CUINIAG DE LA BASTIDE
CIIIONIS
ble
les tradii accomplis il y a 130.0 la légende. Cv. Chine plus reculée de son
polygan
- Encycl. Ethnol. D'après quelques auteurs indigènes, l'empire chinois compterait au moins 2 millions d'années
j' . i.„ ..„j..; — parlent do faits qui se seraient
is. Ces chiffres appartiennent à iumé historique].) A l'époque la >ire, la race devait habiter le lie n'a cessé de s'étendre jusqu'à in« siècle, les Chinois ont gagné montrent en grand nombre dans ntrées. La race chinoise n'a pas conservé sa pureté primitive. Des alliances ont eu lieu avec les tribus englobées dans l'empire, et les caractères physiques sont loin d'être uniformes. Les Chinois du Nord sont plus petits, plus clairs que ceux du Sud. D'une façon générale, ce sont des hommes d'une stature au-dessous de la moyenne (1",63), d'une coloration tantôt presque blanche, tantôt jaune ou d'un rouge jaunâtre. Les cneveux sont gros, longs et noirs, la barbe est rare et le crâne est allongé. Des yeux bridés, un nez court, des pommettes saillantes, des mâchoires un peu projetées en avant caractérisent la plupart des individus.
— Ethol. A part les femmes du peuple et les dames de la cour, qui appartiennent à l'aristocratie mandchoue, les personnes du beau sexe se déforment le pied, dont les orteils sont ramenés sous la plante au moyen de bandelettes. La femme est entièrement soumise à l'autorité du
toutefois, le divorce est facile. Dans le Sud, la guère en usage que parmi riches.
CHINOISER (zé) V. a. Fam. Rendre chinois, faire adopter les mœurs chinoises à : Les Chinois ont fini par chinoiser les Tartares. (Balz.)
CHINOISERIE (ri) n. f. Petits objets de luxe et de fantaisie, venus de Chine ou exécutés dans le goût chinois : Étagère chargée de chinoiseries.
— Par ext. Construction mesquine et surchargée de détails de mauvais goût.
— Fam. Bizarrerie, extravagance, mesure incompréhensible ; Les chinoiseries administratives.
— Encycl. Les récits de l'Arabe Ibn-Wahab au ix* siècle, de Marco Polo au xill" siècle, de Matthieu de Ricci, il'Andrade et de Mendoza au xvi" siècle, avaient fait coniiaitn' en Europe quelque chose des institutions et des ans du la Chine; mais ce fut au xvii» siècle, et vraiseniblableiiu-nt après la publication du Voyage des Pèrt's /r.siui''^ rii diim-. du P. Tngault (1617), que la curiosité sVvrnii : .iit :i im
et que le goût pour les produits de l'ai I m
gea peu à peu on engouement. Le chair / • ,i .
près de Bade, construit vers cette ép'/ii . j i; i i . n :,i vine Sibylle, n'est pas autre chose qu'un t.iii|,|, .■],■■.. , la chinoiserie. 'Tout le xviii* siècle marqua un vu e[ii,'i.uicniriit pour les étoffes, les paravents, les tentures, les éventails, les peintures dans le goût chinois. Dans le beau portrait do M»' de Pompadour, par La Tour, on aperçoit entre les pieds d'une console un vase en porcelaine de Chine ou du Japon. On conserve au musée de Besançon une suite de petits tableaux de dimensions uniformes, où la fantaisie de Boucher, servie par une facilité de main extraordinaire, a tracé des scènes chinoises pleines de mouvement et d'entrain. Aujourd'hui encore, le:
extrême Orien
CHINOUNE n. f. Chim. Syn. do «jdinoléine.
Chinon, ch.-l. d'arrond. d'Indre-ot-Loiro, i. 42 kilom. do Tours, sur la 'Vienne; 6.187 hab. (C/iinonoi», aijcj.) Tribunal do 1" instance; collège communal; bibliothèque publique. Commerce do blé, vins, eaux-de-vio, pruneaux, miel ot cire. Sur une colline à laquelle s'appuio la ville, ruines d'un château construit ou embelli par Thibaud lo Tricheur, Henri II d'Angleterre, et le roi do Franco (Jharios 'VII. Parmi les autres édifices, il faut citer : l'église Saint- Mexme, dont la façade est flanquée
do deux tours carrées
l'église Saint-Etienne , i fort remarquable du '.
(pierre tombale qui recoi trefois le tombeau de sain chape en étoffe orientale, rapportée de Terre sainti
L'arrondissemen
de chape de saint Mexme)
87comm. et 80.880 hab. ; le canton, 13comm. et 14.807 hab,
— Histoire. Au v siècle, la ville fut possédée par les 'Visigoths, puis tomba entre les mains de Clovis. Ses successeurs la gardèrent jusqu'à Charles le Simple. A cette époque, Thibaud le Triclieur en devint maître. De 964 à 1044, le château appartint aux comtes de Bleis ; puis il passa au.\
mtos d'Anjou et, parsuito, aux rois d'Angleterre. Philippe
Auguste :
empara, au j
siècle. A la mort de Charpanage à acheta pour 119.320 livres en fit un duché.
CHINONE n. f. Chim. Syn. de quinone.
CHINQUER {ké — de l'allem. schenken, verser à boire) " (Vieux.)
. Faire godaille Chinsurah, an
du Bengale [district
de angla
et de Hougly]), sur l'Hougly, actuel Hougly. Comptoir hollandais fondé
commencement leurs guerres avec la Hollande.
CHINT (chin'-f) n. m. Toile de coton des Indes, de couleur bigarrée, il On dit aussi chinte n. f.
CHINTRE n. m. Syn. de chaintre.
CniNTREim. (Antoine), paysagiste français, né à Pontde-Vau.x (Ain) en 1816, mort à Septeuil (Soine-et-Oise) en 1873. Arrivé à Paris en 1834, il donna des paysages ; Vuedes buttes Montmartre {ISil) ; Efet de crépuscule (1848), et la Mare aux pommiers (1850). Les conseils qu'il reçut de Corot lui permirent de rendre la nature d'une manière pénétrante ; mais son exécution, malgré ses grandes qualités, resta quelque peu incertaine.
Parmi les ouvrages les plus remarquables de Chintreuil, rappelons : la Vallée d'igny ; les Bruyères et un Soir d'au-
du soir; l'Allée
aux biches; les Ruines, effet de soleil couchant et le Pré; la Bruine ; le Crépuscule ; la Campagne par un temps de giboulée; le Lever de l'aurore; l'Ondée; l Espace; le Bois ensoleillé; Pluie et soleil; Marée basse, qui assurent à leur auteur une place très distinguée parmi les paysagistes du xix' siècle. La plupart de ces tableaux figurent dans les musées des villes de France.
CaiN-TSOnNG ou Odan-LI, empereur de la Chine, le dernier de la dynastie des Ming (1573-1620), fut un prince sage, aimé de ses sujets et craint de ses ennemis. Il eut à lutter contre les Japonais, qui voulaient s'emparer de la Corée : cette guerre, qui dura sept ans, fut mêlée de succès et de revers, et les négociations ne purent rapprocher les deux puissances. 'Vers la fin de son règne, les 'Tartares Mandchoux se soulevèrent; il ne put leur résister et fut
Ricci, ouiiurent l'autorisation de se fixer en Chine.
CHINURE n. f. Etat, aspect d'une étoffe chinée ; résultat du chinage.
CHIO {ki) n. m. Techn. Pièce que les verriers fixent avec du mortier de ciment à l'ouverture du four de la glacerie.
— Comm. 'Vin récolté dans lile de Chio : Boire du cbio.
— Métall. Paroi antérieure du creuset d'un fourneau d'affinage ayant une ouverture par laquelle doit s'opérer la coulée, il Plaque de fonte qui recouvre cette paroi.
Il Trou pratiqué dans cette même paroi.
Chio {ki), île de l'archipel ottoman, du groupe désigné -■-• — ''-' '- -lomde Sporades, àl'O. de la presqu'île de
Clazomène, qui forme le golfe de Smyrne ; 65.000 hab. (Chii tes.) Cette île à l'aspect aride, montagneuse, au climat sain, arrosée par des torrents, possède des richesses minérales variées : on y constate des calcaires de toute sorte, de très beaux porphyres, des lignites, de hantimoine, etc. Les tremblements de terre sont fréquents.
La population de lile est, on majeure partie, de race hellénique et professe la religion grecque orthodoxe. La langue en usage est le grec vulgaire. Les musulmans, ne
liée à celle
.\rabes. Turcs et Européens s'en sont constamtnent disputé la domination. Pendant les temps modernes, l'Ile de Chio fut exploitée d'abord avec succès par les Génois, puis, finalement, par les Turcs.
L'île de Chio fait partie du vilayet des Des ; elle donne son nom à un sandjaK (département) et à un caza (arrondissement) qui se subdivise en quatre nahiés (cantons) dont le plus considérable, celui do Chio, a 15.000 hab.
L'agriculture de l'île de Chio est àpeu près nulle, mais on y constate des cultures spéciales de haute valeur, telles que citrons, oranges, grenades et amandes. Dans la partie méridionale de l'île, on récolte la gomme appelée mastic, qui pleyée tout particulièrement pour la fabrication d'un f très recherché en Orient. Le commerce est assez
apentit
actif, comme centre d'entrepôt pour les îles voisines.
Chio {ki), ville de l'empire ottoman, ch.-l. de l'Ile et du sandjak de Chio; 15.000 hab. Siège des consuls; archevêché grec orthodoxe; évêché catholique latin. Biblio-
thèque. Port on grande partie ensablé. Centra d'eotrepAt très actif pour le commerce des lies. Ruines archéologiques importantes. Souvenirs de la domination génoise. Chio a été l'une dos résidences d'Homère. Patrie d'Ion, d'Aristippe, de Théopompe, de Scymnus et du savant Coray. Dans lo courant du xix* siècle, la ville do Chio a subi doux terribles catastrophes : l'une, en 1822, provoquée par la guerre de l'indépendance hellénique, et l'autre, en 1881, par des tremblements de terre.
CHIOCCINE (Ici-ok) a. f. Substance pulvérulente, tirée du chiococca ou chiocoque. il On dit aussi cuiococcink.
