. Avoir l'âme chevillée au corps (ou te corps chc" ville à l'âme), Avoir la vie dure, résister énergiquement aux causes de mort.

— Blas. Se dit de la ramure du cerf ou du massacre : 1* quand l'émail ou le métal des chevilles est différent; 2» pour indiquer le nombre même des chevilles.

— Bot. Qui a la. forme d'un clou.

— Manég. Cheval chevillé. Cheval qui a les épaules trop serrées.

— Mar. iVai'ire chevillé en fer zingué. Dont les chevilles, par économie, sont D'argent i toutes en fer zingué. "*'"'

— Véner. Se dit du bois d'un cerf, par rapport à la manière dont les andouillers sont implantés : Lorsque les andouillers sont beaux, longs, bien plantés et bien tournés, la tête est bien chevillée. (E. Chapus.)

CHEVILLER {vi-llé[llml\.]) a. m. Partie des instruments de musique à cordes sur laquelle sont fixées les chevilles qui servent à la tension de ces cordes.

CHEVILLETTE (vi-llèf [Il mil.]) n. f. Petite cheville, n Autrefois, Sorte de clef de bois qui servait aux fermetures : Tirez la chevillktte, et la bobinelte cherra. (Perrault.)

— Techn. Morceau de cuivre plat et percé de trous, que le relieur emploie pour attacher les nerfs des livres, n Broche de fer à l'usage des charpentiers, n Cheville qui sert à fixer le coussinet sur la traverse. (C)n l'appelle aujourd'hui CRAMPON.) Il Sorte de fiche en fer dont les paveurs se servent pour tendre leur cordeau.

CHEVILLEDR [vi-lleur' [Il mil.]) n. m. Sorcier qui pratiquait le chevillemcnt. il Ouvrier qui fait subir aux soies l'opération du chevillage. n Ouvrier

3ui apprête les soies écrues pour être livrées, ans cet état, au commerce, n Ouvrier qui conduit

lée de cinq pièce;

ChevU lelte de

la cheville.

les chevil

et demi-gros, vendant la viande dépecée

CBEVILLIER {vi-yé) n. m. Cheval attelé on cheville.

Chevillier (André), érudit, docteur et bibliothécaire de la Sorbonne, né à Pontoiso on 1636, mort à Paris en 1700. On lui doit la conservation du précieux volume Spéculum humons salvationis (aujourd'hui à la Biblio thèque nationale), qu'il acheta parmi des livres de rebut. U a publié notamment : Origine de l'imprimerie de Pans (1 694).

CHEvnxiÈRE n. f. Comm. V. chevilière.

CHEVILLOIR {vi-lloir' [Il mil.]) n. m. Instrument garni de chevilles, qui fait partie du métier destiné à rendre aux écheveaux de soie que la teinture a raidis leur souplesse primitive.

CHEVULON (// mil.) n. m. Bâton des ourJisseurs pour lever la soie de dessus l'ourdissoir, u Bâton tourné, au dos d'une chaise, il Petit morceau do bois tourné qui sert â lancer les manœuvres le long des côtés d'un navire.

Chevuxon, ch.-I. de canton de la Haute-Marne, arr. et à 15 kilom. do Vassy, près de la Marne ; 1.083 hab. Ch. de f. Est. Carrières de pierres de taille. Commerce de grains et de fourraces. Rmnes d'un château qui appartint à la famille de j'oiaville. — Le canton a 15 comm. et 8.369 hab.

Page 1