hab
du go
3, du parlement, de la cour suprême. Evêché luthérien, université fondée en 1811, bibliothèque, jardin botanique, muséum, observatoire. L'industrie manufacturière a une grande importance christiania. à Christiania et dans les environs :
tissages, cotonnades, soieries, brasseries, distilleries, savonneries, scieries. Au point de vue commercial, elle est aujourd'hui la première ville de Norvège. Le mouvement de son port qui est vaste et sûr, mais malheureuse-
pré-
Communications régulières à vapeur avec Copenhague et Kiel. Cette ville fut fondée en 1054, et rebâtie en 1624 par Christian IV.
Christiania (golfe de), bras de mer du Skager-Rack, sur la côte S. de Norvège. Ce golfe s'enfonce à 100 kilom. dans les terres. Sa largeur la plus grande est de 15 kilom. Il l'orme les baies secondaires de Bunde et de Drammen, renferme plusieurs îles, est encaissé entre des montagnes, et aboutit au N. de la capitale de la Norvège.
CHRISTIANISER {kri-sli — du lat. christianus, chrétien) V. a. Convertir à la religion chrétienne : Christianiskr un peuple, il Inspirer des sentiments chrétiens à : Fénelon a adouci et christianisé le génie de la France. (Lamart.) Il Attribuer le caractère de chrétien : Racine a parfois christianisé ses héros païens.
Se christianiser, v. pr. Embrasser la religion du Christ. Il Prendre des idées chrétiennes, des sentiments chrétiens : Philosophie qui se christianise.
CHRISTIANISME (ArrwSjïî/ssm' — du lat. cAn's/ianuj, chrétien^ n. m. Religion chrétienne ; loi et doctrine de Jésus- Christ : Embrasser le christianisme, les dogmes, la morale du christianisme. Comme le cHRis'nANiSME a pris naissance de la croix, ce sont aussi les malheurs gui le fortifient. ( Boss.) Toute religion périra dans le inonde, ou le christianisme durera ; car il n'est pas au pouvoir de la pensée de créer une religion plus parfaite. {V. Cous.) Le christianisme a créé les peuples moderne», il les conservera. (Balz.) ii Par ext., La vertu chrétienne (Vieux.) ii La chrétienté (Vieux.)
— Encycl. I. Histoire. Nous lisons, dans les Actes des Apôtres, qu'après la prédication et la résurrection de Jésus, double fait où se fonde le christianisme et par où commence son histoire (v. les mots évangile, et Jésos), les apôtres se tenaient à Jérusalem, enfermés dans le cénacle par crainte des juifs. Soudain, le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit descend sur eux et les revêt de la force qui leur avait manoué jusqu'alors. Ils sortent et commencent à parle peuple : 3.000 hommes se convertissent à la prem' ' dication de saint Pierre; 5.000 à la seconde. Peu forme une société, une église de croyants. Un premier conflit, soulevé entre les fidèles d'origine j autour de saint Jacques, et les disciples Barnabe ont recrutés parmi les païens, est apaise par l'assemblée apostolique de Jérusalem. La doctrine évangélique continue à se répandre dans l'Orient; elle pénètre à Rome, dans toute l'Italie, en Gaule et en Espagne. Partout les apôtres mettent à la tête des Eglises qu'ils ont établies des hommes qui sont leurs auxiliaires et seront leurs successeurs. Ces anciens (presbyteri) et ces surveillants {episcopi) reçoivent, par l'imposition des mains, la délégation des pouvoirs apostoliques : le droit de prêcher l'évangile, de donner le baptême, de célébrer la Cène et de communiquer le Saint-Esprit. Les chrétiens, car bientôt les fidèles prirent ce nom à Antioche, avaient eu à lutter sur tous les points de l'empire contre l'hostilité des juifs ; ils eurent bientôt à supporter de plus rudes assauts. .Néron (64-68) essaya de détourner sur eux la fureur populaire en les accusant de l'incendie de Rome, et inaugura ces fameuses persécutions qui, pendant trois siècles, menacèrent l'existence de la religion nouvelle, et firent éclater le courage héro'ique de ses adeptes. Saint Pierre et saint Paul versèrent leur sang à Rome; les autres apôtres rendirent à leur Maître le même témoignage en dilférents lieux. Domitien (95); Trajan(i07); Marc-Aurèle (164-177); Septime-Sévère(199-204j ; Maximin (235); Dèce (250); Valérien (257-258); Aurélien (273-275), Dioclétien surtout et Maximilien (303-313) attachèrent leur nom aux stériles efforts que fit la puissance romaine pour anéantir la foi au Clirist. Le sang des martyrs était une semence de chrétiens :à chaoue persécution, ils surgissaient plus nombreux autour des cnevalets et des biichers. Constantin finit par reconnaître officiellement leur victoire et l'édit de Milan (3 1 3) leur accorda le droit de vivre. Alors, on put constater les progrès que l'évangile avait accomplis en moins de trois cents ans. Dans toutes les villes de !t même déjà chez plusieurs peuples barbares,
des Eglises gouvernées par un évêque, assisté
collège de prêtres. Les patriarches de Jérusalem, a Autioche, d'Alexandrie, bientôt de Constantinople, exerçaient sur leurs collègues dans l'épiscopat une véritable suzeraineté. L'évêque de Rome, le pape, étendait sa sollicitude et son autorité sur toutes les Eglises. L'unité de la foi fut menacée par les grandes hérésies d'Arius, de
CT't
CHRISTIAiNITE — CHRISTIANSTED
Nostorius ot d'Eutychès. Sorti do cotto éprouve, lo christiani-^mo sf> trouva on fRnn dos barbares qui, commo un loiTfiii. s(*i;ii(Mii. rnp;in<iiis (ians tout l'ompiro : il trlom-
l'ii^ 1' viiiiri.Mi .1 .Il lit dos tldèlos ; ses mission-
II 111 I II II , I I I III limd do la Brolagno ot do la
Il i II I '. loil et saint Bonitaco conqui-
iiiiii 11,111. |. M i.jiros do Charlomagno donnè-
Alors coinmonça, p iuvro do la formatio
1 ôvan^^il
lur la religion chrétionno, la grande
1 d'une société nouvollo, étaljlio sur
pénétrée de l'esprit do
■ii'N I lui I I i.i(f' œuvre, sans cesse contrariée par la
lui s ot la violence dos passions, exigea do
Il .Morts ot do luttes. Bientôt, d'ailleurs,
il I 1 1 II su séparait do l'Eglise romaine. A partir
.lii M i II lin'iiontésotrouvodivisoeendouxpartios:
les clirùiions orientaux do la Grèce, do l'Asie Mineure et de la Russie, immobiles dans leur attachement immuable aux rits ot aux canons dos premiers siècles; les chrétiens d'Occident, accommodant 1.1 vieille discipline aux exigences ,l,.s ■..mj.-i fi.iMv-iMv l'ii -i.'x-l.- et ^emi après la secousse .lu II. ml .. lu Ml . .] I II . i.ii i.i 1,1 I :. -naissance fut l'occa-
■ II' I ' I I ,1 11 I I staatisme enleva à
I , I ■ , ■ I , I II , , , 1 1 s do ses fidèles. En
111. III. ' iiiiii- I ..,1 ., I u, [. i..i II.. .Irsus-Christ pénétrait dans lu nouveau uionae a la suite ao Christophe Colomb et do ses omulos, taudis que de hardis missionnaires la prêchaient aux Indes, au Japon et jusqu'à la cour do Pékin. Ainsi le christianisme devenait ce qu'il est encore auiourd hui : la rolit;ioii, non lias la plus nombreuse, mais la plus répandue. [,,j : i . n ,i - i i hrist, professée par les peuples les pin ■ .les tidètes sur tous
les points du ^lub.., \ I i- modernes s'est ou-
l'indllVérenco, du du monde savant
histoire ; aucune même un de ses être porpétuellem — II. Dogme. L surrection de Jés prophètes d'Israe
1111. 1 i lo do lutte : c est de
iLi liiuiiiiiu uL lu 1 hostilité d'une partie quelle a niaiiueiiant à se défendre. Les sut manqué à aucune période de sou religion n'a été plus attaquée, et c'est
colle de son Maître.
