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Cependant, ils n'avaient pas de système homogène : les myriades pouvaient se noter do plusieurs façons différentes ; parfois, ils utilisaient les grandes lettres avec une manière de chiffrer analogue â celle des Romains. Les lettres renfermées l'une dans l'autre figuraient une multiplication. Ainsi, par exemple :
-isl = 10.000 X 100 = 1.000.000 car ils adoptaient alors :
H (ou F) [Htx.Tov ou Fi«aTo. pour U.Tiiv] = 100 et M(^ufm) = 10-000.
Los iîomainj avaient un système également incommode, avec certaines lettres majuscules pour chiffres. Voici les principales :
Le système romain employé aujourd'hui a été légèrement modifié et repose sur deux principes :
1« Toute lettre, placée â la droite d'une autre figurant une valeur supérieure ou égale à la sienne, s'ajoute à celle-ci.
2° La lettre placée à gauche d'une autre plus forte qu'elle indique que le nombre qui lui correspond doit être retranché du même nombre relatif à la deuxième. Ex. : ■16 = 50 — 10 -I- 5 -t- 1 = XLVL
Au reste, le système romain conservé dans
Chiffres des Arabes d'Orien
rhilTres du \tv siècl.'.
Chiffres .
défi-
par les coutumes devrait faire place entièrement nitivement au système simple et élégant qui nous vient des Arabes.
— Admin. Le chiffre est un vocabulaire servant à la correspondance télégraphique secrète que certains fonctionnaires échangent entre eux. Le chiffre, qu'il ne faut pas confondre avec la clef (v. cryptographie), est un dictionnaire, où chaque mot est inscrit dans son rang alphabétique et placé en regard d'un nombre formé de deux chiffres. Dans la transmission des dépêches, chaque mot est Indiqué par un groupe de quatre chiffres, les deux derniers représentant Ta page du vocabulaire. Parfois, les deux chiffres de la page précèdent ceux de la ligne. D'autres fois, on convient que la première page, au lieu d'être indiquée par les deux chiffres 01, le sera par un nombre plus élevé, par exemple 34 ; la seconde, au lieu d'être 02, sera 35 et ainsi de suite.
Les particuliers peuvent aussi envoyer des dépêches chiffrées; les commerçants, notamment, ont souvent intérêt à recourir à ce procédé. L'administration des postes et télégraphes reste libre de retenir ou de transmettre les dépêches chiffrées. Dans les temps de troubles, le Télégraphe ne remet une dépêche chiffrée au destinataire que s'il est connu de l'administration. Toutefois, le Télégraphe ne saurait jamais retenir les dépêthes que les ambassadeurs des puissances étrangères reçoivent de leur gouvernement, ou lui transmettent.
— Mus. Les chiffres ont plusieurs fonctions en musique : d'abord, ils sont employés pour marquer la mesure (v. mbsdre); ensuite, ils servent pour certains instruments, comme le piano et les instruments à cordes, à indiquer le doigté ; enfin, leur fonction est de déterminer, sur la basse chiffrée, l'accord, c'est-à-dire l'harmonie que doit porter chacune des notes de cette basse.
En ce qui concerne le doigté, on se sert pour le piano des cinq premiers chiffres, correspondant aux cinq doigts de chaque main, qui sont tous employés ; pour le violon, oii le pouce n'a point de rôle, on n'en emploie que quatre. Pour le piano, le chiffre i répond au pouce, tandis que, pour le violon, il caractérise l'index.
