partie do ce que nous savons sur i > le
Simple et do Louis d'Outremer, l-.i : est
celle do Pertz au tome III des Monumcntn lirrmainr hislorica. Une traduction en a été donnée par Guizot. dans sa t Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France ..
Chronique du Turpin , composition d'un moino qui écrivit à la fin du xi' siècle, en latin. — C'est l'histoire légendaire de Charlcmagne et de son neveu Roland. Les colitemporainsaccueillircntcet écrit avec une foi entière. La forme latine semblait être une garantie d'authenticité auprès des t jongleries • des trouvères ; mais le caractère fabuleux du récit est aujourd'hui démontré.
Chroniques de France (gran-des) ou Chroniques de Saint-Denis, rédigées jusqu'en l'année 1340 en l'abbaye do Saint-Denis. — Le texte est en français, mais c'est une traduction du latin, d'après les auteurs des siècles antérieurs. Elles furent continuées depuis 1340 jusqu'au règne do Louis XI, directement écrites en français et par des
Louis Xil. On doit en faire usage,
CHRONIQUEMENT — CHRONOMÈTRE
qui s'étend do 1340 à 1350. L'édition de Paulin Paris a été publiée en 1836-1840, à Paris.
Chroniques de Jeiian Froissart. — Le récit de Froissart comprend les années 1325 à 1400 et se divise en quatre livres. Le premier, le plus important, s'étend jusqu'en 1378; les autres ont pour termes les années 1385, 1388, 1400. Froissart a souvent remanié son œuvre, et les manuscrits que nous eu possédons sont aussi variés que nombreux. Luce distingue trois rédactions du premier livre : 1* une première rédaction, composée de 1360 à 1380, à l'époque oii Froissart, secrétaire de la reine d'Angleterre, est tout Anglais de cœur. (Le récit des événements de 1325 à 1356 est emprunté à Jehan le Bel) ; 2» une seconde rédaction, composée probablement de 1380 à 1383, alors que Froissart a pour protecteurs deux seigneurs du parti français, le duc de Brabant et le comte de Blois; 3" une troisième rédaction, qui date des premières années du XV' siècle, et que l'auteur n'a pas eu le temps d'achever : Froissart s'y montre plus grave, plus réfléchi, et témoigne d'une grande animosité contre les Anglais.
Les Chroniques de Froissart ne sont ni des mémoires, ni une compilation ; on peut dire que c'est un habile assemblage d' « interviews u recueillies par l'auteur pendant ses continuels voyages. De là, les exagérations et les gasconnades, les erreurs chronologiques et topographiques qui déparent son œuvre. De là, aussi, tant de témoignages précieux dont les documents d'archives viennent chaque jour attester la véracité. De là, enfin, l'impresssion saisissante de vérité et de vie qui se dégage de ces Chroniques. C'est la résurrection même du xiv" siècle, de cette société féodale en décadence, à la fois raffinée et brutale. Les meilleures éditions de Froissart sont celles de Kervyn de Lettenhove (Bruxelles, 1863-1877) et l'édition de la Société d'histoire de France, commencée en 1869 par Siméon Luce, et poursuivie depuis sa mort par Gaston Raynaud (Paris, 1869 et ann. suiv.).
Chronique d'Euguerrand de Monstrelet. — Cette Chronique se divise en deux livres et comprend les années 1400 à 1444. Elle fait donc suite à celle de Froissart. Mais Monstrelet n'a point le génie narratif de son prédécesseur : il est ditfus et ennuyeux. Rabelais s'est moque de son • long narré » ; il le trouve • plus baveux qu'un pot à moustarden. En revanche, Monstrelet est bien informé, exact, et rapporte fidèlement nombre de documents diplomatiques. Bien qu'il ait été au service de Jean de Luxembourg, seigneur du parti bourguignon, il est relativement impartial, et son œuvre mérite confiance. La Chronique de Monstrelet a été publiée par Douët d'Arcq pour la Société d'histoire de France (Paris, 1857-1S62).
Chronique de Paris (la), un des journaux les plus importants des premières années de la Révolution, fondé par Millin. 11 parut du 24 août 1789 jusqu'au 25 août 1793. Le marquis de Villette, Manuel, procureur de la Commune, Condorcet, Rabaut, Anacharsis Cloots, y collaborèrent.
Chronique du mois ou les Cahiers patriotiques, de Clavière, Condorcet, Mercier, BonneviUe, Garrau, Brissot . Recueil de politique et d'économie sociale assez 5 à nos revues actuelles, qui contient des travaux solides et d'un haut intérêt. Il parut de novembre 1791 à juillet 1793, et forme 21 cahiers.
