V. CHROME
CHROMICO-AMMONIQUE {kro) adj. Se dit d'un sel double, formé d'un sel chromique et d'un sel ammonique.
CHROMICO-POTASSIQUE (Ato) adj. Se dit d'un sel double, formé d'un sel chromique et d'un sel potassique.
CHROMICO-SODIQUE (kro) adj. Se dit d'un sel double, formé d'un sel chromique et d'un sel sodique.
CHROMIDE (Ato) n. m. Genre de corps simples, analogues au chrome.
— n. m. pi. Miner. Famille de minéraux, ayant pour type le chrome. — Un curomide.
CHROMIDÉS (Ato) n. m. pi. Famille de poissons acanthoptères, groupe des pharyngognathes, renfermant les genres cftromïs, cichla, crenicichla, etc., tous habitant les cours d'eau, rarement les mers, et caractérisés par leurs écailles cténoïdes et l'absence de pseudobranchies. — Un
CHROMIDÉ.
— Enctcl. Les chromidés, répandus surtout dans les régions chaudes, ont quelques représentants dans les pays tempérés. Beaucoup d'auteurs considèrent cette division comme une simple tribu de la famille des pomacentridés, et l'appellent chrominés.
CHROMIDROSE ou CHROMHYDROSE (Ato) n. t. Sueur colorée.
— En-ctcl. Dans quelques circonstances pathologiques, les glandes sudoripares et les glandes sébacées sécrètent un liquide coloré par un pigment bleu, noir, vert, brun, rouge clair ou rose. En 1857, Le Roy de Méricourt appela cette affection chromidrose. Chez les femmes, la chromidrose se produit à la suite de grossesse. Certains ont trouvé dans ces sécrétions des cristaux tabulaires bleus et des granulations brunâtres, qu'ils rapprochent de l'uroxanthine. D'autres voient dans cette substance une matière dérivée de la bile, laquelle contient, en effet, un pigment jaune que les acides colorent en bleu.
CHROMIFÈRE {kro — de chrome, et du lat. ferre, porter) adj. Qui contient accidentellement du chrome.
CHROMIQUE {kro) adj. Se dit d'une des combinaisons du chrome avec l'oxygène; An/i/yrfn'rfe chromique. n Se dit des sels formés par là combinaison d'un acide de chrome avec une base : Sels cuko.miqoes.
— Enc. Acide chromique. Composés chromiques.'V. chrome. CHROMIS {kro miss) n. m. Genre de poissons acanthoptè-
res, famille des pomacentridés, comprenant des formes de taille petite ou moyeun ■ iUeuse ,
faite incubation, et les jeunes, une fois éclos, y demeurent encore quelque temps jusqu'à ce qu'ils puissent pourvoir à leurs besoins. — Le chromis de Belon et de Gessner est un poisson du genre ombrine {umbrina cirrosa).
Chromis. Mvth. gr. Fils de Midon. (Il conduisit les Mysiens au secours de Troie.) — Fils d'Hêraklès. (Il nourrissait ses chevaux de chair humaine. Il fut foudroyé par Zens.) — Partisan de Phinée. (Il tua Emathion aux noces de Persée.) — Centaure tué par Pirithoos à ses noces. — Nom d'un satyre.
CHROMISME {kro-missm') n. m. Phénomène qui se produit lorsqu'un végétal, incolore normalement, se colore d'une façon plus ou moins intense par l'effet de la culture.
CHROMISTE {kro-missf) a. Ouvrier chargé d'interpréter une copie de tableau ou de peinture, en décomposant les couleurs pour queleur juxtaposition à l'impression reproduise l'original.
— Adjectiv. : Ouvrier chromiste.
lérale, répondant à la
ITE {kro) n. f. Es ,fe,Mg)(Cr,Al)'0'.
— Enctcl. La chromite < spécifiqu
iromoferrite, dont le poids it dont la dureté est de 5,5, appartient au système cubique. On la rencontre en petits cristaux octaédriques avec la serpentine ; elle contient de 44 à 64 p. 100 d'oxyde chromique, de 0 à 18 de magnésie et de 19 à 38 d'oxyde ferreux.