L'emploi du chiffre est plus compliqué en ce qui concerne l'harmonie, et il prend le nom de chiffrage, puisqu'il sort â ce qu'on appelle chiffrer les accords, c'est-à-dire constituer la basse chiffrée. Le chiffrage est donc un moyen pratique et abréviatif, quoique parfois incomplet, de réaliser à l'aide de la seule Wsse, et sans que les autres notes soient écrites, l'accord que porte chaque note de cette basse. L'accord parfait se chiffre indifféremment par 3 (la tierce), par 5 (la quinte), ou par 8 (l'octave), mais plus volontiers par 3. Parfois, en ne le chiffre pas du tout, et toute note qui ne porto point de chiffre sous-entend l'accord parfait. Son premier renversement, l'accord de sixte,
se chiffre par 6, et son second renversement, l'accord d« sixte et quarto, par "4 superposés. Voici
altérée, on fait précéder le chiffre qui la représente do signe d'altération. Ainsi :
Deux règles sont générales :
c'est qu'un chiffre barré horizontalement indique que l'intervalle qu'il représente est diminué; ccst, d autre part, qu'une petite croix précédant le chiffre indique la note sensible. Ainsi, par exemple, l'accord do quinte diminuée se chiffrodecette façon:
Dans les accords de quatre sons, l'accord de septième de dominante se chiffre ainsi : '^, la "iquant ( sible; si 65 ; le second, sixte sensible : -f- « ; le troisième, triton : -f- 4, ce qui indique la quatre augmentée et note sensible. Lorsque, par exception, l'accord do septième do dominante est placé sur la tonique (septième de oeminante ique), la croix, au lieu d'être placée sous le 7. est
sident au chiffrage des accords.
CBIFfRER [chi-fré)v. n. Calculer au moyen de chiffres: Chiffrer rapidement. — Fig. Méditer, réfléchir, calculer.
— v. a. Numéroter ; Chiffrer un registre.
Fig. Evaluer par des calculs, soumettre an calcul :
gui CHIFFRE toutes les choses de ta vie. (Balz.)
1 signes de *'"~ '^
Attacher
chiffre à une marchandise.
— Mus. Chiffrer une basse. Ecrire aa-dessus des notes e cette basse des chiffres qui indiquent les accords.
Se Chiffrer, v. pr. Etre chiffré, calculé, compté.
CHIFFRE-TAXE n. m. Vignette qui représente la Uxo , arquitier par le destinataire d'objets de correspondance on i,a iiisutii-samment affranchis. Autrefois le montant de etto taxe était écrit à la main sur l'objet taxé. 11 PI. Iles
{chi-freur'), EUSE n. Personne qui chiffre, qui s'entend aux opérations de l'arithmétique.
CHIFFRIER-BALANCE {chi-fri-é, lanss) n. m. Le chiffrierbalance, instrument de vérification comptable, est un registre oblong, disposé à colonnes de doit et avoir, où l'on inscrit — en même temps qu'on le fait au grand-livre — les débits et les crédits du journal, et qui donne par sou addition la preuve quotidienne de la concordance du " nal et du grand-livre. (L'emploi i frier-balance est indispensable surtout dans les entreprises ayant un grand nombre de comptes avec les tiers qu'il est essentiel de tenir constamment
CHIFONIE (cerrupt. du mot lat.
phonia) a. f. Instrument de musiqi moyen âge, du genre vielle, à cl.
et à cordes frottées par une roue tionnée au moyen d'une manivelle.
CHIFONIEUX (rad. chifonie)a.m.
Chiga ou Siga, ville du Japon (île de Nippon), sur le lac Biva. Ce cnef-lieu — "■"— ^•
de district donne son nom à un ken ou gonvernement peuplé de 685.500 hab. (capit. Otsou).
GhigI, famille italienne, qui se distingua sortent par la protection qu'elle accorda aux lettres et aux arts. Agostino Chigi, le fondateur de cette maison, était né à Sienne en 1465. [Il alla, en 1485, s'établir à Rome, où il mourut en 1520. Il avait acquis dans le commerce une immense fortune, qu'il consacra à encourager les artistes et surtout Raphaël. Peruzzi construisit pour lui la villa Farnésine, où Raphaël peignit le Triomphe de Galatée et Y Histoire de Psyché; Raphaël peignit encore pour lui les Planètes à Sainte-Marie du Peuple et les Sibylles à Sainte- Marie de la Paix.] — Fteio Chigi (1S9»-1667) fut pape sous le nom de Alexandre VII. (V. ce nom.) — Après lui, ses neveux : Flavio I", cardinal en 1657, et Sigisuond, cardinal en 1663, construisirent le palais Chigi. et augmentèrent la bibliothèque. — Flavio III, né en 1810, mort en 1885. à Rome, fut nonce à Munich en 1861, puis à Paris, de 1861 à 1873, et enfin cardinal, en 1873.