CHIOCOCCÉES (ki, kok-ié) n. f. pi. Tribu de rubiacées, 'Inn- 'r. ;-, rif chiococca èSt lo type, et comprenant des ar- I - Il arlirisscaux d'Amérique. (Une espèce provient Une CHiococcÉE.
cinucoguEfAi) n.m. Genre de rubiacées, tribu des cAio-
' , ' nnipronant des arbustes qui croissent dans
l'Ami-rique équatoriale. ii On dit aussi chiococca.
— Encycl. Le genre chiocoque renferme des arbustes souvent grimpants, â feuilles opposées. Les fleurs sont disposées en petites grappes. Le fruit est charnu, un peu aplati. La racine du chiococca racemosa est connue sous lo nom do racine de coinça. Ces plantes sont toniques et astringentes.
CHIODECTE (Ai, déct') n. m. Genre de lichens, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent pour la plupart sous les tropiques.
ChiOGGIA ou Ghiozzia (lat. Claudia Fosta), ville d'Italie (Vénétie [prov. de Venise]), sur les lagunes do l'Adriatique ; 28.000 hab. Cordages, navires, pêche, salines ; commerce de poissons. Bâtio sur pilotis, offrant un bon port défendu par les forts San-Felice et Caromao, Cliioggia est réunie à la plage de Brondolo par no pont, et de là part la digue des Murazzi, qui protège la côte. La Claudia Fossa des anciens, devenue Cnigia au iv» siècle, détruite par Pépin en 809, par les Slaves en 901, fut toujours dans la dépendance de Venise, sauf de 1379 à 1381 (domination de Gènes). Halle aux grains (1322) ; cathédrale (xvii- s.) ; évêché. Ch.-l. d'un circondario peuplé de 54.800 h. (Chiozzotes.)
CmOGÈNE {ki)'D. m. Genre de vacciniacées-envacciniées, dont la seule espèce connue est un arbrisseau aromatique rampant, des forêts montagneuses ot humides do l'Amérique du Nord et du Japon.
CHIOLITE (ki) n. f. Fluorure naturel d'alumine et de soude, dont le poids spécifique varie de 2,84 à 2,89 et la dureté est égale à 4. (Cette substance, blanc de neige, a été trouvée à Miask, en Russie.)
CbIOMARA, femme du tétrarque galate Ortiagon. Après la défaite des Galates, près du mont Olympe, en 189 avant notre ère, Chiomara fut faite prisonnière et tomba entre les mains d'un centurion romain qui, épris de sa beauté, essaya de la séduire. N'ayant pu y réussir, il eut recours à la violence ; puis, espérant calmer son indignation, il lui promit la liberté, moyennant une forte rançon. Chiomara dépêcha aussitôt un de ses anciens esclaves, prisonnier comme elle, vers ses parents qui, la nuit suivante, arrivèrent avec la somme fixée dans un lieu désigné par le centurion. Le Romain y vint seul avec sa captive, qui le fit égorger par ses parents et porta sa tête à Ortiagon.
ChiON, philosophe grec, disciple de Platon, qui vivait vers le milieu du iv siècle avant l'ère chrétienne ; il eut part au meurtre de Cléarque, tyran d'Héraclée, sa patrie, et fut mis à mort par Satyrus, frère et successeur de Cléarque (353). On a sous son nom treize lettres, évidemment apocryphes, et qui sont l'œuvre de quelque platonicien dune époque postérieure. La meilleure édition est celle de Conrad OrelH (Leipzig, 1816).
CHIONANTHE {ki) a. m. Genre d'oléacées, tribu des oléinées, comprenant des arbres ou des arbustes glabres ou pubescents, qui croissent dans les régions chaudes de l'Asie et dans le centre et le nord de l'Amérique.
CHIONE {k-i) n. m. Genre de rubiacées-chiococcées, renfermant des arbres et arbrisseaux très glabres des Antilles.
CHIONE {ki) n. f. Sous-genre de mollusques lamellibranches du genre venus, renfermant les formes à gros siphons inégaux, réunis à la base, à coquille triangulaire, ovale, lamelleuse. (Les nombreuses espèces de cbiones, répandues dans les mers du globe ou fossiles en divers terrains, ont été réparties en diverses sections, comme : antigona, hermione, chamelxa, etc.)
ChiONÉ, fille de Borée et d'Orithyie. Suivant une autre légende, elle était fille d'Arctouros et fut ravie par Borée. Elle eut de Poséidon un fils, Ëumolpos, qu'elle jeta à la mer pour cacher sa faute, mais qui fut sauvé par son père. Chioné est sans doute une personnification de la neige. — Fille de Nilos et de Callirrhoé. (Zeus la fit enlever par Hermès, qui l'enveloppa de nuages.) — Fille do Dsdalion. (Elle fut aimée d'Apollon et d'Hermès. Elle eut pour fils l'aède thraco Philammon, et le fourbe Autolykos.
Elle provoqua Artémis, qui la perça d'une flèche.)
CHIONÉE (A-i) ou CHIO- NEA (Al, né) a. m. Genre d'insectes diptères némocères, famille des tipulidés, comprenant une singulière forme sans ailes, à longues pattes velues, qui court en hiver, sur la neige, dans les bois. La chionée aranéoïde (cAioneo araneoidis) n'a encore été trouvée qu'en Suède.
CbionidÈS, poète comique athénien du temps des guerres médiqnes. On citait de lui quelques pièces : les Héros; les Perses ou les Assyriens; les Pauvres.
CHIONININÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux échassiers, famille des charadriidés, dont le genre chionis est le type. — Un CHioNDîraÉ.
CHIONIS {ki, niss) n. m. Genre d'oiseaux échassiers, de la tribu des chionininés, à plumage blanc, à bec dont les mandibules courtes sont élargies à l'origine et comprimées
Chionée (gr. d'un tiers).
CHIONOBAS — CHIRAC
à ta pointe. (On en connaît deux espèces, vivant sur le; falaises, dans les parages du détroit de Magellan.)
CHIONOBAS {ki, bass) n. m. Genre d'insectes lépidoptère rhopalocères, famille des satyridés, renfermant des papil lous propres aux hautes montagnes du globe et aux régions polaires, oii ils volent au-dessus des neiges éternelles et des glaciers; quelques espèces se trouvent en Sibérie, on Russie.
— Enctcl. On ne connaît pas leurs chenilles. Les
ckionobas ; à ailes m
des satyr
gris
seule française est le chionobas Aello des
nous citerons encore le chionobas balder, du Groenland, et
qu'on trouvait jadis en Islande.
CHIONODOXE n. f. Bot. Syn. de hyacinthe.
CHIONOGRAPHIDE {Ici) ou CHIONOGRAPHIS {ki, fiss) n. m. Genre de mélantliacées, dont une espèce, le chionoffr/tphis japonica, est remarquable par son périan the irrégulier. : (ki) n. f. Genre de composées, tribu des nfermant des arbrisseaux du Brésil.
CHIONOLÉPIDE (ki) n. f. Bot. Section du genre sténocline.
CHIONOPAPPE (ki) n. m. Genre de composées-mutisiées, renfermant des arbrisseaux du Pérou septentrional.
CHIONOPTÈRE n. f. Bot. Syn. de pachylènb.
CHIONORHODON n. m. Bot. Section du genre hellébore.
CHIONOSTEMME (ki, stèm') n. m. Section du genre
CHIONOTRIE n. f. Bot. Syn. de glïcosmis. Ghxote, personne née dans l'île de Chio, ou qui l'habite. — Les CuiOTES.
— Adjectiv. Qui appartient à cette île ou à ses habitants : La population chiote.
Chiotis (Christo Panagioti), savant grec, né à Zante en 1814. Professeur d'histoire et de géographie au lycée de sa ville natale, puis historiographe des îles Ioniennes, il a publié, outre de nombreuses dissertations, un grand ouvrage : Histoire des lies Ioniennes, en grec (1870-1880).
CHIOTTES n. f. pi. Pop. Cabinets d'aisances.
CHIOURME (de l'ital. ciurma, dérivé du gr. kéleusma, chant des rameurs) n. f. Autref., Partie d'une galère chargée do ramer, ii Auj., Condamnés réunis dans un bagne.
— A été employé dans le sens de Troupe en général ;
Chez qui l'on voyait grande chiourTne De beaux amants tout parfumés.
— Gardes-chiourme, Hommes armés qui étaient employés à la surveillance des forçats dans les bagnes. (Ls ont été remplacés par les surveillants militaires.)
— Enctcl. Au moyen âge, les façons de recruter la chiourme (rameurs) varièrent suivant les pays. En France, on eut longtemps pour principe de louer à des entrepreneurs les galères toutes fournies d'hommes et de matériel, commandées aussi par des gens de guerre mercenaires. Au xv siècle, on commença à embaucher des rameurs soldés; et, dès lors, s'établirent trois modes de recrutement : on levait des hommes libres, on mettait sur les bancs des condamnés ou forçats enchaînés, et on leur adjoignait des esclaves. L'habitude de composer les chiourmes avec des criminels provient sans doute des chevaliers de Rhodes. Quand les Turcs eurent une marine dans la Méditerranée, ils ne firent que suivre cet exemple. A partir de la fin du xv» siècle, la France eut une marine nationale ; il fallut alors pourvoir les galères de rameurs, et, comme les engagés volontaires ne suffisaient pas, on condamna les criminels aux galères. On achetait aussi des esclaves russes, nègres, etc. Dès le règne de Louis XIV, les généraux des galères se plaignaient de la mauvaise qualité de ces rameurs ; ils demandaient des hommes fibres. Mais, jusqu'à la fin de la marine à rames, les hommes libres ne furent qu'un appoint; le principal élément de la chiourme était toujours lourni par les condamnés. En décembre 1676, l'effectif des chiourmes était tombé à 4.710 hommes. Le zèle des tribunaux remédia au mal, mais, en 1713, Barras do La Penne se plaint autant de la difficulté de recruter des forçats que de tirer d'eux do bons services. En 1754, on gracia les derniers rameurs galériens. V. galèbe, et forçât.