ChrOMIOS. Myth. gr. Un des fils de Nélée et de Chloris. (Il fut tué par Hêraklès.) — Un des fils de Priam. (Il fut tué par Diomède.) — Un des fils de Pterelaos. — Nom de plusieurs Grecs et de plusieurs Troyens mentionnés dans
yriiade. — Noble Syracusain, dont Pindare acélrlir/- .inix
victoires, remportées aux jeux de Némée et do Sh\
{.Xéméennes, l" et IX'). Chromios s'était distinpin- Ims ^:, première jeunesse à la bataille d'Hélore, contr.^ Iliiip..crate. tyran de Gela, et Hiéron l'avait inscrit parmi les citoyens de la nouvelle cité d'Etna.
CHROMO (abrév. de chromolithographie ou de cheomotypographie) n. m. Image en couleur, obtenue par l'impression lithographique ou typographique, n PI. £es CHROMOS. (Quelques-uns font chromo du féminin.)
CHROMOBLASTE (Ato, blasst' — du gr. khrâma, couleur, et blastos, germe) n. m. Cellule chargée de pigments colorés qu'on rencontre dans la peau, et dont les variations de formes, sous l'influence d'excitants internes (système nerveux), ou externes (lumière), produisent les changements de coloration que présentent certains animaux, comme la grenouille, quelques poissons et surtout le caméléon. V. CAMÉLÉONÏSMË.
— Enctcl. Les chromoblastes sont des éléments du tissu conjoLCtif,de forme ronde ou étoilée suivant les conditions, et qui jouissent de la propriété d'émettre de longs pseudo-
Eodos. Ces cellules renferment des granulations colorées : ïs unes noires, les autres jaunes, rouges, violettes, et, suivant que telle ou telle influence met en jeu tel ou tel chromoblaste, il est évident que la coloration de la peau de l'animal se modifie et change. L'influence la plus active parait être celle du système nerveux ; les nerfs qui rétractent les pseudopodes'des chromoblastes sont analogues aux vaso-constricteurs; les nerfs qui produisent les mouvements d'expansion des pseudopodes sont, au contraire, comparables aux vaso-dilatateurs. Chaque hémisphère cérébral commande, par l'intermédiaire des centres réflexes, aux nerfs colorateurs des deux côtés du corps, mais il agit sur les analogues aux vaso-constricteurs de son coté, sur les analogues aux vaso-dilatateurs du côté opposé. Il faut noter qu'il y a sans doute un rapport entre la fonction optique et la fonction chromatique, comme l'indique l'action parallèle de la santonine. Enfin, la lumière, en dehors de toute action réflexe, peut avoir une action directe sur les changements de coloration de la peau, ainsi que le prouve l'expérience de Steinach sur la grenouille.
CHROMOCHITON {kro) n. m. Bot. Section du genre cassinie.
CHROMOCHIiORITE (Ato, klo] n. f. Miner. Syn. de chrom-
CBLORITE.
CHROMOCRE (Ato — de chrome, et du gr. ôkhros, pâle) n. m. Oxyde naturel de chrome, impur, plus ou moins mélangé de sihcate d'alumine, et qui se présente souvent en enduits sur la chromite. (Ce minéral est infusible au cha-
CHROMOCTANOGÈNE (Ato — de chrome, et cyanogène) n. m. Radical hypothétique, correspondant au ferrocyanogène, avec du chrome au lieu de fer.
CHROMO -DURO-PHANE ou CHROMODUROFHANE
(Ato) n. m. Vernis spécial, propre â mettre les parquets
CHROMOFERRITE n. f Min
de CHROMITE.
CHROMOGRAPHE (Ara — du gr. khrâma, couleur, et graplu-in, écrire) n. m. Instrument qui permet de tirer plusieurs exemplaires d'un écrit ou d'un dessin, décalqué sur une pâte gélatineuse, en faisant usage d'une encre spéciale à l'aide de laquelle on écrit sur un papier quelconque. Il On dit aussi poltcopiu.
CHROMOÏDE (Ai'O — de chrome, et du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble au chrome, qui se rapproche du chrome :
Corps CHROMOÏOES.
CHROMOLÉPIDE ou CHROMOLÉPIS {kro, piss) n. m. Section du genre carduus (chardon), ii Genre de composées-hélianthoïdées, renfermant des plantes herbacées du
CHROMOLEUCITE (Ato — du gr. khrôma, couleur, et leukos. brillant) n. m. Corpuscule inclus dans le protoplasme de la cellule végétale et imprégné d'une matière colorante : les chloroleucites sont un cas particulier des chromoleucites.