Chigi (palais), à Rome. Ce palais, un des plus beaux de Rome, fut construit pour les neveux du pape Alexandre VII, de la famille Chigi. Commencé par Giacomo délia Porta, il fut continué par Carlo Maderno et terminé par Felico délia Greca. Un escalier superl» conduit à quatre grandes salles qui renferment une riche collection de tableaux et de statues antiques et modernes. Dans un cabinet du palais, on voit une collection de dessins originaux de Jules Romain, du Bernin, d'Andréa Sachi et de divers autres maîtres, et une mosaïque antique représentant des Oiseaux.
La bibliothèque Chigi {Chigiana bibliotheca'j, fondée par le pape Alexandre VII, est riche en manuscrits, en livres rares et en estampes. Parmi les manuscrits, on remarque : un Daniel, de la version des Septante ; un Denys d'Halicarnasse, du ix« siècle ; un Missel, do 1 150, orné de miniatures d'un goût exquis.
ChiGNAN ou CbOUGNAN, principauté da Pamir. V. Chougna-n.
Fam. Pleurnicher, rechigner.
CHIGNOLE — CHILI
CHIGNOLE ou CHIGNOLLE (gn mil.) H. f. Lame de bois formant les ailes du dévidoir des passementiers. (Ces ailes sont au nombre de six et se trouvent montées sur des traverses borizontales qui traversent l'arbre du dévidoir.)
Syn. TOUBNETTBS.
CHIONOLÉE ou CHIGNOLLÉE (gno-lè [gn mil.]) D. f. Garniture des éciieveaux qui se dévident eu même temps sur la chignole.
Chignolo Po, bourg d'Italie {Lombardio [prov. de Paviej); 5.060 hab. Filature de soie. Victoire de l'armëe franco -espagnole sur l'armée austrosarde, en 1746.
chaîne) n. m. Der-
iiPartie de la coiffure des femmes forméeparlescheveux ramassés et roulés ensemble sur le derrière do la tête: Porter un
CHIGOMIER
gouma,raoi américain) n. m. Genre de combrétacées,
tiflque est combretum, et qui contient environ cent trente espèces des régions chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique méridionale. (Ce sont des arbustes ou même des arbres, souvent grimpants et épineux.)
Chigny, comm. de la Marne, arr. et à ]2 kilom. de Reims; 631 hab. Eglise du xii' siècle. 'Vignobles compris dans la montagne île Reims, et dont les meilleurs crus sont : Sous-le-Mont, Corne-de-Cerf et Carizets.
Chigwell, ville d'Angleterre (comté d'Essex), sur le Rodmg, affl. do la Tamise ; 6.000 hab.
ChihUAHUA, un des vingt-sept Etats composant la république fédérative du Mexique (Amérique du Nord). Il comprend la portion septentrionale du plateau Mexicain, et a presque partout l'aspect d'un désert, car les pluies y sont rares. Encore peu peuplé, il ne possède qu'une seule ville digne de ce nom : c'est sa capitale, Chihuahua.
La province de Chihuahua est très riche en gisements métallifères, parmi lesquels, l'or, l'argent, le cuivre et le plomb prédominent ; l'un des principaux gisements est celui de Santa Eulalia.
CHIITES, CHIYTES, SCHIITES n. m. pi. Nom donné aux musulmans de Perse par les autres musulmans, qui les considèrent comme des hétérodoxes, et se nomment par opposition sunnites (de l'arabe sunni, attachés à la vraie tradition). — Un chiite, CHITTK, ou schiite.