— BiBLioGR. Voir les vieux ouvrages classiques, tels que l'Armata navale, de Pantero Pantera (1614) et celui do Barras de La Penne (1713); Jurien de La Gravièro, les Derniers Jours de la marine à rames (Paris, 1885); la Marine des PtoUmées et la marine des Romains (Paris, 1884); A. Jal, Glossaire nautique (Paris, 1848).
CHIPAGE n. m. Opération qui consistait à introduire du tan entre deux peaux cousues ensemble et à les immerger dans l'eau en les foulant ensuite fortement. (Cette méthode de tannage a depuis longtemps été abandonnée pour les grosses pièces et ne s'emploie plus que pour les petites peaux de chèvre et de mouton.)
CHIPEAU (po) n. m. Nom vulgaire d'un canard du genre chaulélasme (chaulelasmus strepara), appelé aussi chipkau BRDY4.NT et RiDENNE. (Il est de passage en France pendant tout l'hiver, et vit, pendant cette saison, dans l'Europe méridionale.) V. CHiDLÉLiSME.
CHIPER v. a. Pop. et arg. des écoles. Prendre, dérober : CatpER une bille, une plume, des pommes.
— Techn. Chiper des peaux. Faire le chipage. V. ce mot. Se chiper, v. pr. Etre chipé : Enfant gui chipe tout ce qui
peut SE CHIPER. Il Dérober l'un à l'autre : Des enfants qui se CHIPENT des billes.
CHIPETTE (péf) n. f. Arg. Tribade, lesbienne, ii Dans le langue courant populaire. S'emploie seulement dans cette locution : Ça ne vaut pas chipette, Ça ne vaut rien.
CHIPEUR, EUSE adj. Qui a l'habitude do chiper.
CHIPIE (pî) n. f. Pop. Bégueule, prude, femme toujours prête à se formaliser pour rien.
Chipiez (Charles), architecte français, né à Ecully (Rhône) en 1835. Il suivit d'abord à Lyon les leçons de l'arcUitecte Cheaavard ; puis, s'étant rendu à Paris, il y
eut pour maîtres Constant-Dufeux, VioIlet-le-Duc et Danjoy. Chipiez n'a exécuté qu'un petit nombre de travaux d'architecture proprement dits; on peut, néanmoins, citer de lui : r£'co/e nationale d'Armentières, dans laquelle il a donné à l'architecture polychrome l'application la plus étendue qu'elle eiât encore reçue en France. Mais c'est surtout par ses travaux relatifs à l'histoire de l'art que Chipiez s'est acquis une juste notoriété. Il a fait paraître une Histoire critique des origines et de ta formation des ordres grecs (1876). 11 est aussi l'un des deux auteurs d'un ouvrage de premier ordre, l'Histoire de l'art dans l'antiquité (1881-1893), en collaboration avec G. Perrot.
ChipiONA, ville d'Espagne (Andalousie [prov. de Cadix]), au bord de l'Océan; 3.155 hab.
ChipiouANS. Ethnol. V. Chippeyans.
Chipka ou TCHIPKA, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie orient.), sur le versant méridional de la partie des Balkans dite a Balkans de Chipka n; 4.000 hab. Par derrière, défilé de Chipka, franchissant le col qui réunit les vallées de la Jantra et de la Tondja. Des combats acharnés s'y livrèrent pendant la guerre russo-turque de 1877.
CHIPOUUN, CRIPOLIN OU CHIPPOUN n. m. Sorte de peinture à la colle.
CHIPOLATA (ital. cipollata; de cipolla, oignon) n. f. Petite saucisse courte qui. à l'origine, contenait des ciboules. Il Garniture dans laquelle on fait entrer des carottes, des châtaignes, des truffes au besoin, etc., et dont on accompagne du gibier, de la volaille, etc.
CHIPOTAGE n. m. Action de chipoter.
CHIPOTER (de l'anc. franc, chipe, lambeau) v. n. Aller besogne, tatiUonner, hésiter : La vie est trop OTER. (Volt.)
— Manger du bout des dents, lentement et sans appétit.
— Activ. Marchander, discuter longtemps sur : Chipoter des comptes, il Tâter d'une manière agaçante : Chipoter des fruits.
cmPOTERIE (ri) n. f. Tracasserie, chicane inutile.
CHIPOTIER (ti-é), ÈRE ou CHIPOTEUR, EUSE n. Celui, celle qui chipote, qui hésite ou discute toujours.
CHIPPE n. f. Pop. Rognure d'étoffe : Les chippes sont des chiquets d'étoffe sans importance ; il n'y a donc pas de scrupule ni de mal à s'en emparer. (Génin.)
Chippenham, ville d'Angleterre (comté de Wilts), sur l'Avon de Bristol ; 4.500 hab. Carrières. Fabriques de draps et de soieries ; commerce de transit. Sources ferrugineuses.
CHIPPEWA-FAI.LS, ville des Etats-Unis (Etat de Visconsin), sur le Chippetoa, affluent du Mississipi ; 8.670 hab. Minoteries, scieries, commerce de bois. — Ch.-l. d'un comté peuplé de 25.145 hab.
ChippewaYS, Indiens de l'Amérique du Nord, qui vivent en partie dans les Etats d'Iowa, de Visconsin et de Michigan, aux Etats-Unis, en partie dans les contrées limitrophes du Canada. — Un Chippeway.
— Encycl. Ces Peaux-Rouges sont au nombre de 15.000 environ. Ils se livrent surtout à la chasse et à la pêche et ils échangent des peaux et des fourrures à la Compagnie anglaise du Nord-Ouest. De mœurs rudes, beaucoup de Chippeways vivent sous des tentes de peaux, comme leurs ancêtres; quelques-uns (des pêcheurs) ont élevé des villages sur les bords du lac Huron et du lac Michigan. L'idiome qu'ils parlent est polysyntbétique et appartient à la famille des langues algonquines.
Chippeyans, Indiens de l'Amérique du Nord qui vivent entre le grand lac do l'Esclave, celui d'Athabasca et la rivière Churchill. (Us forment une tribu de 2.500 individus environ. Les Chippeyans se livrent à la pêche et surtout à la chasse, au moyen de laquelle ils se procurent des peaux qu'ils vendent.) — Un Chippeyan.
Chipping-NORTON, ville d'Angleterre (comté d'Oxford), sur un affluent de la Tamise ; 4.600 hab. Manufacture de gros draps. Eglise Sainte-Marie, d'architecture gothique. Aux environs, monument mégalithique de Rowldrich.
Chipping-WYCOMBE, ville d'Angleterre (comté de Buckingham), sur la Wycombe, affl. de la Tamise ; 13.435 h. Fabrique de meubles, papeteries. Antiquités romaines.
CHIQUAGE (kaf) n. m. Arg. Bataille, rixe.
CHIQUAILLE (ka-ill [Il mil.] — rad. chiquer) n. f. Pop. Action de manger et de boire par sensualité.
CHIQUE (chik') n. f. Morceau : Une chique de pain, n Tasse de petite dimension.
— Morceau de tabac que l'on mâche : Délirer sa chique. — Pop. et fig. Poser sa chique. Etre réduit à se taire; garder le silence ; Pose ta chique, et fais le mort, il Etat d'ivresse légère : Avoir une chique, h Mauvaise humeur : Avoir sa chique. Il Couper la chique à quelqu'un. L'interrompre brutalement, le réduire au silence, ii Avaler su chique. Mourir. Il Ça ne vaut pas une chique. Cela
— Jeux. Dans quelques départements, de marbre ou de terre cuite avec laquelle
— Numism. Ancienne pièce de monnaie du Dauphiné, d'une très petite valeur.
— Techn. Petit cocon mou et peu fourni en soie, il Soie qui provi
— Zool. Nom vulgaire d'un secte du groupe des puces, qui le rhynchoprion penetrans, et qui est propre aux régions chaudes de l'Amérique.
— Encycl. Zool. La c7»'?ue femelle s'enfonce dansla peau, se gonfle, et son abdomen finit par atteindre la grosseur d'un petit pois, alors qu'à l'état libre l'insecte ne mesure guère plus d'un millimètre de long.
C'est surtout dans les orteils que s'installe cette puce. Aucun soin de propreté n'en défend; mais elle est très facile à extraire, même avec la pointe d'une épingle. On cautérise ensuite très légèrement la cavité soit avec un antiseptique, soit même avec du tabac à priser. L'essentiel est de ne pas se laisser envahir; car, lorsque plusieurs individus ont attaqué un même doigt, l'inflammation peut amener la gangrène et nécessiter l'amputation. Cet animal nuisible tend à devenir cosmopolite; depuis plus de vingt
ans, il a été introduit sur la côte occidentale d'Afrique, d'où il s'est répandu dans l'intérieur. Les chiques attaquent non seulement l'homme, mais aussi les animaux domestiques.
CHIQUÉ (ké), ÉE adj. Ce mot, qui appartient à l'argot des dessinateurs et des peintres, a deux sens opposés. Une peinture chiquée signifiera tantôt une peinture faite avec chic, élégance, et, plus souvent, une peinture faite de chic, sans document, qui fait illusion, mais sous laquelle i a rien, il Dans ce dernier sens, le mot ;
il ny lans le
n'éprouve pas : Elle fait du chiqué !
CHIQUEMENT adv. Pop. Avec chic.
CHIQUENAUDE (ke-nàd') n. f. Coup appliqué avec le doigt du milieu, bandé contre le pouce, puis détendu brusquement : Donner, Appliquer, Décevoir une chiquenaude.
— Fam. Coup léger ou considéré comme tel, par plaisanterie ou autrement : Qu'est-ie que la guillotine ? Une chiquenaude sur le cou. (Lamourette.) il JVe pas donner à quelqu'un une chiguenaude,' Ne pas lui faire le moindre mal.
— Fig. Désagrément, outrage : On vit pour le martyre, mais on se tue pour une dernière chiquenaude du sort. (L. Ulbach.)
CHIQUENAUDER (ke-nâ) V. a Donner des chiquenaudes. CHIQUENILLE (ke-niW [Il mil.]) n. f. Ancienne forme de
SOUQDENILLE.
CHIQUER (ké) V. n. Mâcher une chique de tabac : Beaucoup de marins ont l'habitude de chiquer, il Tabar à chiquer. Tabac en corde, en rouleau, à l'usage des chiqueurs.