CHROMOLITHE (Ato — du gr. khrôma. couleur, et lilhos, pierre) n. f Opération qui permet, à l'aide d'un procédé spécial, de donner à la pierre neuve une couleur qui la fait paraître ancienne. (C'est un mélange d'eau et de suie, auquel on ajoute parfois de l'alun.)
CHROMOLITHOGRAPHE {kro — du gr. khrâma, couleur ; lillios, pierre, et graphein, écrire) n. m. Ouvrier faisant de l'impression lithographique en couleur.
CHROMOLITHOGRAPHIE (Ato, fl — rad. chromolithographe) n. f. Impression lithographique en couleur. » Images en couleur produites par ce procédé.
— Enctcl. Imaginée, pense-t-on, en 1457, par Hugo do Carri, la chromolithographie n'est devenue pratique que depuis G. Engelmann, imprimeur à Mulhouse, qui, en 1837, ;rouva le moyen de vaincre les difficultés que présent,"-*
que le dessin en exigeait. Il imagina une machine à repérer. Il existe deux méthodes pour procéder au dessin ; soit qu'on exécute celui-ci au trait, soit qu'on le grave à la pointe sèche, sur un papier spécial dit papier-glace. Dans le premier cas, l'artiste fait usage d'une encre lithographique très liquide, et trace le contour du dessin sans ombres ni accentuation des traits. Ce trait est reporté directement sur la pierre lithographique, sur laquelle se Elace le papier-glace que l'on presse fortement. Quant à i gravure en taille-douce, on l'encre à la manière ordinaire et on la reporte sur la pierre. Dans les deux cas, on fait subir au décalcage l'encrage, l'acidulage et le gommage. Cette opération se renouvelle sur autant de pierres qu'il en faut pour les couleurs prévues. L'artiste se servant d'un crayon lithographique, ou d'encres, applique sur chacune des pierres les couleurs correspondantes. On procède alors à l'impression, en plaçant successivement les pierres dans la machine à repérer. De cette manière.
CHROMOUTHOGRAPHIQUE (Ato) adj. Qui appartient, qui a rapport à la chromolithographie.
I OGRAPHIE {kro — du gr. khrâma, cou , <'j>kie\ n. t". On dôsigno sous co nom lo
[H-oduisant tidôlenioDt les coulours do 1 ori
CHROMOPICOTITC (kro) l tenant r)6,5 p. loi niine.(Cotto ospè< dos spinellides.)
CRROMOPLASTIDE n. m. Bot. Syn.docHROMOLKUCiTE.
CHROMOPSIE [kro, psi) — du gr. klirSma, couleur, et opsis. vue) n. f. Alfoction do la vuo, qui fait percevoir comme colorés des objets incolores.
GHROMOSCOPE {kro, skop' — du gr. khrâma, couleur, et skopem, regarder) a. m. Appareil optique à donner trois images superposées de trois épreuves photographiques positives transparentes, tirées d'après trois clichés respectivement obtenus en plaçant devant l'objectif un écran rougo pour le premier,
t pou letp
étant éclairée r
est obtenu en plaçant devant chaque positif un écran identique à celui qui a fourni le cliché l'objectif ï
correspondant. La superposition de ces trois images donne à l'œil qui les regarde la sensation des couleurs de l'original. La première idée du chromoscope est due à Ch. Gros. Le chromoscope do Zink sert, à la fois, à prendre les trois clichés et à regarder les trois positifs.
CHROMOSOMES {kro — du gr. khrâma, couleur, et sâma, corps) n. m. ul. Segments du peloton do chromatine, dans la métaphase de la caryocinèse (V. cARYOcmiîsii). Syn. segments NUCLEAIRES OU ANSES CHROMATIQtJES. — Un CHRO- MOSOME.
— Encycl. Le nombre des chromosomes est très variable avec les espèces, mais constant dans une espèce donnée. Les végétaux en ont généralement plusieurs dizaines, les animaux douze à vingt-quatre. Ce nombre
§eut exceptionnellement être réduit à quatre, et même à eux {ascaris mcgalocephala). Les chromosomes se dédoublent, par division transversale, en deux cordons parallèles ; cela est nécessaire à la similitude des deux cellules filles. En effet, les divers chromosomes d'une même pas identiques, ainsi que le prouve lo phé-
fule.
