CHEVEU
Autrefois, Maison, ménage, fou.
devait différentes espèces
CHBVEDAGC
CHEVEL [vèl') n. m. Forme
— Féod. Seigneur auquel oi d'aides et de services.
— Techn. Etau portatif, à l'usage des : CHEVELAGE n. m. Opération qui consiste à creuser et
entretenir des passes dans les hauts-fonds d'un cours d eau. GHE'VrELÉ, ÉE adj. Blas. Se dit d'une tête qui a des cheveux d'un émail particulier : Têtes de femmes chevelées d'or.
— Bot. Garni de racines : Marcotte
CHEVELÉE n. f. Bot. Marcotte qui a pris racine. "V. chevelu n. m.
— Vitic. Plant de vigne en racine.
Svn. do UODTORE, MARCOTTE ENRACI- NEE, CR0SSETTE.
CHEVELINE (rad. cheveu) n. f. Nom vulgaire des clavaires, genre de cham- ..(gj-nj pignons. veWe^de
CHEVELU, UE adj. Qui a des cheveux ; qui a dos cheveux longs ou très abondants : Les peuples septiintrionaux sont plus CHEVifLCS que ceux du Midi. (Acad.)
— Anat. Cuir chevelu. Partie de la peau qui recouvre le crâne rt dans laquelle sont implantes les cheveux.
— Astron. Comète chevelue. Celle dont le noyau est entouré d'une traînée lumineuse peu étendue en longueur, et formant autour de lui une sorte de chevelure.
— Géogr. Gaule chevelue. Provinces septentrionales de la Gaule, dont les habitants portaient les cheveux longs.
— Hist. Bois chevelus. Titre que l'on donnait aux rois mérovingiens, parce qu'ils laissaient croître leur chevelure.
— Hist. littér. S'est dit des écrivains les plus avancés de l'école romantique : Les poètes chevelus.
— n. f. pi. Arachn. Sous-genre de thomises, fondé pour une seule espèce.
— Bot. Se dit des organes des végétaux qui sont revêtus de longs appendices filiformes, comme les graines du cotonnier, les racines des graminées, etc.
— Anton. Chauve, tondu.
CHE'VELU n. m. Ensemble des radicelles ou des dernières divisions de la racine d'une plante : Lorsqu'on met un végétal en terre, il faut étendre le chevelu. (Bosc.)
CHEVELUiU: n. f. Ensemble descheveux d'une personne: Chevelure noire, blonde. Chevelure inculte.
— Poétiq. Objet qui couronne un sommet et imite une chevelure humaine ; branches et feuillage des arbres.
— Astron. Partie de la nébulosité d'une comète nui s'étale autour du noyau : La chevelure et la queue des comètes varient avec la distance de l'astre au soleil. (Ara^o.) [V. COMÈTE.] Il Chevelure de Bérénice, Constellation de fhomisphère boréal, située entre le Bouvier et le Lion. Neuf étoiles doubles et une étoile triple se trouvent dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. V. la partie encycl.
— Bot. Touffe de feuilles qui couronne l'ananas, la fritiUaire impériale et quelques autres fleurs ou fruits. Il Aigrette qui accompagne certaines graines, notamment colles des asclépiades, etc. Il CItevelure blonde. Nom vulgaire do la stippo pennée. Il Chevelure dorée. Nom vulgaire du chrysocome. Il Chevelure des arbres. Plantes grimpantes et lilamenteuses, comme l'hydne rameux, la tiUandsie, les usnées, la cuscute, etc.
— Pyrotechn. Chevelure de feu, Masse de petits serpenteaux qu'on lance à la fois.
— Syn. Chevelure, cheveux. Le mot clieveux ne désigne pas nécessairement tous les poils de la tête, il peut n en désigner qu'une partie ; de plus, même lorsqu'il exprime la totalité, il fait penser aux unités qui la composent, et il ne suppose ni l'abondance ni la longueur; on peut dire : Les rares cheveux d'un vieillard, les cheveux courts d'un nègre, ha. chevelure, au contraire, c'est l'ensemble des cheveux, et ce sont toujours des cheveux abondants et longs.
— Encycl. Myth. et litt. Chevelure de Bérénice. Bérénice, femme de Ptolémée Evergète, roi d'Egypte, voyant son mari partir pour une expédition en Syrie, fit vœu, s'il revenait vainqueur, de couper ses cheveux et do les offrir à Vénus, ce qu'elle exécuta en effet ; mais, le lendemain de ce généreux sacrifice, les cheveux de la reine disparurent du teoiple. L'astronome Conon donna le nom de Chevelure de Bérénice à la constellation de sept étoiles qu'il venait de découvrir, en disant que les dieux avaient mis les cheveux de la reine à leur vraie place, dans le ciel. Cette métamorphose fut célébrée dans une élégie du poète alexandrm Callimaque (m" s. av. J.-C). Nous n'en avons (lue des fragments. Ce poème est connu surtout par l'imitation qu'en a faite en latin Catulle, en l'an 54 av. J.-C. C'est un jeu d'esprit qui vaut surtout par la grâce du détail et l'habileté de la versification. Comme dans l'original grec, on y trouve un trop grand étalage de mythologie.
CHEVER (du lat. cavare, même sens) v. a. Creuser, n Chever une pierre précieuse, La creuser en dessous pour en adoucir la teinte, il Chever unepièce de métal. La rendre concave, n Chever du verre, Faire subir au verre l'opération du chovage.
— Ane. coût. Empiéter sur : Chever un héritage.