— V. a. Chiquer du tabac. Le mâcher, il Exécuter avec chic, avec habileté, ou bien Exécuter d'imagination, sans document, sans modèle : Chiquer un dessin.
— Pop. Chiquer le légume, ou simplem. Chiquer, Manger.
— Arg. Battre, il Chiguer des yeux. Pleurer.
Se chiquer, v. pr. Etre chiqué, en parlant du tabac : Tabac gui sE chique bien, il Etre attaqué par les chiques, avoir des chiques qui se multiplient sous la peau : Les personnes qui marchent pieds nus aux colonies se chiquent o coup sûr. Il Pop. Se chiquer la gueule ou simplement Se chiquer, Se battre : Au xvu» siècle, se battre, c'était se donner du tabac; au xix*, c'est se chiquer la gueule. (V. Hugo.)
CHIQUET {kè — dimin. de chique) n. m. Pop. Petite quantité, petit morceau : Un chiquet de vin, de pain.
— Comm. Petit coupon d'étoffe, rognure, chippe. n Petit morceau de cuir avec lequel on raccommode un talon de chaussure, n Soie commune d'Alais, à cause des cocons de qualité inférieure appelés chiques.
— Mar. Morceau de laize coupée en pointe pour complé-
à peu : Payer chiquet A chiquet.
CHIQUETAGE n. m. Action de chiqueter : Le chiqc tage de la laine.
CHIQUETER (rad. chiquet. — Double le t devant u syllabe muette : Je chiguette. Nous chiquetterons) v. Mettre en menus morceaux : Chiqueter des chiffoi Il Chiqueter la laine, La déchirer avec des cardes pour démêler et l'allonger. Il Chiqueter un fond peint en marbi Le parsemer do taches, il Chigueter des poteries. So dit • travail de l'ouvrier chargé de fixer des garnitures sur id il j
corps de la pièce, q - - ?pl
Jàt ornement
1 grave des ;
la
des ligne
CHIQUETTB (kèt') n. f. Syn. de chiquet : Une chiquette de vin, de pain.
— En T. de chapell.. Parties défectueuses se détachant quand on prépare les peaux dont les poils servent à fabriquer le feutre des chapeaux.
— Loc. adv. Chiguette à chiguette. V. chiquet. CHIQUEUR (keur') n. m. Celui qui a l'habitude de mâcher
du tabac.
— Pop. Gros mangeur ; Un chiqueur insatiable.
— En terme d'atelier. Artiste qui fait de chic, avec plus d'habileté manuelle que do véritable talent.
Chiquimula-DE-LA-SIERRA, ville de la république do Guatemala, sur le Hualan, affluent du rio Motagua; 4.000 hab. — Le département de Chiguimula a 64.730 hab.
Chiquimulilla, ville de la république de Guatemala (dép. do Santa-Rosa) ; 3.700 hab.
Chiquinquira (Ville des brouillards, en chibcha), ville de la république de la Nouvelle-Grenade (Etat de Boyaca), sur le Suarez, affl. du rio Magdalena ; 18.000 hab. Important pèlerinage à une Vierge miraculeuse. Elève du bétail. Souvenirs des anciens Mùyscas, dans les environs. Mines d'émeraude et de sel gemme.
Chiquita (mar), vaste lac ou lagune de la république Argentine (prov. de Cordoba).
Chiquitos (toss). Indiens de la Bolivie qui ont donné leur nom à un district du départ, de Santa-Cruz-de-la- Sierra. — Un Chiquitos.
— Encycl. Au nombre de 20.000 environ, divisés en tribus, les Chiguitos sont de taille assez élevée ; ils ont la
.u bronzée, les cheveux gros et noirs, le torse robuste, épaules larges, la tête grosse et ronde, avec un nez rf et de petits yeux très expressifs. Ils vivent de la ~r et do la pêche. Gais, doux et sociables, ils aiment 'iiiiément la musique et la danse. Ils
Chirac, comm. do la Charente, arrond. et à 11 kilom. de Coiifolens, près d'un affl. droit de la Vienne ; 1.181 hab. Moulins. — Comm. de la Corrèze, arrond. et à 13 kilom. d'Ussel ; 972 hab. Commerce de bois. Moulins. — Comm. de la Lozère, arrond. et à 5 kilom de Marvejols, près de la Colagne et non loin du Lot ; 1.322 hab. Ch. de f. Midi. Instruments d'agriculture. Monuments mégalithiques.
Chirac ( Pierre ), médecin français , né à Contjue» (Roucrgue) en 1650, mort en 1732. Il enseigna la médecine et l'anatomie à Montpellier, se distingua par son dévouement pendant la peste de Rochefort (1692) dite mal de Siam. Il remplaça Fagon dans la surintendance du Jardin des plantes, obtint des lettres de noblesse et fut nommé premier médecin de Louis XV en 1731. Ses ouvrages ne justifient pas l'immense réputation qu'il eut de
son vivant. Lo plus Important ost lo Traité des fièvres maliimes et pestilentielles qui ont régné à Jlochefort en I6S4
ciiiiiACANTHinM (Ai, ti-om') a. m. Gonro d'arachnides
■" I ~ tubitélairos, famille des drassidés, comprenant
I' Il (i^iioos tostacées ou rougeâtros, Il ' -raiido taillo.
GIIIRACANTIIIUM — CHIROGYMNASïE
il.iii I' - ttuissons, les haies, et se lien- III m I II iiiio coque soyeuse -ouverte par !'■ Il Oii en connaît une vingtaine
il l'^i 1"^, dont quinzo françaises; los
auir.iî, .1 Egypto et do Syrie. Lo chiracaîithiuin punctorium ou nuïn'a: (clubiono nourrice), commun partout, est redoutable par son venin très actif, qui rend sa morsure dangt'reuso pour l'homme.
CHIRACANTHUS n. m. Paléont.
patt
rapport à la chiragre :
du Ja-
(ile Nippon
CHIRAGRIQUE (/fi) adj.
A/fuCllun CHIR40RI(JL'E.
ChiRAHAMA ou SiRAHAMA, vil pon (ilo Ni|.pon), sur l'océan Pacifique; 4.8
Chiraïchi ou Siraïchi, ville du Japi [prov. d'ivakij) ; 5.25i> liab.
Chirakava ou Sirakava, ville du Japon (île Nippon [prov. d'ivaki]), sur le fleuve côtier Okouma-CJava ; 9.600 h.
Chir-AU ou SCHIR-ALI, émir d'Afghanistan, fils do Dost-Mohamm«d, mort à Tachkent on 1879. A la mon do son père, Cliir-.\li put à combattre ses trois frères, qui lui disputaient lu pouvoir (1863). Il les vainqi '
H6ral lui d(
ioa pou
■ khan, son ici intrigua contre l'émir, qui son autre fils Abdullah-Djan -captivité. Les
fr%
(1873), et lo retint à Kaboul dans Anglais avaient cherché à prendre la direction des atfaires en Afghanistan ; mais Chir-Ali accepta los avances de la Russie. Après le refus de l'émir de recevoir une ambassade anglaise, le vice-roi de l'Inde lui adressa un ultimatum ; une réponse défavorable ayant été faite, l'armée anglo-ind'ienne entra à Kandahar (1879), tandis que Chir-Ali s'enfuyait sur le territoire russe, oii il mourut bientôt. Son fils Tacoub-khan lui succéda.
CHIRAMAXION {ki, ma-ksi — du gr. klieir, main, et amaxion, chariot) voiture à bras, dont on se servait sur ter los malades.
ChiranÉ ou SirANÉ, ville du Japo [prov. d'Etsigo]), près du fleuve Sinano-Ga
CHIRANTHODENDRÉES {ki, din-dré) n. f. pi. Série de malvacées à fleurs apétales, hermaphrodites, renfermant le genre chiranlhodendron. — Une chiranthodkndrée.
CHIRANTHODENDRON (ki, din-dron) n. m. Grande malvacée de la série des chiranthodendrées , renfermant deux espèces : l'une du Mexique, l'autre de la Californie.
CHIRARTHROCACE (Ai — du gr. kheir, main ; arthron, articulation, et kakon, mal) n. f. Carie de l'articulation radio-carpienne.
ChirasSIMONT, comm. de la Loire, arr. et à 26 kilom. de Roanne, près du Gand ; 90-1 hab. Fabriques de plumetis et de mousselines.
CHIRAT ira) n. m. Ornement calligr compaijnant les grandes capitales de
Chiramaxion.
on (Ile Nippon
iphique (
de 1 oplflia chtrala (Elle se dédouble, sous l'action de
1 acide chlorhydrique, en diiratogénine et acide ophéliquc.)
CHIRATOGÉNINE n. f. Chim. V.
CHIRAZ {raz- - do Chirac, n. d'une ville de Perse) I. Tii. Viiic. Cépage. Syn. de syrah. (On appelle aussi
I chiraz ' le vin récolté aux environs de cette ville.) Chiraz, ville de la Perse méridionale, capitale du Far-
istan. Elle est située au milieu d'une région montagneuse, lans la vallée du lac Nahal, à l'O. du grand lac Niris ; ri.ooo hall, environ. C'est aujourd'hui une ville déchue,
■irons, vantes pour leur cliarme, produisent beaucoup de •in. riiiia,z lalirii|iie, do plus, do l'eau de roses justement '■" ''''i' c ! •.. n-iii-les en marqueterie de bois et d'ivoire, '■■ ■ I II- riii.eo sur la grande route de caravanes l'ii II t le Bender-Bouchir, Chiraz, Ispahan,
II l'.isique à la mer Caspienne. Chiraz
ChirÉ, rivi6ro de l'Afrique australe. Servant d'émissaire au lac Nyassa, elle sort do son extrémité la plus méridionale. Son cours, dont la direction générale est du N.-O. au S.-E., est d'environ 500 kilomètroa. Il ost coupé, sur une étendue do 50 & 00 kilomètres, par los rapides do Murchison, qui produisent une dénivellation totale d'environ 400 mètres. Le Chiré so jette dans le Zambèze, dont il constitue un des principaux affluents do gaucho, ù 150 kilomètres environ des embouchures do co fleuve, dans le canal de Mozambique.
Chirens, comm. do l'Isère, arrond. ot i 28 kilom. de Grenoble, sur l'Ainan naissant, dans les terres froides; 1.130 hab. Eglise romane. Ruines do la tour do Clermont; berceau de la famille do Clermont- Tonnerre.