, la mort et la ré- ', annonce par les mnie pour racheter
naître à uno vie iioii\ellu par le liaptême donné au nom du Pern, du Fils et du Saint-Esprit : tel est, avec lo nivstéi-o du la Ceno et quelques autres points fondamentaux, lo résume do reuseii^nement des apôtres. Cet enseiguoinent se déveloiqia dans la suite en se précisant de plus en plus. On sait que ce fut un des caractères particuliers de l'évangile, signalé par Jésus-Christ même, d'être prêché aux petits et aux humbles. Ce sont surtout eux qui formèrent la primitive Eglise. Mais, dès le il» siècle, des hommes versés dans les lettres profanes embrassèrent le christianisme : ils tentèrent do donner à l'exposition de la doctrine des développements nouveaux et une rigueur méthodique, en lui appliquant les procédés et les déHnitions de la philosophie. Ces premiers essais de théologie distinguèrent surtout l'école d'Alexandrie; mais ils furent, dès le principe, l'occasion d'enseignements bientôt condamnés. Los gnostiques opposeront àla toi des simples ce qu'ds appelaient la gnose , c cst-à-diro la science approfondie des mystères, et défigurèrent la vérité évangélique en la surchargeant d'emprunts faits aux religions de l'Orient. Alors s'établirent les idées d'ortlwdoxie eid' hérésie. L'orthodoxe fut le chrétien resté fidèle à la tradition ; ïhérétique fut le novateur qui, choisissant entre les dogmes et ajout.-iiit sus ui.iiiiuiis jiropres à la doctrine commune, devait . : , i: s pasteurs et retranché de l'Eglise. Cette
nouveautés avec l'enseignement Iradi- 1 ont se servirent les conciles pour proie- - I I ia foi : à chaque création de l'esprit de
-s. . I. , .; . ..|.|i..> lent l'ancienneté de la doctrine qui était vuniiu a i\ i:list.s par l'enseignement des apôtres et do luin-ssmuuss.-iu-s. Ainsi Sahellius propose- t-il de considérer le l'un-, l.- KiK et io -Saint-Esprit comme trois noms ou trois
asp.i is lu D ; le concile d Alexandrie (261) le condamne
un .iiiinnini uuntre lui la distinction des personnes divine. 1',, ,1 .lu Saraosate fait-il du 'Verbo une simple inilii.-nu.- .in me a -issaot en Jésus : il est condamné et déposé.
.lu.uure ■.n|.. riuure à toutes les autres, faite par Dieu i» Il I. I i| , riois cents évêques réunis à .Nioée (325)
nullement que Jésus-Christ est vraiment
<' || I liii-mème, engendré et non créé, consub- Après de lon^s déchirements ot des !.■ toutes sortes, la foi de Nicée triomphe. Iiscussions avaient eu principalement lire; la chute originelle et la nécessité nu, attaquées en Occident par le moine I' .. 1. -rendues par saint Augustin, définies par
le •.liintiit- ne Carthago (412) et proclamées par le pape Zozimc, ou -lis. Des l,ors, les assises delà théologie chrétienne sont consolidées ; non seulement les nouveautés sont repoussées, mais lo dogme, précisé, est fixé dans dos formules rigoureuses, empruntées au langage do la philosoj'hie. Lo s. hismo d'Orient, et plus tard le protestaniisiii.-. uni uni |ioiir point do départ la question do la
coiislllutnjn .Ju lEglisO.
— 111. Mm:, le. D'après l'Evangilo, le grand commandem.-ni qui ru,nme tous les autres, c'est le précepte d'aimer liiun |.ar-dossus toutes choses; seulement, cet amour doit (iru -iiicaco et se traduire par l'accomplissement de la loi il.. ni laniour du prochain, c est-ii-diro de tous les hommes, e>i I article le plus important. Dieu est le père do famille; mais, SI les hommes sont ses enfants, ils sont aussi les ouvriers qu'il envoie travailler à sa vigne : quand lo soir de la vie sera arrivé, chacun devra rendre un compte exact de l'emploi de son temps et de ses facultés ; une récompense éternelle est résur\ée aux justes, un eliàtiment sans
fin attend les mérlui - 1 i - ' ,- , "ui-u" ,\<
ne fut pas aband.iiii , , i
se la réservèrent 11 ,i
à en protéger la i i
Lises, et ils le sont à tous sans lobsorvation des dix commanl n'y a pas de salut possible
Los conseils so rapportent à l'exercice dos vertu» héroïques, commo la pauvreté volontaire, la virginité ot la continence, lo renoncement aux joies ot aux satisfactions permises, la vie ascéti(|U0 ot contcm[ilativo. La pratique de ces vertus ne fut jamais laissée sans surveillance. Les viprgos consacrées t Jésus-Christ rocovaionl l'imposition des mains do l'évéçue et restaient l'objet do sa sollicitude. Les solitaires retirés dans les désorts furont, dès le III* siècle, astreints aux règles do saint Antoine ot de saint Pacôme. Au siècle suivant, saint basilo on Orient, on Occident saint Augustin, un peu plus tard saint Columban ot saint Benoit soumirent la vie monastique à uno législation rigoureuse. Les ordres religieux qui furent fondés dans la suite eurent chacun leur règle, que l'autorité occlésiastii{UO se résorva toujours d'examiner ot do sanctionner. L'exercice des vertus extraordinaires fut donc réglé par des lois et protégé contre les écarts do limagination.
— IV. Influence et résultats. Chateaubriand ot beaucoup d'autres écrivains ont fait ressortir l'influence heureuse du christianisme dans le monde, qu'il a transformé. Voici un résumé très rapide de leurs idées : Né au soin de la société gréco-romaine, fortement assise sur la base du polythéisme, le christianisme so heurtait à mille obstacles ; tout lui était opposé : les idées, les moeurs, les institutions. Son influence fut d'abord secrète et latente, efficace pourtant; car, lorsque parut l'édit de Milan, le monde romain était déjà tout imprégné des idées chrétiennes. Aussi, sous le règne de Constantin ot de ses successeurs, il ne fut pas difficilcà ces idées de pénétrer dans les lois et dans les institutions : le code de Justinien porte visiblement leur empreinte. Sous leur influence, les jeux sanglants de l'amphithéâtre tombèrent en désuétude, la condition do la femme s'améliora peu à peu, l'esclavage fut aboli sans secousse et sans révolution sanglante. La chute de l'empire romain entraîna avec elle les derniers restes de la société païenne. Dégagée de toute entrave, l'action du christianisme put se déployer librement sur les nations nouvelles, qui cherchaient à s'organiser sous SOS auspices. Ce qui frappe d'abord, ce sont les efl'orts que firent les évéques et les missionnaires pour instruire les peuples. Au moyen âge, après avoir lutté contre des difficultés de toute sorte, défendu ses dogmes contre la barbarie et la grossièreté, sauvé les manuscrits de l'antiquité classique par la plume de ses moines, le christia-
nisme abouti
siècle.
ieTSnT,
.ornent philosophique du liversités furent fondées, les ordres prêcheurs répandirent partout la parole sacrée. C'est surtout dans les mœurs nouvelles que se révéla l'étendue de la révolution sociale opérée par le christianisme. L'unité et l'indissolubilité du mariage, hautementaffirmées et énergiquement défendues contre les passions des princes, firent régner dans la famille le respect et l'affection. Devenue la compagne de l'homme, la femme lui inspira un attachement délicat et sa faiblesse fut placée sous la garde de la religion et de l'honneur. Les rapports entre les sujets et les rois furent ennoblis : la fidélité remplaça la terreur. La crainte des jugements de Dieu, si elle ne put empêcher beaucoup de crimes et de violences, produisit d'éclatantes conversions ot procura suur r.' !,. ru n-ation
de l'injustice. La guerre ne fut pas at. ' i- i n .iu
moins limitée par la ïrèee et la /ïfli.r i h , par
la création du droit des gens en fav.ni . min
presque sanctifiée par l'institution des ur lu s nui . mus et ta chevalerie, qui mirent la force au service de la faiblesse et de la justice. La pauvreté surtout et la soutîrance, au lieu d'être, comme dans le paganisme, des sujets d'opprobre, devinrent des titres divins à la sollicitude des riches et des puissants. Les monastères, asiles ouverts à l'étude, étaient, en même temps, des établissements do bienfaisance. De tous côtés s'élevèrent des hôpitaux, desservis Sar des ordres religieux, voués au service de Jésus-Christ ans la personne des malades. Bref, la religion chrétienne n'a pas supprimé le mal sur la terre; mais, dans la mesure oii le lui ont permis les circonstances et les temps, elle n'a rien épargné pour en restreindre l'empire et en tempérer les effets. Tant de réformes profondes ont fait dire à un philosophe, V. Cousin : ■ Le christianisme est le fondement de la civilisation moderne. »
— BiBLioGR. V. les articles suivants, et de plus, pour nous borner aux autours de notre siècle: Saint-Simon, Nouveau christianisme {lS2â) ; Dœilinger, Origines du christiani.ime, traduit de l'allemand par L. Bore (Paris, 1842) ; le Christianis7ne et l'Eglise à l'époque de leur fondation, traduit de l'allemand par A. Bayle (Tournai, 1864) ; Coquerel fils. Des premières transfo'-mations historiques du christianisme (Paris, 1866); Hettinger, Apologie du christianisme, traduit de l'allemantl par J. Latobe de Felcourt et M. J.-B. Jeannin (Bar-le-Duc, 1870-1871); C. Chastel, Histoire du christianisme (Paris, 1881-1884) ; A. SUp, Etudes historiques et critiques sur les origines du christianisme (Bruxelles, 1891) ; Fravssinous, Lacordaire, Monsabré, d'Hulst dans leurs Conférences, etc. ; A. Nicolas, Etudes philosophiques sur le Christianisme (Paris, 1842) ; E. Bougaud, le Chri-ttianisme et les Temps présents (Paris, I878-I884); E. do Presscosé, l'Ancien monde et le ChrUlianisme (Paris, 1887).