— Encycl. Ce mot dérive de l'arabe schiah (faction et secte) qui ne s'emploie guère que dans cette acception toute spéciale. Le chiisme est né de la réaction de l'esprit iranien sur l'islamisme, apporté en Perse par la conquête. On y trouve, en effet, un grand nombre de croyances et de légendes, qui ne sont autre chose oue des survivances de l'ancien mazdéisme. Les chiites reje'ttent les trois premiers califes : Abou-Bekr, Omar et Osman, comme hétérodoxes et usurpateurs, car Ali aurait dû succéder directement à son beau-père Mahomet. Ali, le premier imam, est au moins égal en sainteté à Mahomet ; le second et le troisième imam sont ses flls Hasan et Hosein ; les Ommeyades et les Abbassides sont des hétérodoxes, et les seules autorités du chiisme sont les imams descendants d'Hosein au nombre de neuf, dont le dernier n'est pas encore apparu. Enfin, les chiites repoussent la sunna, ou traditions concernant Mahomet, comme ayant un caractère apocryphe. Le chiisme est la source de la plus grande pardes fatimi-
CHIkAra n. m. Sorte de violon du Bo
gale, taillé dans une seule pièce de bo
La caisse sonore est recouverte du
membrane. Il a trois cordes principales, et
sept cordes sympathiques.
Chikarpour, ville de l'Inde anglaise
(Provincesdu Nord-Ouest [Mirât]); 10.700 h.
Beaux temples et mosquées. — "Ville do
l'Inde anglaise ( Mysore [ district de Chi-
moga]), sur la Tchorâdi, sous-affluent du
Kriohna par le Tounga-Bhadra ; 3.600 hab.
Canne à sucre. Fête annuelle importante.
— Ville de l'Inde anglaise (présid. de Bombay [Siudhî]), sur des canaux dérivés de l'Indus ; 42.000 h. Chikimi ou SiKIMI, ville maritime du Japon {île de
J [prov. de Hizen]) ; 5.435 hab.
Chl-King (le) ou » le Livre des Odes », l'un des cinq kings ou livres canoniques des Chinois. Il se compose d'une collection de poésies de tous les genres, recueillie par Confucius, vers l'an 484 avant notre ère, dans les archives de la bibliothèque des Tchéou. Toutes ces poésies dépeignent la Chine primitive. C'est le plus beau monument de 1 antique littérature chinoise, et probablement celui que Confucius a le moins retouché, précisément à cause de sa forme poétique. Il se divise en quatre parties : la première renferme les chants populaires que les anciens avaient fait recueillir afin de juger l'esprit des peuples des différentes provinces ; la deuxième et la troisième renferment deux collections d'odes, de satires, d'élégies, de cantiques et de chansons, et la quatrième contient les hymnes chantés dans les sacrifices en l'honneur des ancêtres.
Chikohabad, ville de l'Inde anglaise 'Provinces du Nor.i-Ouost Iprov. d'Agra]); 11.900 hab. Fabrication de
' HiiAirûTriBE r,,i CHILABOTHRUS [Ici. truss) n. m. '' ' 'I ' i'hhlicns colubriformes, famille des
I il : ■ . n , liuiii, s, renfermant des serpents non
v^....i.ci*;^ ,o.,Ui> Jls vrais boas, ressemblant aux cpi-
Chikâra.
CHBILALGIE.
Chilapa, ville du Mexique (Etat de Guerrero); 17.500 hab. IRécolte de cochenille, fabrication de faïence commune, commerce de grains. Ch.-l. du district d'Alvarez.
ChilCA, bourg du Pérou, dép. de Lima (prov. de Canete), près du Pacifique ; 3.200 hab. Mine de sel gemme. Restes de monuments construits par les Incas, au temps desquels Chilca était une ville importante.
ChilcHOTA, bourg du Mexique (Etat de Michoacan), sur un tributaire du lac Chapala; 8.170 hab.