Cheverny comm de Loir et Cher arr. et à 13 kilom de Blois non loin du Conon dans un pays couvert do boi et d étangs 11 0 1 ab \ maigrerie Château construit ver
1630 par Hurault, comte de Cheverny, fils do Philippe 1 Hurault, chancelier de Henri III, œuvre de l'architecte ' Boyer de Blois, et décoré par le peintre de Blois, Jean Mosnier. Deux dômes, percés de jours au sommet, surmontent les deux ailes ; des bustes ornent la façade. Sur les lambris de la salle des gardes, sont peintes des fleurs et des devises latines. La chambre du roi, remarquable par ses peintures (scènes de l'histoire de Persée, du roman de Tliéagène et Chariclée), donne une idée exacte de ce qu'était, au xvii» siècle, la magnificence décorative de quelques-uns des châteaux de France.
Cheverny (Philippe Hurault, comte de), magistrat et homme d'Etat français, né et mort à Cour-Chevern^ (1528-1599). Tour à tour étudiant aux universités de Poitiers et de Padoue, il acheta, en 1553, l'office de conseiller au parlement de Paris : distingué dans ces fonctions par Catherine de Médicis, il fut placé par elle près do son fils préféré, le duc d'Anjou, en qualité de chancelier de sa maison, ce qui lui fit donner, en 1569, la place le conseiller d'Etat par le roi, frère de ce prince. Celui-ci, devenu Henri III, le nomma garde des sceaux en 1578 et chancelier de France en 1581. Malgré ces bienfaits, il n'en prit pas moins une part discrète à la Ligue, et fut disgracié à la fin de 1588. Ses charges lui furent rendues, deux ans après, par Henri IV, auquel il montra du dévouement. Il est l'auteur de Mémoires d'Estat estimés, allant de 1567 à 1599 (Paris, 1636).
ChevERT (François de), général français, né à Verdun en 1695, mort à Paris en 1769. Il prit part à presque toutes les campagnes importantes du règne de Louis XV. Le maréchal de Saxe le désigna pour le commandement des grenadiers à l'attaque de Prague (1741). C'est alors que se place la scène célèbre souvent rappelée. Chevert réunit ses sergents et leur dit : « Mes amis, vous êtes tous dos braves, mais il me faut un brave à trois poils. « Puis, se tournant vers le sergent Pascal, des grenadiers d'Alsace ; <i Le voilà, ce brave, ajouta-t-il. Camarade, monte le premier, je te suivrai. — Oui, mon colonel. — Quand tu seras sur le mur, la sentinelle criera; Yardàl (Qui vive !) Tu ne répondras pas. — Oui, mon colonel. — Elle tirera un coup de fusil et te manquera. — Oui, mon colonel. - Toi, tu la tueras. — Oui, mon colonel, n Tout arriva comme il avait été dit : Pascal et Chevert entrèrent les premiers dans la ville. Lorsque le maréchal de Belle-Isle abandonna la place (nuit du 16 au 17 déc. 1742), Chevert y fut laissé, avec une faible garnison chargée de la défendre. La défense par Chevert fut héroïque. Il sortit, le 2 janvier 1743, avec tous les honneurs de la guerre. Chevert s'illustra encore à la bataille d'Hastenbeck, gagnée, le 24 juillet 1757, par le maréchal d'Estrées, sur le duc de Cumberland. Ce fut lui qui décida le gain de la bataille en enlevant le mont Nimerin, où s'appuyait la gauche de l'ennemi. Lieutenant général en 1748, Chevert eut le gouvernement de Belle-Isle en 1759, puis, en 1761, celui de Charlemont et de Givet. Vallier de Saussay publia un Eloge de M. de Chevert (Paris, 1769). Une statue de bronze lui a été érigée, en 1855, à Verdun.
Cheverus (Jean-Louis-Madeleine Lefebvre de), cardinal français, né à Mayenne en 1768, mort en 1836. Ordonné prêtre en 1790, il devint curé de Mayenne, refusa de prêter serment à la constitution civile, et se réfugia on Angleterre. En 1795, il passa aux Etats-Unis, se voua à l'œuvre des missions, habita longtemps Boston, où sa bonté, sa tolérance, son inépuisable charité lui acquirent l'estime et la vénération des protestants aussi bien que des catholiques. Nommé évêque de Boston en 1810, il revint en France en 1823, fut alors nommé évêque de Montauban, puis archevêque de Bordeaux (1826), devint pair de France et reçut, en 1836, le chapeau de cardinal.
CHEVESCHE {rècK) a. f. Forme ancienne de chevêche.
chevesne ou CHEVENNE n. m. Ichtyol. V. CHEVAINE.
CHEVET [ré — du lat. capitium, partie d'un vêtement où l'on passe la tête) n. m. Traversin, sorte d'oreiller allongé qu'on met au haut du lit pour y poser la tête : Mettre un pistolet sous son chevet.
— Fig. : Les remords et la misère sont un rude chevet.
— Par ext- Tête du lit, partie du lit où l'on pose la tête ; endroit de la chambre voisin de cette partie du lit : Veiller au chevet d'u7i malade.
— Epie de chevet. Poignard que la nuit sous son chevet ou à la portée de sa main. — Fig. 1» Personne dont on se sert dans toutes sortes d'affaires ; 2° Objet que l'on garde habituellement la nuit auprès de soi : /.'Iliade d'Homère était CÉPÉE DE chevet d'A lexandre.
(Acad.); 3° Objet auquel on revient toujours : Toujours de l'argent !
Voilà leur épÉe de chevet : de l'argent ! (Mol.) n Livre de chevet.