Chronique du temps de Charles IX, roman de Prosper Mérimée, l'un de ses premiers et de ses meilleurs ouvrages (1829). — L'auteur s'est moins proposé de raconter l'histoire que de peindre les mœurs. Bien que l'action se passe à l'époque des massacres de la Saint-Barthélémy, à peine la figure de Charles IX y est-elle esquissée: mais les deux héros du livre, Bernard de Mergy et Diane de Turgis, se trouvent mêlés à tous les événements de cette époque si caractéristique. L'attention se concentre principalement sur eux, sur la passion qui les unit l'un à l'autre, puis une foule d'autres personnages se montrent
-" — , pleins de vie, dessinés d'une main sûre et
Chr
nblable i
autour d'(
CHRONIQUEMENT {/ero) adv.
CHRONIQUER {kro, ké) v. n
dans les différents sens du mot.
— Fam. Faire courir des bruits, les propager. (Peu usité.) CHRONIQUEUR, EUSE [kro, keur', eu::') D. m. Auteur de
chroniques anciennes : Froissart est un admirable chroniyUKUR. Il Celui qui écrit des chroniques dans un journal.
— Par anal. Celui qui enregistre des faits ; Les poètes sont les CHRONIQUEURS merveilleux des nations. (Lamart.)
— Fam. Celui qui répand des nouvelles, des bruits. CHRONOBASIS n. f. Bot. Syn. de uksinie. CHRONOBIUM (kro, bi-om') n. m. Bot. Section du genre
sempervivum.
CHRONODEIK {kro, dèk' — du gr. khronos, temps, et deiknumi,\e montre) n. m. Instrument imaginé par Palisa et servant à déterminer avec une très grande précision l'heure d'un lieu au moyen d'observations solaires.
CHRONODISTIQUE n. m. PrOSod. V. CHRONOGRAMME.
CHRONOGRAMMATIQUE (kro) adj. Qui contient un clirûiiugramme : Inscnptiun coronogrammatique.
CHRONOGRAMME (du gr. khronos, temps, et gramma, lettre) n. m. Date fournie par les lettres numérales (chiffres romains) d'une phrase ou d'un vers servant le plus souvent d'inscription à un monument, ou d'exergue à une médaille. Par exemple, le vers latin suivant écrit d© cette façon :
franCorVM tVrbls 5ICVLV9 fert fVnera Vesper, les lettres numérales additionnées donnent : C -(- V -1- M -)- V-H-(-I-(-C-l-V-fL-HV-f-V-)-V = ioo + 6-(- 1.000 -1- 5-1-1-1-1-1- 100 -(-5-1- 50 -f-5-t-5-H 5 = 1282, date des "Vêpres siciliennes.
Ce genre littéraire a été pratiqué du xi« au xvin» siècle, surtout en Allemagne, en Hollande et en Belgique. Dans les chronogrammes, on s'est même servi du français. C'est la façade d'un ancien hôtel de Paris, on
i lettres d'azur et d'or ;
aV teMps dV roi CharLes Le tiVl CestVI hosuL si rvt CoiistrVIt.
inscription la date de 1485. Les
Orientaux ont seuls continué à cultiver , cette littérature puérile. Syn. chronodistiqoe.
CHRONOGRAPHE {kro — du gr. khronos, temp graphein, écrire) n. m. Chroniqueur. (Peu usité.) 11 Celi écrit sur la chronologie.
— Archéol. Chronographe de l'an S54. V. fastes.
— Phys. et industr. Nom de divers appareils destinés à constater avec précision, par des procédés graphiques, le temps employé à faire une chose quelconque.
— Enctcl. Les chronographes à pointage sont les plus simples de ces appareils. Ce sont de simples compteurs de temps dont l'aiguille est munie d'un organe qui permet d'inscrire un point à l'encre sur le cadran quand on appuie sur un bouton. Us manquent de précision. Un bon appareil chronographique doit réunir deux qualités fondamentales : 1" simultanéité entre l'émission du signal et la production du tracé indicateur; 2« appréciation facile et sûre de l'intervalle de temps entre les tracés indicateurs du commencement et de la fin d'un phénomène.
Les chronographes sont principalement employés en balistique, en astronomie, en physiologie et dans 1 industrie. Quelle que soit l'application, on peut diviser ces instruments en deux
dont le pointage se fait sur des ordisques, plans, se
quels on enregistl un diagramme du électriquement par
même temps que les pointages dont les divisions sont signalée ppareil chronométrique.
Les premiers sont les plus simples et U nent employés. Us se composent le plus souvent a i cylindre animé d'une rotation parfaitement uniforme î ùoyen d'un mouvement d'horlogerie; celui-ci fait égal
lequel sont di:
ses le ou les st.
iuscripteurs. ij suite de cette
cylindre, le stylo se déplace suivant une génératrice et décrit à la surface du cylindre une ligne hélicoïdale.