ChirghÂTI ou ChirohOTTY, ville do l'Inde anglaise (Behar (prov. de Patna]), sur un bras du Morhar, sonsaffluent du Gange ; 5.860 hab. Centre commercial, autrefois très important, où se trouvent encore d'habiles artisans du for, du bronze ot du bois.
Chiriacodromion (Ai. — • Les voios du Seigneur •), colloction d'oraisons ecclésiastiques pour tous los dimanches do l'année, composées par Nichifor Théotoc, archevêque d'Astrakan. En 1855, lo C'/iiriocorfromion fut réimprimé à Sibiu (Hermanstadt), par les soins du métropolitain roumain André Sagouna, avec un supplément d'oraisons pour les fêtes de l'année.
CHIRIATRE (Ai — du gr. AAeir, main, et io(roj, médecin) n. m. Médecin opérateur, chirurgien.
CHIRIATRIE (Ai — du gr. kheir, main, et iatria, médecine) n. f. Médecine opératoire, chirurgie.
CHIRIATRIQUE (Ai) adj. Qui a rapport à la chiriatrie, à la cliirurgie.
(En Grèce, elle était portée vent par les femmes ; mais les hommes ne pouvaient l'adopter sans risquer de passer pour efl'éminés.)
ChIRIGUANOS, Indiens de la famille guarani, qui habitent dans la république Argentine, à l'extrémité occidentale du Gran-Chaco. — Un Chiriguano.
— Enctcl. Quoique leur territoire dépende nominalement du gouvernement de Buenos-Ayres, les Chiriguanos sont, en réalité, tout à fait indépendants. D'un teint cuivré clair, ils sont grands et bien faits, et so contentent volontiers, pour tout vêtement, d'une ceinture de cuira laquelle est suspendu un sac renfermant leur tabac et quelques pièces de monnaie ; ils y ajoutent un poncho quand il fait froid. Les femmes ont une physionomie agréable : elles se vêtent d'une robe de coton, tissée et teinte dans le pays, qui est serrée à la taille par une ceinture de couleur vive. Ces Indiens sont agriculteurs ot sédentaires. Ils se construisent des habitations en roseaux habilement tressés. Dans chaque village, qui obéit à un cacique, existe Une maison pour les étrangers. Le mobilier se compose de hamacs, de lits en cuir et de quelques petits meubles achetés aux Européens. Les Chiriguanos se livrent à l'élevage du bétail et au tannage des peaux. Ce sont d'excellents ouvriers qui vont volontiers travailler dans les villes de la Bolivie et de la république Argentine, oïl ils ne restent jamais longtemps.
Chirin {l'Agréable), nom de la favorite du roi de Perse Khosrav Parviz (vu» s.), de la dynastie sassanide; elle était chrétienne. Quelques auteurs affirment qu'elle était la fille de l'empereur grec Maurice, et que son vrai nom était Marie ou Serena. Ce fait n'aurait rien de surprenant, car, à cette époque, les rapports entre la Perse et le monde byzantin étaient constants. On trouve son histoire racontée dans le Schâh Nameh de Ferdousi; Djami, Nizami, Hatefi en ont fait également l'héroïne de leurs poèmes.
Chiriqui, lagune do l'Amérique centrale, formée par la mer des Antilles, sur la côte orientale de la république de Costa-Rica, près de la frontière de Colombie, qui peut oflTrir un abri sûr aux plus grands navires. — Ce nom est également porté par une montagne volcanique ot par un petit fleuve côtjer de l'Amérique centrale, par une pro-
Chiridote.
de Costa-Rii
III liiii lienre de gesnéracées-cyrtan-
' '^ velues ou glabres à belles
provenant do l'ar-
ût on cultive quel-
- .Miller, .s.jrte .le stalactite ayant la forme d'une
ChiRKOTE ou ChERKOTE, ville do l'Inde anglaise (Provinces du Nord-Ouest [Rohilkand]), surlo Koh, sousaffluont du Gange par le Kamganga; 15.100 hab. Fabrication de tapis brodés ; commerce considérable do sucre.
ChiRKODH (Asad-ed-Din) [le £ion de la Ileligion ], prince kurde, no dans la première moitié du xii« siècle, mort en 1169, oncle du sultan Salah-ed-Din. Forcé de quitter son pays, il entra au service d'Iniad-ed-Din Zenghi, atabek de Mossoul ; puis il se rendit auprès du sultan de Damas et d'Alep, Nour-ed-Din. Ce dernier l'envoya en Egypte pour débarrasser le calife fatimite, El-Aded, de son vizir Chawer; il battit les alliés du vizir, et s'empara du Caire, ainsi que de la plus grande partie de l'Egypte. El-Aded fit tuer Chaw«r et donna à Chirkouh le litre de vizir. Chirkouh n'en jouit que quelques mois, et il eut pour successeur dans cette charge son neveu Salah-ed-Din, qui se déclara sultan d'Egypte.
CHIROBALISTE (Ai, lissl' — du gr. kheir, klieiros, main, et de batiste) n. f. Ane. art milit. Baliste à main, arbalète, par opposition à la baiisto à roues.
CHIROCARPE n. m. Bot. Syn. de CAYtiOSÉE.
CHIROCENTRE (Al') ou CHIROCENTRUS (Ai. sintruss) 11. m. Geure de poissons physostomes, famille des clupéidés, intermédiaires entre les brochets et les dupes, caractérisés par leur corps comprimé, allongé, leur ventre
tranchant et non dentelé, leurs dents fortes ot crochues. (L'espèce type du gopro, qui parait jusqu'ici être la seule, est lo chirocenlrus doraà, répandu depuis la mer Rouge jusqu'en Australie. La chair do co poisson ost bonne à manger.) CRIROCOLE (Ai) ou CHIROCOLDS (Ai, luss) n. m. Zool. Gonro do reptiles sauriens brévilingues, famille des cbamiesauridés, reDformantdosBcinqaos américains à pai---*
Cbirocentn
oreilles cachées, & écailles .^^âS de la gorgo carrées ot lisses, manquant do sillon latéral et ayant quatre
(L'espèce type du gonro, »-i.irocoic.
chirocolut tmbriealiu, habite lo Brésil.) Lo chirocolo i pas venimeux.
d'holoturies apodes, soo»-
CHIHODOTE {ki) D. t. Gen.
ordre des apneumones, famille des synapiidés, renfermant des formes à tentacules élargis et digiiés, et à
Seau munie do vésicules contenant es spicules faites comme dos roues.
[Les quelques espèces connues de co genre sont réparties dans toutes les mers du globe ; la chirodoto violette {chirodota diseolor) habite les lies Aléoutiennes ; une autre [cliirodota lumbricoides) vit dans les bancs de coraux de l'Océanie, avec la chirodota
CHIROCNOHONIE (Ai — du (.T klieir, kheiros, main, et gnômôn, 'ii. connaît) n. f. Art de connaître le ca ractère des personnes à l'inspoctiuii de leurs mains au point do vue de la forme et de l'a-spr-ct.
— Enctcl. La chirognomonie est un nom nouveau donné â une étude qui remonte à des temps lointains. Les anciens (Anaxagore, Artemidore) connaissaient la chirognomonie. Elle difi'ère de la chiromancie en ce que celleci dicte des oracles en interprétant les lignes qui existent dans le creux de la main, undis que la chirognomonie se contente, comme la phrénologie, d'étudier la forme de la main et d'en tirer l'indico de Torganisation morale do l'homme, en admettant qu'il existe nno corrélation intime entre le cerveau, qui pense et dirige, et la main, qui obéit et exécute. Les mains ont été classées par les chirognomonistes en sept catégories distinctes entre elles : !• main élémentaire ou à grande paume; l» main nécessaire ou en spatule; 3» main artistique ou conique; 4» main utile ou carrée; 5* main philosophique ou noueuse; 6^ main psychique ou pointue ; 7« main mixte. Ces classements ont été subdivisés chacun en une infinité de variétés et accompagnées de circonstances spéciales, qui donnent à l'ensemble sa signification particulière. La Chirognomonie du capitaine d'Arpentigny (1843), les Mystères de la main de Desbarolles(1859),le Traité méthodique de science occulte de Papus (1887) ont la prétention d'avoir traité, scientifiquement, de la chirognomonie.
. Celai, celle
CHIROGRAPHAIRE (Ai, fér' — rad. chirographe) adj. Dr. Se dit des créances et des dettes contractées sous seing privé : Dette chirogeaphairk. Créance chirographaire. il So dit aussi des personnes qui ont des créances ou des dettes de cette nature ; Créancier chirographairb.
— Enctcl. En droit romain, il y avait, au temps de Gaïus, plusieurs espèces d'obligations littérales : les nomina transcriptilia et les arcaria nomina, à l'usage des citoyens ; les syngraphx et les chirographa, pour les étrangers. Le chirographum était un écrit signé du débiteur seul. Plus tard, les nomina transcriptitia et arcaria, ainsi que les syngraphx, tombèrent en désuétude, et le chirographum devint l'unique source de l'obligation littérale. Le débiteur qui avait signé un acte de ce genre, sans
3u'on lui eût compté les espèces, pouvait, à l'origine ponant cinq ans, plus tard pendant deux, opposer au créancier l'exception infaclum non numeratse pecunix ; le créancier devait, alors, prouver qu'il avait réellement verso l'argent. Lo débiteur pouvait aussi demander par une condictio la restitution de l'écrit, ou faire une déclaration devant un magistrat, afin de rendre l'exception perpétuelle. Dans l'ancien droit français, on opposait les créanciers chirographaires, c'est-à-dire qui n'avaient pour titre qu'un acte sous seing privé, à ceux qui produisaient un acte authentique ; aujourd'hui, cette distinction n'a pas de raison d'être. Mais le nom de . créanciers chirographaires > a été donné, sans distinction de contrat authentique ou sous seing privé, à ceux qui n'ont sur les biens de leurs débiteurs ni privilège ni hypothèque, et. on les opposant ainsi aux créanciers dits privilégiés ou hypothécaires.
CHIROGRAPBAIREBCENT adv. En qualité chirographaire.