CHROMOSPHÉRE {kro. sfèr' — du gr. khrâma, couleur, ot spUaira, sphère) n. f. Nom donné à l'atmosphère hydrogénée du soleil, qui entoure la photosphère et dont'le spectre no laisse voir que quelques raies colorées.
. «/■{?) adj. Qui a rapport à la
CHROMOTRÉRAPIE {kro.
et tkérapeia, soin) n. f. Tra coulours ou par certaines r:
— Encycl. La couleur rou couleur bleue est sédative, que, dans les phénomènes de
para
■:-'i I av.o l'otrot «i.jauno). On a rtaïues méthodes tien des .aliénés s parait amener fme, le delirium partiellement au chambres à plafond vitré
I expositi
bleus. Dans certaines maladies Infectieuses, ri-mont dans la variole, la lumière rouge paraît iiu un certain succès. Les Américains ont aussi
vanté l'exposition des neurasthéniques et des ujues, et même des chlorotiques, aux radiations
iiales, dans des appartements disposés à
vorable. V. he-
IMOTYPOCRAPHIE
CHROMOTYPIE {kro — du n"s. lettre) n. f. Impression en ■ les de la typographie.
: '"(/rapliie , à laquelle on a M nis noms : impression en i.iir, typographie polychrome, .! imprimer des illustrations on lomo temps que le texte. Elle des sujets dont chaque mono-
ime la chromolithographie. La ' des épreuves moins prétentieuses irdes que la chromolithographie. Le ui se soit livré sérieusement à la
ut Silberman de Strasbourg, bien itérieurement exécuté nombre d'es-
Plon, uni créa des a(|uarelles tvpo- L* pastel. L'Imprimerie nationale a ruiliques ouvrages oriontaux, ornés es : le Livre des liois, entre autres. 3S se sont mis au service do cet art
CHROMUROIE(Aro,^ï — du gr. krâma, ' - et ergon, travail) n. f. Partie do la chimie traitant des matières colorantes ot de leur application aux ans. Chromullne.
CHROMURGIQUE {kro, jik') adj. Qui a rapport & la chromurgie.
CHROMYLE {kro) n. m. Radical bivalent CrC, difi'érant do l'acide chromique par un atome on moins.
CHRONHYOMÈTRE {kro-ni — du gr. khronos, temps ; lutei, il pleut, ot intHron, mesure) n. m. Instrument à l'aido duiiuel on so rond compte du temps qu'a duré la pluie, ot do l'heure ou elle a commencé.
CHRONHYOMÉTRIE {kro-ni, tri) n. f. Mesure de la durée do la pluie, à laide du chronhyomètre.
CHRONHYOMÉTRIQUE {kro-ni) adj. Qui a rapport à la clirunhyométrie : Observations chronhyométriques.
CHRONIcarÉ {kro) n. f. Etat, caractère d'une maladie
Chronicoil paschale, chronique byzantine du xi' siècle, qui va do l'origine du monde à la vingtième année du règne d'HéracIius. Son nom provient de co qu'ello suit, dans l'indication des temps, l'ordre du comput pascal. La première édition est celle du Du Cange (1688). ÉUo a paru depuis, dans la Byzantine de Honn (1832).
CHRONIQUE {kro — gr. khrunikus, même sens ; de khronos, temps) adj. Se dit, en médecine, par oppositior des maladies qui se prolongent et parcouren ' leur période : Pronchite curoniqoe. Gastrite
— Fig. Maladie chronique. Inconvénient, état fâcheux qui se prolonge : La rnisère est une terrible maladie chronique. (Balz.)
— Substantiv. Individu atteint d'une maladie chronique.
— Encycl. Les maladies aiguës, par la réaction intense qu'elles provoquent dans l'organisme, ont presque toujours une tendance naturelle à la guérison ; les ressources de l'art peuvent, dans certains cas, aider cette tendance, mais elles ne sont pas toujours utiles. Au contraire, dans la maladie chronique, la réaction de l'organisme est faible, et la guérison naturelle est très lente ou même impossible. C'est alors que l'hygiène et les médications appropriées peuvent jouer un rôle important, d'autant plus sûrement que le péril n'est pas pressant et qu'on peut prendre à loisir ses dispositions.