D'autre part, le style peut rece-
organe mé-
1 moyen
1 chez les Romains,
Chronographe pi
léger
canique, pneumatique ou électriqi ment perpendiculaire à sa direction.
En balistique, on emploie surtout les chronographes Sébert et Le Boulengé. Dans les expériences, où l'on se propose de mesurer la vitesse d'un projectile en un point déterminé de sa trajectoire, on place sur son parcours deux cadres verticaux, sur chacun desquels est tendu un réseau de fils métalliques parcouru par un courant électrique ; le passage du projectile interrompt le passage du courant et produit deux signaux qui permettent de calculer le temps employé par le projectile pour aller d'un point à un autre. Dans le chronographe Le Boulengé, deux tiges cylindriques sont suspendues verticalement au moyen d'électro-aimants actionnés par les courants qui traversent les cadres-cibles. L'une des tiges, plus longue que l'autre, se détache lors du passage du projectile à travers le premier cadre et tombe librement; la seconde tige se détache lors du passage du projectile à travers le second cadre et rencontre dans sa chute un déclic dont elle provoque le départ. Ce déclic lance horizontalement une lame tranchante qui vient frapper la première tige, toujours en mouvement, en un certain point de sa longueur. La position de la marque permet, connaissant la 'loi de la chute des corps, de déterminer le temps pendant lequel le chronomètre est tombé en chute libre. Une règle graduée avec curseur donne les résultats immédiatement quand les deux cadres-cibles sont distants de 50 mètres.
CHRONOGRAPHIE {kro, /s — du gr. khronos, temps, et graphein, écrire) n. f. Syn. de chronologie.
— Astron. Description de la planète Saturne, en grec Chroyios.
— Phys. L'ensemble des méthodes qui permettent de noter avec précision, par des procédés graphiques, les moments auxquels se produisent les diverses pnases de phénomènes généralement rapides.
— Rhétor. Narration ou description dans laquelle on mentionne toutes les circonstances propres à caractériser l'époque à laquelle appartient le fait ou l'objet décrit.
CHRONOGRAPHIQUE (kro) adj. Qui a rapport à la chronographie.
CHBONOGYNÉE (/t'ro, ji — du gr. khronos, temps, et gurié. femme) n. f. Syn. de menstruation.
CHRONOLOGIE {kro, jl — du gr. khronos. temps, et logos, discours) n. f. Science qui a pour but de déterminer l'ordre et la date djs événements historiques. 11 Ordre et date des événements historiques ; manière de supputer les temps : La chronologie de Moïse.
— Chronologie théori(fue, astronomique, uranographique. Science du temps appliquée à l'astronomie ou déduite de l'astronomie pour être appliquée à l'histoire.
— Prov. : La géographie et la chronologie sont les deux yeux de l'histoire, On ne peut exposer et connaître clairement les faits historiques sans la connaissance des lieux et des temps.
— Enctcl. Les systèmes chronologiques, c'est-à-dire les modes divers de mesurer le temps, varient à l'infini selon les peuples et les temps, et, dans une même nation, cor"me en France, selon les provinces. Les anciens Egyp-
tiens faisaient tontes leurs années de 365 jours, divisées en douze mois de trente jours et complétées par cinq jours épagoménes qui terminaient l'année. Les Grecs avaient aussi une année de douze mois, mais c'étaient dos mois lunaires, et, pour combler la lacune, ils recouraient à un treizième mois additif, placé après le mois de posidéon, appelé le second posidéon. Leur chronologie se comptait par olympiades, périodes de quatre ans, d'après les jeux Olympiques. Les Romains se servaient, pour désigner les années, du nom des consuls {fastes consulaire ' ' âge, la chronologie fut très compliquée, à ca versité des dates choisies pour le commencement de l'année : en France, l'année commençait le jour de Pâques, c'est-à-dire, d'après la décision du concile de Nicée, le premier dimanche après la pleine lune qui suit le 20 mars. La mobilité de cette date jette le plus grand trouble dans les recherches historiques. Les Anglais adoptèrent la date de Noël (25 déc), puis de l'Annonciation (25 mars). Dans les actes officiels émanant des chancelleries, la date est fréquemment calculée d'après la date de l'avènement au trône du souverain. Enfin, il est rare que, dans les documents, on date d'après le jour du mois, mais d'après le jour de la semaine suivant ou précédant telle ou telle fête.
La date du 1'' janvier {style de la Circojtcision) qui était, depuis l'an 601 de Rome, le point de départ de l'année cié prescrite, en France, pour le par un édit de Charles IX, de janvier 1564. L'usage n'en fut introduit en Franche-Comté qu'en 1575, en Lorrain» en 1579, en Ecosse en 1600, on Russie en 1725, en Toscane en 1750, en Angleterre en 1757.