Christianisme raisonnable (lk) [On ihe reasonableness of Christianity], ouvrage publié à Londres par le célèbre philosophe Locke en 1695 et traduit on français par Coste. — L'autour se propose do prouver que l'essence du christianisme est le culte raisonnable do la divinité, culte enseigné aux hommes par la Révélation. La raison humaine avait été frappée d'impuissance, par suite du dérèglement des mœurs; les païens ignoraieut la vraie nature do Dieu et la noblesse du culte qui lui est dû. .^enls les Israélites, instruits par la Révélation, avaient échappé à l'ignorance générale. Jésns-Christ est venu faire connaître aux hommes lo vrai Dieu ot la seule morale qui soit digne de lui. Croire au vrai Dieu, observer sa loi, se confier à Jésus-Christ sauveur du genro humain, voilà tout lo christianisme, tel que son fondateur l'a enseigné, tel que les apôtres l'ont prêché, en rendant témoignage à la résurrection de leur Maître. Locke termine on exhortant tous les chrétiens, c'est-à-dire tous ceux qui ont conservé cette foi essentielle, en dépit des controverses théologiques qui les divisent, à pratiquer les uns pour les autres une large et sincère tolérance. Queli^ucs endroits de cet ou\'rage firent accuser l'auteur de pencher vers le sociniauisme ; il s'en défendit.
Christianisme (génik doI, par Chateaubriand. — Cet ouvrage célèbre parut au printemps de 1802, au moment
même do la proclamation du Concordat. L'auteur a'y proposait, commo il lo dit lui-même, de démontrer • que, do toutes les religions qui aient jamais existé, la religion chrétionno est la plus poétique, la plus humaine, la plus favorablo à la liberté, aux arts ot aux lottros:... qu'il n'y a rien do plus divin que Ma morale : rien do plus aimable, do plus pompeux que ses dogmes, sa doctrine et son culto •. Ce plan, l'auteur l'a rempli en présentant dans uno série do tableaux tout co que renferment do touchant et do sublime les Dogmes et la Poétique du christianisme, les Deaux.arts et la Littérature dans leurs rapports avec la religion, enfin le Culte. L«s deux épisodes a'Atala et de /lené, qui faisaient partie do l'ouvrage dans la première édition, on augmentèrent encore lo succès, qui fut immense. Outre son action religieuse, qu'on ne peut nier, le Génie du christianisme a exercé une influence considélittéraire du iix* siècle, orne Diis OBiGiNi» DO), par E. Relier parut en 1863, '
l.-àetc
Christianisme (Hn
le prc deJést
t ouvrage, qui eut un grand
particulier de ViedeJ
retentissement et suscita d'ardooies polémiques, i posé des thèses opposées à la doctrine chrétienne par les rationalistes, surtout les écrivains allemands comme Baur et Strauss ; mais un exposé où l'auteur discute moins qu'il no fait œuvre de poésie et d'art, et où, même en usant des idées d'aulrui, il sait être original, grâce surtout à son style plein de souplesse, de finesse et d'agrément. Dans le premier volume, E. Renan raconte la vie de Jésus, en la dépouillant de tout caractère surnaturel. Le second volume {les Apôtres^ expose, au point de vue de l'auteur, la genèse de la foi co la résurrection de Jésus, la descente du Saint-Esprit, les premières conversions et les premières missions. Le troisième suit saint Paul depuis sa conversion, dans ses voyages, ses luttes contre les judalsants, ses fondations, sa correspondance avec les Eglises qu'il organise et gouverne, enfin sa captivité. Le quatrième volume, intitulé l'Antéi-hrist, retrace la première persécution, le règne et la fin de Néron, la mon de saint Pierre et de saint Paul, les protestations et les espérances des chrétiens consignées dans l'Apocalypse. Il se termine par l'histoire de l'avènement des Flavius et de la ruine de Jérusalem. Le cinouième volume, les Evangiles, va depuis la destruction do la nationalité juive jusqu'à la mort de Trajan (74-117). L'Ei/lise chrétienne embrasse les règnes d'.\dricn etd'Antonin le Pieux (117-161). Le dernier volume a pour titre et pour sujet Marc-Auréle et la fin du monde antique (lcl-180). D parut en 1881. En 1889, l'auteur compléta son ouvrage par un index général. Au cours de ces volumes on dans les préfaces tiui les ouvrent. E. Renan discute la valeur historique des écrits du Nouveau Testament. De saint Paul il n'admet que sept épitres comme authentiques. H considère les trois Evangiles synoptiques comme trois remaniements différents d'un fond primitif; l'Evangile de saint Jean lui semble postérieur de beaucoup à la mort de cet apôtre, et il attribue à un pieux faussaire l'Apocalypse, les épitres de saint Pierre, de saint Jacques, de saint Jean, de saint Judo, l'épUre aux Hébreux, les épitres aux Epbésiens, à Tite et à 'îimotbée.
Christianisme et ses origines (le), par E. Havet (Paris, 1872-1884). —Cet ouvrage apour but de démontrer que le christianisme est non pas 1 effet d'une révélation soudaine, mais le fruit naturel et logique du développement de l'hellénisme, modifié par l'élément jiioalque et biblique, et par les influences galiléennes qui ont suscité Jésus. U conclut que le christianisme existait déjà de fait, et qu'il ne lui manquait que le nom.
CHRISTIANITE (kriss — de Christian YIII, roi de Danemark) n. f. Zéolite calcico-potassique, silicate hydraté naturel d'alumine avec potasse et chaux. Syn. do pbili.ipsitk, harmotomk calcaire. Il Silicate naturel d'alumine et de chaux. Syn. de a.s-obtuite.
— Encycl. La christianite, dont la formule est H'(K*, Ca)Al'Si'0", le poids spécifique 2,15 à 2,20, et la dureté 4,5, appartient au système monoclinique ; ses groupements par pénétration donnent quelquefois naissance à une double macle cruciforme. Ce minéral fond difficilement
CbRISTIANS, district montagneux de la Norvège méridionale iprov. de Ilamar), peuplé de 108.580 hao., sut 25.362 kilom. carr. Capit. Liltehammer (1.860 hab.). La
fdus élevée des montagnes norvégiennes, YYmesfjeld 2.604 m.l. est située sur le territoire de ce district.
ChriSTIANSAND, ville de Norvège, à l'embouchure du Torrisdal, dans le Skager-Rack. ch.-l. de la province do son nom et siège d'un évéobé luthérien; 12.500 hab. Ecole de navigation, chantiers, fabrication de toiles à voiles. Commerce maritime assez important ; les exportations consistent principalement en bois de construction, poissons salés, goudron. Services réguliers de bateaux à vapeur avec Bergen, Christiania, Hambourg, Le Havre et New- York. Belle cathédrale. Ville fondée en IS41 par Christian IV, prise en 1807 par les Anglais, qui détruisirent en partie le port militaire.