ChilcuaUTLA, ville du Mexique (Etat de Hidalgo), sur un affluent du fleuve côtier Panuco; 5.200 hab.
ChiLD CWilliam), musicien anglais, né à Bristol en 1606, mort à "Windsor en 1697. Docteur en musique de l'université d'Oxford, il devint organiste de la chapelle royale, à Windsor. Il a publié de nombreuses compositions religieuses ; entre autres, des antiennes, dont certaines sont remarquables, et un recueil portant ce titre ; Psaumes à trois voix avec ta basse continue pour l'orgue ou le théorbe (1639). On lui doit aussi une série de Catcltes, rounds and
Child (Lydia-Maria Francis, mistress), femme de lettres américaine, née à Medford (Massachusetts) en 1802, morte à "Wavland en 1880. Elle écrivit des romans : Bobomok, les Bebelles; dos ouvrages pour les femmes : les Biographies des honnêtes femmes ; l'Histoire de la condition des femmes, etc., et fit une ardente campagne pour l'abolition de l'esclavage. Son ouvrage capital a pour titre : le Progrès des idées religieuses dans la succession des siècles [ï^^ô).
ChiLDEBERT I", roi franc, fils de Clovis et de Clotilde, mort en 558. A la mort de Clovis (5U), le royaume fut partagé entre ses quatre fils, Thierry, Clodomir, Childebert et Olotaire. Childebert eut le pays entre Seine et
ses enfants, leurs neveux, afin de s'emparer de tage (526). Puis Childebert essaye de faire tuer son complice Clotaire et encourage contre lui (557) la rivalité de son flls Chramne. Malgré ces dissensions sanglantes, on trouve les fils de Clovis unis contre les Burgondes et les "Wisigoths. En 534, Clotaire et Childebert, vainqueurs près d' Autun, mirent fin au royaume burgonde. La guerre contre les "Wisigoths (531) fut particulièrement dirigée par Childebert, pour venger sa sœur Clotilde, persécutée par son mari Amalaric, prince arien. Celui-ci fut battu près de Narbonne. Childebert revint chargé de butin, mais sans avoir pu réaliser de conquête. Il mourut sans enfant, et Clotaire s'empara de son royaume. Le fragment d'une constitution, publiée par Childebert contre les débris du paganisme subsistant en Gaule, est parvenu jusqu'à nous.
— BiBLiOGR. : Chronique de Grégoire de Tours ; D. Bouquet, Recueil des historiens des Gaules.
Childebert II, roi d'Austrasie, né en 570, mort en 596, fils de Sigebert I" et de Brunehaut. Lorsque son père fut assassiné à Vitry, Childebert II avait cinq ans. Il se trouvait à Paris. Gondovald, chef austrasien, enleva l'enfant et le fit proclamer roi par les fidèles de son père. Le pouvoir, durant sa minorité, fut entre les mains de sa mère, Brunehaut. En 577, Contran, roi des Burgondes, n'ayant pas d'enfant, l'adopta ; mais, quelques années après, la guerre surgit entre eux. En 584, une réconciliation intervint. En 585, Childebert envoya en Lombardie une expédition, qui aboutit à un traité avec les Lombards. Cependant, les grands d'Austrasie s'étaient soulevés. Une conspiration se forma avec le but de faire disparaître Brunehaut, Childebert et Gontran, pour mettre les mains sur le gouvernement du royaume au nom des enfants de Childebert, encore au berceau. Ce fut à celte occasion que Childebert et Gontran conclurent le fameux traité d'Andelot (près Chaumont), dont le caractère et l'importance ont été si vivement discutés. En 593, Gontran étant mort, Childebert lui succéda en Bourgogne. Childebert lui-même mourut en 596. De ses deux fils mineurs, Théodebert II régna en Austrasie, et Thierry II en Burgondie.