CHIROGRAPHE (Ai — du pAein, écrire) n. m. Diplom.
signature autographe. D Signature' autogra'phe apposée au bas du mémo acte, n Acte rédigé en forrne de charte-partie. (V. COARTK-PART1E.) Il Charte en général, chez les Anglais, avant les conquêtes des Normands, il Bref du pape non promulgué.
— Dr. anc. Obligation signée par lo débiteur et remise au créancier
CHIROORAPBIE {M) I
f. Art des chirographes.
CHIROGRAPBIQDE (Ai) adj. Qui ctmceme la chiio-
graphic.
CHIROGRAPHIQDEMENT (Ai) adv. D'une manière chirogr.nphique.
CHIROCYMNASTE (Ai, nassf) D. m. Appareil imaginé en istl par un facteur de pianos nommé Casimir ^lartin, dans le but de faciliter aux pianistes les grandes extensions, en même temps que d'augmenter et d'égaliser la
CHIROL — CHIRURGIE
force des doigts en les readant indépendants les uns des
ChirOL, ville de l'Inde anglaise (Bombay [princip. de Kolapour]), dans la vallée du fleuve Krichna; 6.950 hab. CHIROLOGrE {ki, jl — du gr. kheir,
cours) n. f. Art doigts et de la
CHIROLOGIQOE {ki) adj. Qui 11 Arts chirologiques. Arts man
CHIROMANCIE {ki, si) kheiros, main, et manieia, l'iaspection des lignes de la iflain : Quelques prêtres égyptiens exerçaient la
CHIROMANCIE. (Volt.)
— Encycl. La chiromaitcie était pratiqué(
l'antiquité : Egyptiens, Chaldéens, Assyriens, Hébreux. Les philosophes grecs et latins i'étudièrent ; elle fut en grand honneur au moyen âge. Mais sa plus grande vogue est au xvi" sii et au commencemeo xvii'. Au XIX', le capitain
moyei
du mouvement des
On dit aussi dactylolooh
rapport à la chirologii
l'Arpentigny et olles publièrent
rolles publia vrages qui traitaient fois de la chiromanci de la chirognomoi (V. ce mot.) L':
du chiromaDcien d'ordinaire sur 1, gauche, qui est moins
déformée que la droite par le travail; il y étudie d'abord quatre grandes lignes, qui forment une sorte d'M ; les lignes de vie, de tête, de cœur, de fortune ou de chance, ou ligne saturnienne ; ensuite, les monticules qui se trouvent à la racine des doigts, et dont la plus ou moins grande proéminence indique le degré des qualités : le mont de Jupiter indique, disent les chiromanciens, la religion, l'ambition, la gaieté, le bonheur ; celui de Saturne, la sagesse, la chance; celui d'Apollon ou du Soleil, la gloire, l'intelligence, le goût du beau ; celui de Mercure, l'amour du travail, du commerce, de la science; celui de Mars, le courage; celui de la Lune, la rêverie, la mélancolie, la chasteté ; le mont de Vénus, la charité, l'élégance, l'amour. 11 faut encore tenir compte dos lignes secondaires, des angles, des croix, des étoiles, etc., qu'elles forment.
CHIROMANCIEN, ENNE {ki, si-in, en') n. Celui, celle qui pratique la chiromancie.
CBIROMANIE {ki, ni — du gr. kheir, kheiros, main, et de manie) a. t. Syn. de onanisme.
CHIROMÉLE ou CHIROMELES {ki, mé-léss) n. m. Genre de mammifères chiroptères insectivores, groupe des gymnorhines, famille des molossidés, renfermant des chauvessouris indo- malaises à museau cylindrique, obtus, à oreilles hautes et droites, à cou saillant en goitre et à pattes postérieures ayant le premier doigt vi| reux et opposable comme un pouce. (] pèce type du genre, le chïromeles quatus, d'assez grande taille, habite îles do la Sonde ; c'est le molosse pédit
CHIROMÈTRE {ki — du gr. klieir, kheiros, main, et métron, mesure) n. m. Instrument qu'emploient les gantiers pour prendre la mesure de la main.
CHIRON (de Chiron, nom mythol.) n. m.
Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, renfermant des formes allongées, cylindriques, à pat- CMi les robustes, de taille moyenne, habitant les régions chaudes de l'ancien monde. (Sur les neuf espèces connues, une seule se trouve en Europe ; c'est le chiron digitatus de Sicile. La plus grande espèce du groupe est le chiron grandis, du Sénégal.)
CHIRON n. m. Grande bougie ou cierge formé, comme , de ta-
Chiron.
nies. (Le mo
comme l'objet, fu- **""
rent en usage aux xv® et xvi= siècles. Chiron vient du
mot chire, corruption de cire.)
Chiron {ki), le plus célèbre des centaures. L est connu déjà d'Homère et d'Hé-
siode,et il est resté po- "^ %.%âf . / C^r pulaire dans toute l'an- \b,uJ*>M^ ^^ !u/,gS tiquité. U était fils de .^a ' ' "
Kronos (ou de Posei- ^*"'" don) et de Philyra. Il habitait une grotte au piedduPélion. Ilsedistingue de la plupart des
son caractère bienfaisant et son amour d justice. Il connaît les vertus dos plantes, soigne les blessés et les malades, passe pour l'un de:
de la chirurgie : au iv* siècle, à Démétrios de Thessalie, une famille de médecins prétendait descendre de Chiron. Il est l'ami de nombreux héros : d'Hêraklès, de Jason et des Argonautes, de Pelée, qu'il sauve des mains des autres centaures. C'est dans son antre que se célèbrent les noces de Thétis et de Pelée, et il y prédit la grandeur d'Achille, dont il dirigea lui-même l'éducation. Il fut le maître aussi d'Asklépios, de Jason, de Nestor, de Méléagre, d'Ulysso, de Castor et PoUux, etc. Suivant quelques traditions, Chiron céda son immortalité à Prométnôe ; ou bien il obtint de Zeus do pouvoir mourir, après qu'Hêraklès,
Achille, de la médecine
combattant les autres centaures, l'eut blessé par mégarde d'une de ses flèches empoisonnées. Toutes ces légendes ont très souvent inspiré les poètes et les artistes, surtout les peintres de vases. Chiron fut l'objet d'un culte dans le pays des Magnétos de Thessalie, et il était considé
partout (
Maçnè
des dieux de la médecii
CHIRONECTE {ki, nèkt') n. m. Genre de poissons acan-
été décrite
sous divers noms, suivant les régions où on l'a trouvée ; elle abonde dans la mer des Sargasses. V. antennaiee.
CHIRONECTE (Art, nèkt') n. m. Genre de mammifères marsupiaux rapaces, famille des didelphidés, renfermant une seule espèce qui vit dans les cours d eau du Guatemala et du Brésil. Le chironecte yapock {chironectes minimus) est un petit animal rare et nocturne, qui a les mœurs des loutres. (Ai) n. f. pi. Tribu de gentianacées à feuilles es de la corolle tordus, à ovaire uniloculâire, divisée en trois sous-tribus : les euchironiées, les érythrées et les lisanthiées, et dont le genre chironie est le type. — Une chikoniée.
CHIRONIEN {ki, ni-in — de Chiron, par allusion à l'ulcère qu'une flèche empoisonnée occasionna au centaure de ce nom) adj. m. Se disait d'un ulcère malin et invétéré.
CHIRONIS {ki, niss) n. m. Genre de gentianacées, type de la tribu des chironiées, comprenant des herbes vivaces, dressées ou décombantes, à belles fleurs rouges, qui croissent dans l'Europe orientale.
CHIRONNAGE (ro-naf) n.
m. Sorte de sciure de bois que produit dans les arbres
tructeur appelé chiron.
CHIRONNÉ, ÉE adj. Attaqué, rongé par les chirons.
CHIRONOME ou CHIRO- NOMUS {ki, no-muss) n. m.
Genre d'insectes diptères némocères, famille des culiciformes, renfermant des formes grêles et allongées, ressemblant à des cousins, et dont les larves aquatiques, rouges, sont les vers de vase des pêcheurs. (On connaît plus de soixante espèces de chironomes, répandues dans l'hémisphère boréal. Les plus communes, en France, sont les chironomus plumosus et chironomus stercorarius. Ce dernier est d'un noir velouté, avec les pieds bruns, les ailes blanches.)
CHIRONOME n. m. Antiq. V. chéironome.
CHIRONOMIE n. f. Antiq. V. chéironomie.
CHIROPÉTALE n. m. Bot. Syn. de toubnesolie, et sec-
CHIROPLASTE {ki, plassf) n. m. Machine en cuivre ou en bois, assez compliquée, qui s'adapte au clavier des pianos et qui a pour Dut de donner une bonne position aux mains de 1 élève, en même temps que de guider les mouvements des doigts.
CHIROPONIES (A-!", 7it) n. f. pi. Fêtes que célébraient les Rhodiens.
CHIROPTÈRES 'ki — meilleure orthogr. que chéiroptères, qui est inus. [du gr. khcir, kheiros, main, et pléron,
le])
roptères ont les yeux, en général, peu développés, mais leurs autres sens sont très parfaits, leurs oreilles grandes, et leur face souvent chargée de caroncules, d'expansions qui peuvent être des organes tactiles. Suivant les groupes, la membrane alaire enserre les membres postérieurs, les réunit entre eux en englobant la queue, ou en la laissant libre. Le vol est d'une grande étendue et très léger. Ces animaux prennent leur nourriture sans s'arrêter, qu'elle soit composée d'insectes, de fruits, ou même du sang des animaux, que les chauves-souris de la famille des vampires attaquent pendant leur sommeil. Pendant le jour, les chiroptères demeurent suspendus par leurs pieds de derrière, accrochés au moyen de leurs griffes aux branches des arbres, ^ux poutres ou aux rochers. Ils se reposent, en général, par grandes troupes danslemémeendroit, et, dans les régions tempérées ou froides, ils passent l'hiver dans les carrières, les granges ou les greniers. Il ne faut jamais les détruire, car ce sont do précieux auxiliaires de lagriculture : ils dévorent des quantités énormes d'insectes. Les nombreuses espèces de chiroptères sont répandues sur tout le globe ; les plus grandes habitent les régions tropicales et atteignent près de l mètre d'envergure, comme les roussettes. Les chiroptères fossiles sont très rares; on en a trouvé des débris dans les phosphorites du Quercy et dans le tertiaire parisien ; mais ils abondent, mêlés aux ossements récents, dans les cavernes quater-
naires oii leur guano forme des couches On divise les chiroptères en deux sous-ordres ; frugivores, et insecti-
— BiBLlOGR. : Dobson, Monographie des chiroptères (Londres, 1892).