CbRISTIANSBORG, ancien fort et établissement des Danois en Afrique, sur la côte do l'Or, près d'Accra. (Co point est actuellement anglais.)
ChriSTIANSHAAB, Ile 01 district danois du Groenland occidental, sur la haie de Disco ; 300 hab. Commerce do peaux de phoque, de renard, etc.
ChRISTIANSTAD. lae ou division administrative de la Suède méridionale : superficie 6.512 kilom. carr. Contrée montagneuse et boisée au nord, marécageuse au sud. i>es
Srincipales ressources consistent en céréales et en bois. 0 y trouve aussi de belles exploiutions de marbre et do salpêtre: i.il.eoe hab.
Chhisti.nnst.\d, . h.-l. du lie du même nom, dans uni' ••: 9.S00 hab. Fabriques de lainau —ries. Cette ville, régulièrement bàîu, , u^lise et un hôtel de ville remarqua!... .... .-. - ca 1614 parle roi de Danemark
Croix), ch-l
guerre ; résidence du gouverneur des Antilles danoises. Bon
port ; principal entrepôt du commerce avec la métropole.
CHRISTIANSUND — CHRISTOPHE
ChbisTIANSUND, ville et port de Norvège (prov. de Drontheim), ch.-l. du bailliage de Romsdal, bâtie sur trois petites iles de l'océan Atlantique septentrional, près de la cote norvégienne; 10. 400 bab. Exportation Importante de poisson. Ville londée en 1734 par Christian VI.
CHRISTICOLE {kriss — du lat. Christus, Christ, et colère, adorer) adj.Qui adore le Christ. — Subsiantiv. Adorateur du Christ. (iNo se dit que par dénigrement.)
CHRISTIE n. f. Bot. Syn. de lourée.
CHRISTIEiWiUiam Henry Malony), astronome anglais, né à Woolwich en 1845, se lit attacher en 1871 à l'observatoire de Greenwich, dont il est devenu directeur en 1881. Il est membre de la Société royale de Londres. 11 a donné une forme nouvelle au spectroscope, Imaginé un appareil déterminant la couleur et l'éclat des étoiles, inventé un micromètre imprimeur et un verre oculaire polarisant et s'est adonné à 1 étude speotroscopique et photographique des astres. Il est l'auteur d'un jl/anua/o/'efenientanj asinnomy (1875), ainsi que d'études de haute valeur.
ChRISTIEN-BEISEN (Charles), graveur anglais sur pierres fines, né à Londres vers 1695, mort en nS5. Son portrait de Charles XII est un chef-d'œuvre digne de figurer à côté des plus belles pierres de l'antiquité.
Christiern Pedersen (en lat. Christiernus Pétri), prosateur danois, né en 1480 à Svendborg, mort à Helsinge
r par 1
t.^Ion
la cour par le meurtre de son grand écuyer et, dit-
laldeschi, tué sous ses yeux et par son
du château de Fontainebleau, puis
recouvrer la couronne de Suède
(l(i60),d'obtei
essaya
Pologne (1668).
Elle acheva sa vie à Rome, où ello fonda l'acadcmio des Arca-
des, écri
des I
De 1510 à 1515, il vécut
iCbr
Réfon
Paris. Devenu chance fidèle dans ses malheurs, il s'établit imprimeur à ) d'ouvrages religieux, il
de l;i ' " '' "< (1514-1534), un Vocabu-
la<r, ' II,,. .11.0 danoise de VHisloria
i>,i,/)..', .;-■ --.iM' I .iinnii III, ir, . ir.14), la Chronique ilanoise
qui le l'ont reyardur comme le père de la prose danoise. ChRISTINA, ville des Etats-Unis du Brésil (Etat de
■Minas-Gerâes), dans la haute vallée du rio Verde, affluent
du rio Parana ; 6.000 hab. Culture du tabac et du café.
Ch.-l. de municipe.
CHRISTINE (kriss) n. m. Ancienne monnaie de Suède,
qui valait environ 25 sols tournois de France, soit 1 fr. 23. , vierge et martyre, fille d'Urbain, î de Ta Toscane, sous Dioclétien.
Ayant refusé de sacrifier aux idoles, elle fut tuée ;
Christine (sainte).
elle
Bêches, vers l'an 300. Son corps fut transporté à Palerme ; la patronne de la ville. Fête le 84 juillet. — P. Véronèse a représenté Sainte Christine fouettée de verges (Venise).
Christine Gyllenstjerna, femme de Sten sture, administrateur du royaume de Suède et petite-nièce du roi Charles VIII, née "en 1494, morte à Stockholm en 1559. Après la mort de son mari (1520), elle défendit héro'iquement Stockholm contre Christian II; emprisonnée en Danemark, en violation de la capitulation qu'elle avait signée, elle ne put revenir en Suède qu'après la chute do Christian II (1524). Elle ép.'Usa en secondes noces J. Thureson Ros, conseiller du loyaume et gouverneur de Nykœping.
Christine de Danemark, fille de Christian II, roi de Danemark, nièce de Charles-Quint, née à Copenhague en 1521, morte à Tortone en 1590. Elle épousa, en 1534, François Sforza, duc de Milan; devenueveuveen 1535, elle épousa, en 1541, François I'' de Lorraine, et gouverna le duché après la mort de François I"(I545) comme tutrice de son hls Charles II Lors de 1 m^ asion de la Lorraine par les Français en 15 2 Henri II lui enle\a son fils qui fut élevé à la cour de France et la lorça à se retirer en Flandre Elle prit une j art importante aux. négociations du traite de Cateau Cambr sis (15=9)
Christine de France diuhesse de 'Javoie née en 1606, morte a Turin en 161 3 F ille de Henri IV de Médii,is elle épousa en 1619. Alamortdesor mari (1637) elle doMnl régente au nom do soi fils aîné François cinthe. et après la de celui-ci (1638 nom de Charles Ei nuel II, son secon
moires restes inachevés, des maximes et dos sentences en français, et rassembla do précieuses collections de livres et d'objets d'art qui ont été déposés en grande partie au Vatican après sa mort. Les jugements les plus contradictoires ont été portés sur cette princesse par ses contemporains, qu'elle étonna par CbrisUne de Suéde.
1 étendue de son intelligence, aussi bien que par l'étrangeté de son caractère et de ses mœurs.
Christine de FiSAN, femme de lettres française, née vers 1363, morte entre 1430 et 1440. Son père, Thomas PIsani, astrologue et médecin à Venise, fut appelé à Paris par CliarlosV; àquinzeans, elle épousa un gentilhomme picard, Etienne Castel, et devint veuve à vingt-cinq; peu après, son père mourut, la laissant dans une situation de fortune quo rendirent encore plus précaire de ruineux pro ■ ces; elle n'en refusa pas moins les offres de Henri IV d'Angleterre et de Galéas visconti.
Pour vivre et oleverses
Ile l'ayant privée de protecteurs, elle
, pendant dix ans, réfugier dans un
célébrer la Pu celle d'Orléans. Christine de
pou près dan'; r.n ' genres por-n ii ^
litres, dus i.
epitrc!
elle a
posé de longs poémo^ didactiques : le Chevur.
de loua Estude (1403), traité de cosmograpb fortune (1404), qui c s'achève par x
d'œuvres antlq
de Pisan (miniature du
de morale, et la Mutac,
ence par une blograpi
histoire universelle. Ses œuvr
â part des traductions ou adapt
"un médiocre intérêt.
Les principale
■ le Ro-
ses moeurs donnèrent lieu aux plus violents et légitimesreproches Llk défendit intrépidement les intérêts de son hl i la fois contre Richeli n et contre ses deuxbeaux frères, le cardinal Mau rice et le prince Thomas que soutenait 1 Espagne
bassadeur de France
Emery et 1 autre du car
dinal Maurice; chassée de Turin (1639), après une en<
que résistance, elle se réfugia en France, mais re
obstinément do livrer ses places fortes. Rétablie pai
Français, ello se réconcilia avec ses beaux-frères en
et se fit rendre par Mazarin ses forteresses, en 1645.