CHRONIQUE {kro — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Histoire dans laquelle les faits sont simplement enregistrés dans l'ordre des temps, sans que l'auteur s'attache, au moins d'une façon spéciale, à en indiquer les causes, à en montrer l'enchaînement. (Se dit surtout des histoires de ce genre, écrites pondant le moyen âge) : Les chroniques rfe Froissart. Les chroniques de Saint-Denis. La con'espondance de M'"' de Sévigné est, pour l'époque, une chronique de France. (Chateaubriand), il Histoire et généalogie d'une famillo noble.
— Par ex! i;.- i; ^■<■^:■,.■ :-.
tants;in\ : I ii;iirn que les catholiques appel-
lent Piir'i ' : ■ v ,- niot.
— Lui' ' font-Neuf, Pièces et chansons satiric|ui >, I ,. 1. Ht, à Pans, sur le Pont-Neuf.
Il Auj., ,Viii IL .Lj" 11 liai uù se trouvent soit les nouvelles, les bruits du jour, accompagnés de commentaires spirituels, de réflexions philosophitjues ou humoristiques, soit une étude sur un sujet spécial : Chronique politique, théâtrale, musicale', artistique, financière. ~So dit, dans le langage courant, des bruits mêmes qui circulent, do co qui fait le sujet des conversations : D'après la chronique. Oïl va fonder un nouveau cercle littéraire, n Chronique scandaleuse. Calomnies ou médisances qui courent sur certaines personnes.
— Encycl. On appelle chroniques les récits do caractère historique laissés par les contemporains, mais où lo narrateur a pour souci principal do rapporter les faits, tels qu'il a pu les observer, ou bien tels que des témoins oculaires, ou la légende même, les ont fait parvenir jusqu'à lui. On distingue les chroniques des annales, par le fait que l'autour des annales se tient plus rigoureusement à 1 ordre chronologique. A la différence des chroniques, les œuvres historiques proprement dites, lorsqu'elles sont écrites par des contemporains, comportent un élément critique d'appréciation et de généralisation qui fait défaut au chroniqueur.
"' moyen âgo qu'ont vécu presque tous les chro-
ît de ce f^it est même résulté que l'on donne, lière indistincte, co nom à tous les écrivains historiques do cette époquo, bien qu'un certain nombre d'entre eux, n'ayant fait que réunir ou résumer des écrits des époques antérieures, ne soient que des compilateurs.
Au moyen Ikge, il y eut de véritables contres de rédaction pour les chroniques : les monastères. En France : l'abbaye de Saint-Denis, oii furent rédigées les Grandes Chroniques, et l'œuvre considérable de Guillaume de Nangis et do ses continuateurs. L'Angleterre possédait un foyer de chroniqueurs dans le Scriptorium do la grande abbaye de Saint-Alban.
Les chroniques les plus anciennes sont écrites en latin. Elles sont presque toutes en prose. (La Philippide, de Guillaume le Breton, est on vers.) Les chroniques françaises apparaissent au xii* siècle ; on en a conservé autant en
CIJROMOMKTUIULE - CHU 0 M QUE
vers qu'en prose. Les langues germaniques produisent, presque oxclusivomont, de» chroniques rimée».
La première on date des chroniquos intéressant l'histoire do Franco est la grande œuvre do Grégoire do Tours, écrite on latin (vf «.): la dernière c»l la chronique do Saint-Simon. Après Saint-Simon, les œuvres qui pourraient lui ôiro comparées sont devenues mémoires, c'est-Â-diro des récits où la personnalité do l'auteur intervient pour occuper une place importante. On trouvera la liste détaillée dos chroniouos du moyen âge dans l'œuvre célèbre do Potthast {Bibliolheca hitlorica medii xvi {Bcriio, 186! et 1808)); les plus illustrci aool celles do Villebardouin, Joinvillo et Froissart.
soifs'
La Franco doit aux bénédictms do Sàini-Maur la fondâtioa du grand recueil des Historien» des Gaules et de la France, généralement appelé la collection Dom Bouquet, du nom du premier rédacteur. Los deux premiers volumes ont para en 1738. A cété du Dom Bouquet, la Franco peut citer rœuvro, plus considérable encore, réalisée depuis 1834, par la Société do l'histoire do Franco qui fait paraltro annuellement six volumes do chroniqueurs, et la Collection de textes pour servir à l'étude de l'histoire, dirigée par Arthur Giry.