CHIROSCÉLIDE {ki-ros-sé) n. m.
Genre d'insectes coléoptères hétéromèros, famille des ténébrionidés, renfermant de grandes formes noires et brunes propres à l'Afrique occidentale , et dont on connaît quatre espèces.
— Encycl. Le chiroscelis bife-
qui a passé pour venir d'Australie, mais qui habite certainement l'Afrique et doit être une variété du
CHIROTE {ki)
reptiles sauriens, type do la famille des cfiirotidés, renfermant
vermiformes, avec une seule paire de pattes, celle-ci insérée tout près de la tête. [L'espèce type du genre, le chirote cannelé [chirotes ca ^ hu u
naliculatus), long de
O'°,20, fauve, tacheté régulièrement de marron clair, habite le Mexique : c'est le bipède cannelé de Lacepède ]
CHIROTEUTHIS {kl, tiss) q m Genre de mollusques céphalopodes, type de la famille des chiroteuthides, renfermant dos poulpes remarquables par leurs bras lentaculiares i^rodigieusementdéveloppés. (L'osselet de ces animaux marins est allongé, grêle, rétréci au milieu.
Le chiroteuthis Veranyi habite la Méditerranée ; le chiroteuthis Bonplandi, l'Atlantique.)
CHIROTEUTHIDES {ki) n. m.
pi. Famille de mollusques céphalopodes dibranchiaux, sousordre des décapodes, caractérisée par la position terminale des nageoires, la longueur des bras tentaculaires non rétractiles, la plaque oblongue de la région cervicale, etc. Genres principaux : chiroteuthis, histioteuthis, calliteuthis. — Un chi-
les chirotes. —
ires munis de pattes antérieures, comme
. CHIROTIDÉ.
CHIROTONIE {ki, nî — du gr. kheir, hkeiros, main, et teinein, étendre) n. f. Théol. Imposition des mains.
— Antiq. gr. Action de voter en levant la main. CHIROTYPOGRAPHIE {ki, fi — du gr. kheir, kheiros,
main, et de typographie) n. f. Art d'imprimer à la main.
Chiroua, lac du protectorat anglais du Nyassaland, au .s. du lac Nyassa, sur la frontière occidentale de la colonie portugaise du Mozambique. Il a 120 kildm. de longueur du N. au S., sur une largeur moyenne de 30 kilomètres, et son altitude au-dessus du niveau de la mer est d'environ 600 mètres. Quoique voisin de la rivière Chiré, il est sans communications avec cette dernière. Les quelques cours d'eau qui l'alimententdescendent du mont Zomba. Le lac Chiroua a été découvert par Livingstone le ISavAl 1859.
Chiroubles, comm. du Rhône, arrond. et à 20 kilom. de Villefranche ; 710 hab. Vignobles renommés, dont les principaux crus sont ceux de Grille-Midi.
Chirpour, ville de l'Inde anglaise (Province du N.-O. [BénarèsJ), dans une île du Gange ; 9.000 hab. —Ville du Bengale (Dacca), entre la Chirî et la Mirghî, affl. du Brahmapoutre; 8.700 hab. — Ville du Dekhan (présid. do Bombay [Kandèch]), sur l'Anar, affl. de la Taptî ; 7.600 hab. — Ville du Bengale (Radjchahî), près du Karatoya, sousaffl. do la Djamouna ; 4.000 hab. Sanctuaires aux environs.
Chir-SCHAH ou Shir-KHAN (le prince lion), prince indou, d'origine afghane, mort en 1545 : il s'appelait Férid et quitta l'Afghanistan pour aller chercher fortune dans l'Inde ; entré au service du sultan du Bahar, il se fit remarquer par sa valeur. Après la mort de son maître, il s'empara de la couronne et mit la main sur le Bengale ; il attaqua ensuite l'empereur Houmayoun, qu'il battit à
Slusieurs reprises et qu'il força à abandonner son empire, evenu maître de la plus grande partie de l'Hindoustan, il administra sagement ses Etats et sa mort fut regardée comme un malheur par ses sujets ; il périt au siège d'une citadelle, laissant le trône à son fils Sélim.
CHIRU n. m. Mamm. Syn. de pantholops. V. ce mot.
CHIRULA n. f. Nom du galoubet, en Béarn et dans les provinces basques.
CHIRURGICAL. ALE, AUX ad] . Qui a rapport à la chirurgie : Anatomie chirurgicale. înstrnmenls chirurgicaux.
— Syn. Chirurgical, chirurgique. Le premier marque uu simple rapport avec la chirurgie ; le second qualifie co
qui appartient à 1 essence même CHIRURGICALEMENT adv. Par un chi:
comme
CHIRURGIE [jî — du gr. kheirourgia; de kheir, kheiros, main, et ergon, ouvrage) n. f. Médecine opératoire, partie de l'art médical qui comporte l'intervention de la main nue ou armée d'instruments. H Chirurgie plastique^ Celle qui s'occupe de restaurer les pertes de substance, li Chirurgie ministrante ou Petite chirurgie, Celle qui se borne à de petites opérations.
— Encycl. I. Définition et objet de la chirurgie. Hippocrate et Galien sont d'accord pour définir la chirurgie ■' cette partie de la thérapeutique qui guérit par les inci-
iio chirurgicale ; o médicale, il a fcation prôciso c
tinguo
possible do tracer la pathologie chit la pathologie mô- ,\\, :iiu i>u /' '' 'M ("est avec grande raison que ceux qui riSorganisiNrnnt l'onsoignemont de l'art de guorir, aprôs la révolution do 1789, ont réuni- oa une seule et mOme faculté chirurgiens et médecins, précédemment séparés en deux
valcs (
' rhirurgie. Née vraisomblablomont avant
1.1 iii" I ■ ■■' I ii.'.rd rattachée à la religion, comme elle,
Il ! I. > ancienne. On trouve sur maints crânes
l'K > I luces do trépanation faite sur le vivant.
P''. Il i. i . : :. riiôbes. de Louqsor, de Donderah, etc., roprtssontciit di's membres coupés avec dos instruments très semblablus à ceux dont on fait usage actuoUemont. Homère nous roprésouto Machaon et Podalire, lîls d'Esculapo, pansant les blessés au siège de Troie, extrayant les traits, suçant les plaies et y versant dos baumos. Il ne paraît pas cj^u'ils aient été de bien savants anatomistes. Les livres d'Hippocrate témoignent déjà d'immensos pro-
frès. Les ventouses, la saignée, l'extraction des polypes u nez, la scarilication, l'opération de rempyômo par ouverture de la paroi thoracique et même la paracentèse abdominale par lo fer et par le feu, et beaucoup d'autres opérations y sont décrites. On y trouve le mécanisme et le traitement des fractures, l'emploi des bandages ot des app ' ■' *■"
I même temps :else,Thessa-
lus, Galien ; chez les Arabes, oii l'on no rencontre guère à citer que le nom d'Albucasis, les traditions des Grecs so conservent sans grandes innovations. Los préceptes du mahométisme interdisant d'une manière absolue les études
moyen âge
anatomiques.
Dans les pays chrétiens, la chirurgie, comme les aut dée, comme un dépôt, par le clergé. Mais on vertu de l'adage que l'église a horreur du sang, la pratique fut laissée, comme chez les Arabes, à des subalternes. Elle échut surtout aux barbiers qui se bornèrent, d'ailleurs, à de menues opérations. Au xi* siècle, on commença à fréquenter les universités maures, et on vit briller l'école do Salerne qui, la première, conféra les titres de docteur et de maître (magister), et dont le plus illustre représentant pour la chirurgie fut Guillaume de Saliceti, auteur d'une Cyrurgia. En France, ce fut Pitard, médecin de saint Louis et de Philippe le Bel, qui, aidé d'un disciple de Saliceti, l'Italien Lanfranc, organisa le collège des chirurfiens. Au xiv" siècle, nous trouvons le premier grand nom e la chirurgie française, Gui de Chauhac, dont la Grande chirurgie est une compilation savante et méthodique. A la fin du XV» siècle, les médecins commencèrent à revenir à l'étude de la nature. Antoine Benivieni, Alexandre Benedetti, Jean de Vigo, Bérenger de Carpi, Maggi, Mariano Santo de Barletta, Franco, sont des précurseurs; mais quatre noms brillent surtout dans l'histoire de la chirurgie de la Renaissance : Vésale, Ambroise Paré, Paracelse et "Wurtzius.
L'éclat que la chirurgie avait |oté en France, grâce à A. Paré et à ses successeurs, no tut qu'un éclat passager. Rejetée de l'université et réunie à la corporation des barbiers, la chirurgie languit faute d'émulation pendant un demi-siècle. Mais, vers le milieu du xvii" siècle. Bienaise et Roberdeau entretinrent à leurs frais des places de démonstrateurs de chirurgie, et Louis XIV réorganisa (1671) l'enseignement de l'Ecole royale de chirurgie du Jardin des plantes. Les leçons de Dionis, Mareschal, Saviard, Mauriceau, Duverney, Littre, Méry, Winslow, attirèrent à Paris un grand nombre d'étrangers et ouvrirent la voie aux immortels chirurgiens du xvni" siècle. Louis XV sépara définitivement les barbiers des chirurgiens (1743).
L'état de la chirurgie française à cette époque se résume dans les travaux de 1 Académie royale de cnirurgie, fondée en 1731, et qui compta parmi ses membres Lapeyronie, J.-L. Petit, Quesnay, Morand, Pibrac, Louis, Lassus, Saucerotte. Marchand, Bordonave, Ferrand, Dupuis, Favre, Sabatier, Lafage, Brasdor, Mertrud, Houstet, Goursaud, Belloste, Portai, Peyrilhe, Sue, Dcsault, Cliopart, Bainlelocq^ue, Pelletan, Antoine Dubois, Doschamps, otc. Cotte institution prit un tel essor que, pendant plus d'un siècle, elle put dominer toute la chirurgie européenne.