Christine, reine do Suèd.-, fille de Gustave-Adolphe, née à Stockholm en in?"', t" ■'••.. ti i-...,,.. ..,, i.;so, ,„rr<i.in :\ son père à l'âgo de m'.- • , ■ , ■ .(n . h.nui.lK.i-
Oxenstiern. D'une pri. : M , . i!.. I m
initiée de bonne heurr ...ii .1, s
affaires en 1641, sigiu ' ,i, . i.r.. avr.- w
Danemark, hâta les iu-lh... lani.iis -ics iraues ao W estphalle (1648). Protectrico dt-s lettres el des arts, elle attira à sa cour de nombreux savants et philosophes, parmi lesquels Descartes, mais compromit par son luxe l'équilibre des finances. Elle refusa toujours do se marier, gouverna avec ses favoris : le médecin français Bourdelot, le comte de La Gardie, Pimentel, Tott, etc., et abdiqua, en 1654, en faveur de son cousin Charles-Gustave. Elle quitta alors la Suède, abjura le protestantisme et embrassa la religion catholique à Inuspruclc (1665), fit une entrée solennelle à Rome, visita la France (1656-1657), où elle scan-
les Letti elle défend son sexe contre les calomnies de Jean de Meung la Cité des dame'! où elle soutient la même thèse en racontant I histoire do diverses héroïnes anciennes ou modernes le Trésor de la cite des do m s u friitf i J \ ii des femmes le Lnre des faits tt ' a la fois histoire
et éloge I ii non sur la guerre
ciMle (111 r'oin dar'âentes
objur.,ati i 1 1 une de Pisan la
de la liate de la composition mais elle r peindre la réalité des traits vifs et 1 "ins malheurs et ceux de sa patrie des h M t m laiicolie ou dune se\ère elo- 11 de E Deschamps consti- I Kux sur letat de la société
1 r^saisur les écrite politiques
1 1 s) Robineau Chnsline de
I Omer 188») F Kocb Leben
I ui iGoslar 1885) E Roy,
Je Pisan (Pans 1886 1896).
CHKIbTlNEHAMN
CHRISTINO (
inestad Mlle de la Russie d Europe (Finlande a a sur le golfe de Botnie 2 600 hab Bon
de bois goudron et suif Fondée en 1649
CRISTINO (kriss) n. m. En Espagne, Par- 3hristlne, veuve de Ferdinand VII, et do la reine Isabelle.
CHRISTISONIE (kriss) n. f. Genre d'orobanchacées,- renfermant des plantes décolorées à tiges courtes, portant dps o<'aillcs, originaires de Ceyian et de l'Inde orientale. Christitch (Philippe), homme politique serbe, né à 1- Ijia.li- en 1819. Il obtint, à Paris, le diplôme de docteur m ilr. Il, i 1S48). De retour dans sa patrie, il remplit diverses liiiirthMis administratives, et, après l'avènement du prince Mi<diel au trône de Serbie, devint ministre des affaires étrangères (1860). Ministre de Serbie à Constantinople (1870), ministre de l'instruction publique de 1873 à 1874, il fut envoyé, en février 1877, à Constantinople, pour y négocier la paix. Il représenta ensuite la Serbie à Vienne et â Londres. Il fut nommé, en 1885, gouverneur de la Banque nationale de Serbie.
CHRISTMAS (kriss-mes, nent l'e muet) n. m. Fête i — Par ext. On appelle
élid;
jue complètelieu en Angleterre, à Noël.
« christmas » les cartes
avec souhaits
; d'usage d'envoyer ou
quii c
Angleterre, à Noél.
EscYCL. Le cliristmas, fête très populaire en Angle
large i . ,
la tête des enfants, ce qui donne à ces réjouissances un certain caractère familial. N'avoir pas de quoi célébrer le christmas est. pour un Anglais, le pire des maux.
Christmas. île de l'océan Pacifique (Polynésie), découverte par Cook en 1777, anglaise depuis 1888. — Ilot ani-„^A..„ ;..a: — -^-oeudant des Stralts Settlements.
:lais de l'océan iud CHRISTODIN, INE (kri
du Chr
ant des
Autrefois, Sobriq parce qu'ils répétaient fréquei
ChRISTODORE, poète grec de Coptos, en Egypte. Il vivait au temps de l'empereur Anastase I" (491-518). On a de lui deux épigrammes dans l'A n/Zio/oçie, et un poème d'environ quatre cents vers, qui contient une description des statues du musée de Constantinople, connu sous le nom do Zeuxippe.
ChrisTODULE (saint), né dans un bourg des environs de Nicéeen 1020, mort en UOl. Moine dans un couvent de la Palestine, il fut obligé de fuir devant les Turcs, qui s'emparèrent du pays. Il passa dans l'île de Cos, où il séjourna de 1080 à 1088. L'empereTir Alexis Comnène lui permit ensuite de fonder un monastère sur le mont Saint-Jean, dans nio de Pathmos. Mais les Turcs vinrent menacer cette île, et Christodule dut encore s'enfuir. Il se retira en Eubée avec ses quatre-vingts moines, et y mourut.
ChriSTOFLE (Charles), industriel français, né à Paris en 1805, mort en 1863. Fabricant de joaillerie. Il acheta, en 1841, à Elklogton ses procédés de dorure et d'argenture par la pile volta'ique, en fit une branche d'industrie considérable et créa l'orfèvrerie qui porte son nom.
CHRISTOLÂTRE (kriss — du gr. Khristos, Christ, et latreia, adoration) n. m. Adorateur du Christ, dans le langage de ceux qui nient sa divinité.
CHRISTOLÂTRIE (A-n'ss - rad. christolâlre)a. f. Adoration du Christ, dans le langage de ceux qui nient sa divinité.
CHRISTOLÉE (kriss) n. f. Genre do crucifères, tribu dos chéiranthées, comprenant une seule espè:e, qui est uno herbe du Thibet.
CBRISTOLOGIE (kriss — du gr. Khristos, Christ, et loqos, discours) n. f. Partie de la théologie chrétienne qui traite de la personne du Christ et de ses rapports avec Dieu et l'humanité. (Ce terme a été employé surtout par les théologiens protestants d'Allemagne.)
CHRISTOLOGIQUE (kriss) adj. Qui a rapport à la christologie.
CHRISTOMAQUE (kriss — du gr. Khristos, Christ, et makhé, combat) n. m. Nom donné par certains Pères do l'Eglise à tous les hérétiques dont les erreurs attaquaient la personne ou les natures de Jésus-Christ.
CHBISTOPHANIE (fa-nl — du gr. Khristos, Christ, et phniiiein, apparaître) n. f. Apparition, manifestation extérieure de Jésus- Christ.
Christophe (saint), martyr, soufl'rlt sous l'empereur Dèce. vers 250. D'après les historiens ecclésiastiques. Il était né dans le pays de Chanaan, de parents païens. Il fut baptisé par saint Babylas, évêque d'Antioclie, et prêcha la foi en Lycie. Arrêté dans la ville de .Samos, il convertit deux femmes nommées Aniceta et Aquillna, qu'on avait chargées de le séduire, et fut décapité, après avoir miraculeusement résisté aux plus atroces tourments. Jacques de Voragine, dans la Léi/ende dorée, fait de ce saint un géant qui, après avoir servi le diable, mit sa force au service Gcs voyageurs qu'il prenait sur ses épaules pour leur faire traverser un Heuve large et profond. Un jour, un enfant eut recours à sa charité; mais, parvenu au milieu de la rivière, l'enfant se trouva si lourd que le géant ne pou-
Jésus. C'est à ce fait qu'il devrait (en gr. yçtffTooopoç, qui porte le Cli Christophe, très répandu en Orie populaire en Occident, surtout en Espagne, on Ital on France cten Allemag Ses reliques étaient, dit-on, consorvces àTolède.II était, à Paris, le palron des portefaix. Les Latins célèbrent sa fête le 25 juillet; les Grecs, le 9 mai.
— Iconogr. Les anciennes peintures byzantines représentent saint Clirlsto-
t Christophe : on croyait qu'il suffisait de regarder une de ses Images pour être
F réservé tout le jour contre eau, le feu et les tremble- saiui Chn>tc.|.iu' porHiui mentsdeterre.On pritl'ha- l'Enfam-Jésus.
bitude de le représenter
dans des proportions colossales; on le peignit sur les murs des églises et même des maisons.
Aux xv" et XVI* siècles, les images do saint Christophe se multiplièrent. La plus ancienne gravure sur bols dont on puisse fixer la date représente ce saint portant sur ses épaules l'enfant-Jésus et traversant un fleuve. On montre, parmi les reliques de la cathédrale de Séville, une dent de saint Christophe, dont les dimensions justifieraient bien ce que dit la légende de la statue du colosse.