En Angleterre, Henry Saville, Caœden, Twysden, 'Wharton, Thomas Gale, Loland, ont publié, depuis le XVI* siècle, des chroniques en nombre plus ou moins considérable. Les éditions publiées annaellement sous la direction du « maître des rôles ■ , et, d'autre part, par la Engtish historical Society, ont fini par constituer nn monument im- L'Allemagne est en droit de s'enorgueillir des ' r /liWon'ca, fondésen 1826 parGcorgcsllenri Pertz. Depuis 1836, le gouvernement belge fait paraître, sous les auspices do l'Académie royale de Belgique, la grande collection dos Chroniques bel{/es inédites.
Uno collection de chroniques nationales espagnoles a été publiée à Madrid, de ma à 1787, sous le titre : Colleccion de cronicas, et les Italiens ont la vaste compilation fondée par Muratori : lierum italicarum scriptores prxcipui (Milan, depuis 1723).
Ces chroniqueurs sont, naturellement, extrêmement différents les uns des autres, non seulement au point do vue de la valeur littéraire, mais au point de vue do l'exactitude et do la créance qu'ils méritent. Les Allemands seuls ont, jusqu'à co jour, fait paraître des ouvrages où les chroniqueurs sont étudiés à ce point de vue, et ces ouvrages sont des chefs-d'œuvre : 'Waltenbach, Deutschlands Geschischtsquellen im mittelalter (Berlin, 1888); Ottoken Lorenz, Deutschlunds Ceschischtsquelten im spàtcren mittelaller {Be.rVin, 1888).
— Syn. Chroniques, annales, archives, etc. V. annales.
Chronique de Cornélius Népos {Chronica), résumé en trois livres dos principaux événements de l'histoire universelle avec leur date. — Catulle fait une allusion flatteuse à cet ouvrage dans la dédicace de ses œuvres offertes à Cornélius isépos. Il a donc été écrit avant l'an 52, date probable de la mort do Catulle. Aulu-Gelle, Ausone, Lactance, Pline et Cicéron mentionnent, avec éloge, ces Chroniques dont il ne nous est rien parvenu.
Chronique d'Eusèbe, continuée parsaint Jérôme. — Ce grand ouvrage, achevé en 325, comprenait deux parties- Dans la première partie, intitulée Chronoyaphit
résumait l'histoirr -*- ' ' — -^ -~ '
du monde jusqu'à l'année 325 après }.-C.
'lioue. Il se guidait sur la Bible, sur les , ue Manéthon et des principaux bisto-
liqueurs, et de (
monumenta Germtm
i peuples, depuis la création
ordre ethnogr livres de Bén
riens grecs. La seconde partie, intitulée'CAroiîtcof Canon, se composait d'une série de tableaux synchroniques, qui se rapportaient à la fois aux olympiades, aux années d'Abraham (2017 av. J.-C), et, plus tard, aux années de règne des empereurs romains. Pour ce travail . Ensèbe s'était servi surtout de la Chronographie de Sex. Julius Africanus, en la complétant à l'aide de Manéthon, de Josèplie ou autres historiens, et en la continuant jusqu'à son temps. — De la première partie, il ne nous reste que do rares fragments grecs. De la seconde partie nous possédons : 1° des fragments grecs assez nombreux; 2« la version ou adaptation latine faite par saint Jérôme, et continuée par lui de 325 à 378; 3* deux versions ou adaptations syriaques, qui paraissent dater du vu* et du ix* siècle; 4» une précieuse version arménienne, qui remonto peut-être au v« siècle. (En combinant ces diverses sources, on peut reconstituer la plus grande partie de \^Chronique d'Eusèbe, qui reste l'ouvrage capital pour la chronologie de l'antiquité.)
Chronique dite de Frédégaire. en latin. — L'attribution de cette œuvre à Frédégaire n'est rien moins que certaine. La meilleure édition est celle de Krusch, dans les Monumenta Germanix hislorica. Krusch croit que c'est une compilation faite à Avenche (Suisse) ; Gabriel Monod, au contraire, y voit l'œuvre d'un moine de Saint-Marcel, près Chalon-sur-Saône. Jusqu'en 593, cette Chronique complète colle de Grégoire de Tours ; à partir de celte date et jusqu'en 642, elle est pour l'histoire contemporaine une source presque unique, l/auteur est très inférieur à Grégoire de Tours, et écrit dans le latin le plus barbare. La Chronique a été continuée jusqu'en 70S.
Chronique de Flodoard, de 9ij i ivre
précieuse à cause de la rareté .i los
jiour cotte époquo. — Elle nous a; ...de