Cependant, l'Angleterre ayant trouvé dans Wisemann son Ambroise Paré, vit, vers le même temps, la chirurgie s'élever à une hauteur inconnue jusque-là avecPercival, Pott, Sharp, William et John Hunter, Benjamin Bell, William Cheseldon, Alexandre Monro, etc.
La chirurgie du commencement du siècle actuel est représentée par deux hommes célèbres : en France, par Dupuytren, en Angleterre, par Astley Coopcr. A côté d'eux, il faut citer, pour la France, Boyer, Delpech, Bonnet, Larrey, Roux, Lisfranc, Amussat, Blandin, etc. ; pour l'Angleterre, Brodie, Adams,Guthrie; pour l'Allemagne, Graefe, Lengenbock, Dieffenbach.
Alors, le génie des chirurgiens semblait être absorbé dans le perfectionnement des procédés opératoires, sous le point de vue de l'élégance et de la précision. La foi dans la suppression complète de la douleur et des accidents opératoires est l'âme de la chirurgie contemporaine. Elle est due à deux grandes découvertes : Vantisep.sie ot Vancsl/iPsie, à côté desquelles il faut placer les porlectionnements do Vhémo.stase. On ouvre largement les articulations (nrthrotomie), on en pratique le curagr- : on r'^*;''''inn :\ ciel ouvert les extrémités cariées des o-^ '^■••"^ ^■^- iM-.w^nr^ Grâce au pansement antisepiii u
tien, on guérit actuellement l.i pliquées; autrefois, le pronu^' tout du côté de la chirurgir- i chercher les sujets d'étonnenioiiT ; n^s oiurai mui'; riotomie, rhystérectomio abdoniiiialo et vai,'inalo tiquées aujourd'hui par presque tous les chirur^ ouvre l'estomac (gastrotomie) et on le résèque parfois tout entier. On va à là recherche d'un kyste hydatiquo du foie en sculptant cet organe vital; on ouvrant la vésicule bi-
Uanches.
lit aller
: pra-
lairo(c/ioWc!/«/o;omJc), on guérit on une heure une maladfo qui demandait dos mois do traitement. Los calculs du rein, cause do l'horriblo colique néphrétique, pés du bassinet, les abcès du roin évacués pa
éph pas reculé devant les dan^ dos deux tomie). La pierre vésicalo est actuellement broyée [litho-
par la voiolonr Lairo {néphrotomie) ; dans un grand nombre do cas, on n' ngers de l'extirpation totale do l'u do sarcome ou do cancer (néph
do la hernie étranglée no donno plus guère que des succès. La cure radicale dos hernies simples par le procédé chirurgical a l'approbation do presque tous les chirurgiens. Los péritonites par perforation do l'intostin sont conjurées par la laparotomie exploratrice, la toilette du péritoine et la suture de l'intestin. Il n'est pas, enfin, jusqu'aux centres nerveux, au cerveau, qui n'aient été chirur^icalement explorés par la trépanation dans dos cas d'épilepsio symptomatique de tumeur, d'épanchements de sang ou do pus, de fracture du crâne ou d'arrêt de développement.
On s'est môme élevé, ot parfois avec raison, contre la fureur opératoire, sorte de névrose chirurgicale, comme on l'a dit, qui porte quelques chirurgiens à commettre des opérations ou do simples explorations que no viennent pas toujours légitimer la clinique ou l'utilité des malades.
— Art vétér. Le champ de la chirurgie vétérinaire est beaucoup plus circonscrit que celui de la chirurgie de l'homme, parce que les limites de son application utile sont rigoureusement marquées, d'un côté par la perfection dos résultats mécaniques qu'elle doit produire pour rester pratique, et de l'autre par la valeur vénale des sujets auxquels elle s'adresse. Cependant, tout circonscrit qu'il est, 1 art chirurgical vétérinaire rend encore d'importants services à l'écûnomio agricole et industrielle, en réparant ces machines vivantes que leur mode d'utilisation expose à tant de causes do dommage ot do ruino.
, Chirur-
i était
spécialement des soins à donner à la mâchoire, iction et du remplacement des dents gâtées, il Cliirurgien barbier. Titre que portaient autrefois les barbiers, qui pratiquaient certaines opérations chirurgicales, ot particulièrement les saignées, li Chirurgien en robe lonr/iie. Se disait, par opposition aux précédents, des chirurgiens qui avaient fait une étude spéciale de leur art. il Chirurgien-major, Premier chirurgien d'un régiment ou d'un vaisseau de premier rang, il Chirurgien aide-major, gien adjoint au chirurgien-major d un régiment.
— Fig. Analyste ; praticien dans un genre quelconque : Les économistes sont des chirurgiens. (Chamfort.)
— Nom vulgaire de divers oiseaux et poissons dont les ongles ou les rayons épineux ressemblent à des lancettes, comme chez les oiseaux du genre jacana Iparra) et les poissons du genre acanthure {acanthurus chirurgus), etc.
— Peov. : n faut avoir j< et riche apothicaire, Il faut rechercher la fermeté de main chez le premier, l'expérience chez le second, le chi des médicaments chez le troisième. (Vieux.)
— Enctcl. Corporation des chirurgiens. Les chirurgi formaient, avant la Révolution, une corporati placée sous le patronage de saint Cosme. Les armes en étaient ri'acwr à trois boîtes couvertes d'argent. Le Liiire des métiers d'Etienne Boileau contient les statuts de la corporation des chirurgiens. L'obligation de faire connaître aux pouvoirs publics les blessures provenant de crimes et l'interdiction de soigner les criminels leur sont rigoureusement imposées. Afin d'éviter que des ignorants exercent le dangt métier de chirurgien, Etienne Boileau établit six jurés; lors de la Armes de lacorporation mort de 1 un d eux, les cinq survi- des chirurgiens, vants devaient pourvoir â la vacance. A ces jurés appartenaient la police et la surveillance de la corporation ; ils soumettaient à la peine de l'amende et de la prison celui qui exerçait sans licence d'examen. Dans la suite, la corporation des chirurgiens se confondit étroitement avec celle des barbiers, des baigneurs et des etuveurs. Près de l'église Saint-Cosme, rue de La Harpe et rue Saint-André-des-Arts, à Paris, se trouvait l'Ecole de chirurgie, une vaste salle aménagée pour les opérations, et qui devint célèbre, au xvtii» siècle, sous lo nom de Collège des chirurgiens ou Collège Saint-Cosme.
CHIRURGIENNE (y'Mn') n. et adj. f. Se dit d'une femme cliirurgien ou do la femme d'un chirurgien.
CHIRURGIQUE {jik') adj. Q chirurgie : L'art climnRGlQCE.
— n. m. Ce qui constitue la chirurgie : // se tous tes jours une infinité de cas où te chirurgique et te MÉDICINAL ne se démêlent point. (Dider.) [Peu usité.]
— Syn. Chirurgique, chirurgical. 'V. chirurgical. ChirVAN, ancienne division administrative de l'em-
par ses puits do naphte, s y rattachait.
ChiBVAN, ville de Perse (Khoraçan), située non loin de la frontière du Turkestan russe, sur l'Atrek ; 2.500 h. C'était autrefois la capitale d'un khanat de l'isthme caucasien, cédé par la Perse à la Russie en 1813. — Canton do la Turquie d'Asie (Kourdistan), peuplé do U.170 hab. (Ce canton tire son nom d'un château appelé Chirvan.)
Chirt-OURSCAMPS, comm. de l'Oise, arrond. et à 13 kilom. do Compiègne, non loin de l'Oise et du canal latéral à l'Oise ; 2.050 hab. Ch. de f. Nord. Ancienne «6baye d'Ourscamps ; église dos xii* et xv* siècles.
CbiSCHKOF (Alexandre Séménovith), littérateur, marin et homme d'Etat russe, né en 1754, mort vers 1S40. Il fut président do l'académie de Saint-Pétersbourg (1806), amiral et ministre de l'instruction publique, de 1824 à 1S2S. Outre des traductions de Campe et de Gessner, un Dictionnaire maritime, en trois langues (1795), etc., on lui doit : Traité sur Cancien et le nouveau style russe (1802), devenu classique en Russie.
CHIRURGIEN — CBITOMDES
CiaSELHaRST on CrISIXHCRST, ville d'Angleterre f comté do Konl); 5.400 hab. Vieille église anglicane. NombrousoB villa» do plaisance. Camdcn y mourut en 1623. Napoléon III, qui s'y était réfugié, est mort à la villa Camden-Houso (1873) ot y a été enseveli dans la chapelle catholique. L'ox-impératrice Eogéoie a continué d'habiter presque constamment Chiselhurst jusqu'en 1870. Là eurent lieu, à diverses reprises, des manifestations bonapartistes.
CriSHULL (Edmond), antiquaire anglais, né à Eyworth (comte de Bodford) on 1670, mort en 1733. Il parcourut la Grèce et lo Levant, ot devint chapelain do la reine Anne en 1711. En 1728, il publia, sous le titre de Antiquilates Asialicv, uu recueil précieux d'inscriptions grecques découvertes principalement en Asie.
ChiSLEHDRST, village d'Angleterre. V. Chisei.husst
CHISOCHÉTOH l,ké-lon) n. m. Genre do méliacécs-trichiliéos, renfermant dos arbres dos régions chaudes do l'archipel malais et do l'Inde orientale.
ChisSAT, comm. de Loir-et-Cher, arrond. ot à 31 kilom. de Blois, près du Cher; 1.084 hab. Ch.de f. Orléans. Commerce do vins. Fabriques d'instruments agricoles.
ChiSSET-EN-MORVAN , comm. de SaAno-ot-Loire, arrond. et & 21 kilom. d'Autun, sur le Temin ; 1.334 hab. Moulins. Château du xu" siècle.
CHISTE n. m. Pathol. V. kyste.
Chiswick, ville d'Angleterre (comté do Middleseï), sur la Tamiso; 21.965 hab. Nombreuses villas; magnifique château du duc de Devonshiro (où sont morts Fox et Canbeau de l'Angleterre; Kent
ng), qui passe pour le plu fut larchitecto.
iffleroent.