Le martyre de saint Christophe a été traité par le Tintoret et par Lionello Spada, dans un tableau très pathétique qui est au musée du Louvre. HIppolyto Flandrin a introduit une belle figure de saint Christophe dans sa frise de Saint-Vincent-de-Paul.
;ipape <
Christophe,
de Léon V, il le
sa place sans aucune élection,
Serglus III, six mois après so
, né à Rome. Chapelain nent. se fit consacrer à ait lui-même chassé par urpation. Enfermé dans
CURISTOPIIE
CUROME
Christophe, empereur byzantin (021-931). Fils a!nô do lomuin Locapùno, il fut, au moment do l'usurpation de
Chki.-iU^i iii. H, roi do Danemark, frèro ot successeur
iK l.ii.x .M. à, .c on 1276, mort à Nykjœbing (Falster) on
iJJi.'. ÎSq put ôti'o 61u qu'on signant une capitulation, la viola aussitôt et fut chassé on 1386 ; reprit la couronne en 1330, mais la perdit l'année suivante ot no conserva que dos lambeaux de son royaume. Il fut le père de WaM.inar le Grand.
Christophe m, roi de Danemark, de Norvège et do Su. ir. II,, on U18, mort à Helsingborg on 1448. Noven '11 ni. Mil, il fut appelé à lui succéder on 1439, par le HiL iM.il danois, fut élu roi do Suèdo on 1440, ot do Nor-
vr: Il M 12. Il dut soumettre une révolte de paysans pro-
\M |ii. I par la famino, prit les mesures pour relever le
I N . 1-. r, lutta contre les privilèges do la Ligue hanséa-
ii'|ur, lixa la résidence royale à Copenhague.
Christophe (Joseph), peintre hollandais, né à Utrecht on 1498, mort en 1557. Il reçut les leçons d'Antonio Moro, so portectionna par l'étude des œuvres de Giovanni Bellini et de Pérugin, et devint un des peintres les plus remarquables de son temps. Sa réputation le fit appeler par le roi Jean III à Lisbonne, où il décora do ses œuvres les églises et les résidences royales, et où il termina sa vie.
Christophe (Henri), roi d'Haïti, né à la Grenade (.■\utilles anglaises) en 1767, mort au Cap-Haïtien on 1820. Haliirl esclave, il se racheta et servit sous le comte .1 i:si iiiiL' pendant la guerre de l'indépendance de l'Améri (II'- l'p retour à Saint-Domingue, il prit une part aiii\i' aux premiers soulèvements des noirs contre leurs oppresseurs. En 1802, nommé commandant du Cap par Toussaint-Louverture, il défondit cette ville contro l'expédition française que dirigeait le général Loclerc. 11 lit pourtant sa soumission ; mais, à la suite de l'enlèvement de Toussaint-Louverture, Christophe reprit les armes et se montra l'un des plus vaillants défenseurs de l'indopendance haïtienne. Général en chef sous Dessalines, il fut un do ceux qui provoquèrent son assassinat (1«06). En 1807, il fut nommé président d'Haïti. La guerre civile éclata entre lui et Pétion, un mulâtre, nommé président à Portau-Prince. Mais celui-ci fut vaincu, et Christophe proclamé roi (1811) sous le nom de Henni". Son avidité, son orgueil ridicule, sa cruauté finirent par soulever contre lui une formidable insurrection, ot il se suicida.
Christophe (Ernest), statuaire français, né à Loches (Indre-et-Loiro) en 1827, mort en 1892. Elève de Rude, il travailla avec ce maître au tombeau si remarquable de Ciodel'rov Cavaignac, érigé au cimetière Montmartre. On lui doit !e Masque, dont le modèle en plâtre a tiguré sous le titre de la Douleur au Salon do 1856 (auj. dans ie Jardin des Tuileries), un groupe de bronze, la Fatalité, un groupe en marbre, le Baiser suprême (tous deux au musée du Luxembourg).
CHRISTOPHTTE (kriss —de Christophe, nom d'homme) II. f. Nom d'une blende ferrugineuse à 18 p. 100 do fer, trouvée à Breitenbrunn, en Bohême.
ChristophlE (Abert-Silas-Médéric-Charlos) , homme politique et administrateur français, né à Domfront (Orne) en 1830. D'abord avocat â Doml'ront. il se rendit à Paris en 1856 comme avocat au conseil d'Etat et à la cour de cassation. Son libéralisme lui valut d'être nommé préfet do l'Orne
l'ine des Iravaux publics ( 18G2).
ri.iHC'Hi:, I ii^r romain du vtii' siècle. Le
1,11 II' r !;ir- pape (767) son frère Constani.ul encore laïque. Christophore, indigné, quitta ce son (ils Sergius, so rendit près du duc do l'héodic, et obtint des troupes avec lesquelles
cl Etienne III fut proclamé pape (768). Bientôt :i; I nristophore ayantrompu avec les Lombards pour
s I ivcc les Francs, le roi Didier marcha sur Romo,
cl .1. icla qu'on lui livrât Christophore otSergius. Ceux-ci
so \ lient abandonnés par Etienne III lui-même, qu'ils avaient lait nommer: ils furent pris par les Lombards et
, poète et philologue grec.
moderne . CI I n-Dutiques. Christvn I . jurisconsulte et historien,
né à Bru\i . i : :: et en 1690. Il fut membre du
conseil su: r :: l'i, 1 -as à Madrid Ot plénipotentiaire
du roi dtNi ,i-nc .m Mn-rcs de Nimèi;uo l'ir.Ts'i, et oiitin chancelier oc Brabant \16sîi, poste qu'il c.npn ins,,n':\ sa mort. Il a laissé la réputation d'un bmim; ■ ( ■ c - ic trquable. On a de Itii ; Jurisprudentia In - Belgarum circa nobilitatem et insii/ni.
Setiatus populique Aniverpiensis îtoiit": i '. .' '/ chronologica sive ducum Lotharingix, BrabaïUa', i:Lc. (1669).
CHROAGÉNÉSIE {kr, SIS, génération) n. f. Thi
Chrodegang ou RotgaND (saint), évéquo do Motz, né dans le Brabant vers 712, mort en 766. Il était parent do Pépin, ot occupa â la cour de Charlos-Martol les fonctions de cliancelier. Il fut aussi chargé do plusieurs ambassades auprès du pape Etienne H et d'Astolpho, roi des Lombards. Il est surtout connu par la règle célèbre qu'il donna aux chanoines de sa rathedralo, et qui fut ensuite généralement adoptée. Ce document, assez imporunt pour 10 ecclésiastique, so trouve d
CHROÏCOLIfTE (kro) n. m. Nom donné quelquefois à un corps oui forme des sels ou dos dissolutions colorées avec les aciaes incolores.
CHROÏLËME D. m. Bot. Syn. do haplopappk.
ChrOMACB ou CHROMA'nuS (saint), évéquo d'Aquilée. 11 fut élevé sur ce siège après l'an 386. H eut dos relations avec saint Jérôme, qui lo qualilio do « très saint et très savant », et qu'il engagea à traduire la Bible. Ce fut un des plus zélés défenseurs do saint Chrysostome. Los œuvres tjui nous restent de lui ont été publiées â Bâie (1528), et dans la Bibliotheca l'atrum. — Fête lo 2 décembre.
GHROMACOME {kro — du gr. khrôma, couleur, et komê, chevelure) n. m. Préparation liquide employée pour teindre les cheveux et la barbo en toutes couleurs.
CHROMADOTE {kro ■ e donne) i
de la 1
lière.
CHROMAMÈTRE {kro — du gr. khrôma, couleur, et mHron, mesure) n. m. Instrument inventé en 1827 par Relier, facteur de pianos, et qui était destiné à faciliter l'accord du piano sans le secours du procédé appelé partition.
— Encycl. Le chromamètre est un monocorde dont la corde est mise en vibration par le choc d'un marteau â manche garni d'une lame de cuivre avec douze crans correspondant aux différentes longueurs qui établissent les degrés chromatiques de la gamme tempérée â partir de l'ut de la cinquième octave. Au moyen d une vis à Laquelle la corde est attachée, on baisse ou on élève àvolonté le diapason, et l'intonation de chacun des degrés chromatiques de la gamme s'olitiont â l'aide d'un chevalet mobile
1 dans lest
i du manche.
de fixer ultérieurement la matière colorante. CHROMATE (Ara) n. m. Sel dérivant do l'acide chromi-
que. V. CHROME.