— BiBLioGR. V. la bibliogr. de l'article précéd. GhildebeRTIZI, roi de Neustrie et de Bourgogne, fils
de Thierry III, né vers 683, mort en 711. La royauté lus aucune autorité sous Childebert III
Austrasie n'a plus de ro
lustrasienne, dans la n Pépin d'Hèristal, tient sous sa dominati( trie. Childebert III avait succédé (695) à se il eut pour successeur son flls Dagobert III.
Childebrand, fils de Pépin d'Hèristal et d'une femme nommée Alpai'de, frère de Charles-Martel, mort en 741. Son rôle est efi'acé auprès de celui de son frère, de qui il fut le lieutenant. H dirigea une expédition contre les Arabes qui remontaient la vallée du Rhône, et leur fit évacuer Lyon. Il flt rédiger l'une des continuations de la chronique dite • de Frédégaire ». Sous l'ancien régime, on faisait de Childebrand la tige de la maison capétienne.
— Allus. littéb. :
plaisant projet d'un poète ignorant.
>éjà,l' alais t
la roya tre. Mai;
i frère Clovis I
ChUde-Harold (le Pèllhinage de), poème en quatre chants, de lord Byron. — Les chants I»' et 11 parurent en 1812, et Byron se réveilla l'homme le plus célèbre de l'Angleterre. Dans cette première partie, le poète raconte ses voyages de 1809-1811 (Portugal, Espagne, Albanie, Grèce). Le cliant III (Waterloo, lesbordsduRhin, Suisse) fut publié en 1816, et le chant IV (Italie) en 1818. Childe-Harold était l'œuvre favorite de Byron. Ce n'est qu'un itinéraire, mais l'itinéraire d'un poète à travers le monde et aussi à travers la vie. Byron est inégal : tour à tour naturel, raffiné, subtil, éloquent ou plat, suivant le hasard de l'inspiration ; rien de cette élégance continue qui, chez les poètes moins puissants, voile les défaillances de la pensée. La versification de Childe-Harold est, eu outre, négligée, Byron a, dans cette œuvre adopté la stance de Sponsor, lorniée de huit pentamètres ïambiques et terminée par un alexandrin.
Childe-Harold (le Dernier Chant de), poème de Lamartine (Paris, 1825). — Reprenant Childe-Harold où lord Byron l'avait laissé, et personnifiant le poète dans son héros, l'auteur fait assister le lecteur à son départ d'Italie, à son arrivée en Grèce, et enfin à sa mort. Continuateur de l'œuvre de lord Byron, il a peint le barde anglais sous un unique aspect, et il le montre toujours dominé par un seul sentiment : l'exaltation chevaleresque, qui lui fait tout sacrifier à la délivrance de la Grèce. Lamartine a rencontré de grandes beautés poétiques au début, qui est admirable, dans la peinture de la Grèce en deuil et renaissante, célébrant ses victoires par des funérailles, et dans le récit de la mort héro'ique de soixante femmes grecques s'élançant dans l'abîme aux chants d'un épitha-
ChildÉRIC I", roi franc, fils de Mérovée, vers 436 (il succéda à son père en 481), père de Clovis. Son histo est, en grande partie, légendaii Chassé par les Francs, à cause ses débauches, il se serait réi gié en Thuringe chez
Childéric fut i
■ les Fr t par Basine.
6 leur union naquit Clovis.
1 A sa qualité de petit souverain ■anc, écrit son historien le plus
Qui de tant de héros va choisir Childebrand! Vers du troisième chant de YArt poétique de Boileau, qui font allusion à Carel de Sainte-Garde, auteur des Sarrasins chassés de France, poème dont Childebrand est le héros. On rappelle ces vers à propos d'un choix malencontreu.'i lorsqu il était facile de trouver mieux.
romain dans le nord de la Gaule, de Childéric 1".