CHROMATE, ÉE (kro) adj. Qui contient du chrome. (On dit plutôt CHROMÉ, ÉE) : Plomb chromaté.
CHROMATER {kro, lé) V. a. Opération par laquelle on plonge dans un bain de bichromate de potasse une étoffe sur laquelle on a imprimé une couleur composée d'une matière colorante végétale, n On dit aussi chromer.
CHROMATEUR (kro) n. m. Ouvrier des fabriques dans lesquelles on emploie les chromâtes.
CHROMATIE (kro, Il — du gr. khrôma, aies, couleur) n. f. Phys. Aberration de réfrangibilité, aberration chromatique. 'V. ABERRATION.
L'achromatie est la qualité des appareils corrigés de la
CHROMATINE (kro — du gr. khrôma, atos, couleur) n. f. Nom donné à une substance albuminoide constituant les granulations du filament nucléaire qui fixent les matières
" - RÉTICULE NUCLÉAIRE.
it du phosphore. Presque insoluble dans l'eau, insoluble dans les acides étendus et dans le sulfate d'ammoniaque, elle est très solublo dans l'ammoniaque, dans les alcalis étendus et dans les acides concentrés, dans des solutions de sel marin, de sulfate de cuivre, de ferro-cyanure de potassium, de phosphate de potasse. Le suc gastrique ou une dissolution de pepsine acidulée à l'acide chlorbydrique ne l'attaque pas. On distingue la chromatine des autres substances albuminoïdes du noyau et du protoplasma par ces diverses réactions. La chromatine existe dans les cellules, germes, ovules et spermatozoïdes, et paraît avoir un rôle important dans l'hérédité.
CHROMATIQUE (kro — du gr. khrômalikos, même sens ; de khrâma, atos, couleur) adj. Phys. Qui a rapport aux couleurs. (Se dit quelquefois de la partie de l'optique qui comprend l'étude de la dispersion, la composition, la roconiposition de la lumière, les raies spectrales, etc.)
— Cellule chromatique. V. chromoblaste.
— Réduction chromatique. Diminution de la quantité de chromatine qui précède dans l'ovule et le spermatozoïde la fécondation de l'œuf. V. fécondation.
— Mus. Qui procède par demi-tons successifs : Gamme CHROMATtQOE. Il Musiqu© plaintive et langoureuse.
— n. m. Genre chromatique : Il y a du chromatique dans cette musique. (Acad.)
— Encycl. Mus. On appelle gamme chromatique une gamme qui s'élève ou s'abaisse par demi-tons successifs.
La gamme chromatique se compose de treize notes ot
de douze demi-tons, chromatiques. Le demi-ton diatonique se trouve entre deux notes de nom différent : de mi à fa, de si à do. Lo demiton chromatique se trouve entre dooi notes de même nom, quand l'une ao ces notes est altérée par un dièse ou par l un bémol.
nte irisée à.
CHROHATIQUEMENT adv
CRR0MATI8ER Ikro, zé] V. a. Donner
— Mus. Koiidro chromatique ; CHR'>MATiKKRi/ntf£fani7n«.
Se chromatiser, v. pr. Prendre une teinte irisée.
CHROMATISME (kro, listm' — du gr. khrâma, ato», couleur) n. m. i;oloration : Le chhomatisme des verres de lunettes est un grave inconvénient.
CBROHATOGËNE (^0 — du gr. «rAr(5m<i,o<o»,cODloar,et qennaô, je produis) adj. Qui produit la matière colorante, cl particulièrement la matière qui colore la peau : Glandes
CHROMATOORNES.
CBROHATOMËTRE {kro — dn gT. khrâma, alos, couleur, et métron, mesure) n. m. Appareil imaginé par Andrieux pour déterminer avec précision la couleur dos vins et dos autres liquides colorés, par comparaison avec les teintes obtenues â l'aide do la polarisation rotatoiro.
CHROMATOPHORE (kro — du gr. khrôma, atos, couleur, cl pitoros, (|ui porte) n. m. Amas de pigment existant dans la peau des mollusques céphalopodes à laquelle il donne noe coloration qui peut varier. (Chatjue cliromatophore est ooe masse do pigment dont les parois épaisses, do nature cellulaire, sont on rapport avec des flbres musculaires rayonnantes.)
CHROMATOPTOMÈTRE {kro — do gr. khrâma, alos, con- ' ir; Ofitumni. je vois, et métron, mesure) n. m. Appareil
slineà r
les individus atteints de daltonisme.
CHH0MAT03C0PE (kro, skop' — du gr. khrâma, alos, couleur, et skopein, examiner) n. m. Appareil propre à déterminer, par comparaison avec un© teinte donnée, la teinte produite par la superposition de plusieurs couleurs simples.
— Encycl. Lo chromatoscope de Pellat so compose essentiellement: l'd'un appareil produisant un spectre pur, c'est-à-dire un collimateur c, un prisme, ou un système de prismes p et une lentille convergente /; 2« d'une lunette
SO
astronomique L pourvne d'un oculaire de Ramsden, et portant latéralement un prisme à réflexion totale qui couvre la moitié du champ; 3" une série d'écrans.
Au sortir du système de prismes, les rayons de chaque couleur forment un faisceau parallèle. 'La lentille fait converger chacun de ces faisceaux en un foyer (ou plutôt suivant une bande focale, puisque la source est rectiligne), et la série de ces bandes focales forme un spectre réel. Les faisceaux, en divergeant à partir do ces foyers, s'entrecroisent et se coupent seosiblemeni suivant une même courbe plane. La surface â peu près plane limitée par cette courbe reçoit donc, en chacun de ses points, toutes les radiations simples distribuées dans les proportions qui forment le blanc. Si l'on pointe la lunette sur cette surface, on obtiendra, comme image, une surface blanche.
La glissière destinée à recevoir les écrans est placée dans le plan du spectre réel KV. Ces écrans perroeilent d'intercepter dans des proportions convenaljles les rayons
' -.des différentes parties du spectre. On obtient
onservés. Pour comparer cette i
n place latéralement la source S, prodoi-
alors.
ipa donnée, on place latéralci sant cette teinte, de façon que le prisme à réSexion totale la réfléchisse suivant l'axe de la lunette. L'œil, placé devant l'oculaire, voit donc, juxtaposé dans le champ, un demi-disque de la teinte fournie par l'instrument, que l'on peut régler à volonté ; grâce à ta juxtaposition des deux aemi-disqucs, la moindre différence do teinte est aisément appréciable.
CHROMATOSCOPIE {kro, sko-pi — rad. chromatoscope)
f. Vision des couleurs.
CHROMATROPE (Aro — du gr. khrôma, couleur, et trépein, tourner) n. m. Sorte de toupie (lent la surface supérieure plate est divisée en plusieurs parties rayonnées peintes de diverses couleurs, et qui, néanmoins, par suite de la rotation, ne laisse voir qu'une coloration blanche uniforme.
CHROKATnRIE (Ato, rt — do gr. khrâma, atos, couleur, et ouron, urine) n. f. Emission d'une urine anormalement colorée.
CBROHBLEISPATH (krom'-blay'-spnf — de chrome ; de l'allem. blei, plomb, et despaM) n. m. Chromaté naturel de plomb, appelé vulgairement plomb rotige. Syn. de crocoïsb.
CHROMCi:'n.ONITE(ATom'-i^-Io) n. f. Aluminate naturel, noir, de magnésie. Variété de picotite.
CHROUCHLORITE (krom'-klo) n. f. Silicate hydraté naturel de magnésie. Variété de pennine ou de chrysotile.
CHROBIDIOPSIDE (Arom') n. m. Variété chromifère de pyroxène.
CHROME (Arrom' — du gr. khrôma, couleur) n. m. Corps simple découvert en 1797 par Vauqnelin, dans lo plomb rouge de Sibérie.
— Encycl. Le chrome pur est un métal plus réfractaire que lo platine et qui ne reçoit aucune application pratique: il fournit, par contro, de nombreux composés, que l'industrie chimique utilise dans les branches les plus diverses.
— Métallurgie. Propriétés. Le chrome se rencontre dans la nature, à l'état de chromaté de f ■ ' ' *
son principal
le fer ch le Fe'O'.
Cr"!
somorphe de l'oxyde magnétique Fe'O'. Traité au haut fourneau avec des minerais do fer, ce fer chromé donne des ferro~chromes, renfermant jusqu'à 67 p. 100 de chrome et utilisés en métallurgie pour la préparation des aciers chromés.
1 fonte de chrome à peu près pure
CHROMÉ — CHROMOMÉTRIE
dans le four électrique ; cette fonte, chauffée à nouveau avec du sesquioxyde dans un creuset brasqué, est affinée, débarrassée de son charbon et transformée en chrome pur. Antérieurement, d'ailleurs, le chrome pur avait été préparé par H. Sainte -Claire Deville en chauffant au rouce blanc, dans un creuset de chaux protégé par un creuset de graphite, du sesquioxyde de chrome pur mélangé à du charbon de sucre. Enhn, on obtient du chrome cristallisé dans le système régulier en faisant passer des vapeurs de sodium sur du sesquichlorure de chrome dans une atmosphère d'hydrogène.
Le chrome est un métal dont la densité est comprise entre 6 et 6,8 ; il est gris et cassant, extrêmement dur et .susceptible de rayer le verre. L'action des agents chimiques sur ce métal varie suivant la manière dont il a été préparé. Il s'unit facilement à chaud au chlore, au brome.
lantes étincelles. Il décompose la vapeur d eau au rouge et se transforme en sesquioxyde vert ; les acides, enhn, ont peu d'action sur lui : l'acide chlorhydrique toutefois le dissout complètement avec dégagement d'hydrogène.
Le chrome a pour symbole Cr; son poids atomique est 52. Dans les composés qui ne renferment qu'un seul atome de chrome, cet atome est bivalent; ces composés, de formule générale CrR'", si R' est monovalent sont appelés composH au minimum ou composés chromeux. Mais, dans un grand nombre de cas, deux atomes de chrome ttHravalents se combinent en échangeant une atomicité et donnent le groupement Cr' qui fonctionne comme he.xavalont et fournit des composés de la forme Cr' R' ou Cr' R'" ; ces derniers sont dits composts au maximum ou composés cfiromiques.
Ces considérations rapprochent le chrome du fer auquel il est si souvent associé dans la nature : d'autres analogies encore le relient aux métaux du groupe du fer. ^V. fer.
— Composés binaires. 1" Chlorures, Le chlorure chromeux CrCl' s'obtient sous forme d'une masse blanche 3uand on chauffe du sesquichlorure dans un courant 'hydrogène. La dissolution de ce corps absorbe rapidement l'oxygène de l'air, se transformant en une solution violette de l'o.xychlorure Cr'OCl*.
Le sesquichlorure de chrome ou chlorure chromique Cr' CP se présente sous la forme de lamelles cristallines violettes, couleur fleur de pêcher; il s'obtient en faisant passer un courant de chlore sur un mélange de sesquioxyde et de charbon. Ce sesquichlorure est soluble dans l'e'au, qui tient en suspension queltiues gouttes de chlorure chromeux; on obtient un liquide qui, évaporé à sec et desséché sur une plaque de porcelaine dégourdie, fournit une masse verte amorphe que l'on peut dissoudre ensuite dans une petite quantité d'eau. Ce"~ -'■ — '— •— • trée ainsi obtenue, refroidie à 0» et hydrique, laisse déposer de peti l'hydrate Cr' Cl' -j- 13 H' O. Cet hydrate, dissous dans l'eau, fournit une solution verte qui, étendue et froide, prend à la longue une couleur violacée; cette solution, refroidie à 0" et traversée par un courant d'acide chlorhydrique, donne des cristaux violets, isomorphes des précédents. L'une et l'autre solution d'ailleurs précipite, sous l'action de la potasse, le même hydrate normal Cr'{OH)'.
2» Composés oxygénés. "Il existe cinq composés oxygénés du chrome : le protoxyde CrO, le sesquioxyde Cr'O', Voxt/de salin Cr'O*, le bioxyde CrO', Vanhydride chromique CrO'.
Le sesquioxyle de chrome Cr'O' s'obtient en petits cristaux rhomboédriques vert foncé quand on fait passer des vapeurs d'oxychlorure chromique CrO' Cl' dans un tube chauffé au rouge. On le prépare à l'état amorphe en chauffant au rouge, dans un creuset de terre, du bichromate de potassium avec du soufre ou de l'amidon ; c'est une pouclre verte, qui communique aux verres une belle coloration verte, et qui, pour cette raison, est utilisée dans la peinture sur porcelaine.
Au sesquichlorure de chrome correspond l'hydrate chromique normal Cr' (OH)' obtenu par l'action de la potasse solution de sesquichlorure. Un autre hydrate
potassium (l p.) et d'anhydride borique (5 p.) : l'hydrate se précipite sous forme d une poudre verte, connue dans le commerce sous le nom de vert Guignet, et utilisée dans la fabrication des papiers peints et l'impression de? tissus.
L'a7ihydride chromique CrO' se dépose par refroidissement d'une solution concentrée de bichromate de potassium que l'on a traitée par l'acide sulfurique concentré. Ce sont des aiguilles rouges qui, desséchées, constituent un o.xydant énergique.
Les cristaux d'anhydride chromique peuvent se dissoudre dans une très faible quantité d'eau fournissant une solution d'où Moissan a fait cristalliser l'hydrate CrO' H'; cet hydrate n'est autre que l'acirfe chromique dont les sels, les chromâtes, présentent un grand intérêt pratique. C'est le chromate de potassium CrO'K' qui sert â la préparation de tous les autres ; sa formule correspond à celle du sulfate de potassium SO'K', et on l'appelle chromate neutre par opposition à un autre composé, le bichromate Cr' O' K', dont la formule correspond à celle du pyrosulfate S'O'K'. Le chromate neutre est soluble dans'l'eau à laquelle il communique sa couleur jaune ; sous l'action des acides la solution devient rouge par suite de la transformation du chromate neutre en bichromate.
On prépare le chromate de potassium au moyen du fer chromé Cr'FeO' : ce minerai est pulvérisé avec du carbonate de potassium, et le tout est chauffé au rouge dans un creuset de terre; il se forme un mélange de chromate, do silicate et d'aluminate de potassium, que l'on sépare de l'oxyde de fer et du fer chromé non attaqué en reprenant par l'eau bouillante. A la solution jaune on ajoute do l'acide acétique jusqu'à réaction acide ; la silice et l'alumino précipitent, et l'on a une solution de bichromate que l'on fait cristalliser. On fabrique ainsi aujourd'hui de grandes ouantités de chromate de potassium utilisé surtout pour la teinture de la laine : on fait une solution étendue de 25 parties d'acide sulfurique pour 18 parties de bichromate de potassium ; la laine est mise à bouillir dans ce bain pendant deux heures; l'acide chromique est déduit et le sesquioxyde qui en résulte se porte sur la fibre. Si l'on met ensuite cette laine dans une solution de bois de campêche, on obtient une belle couleur bleu indigo qui passe au noir si l'on continue l'immersion. Le chromate de potassium sert encore à préparer un certain
nombre de chromâtes colorés, en particulier le chromate de plomb CrO'Pb (jaune de chrome).
— Sels de chrome. Les sels chromeux sont fort peu stables et sont très avides d'oxygène.
Les sels chromiques présentent tous ce caractère de fournir des dissolutions violettes qui, quand on les chauffe, deviennent vertes ; il y a, dans cette réaction, formation d'un sel borique et mise en liberté d'acide.
Nous avons indiqué l'existence de l'alun de chrome, qui se prépare en ajoutant peu à peu de l'alcool à une dissolution de bichromate dans l'acide sulfurique étendu.
— Caractères des sels de chrome. Les sels de chrome, fondus dans l'une ou l'autre flamme du chalumeau, donnent une perle de vert d'émeraude. Leurs dissolutions sont vertes ou violettes et se reconnaissent aux réactions suivantes : l'ammoniaque donne un précipité violacé ou verdâtre insoluble dans un excès de réactif; la potasse donne un précipité semblable, se dissolvant dans un excès de réactif et formant alors une liqueur verte d'où le chrome se dépose à l'état d'oxyde par l'ébullition ; le sulfure d'ammonium et le carbonate de potassium donnent un précipité verdâtre de l'hydrate chromique Cr' (OH)'.
[kro) adj. Qui contient du chrome : Plomb
CHROMEUX (meii), EUSE adj. Il Composés chrometix.