et, au moment du danger, il prêta
aux Romains un utile secours. Cette alliance dut lui révéler clairement la profonde faiblesse de l'empire, surtout quand Egidius fut mort. C'est de là que partira Clovis. »)
Childéric n, roi des Francs, né vers 653, mort dans le Vexin en 673. H était fils de Clovis-II et de l'esclave franque Bathilde. Celle-ci exerça le pouvoir jusqu'à l'année 660, époque où Childéric devint effectivement roi des Francs d'Austrasie. En 667, childéric épousa Blitilde (ou Bilichilde), fille de la princesse mérovingienne Himnechilde. Les seigneurs neustriens, irrités des violences du maire du palais Ebro'in, se tournèrent (670) vers Childéric. Ebroïnfut enfermé au monastèredeLuxeuil, et Thierry m, qu'il avait fait proclamer roi de Neustrie, fut enfermé au monastère de Saint-Denis. Childéric gouverna sous la tutelle de saint Léger, de qui il essaya cependant de se débarrasser en l'envoyant rejoindre Ebroïn au monastère do Luxeuil; mais l'abbé de Luxeuil les réconcilia. Childéric ayant fait battre de verges un seigneur franc, nommé Bodillon (ou Bodilo), un complot se forma contre lui, et il fut assassiné avec sa femme pendant une partie de chasse dans la forêt de Bondy.
Childéric ni, roi franc, né vers 734, mort au monastère Saint-Bertin, à Saint-Omer, en 755. C'est le dernier des rois mérovingiens. On ne peut dire avec certitude do qui il fut le flls. Pépin le Bref l'installa sur le trône vacant depuis sept ans (742) ; en 752, le même Pépin le déposa; il l'enferma au monastère de Sithin (Saint-Bertin) à Saint-Omer, pendant que le flls du dernier mérovingien, Thierry, était relégué au monastère de Saint- Wandrille.
CBILDRÉNITE n. f. Phosphate hydraté naturel d'alumine, de fer et de manganèse.
— Enctcl. La childrénite, dont la formule est H"(Fe, Mn)'Al"P'0", le poids spécifique 3,18 à 3,24 et la dureté 4,5 à 5, est une substance jaunâtre ou brunâtre, translucide, d'un éclat résineux ou vitreux, qui se trouve à Tavistock, dans le Devonshire, et à Crinnis, en Cornouailles.
ChildreY (Josué), astrologue et philosophe anglais, né en 1623, mort en 1670, fut archidiacre de Salisbury. Ses principaux ouvrages sont : Indago astrologica (1652), et Britannica Baconia... (1661), traduit en français par Briot, sous le titre de : Histoire naturelle des singularités d'Angleterre et d'Ecosse (Paris, 1667).
CHILÉCHION n. m. Bot. Syn. de échiochilon.
Chilecito, ville de la république Argentine (prov. de Rioja), au pied du Famatina ; 4.000 hab. Riches gisements d'or, d'argent, de cuivre, de fer, de nickel. Jardins d'oliviers, d'orangers, de grenadiers ; vignes. — Le département du même nom est peuplé de 10.000 hab.
CHILÉITE (de Chili, nom de pays) n. f. Vanadate-cuprifère naturel de plomb, provenant du Chili.
CHILÉNITE (de Chilen, n. pr.) n. f. Argent bismuthifèro amorphe, grenu, jaunissant superficiellement, trouvé à Copiapo.
CHILÉRANTBÈME (Ai) n. m. Genre d'acanthacées, renfermant une espèce qui est un arbrisseau du Mexique.
Chili, Etat de l'Amérique du Sud, occupant une longue et étroite bande territoriale, entre les Andes et la côte Ju Pacifique. Il s'étend du 18» au 56« degré de latitude S., mais sa faible largeur (150 à 200 kilom.) fait que sa superficie n'est que de 776.000 kilom. carr.
I. GÉOGRAPHIE PHYsmnE. — Géologie. Au point de vue géologique, le Chili se divise en trois régions distinctes : à l'E., sur les pentes des Andes et dominées par les sommets volcaniques de la Cordillère, ce sont des roches stratifiées de l'époque infraliasique. Puis, dans une région intermédiaire entre les Andes et le littoral, ce sont des roches calcaires et stratifiées. Enfin, la zone littorale, où 56 dresse la Cordillère maritime, est généralement formée de roches cristallines, massives et granitiques.
CHILI r^m^
> CAPITALE... L>^! ^^.r^*'*""»
— lielief. Los Aude» chilionnos oo 8ont, dans leur partie septentrionale, que lo rebord occidental du plateau Bolivien ; elles sont irûs élev(ïos, et plusieurs sommets y
' 1 mùtros. Kilos se composent ensuite d'une
dont l'altitude moyenne est, jusqu'au 42' )n 1.000 mètres, .
Drapeau du Chili.
iici.-nrmii. AuS., laCord ; abaisse rapidement, mz }ntinuo néanmoins en urbant jusqu'au détruit ' Magellan, et mémo jusqu'i cap Horn. Les glaciers n'a^
paraissent que vers 3S« de latitude et deviennent bientôt ■-' , nombreux. Parallùlcmont à la grande arête andiiie, du littoral, une chaîne cûtièro qui ne dé- I 2.000 mOtros et se prolonge à travers les ri lional. Entre los acux s'étend d'abord lo N.'L. ])uis une vallée fertile ; c'est la plaine iiiU central, dont la largeur est d'environ
^ iHendu on latitude, le Chili est loin d'a-
uiiiforme. Au Nord, le pays appartient
'- <lo sécheresse de la côte péruvienne :
a Ataeama. Puis, peu à pou, les pluies
i uièmo temps que la chaleur devient moin-
cntralo est soumise au régime des pluies
(1 nivor. A mesure qu'on se dirige vers lo Sud, les pluies
se repartissent avec plus de régularité sur les divor-
si s saisons et deviennent plus abondantes. Quant à la
Ma-i
rolat
CDILI
breux. La Terre do Pou présente une faune pauvre. Nous signalerons des rongeurs {lietperomy»), des canidés {pteur 'latopcx), une loutre, un <jaini et un ruminant voisio des lamas, le guanaco. Panni les oiseaux, nous citerons on grimpereau (ozyuriu lupinieri), dos roitcleu, des gobe mouches. On ne rencontre pas do batraciens, et les reptiles ne sont représentés que par un lézard du genre ptygodère. Les insectes sont peu nombreux.
II. GtocRAPUiE i-oi.iTiQL'B. — l'upulaliun. Le Chili a une population do près de 4 millions d'Iiabitanta, on grande majorité do race blanche et d'origine espagBole. ' Indie " - .•
liens (Araucans) y figurent au nombre de 50.000 envi- I, et les étrangers (Allemands, Anglais, Franc lions) au nombro do 90.000. Les villes principa Chili sont : Santiago, la capitale, et son port, Vaipa
Italiens) au nombro do 90.000. Les villes principales du
Chili sont : Santiago, la capitale, et son port, V
La Concopcion, etc. — Pour l'ethnographie, v. Chilien.
— Gouvernement. Le Chili est une république unitaire : le pouvoir exécutif est confié à un président élu pour cinq ans ; le pouvoir législatif est exercé par le congrès national, qui se compose d'un Sénat et d'uno Chambre des députés.
— Divition administrative. Le pays est divisé en vingttrois provinces et un territoire austral, destiné à former deux provincos distinctes.
— Armée. Au point de vue militaire, le pays est divise en quatre districts. Les forces militaires se composent de l'armée active et de la garde nationale.
La première se recrute par voie d'engagements volontaires contractés pour deux ans. Les volontaires qui ont obtenu un grade peuvent se rengager. Les autres sont versés dans la garde nationale. Celle-ci comprend, en outre, tous les citoyens valides âgés de dix-huit À cinquante ans.
L'armée active se compose de 10 régiments d'infanterie, 8 de cavalerie, 5 d'artillerie et I corps du génie. Son effectif total no doit pas dépasser 9.000 hommes en temps de