COLLER
faite, dans un pays donné, par les déshérités pour obtenir plus de justice, il suffirait à ses détenteurs de lui faire passer la frontière pour rendre illusoire toute sanction véritable. D'où nécessité d'une entente internationale entre les travailleurs. — Ensuite, le but poursuivi, la transformation de la propriété capitaliste en propriété collective, ne pouvant être atteint que par le peuple maître de ses destinées, et non par l'Etat actuel, prisonnier des forces d'argent, le premier devoir du prolétariat organisé eu parti de classe est de procéder, n par le bulletin de vote ou autrement », à la conquête des pouvoirs publics. — Enfin, pour la révolution, même violente, dont leur langage parait ici admettre la légitimité, ils la conçoivent, en eïfet, comme pouvant être éventuellement, o telle, en obstétrique, l'opération césarienne », la pbase terminale inévitable do l'évolalion.
Voilà, en quelques mots, tout le système. Et, en le formulant, ses adeptes déclarent rester dans la réalité des faits et de l'observation scientifique ; son triomplie, auquel convefs-e le mouvement entier de l'histoire, ne devant être, d'après eux, que 1 aboutissement inévitable du régime capitaliste. Passé certaines limites d'accroissement, les moyens de production, ici pour leur mode d'appropriation et leur mise en œuvre, là pour cette dernière seulement, se dérobent â l'action individuelle. Donc, à l'endroit précis où expire l'effort des particuliers, le cycle complet de la concurrence étant parcouru, et atteint, par conséquent, de leur propre aveu, le terme du progrès par eux réalisable, il importerait à la prospérité générale que la nation se substituât à eux. Bien plus, c'est là, pour elle, un devoir étroit, puisque, ainsi seulement et sans léser aucun intérêt respectable, la nation pourra faire profiter tous les citoyens de ce qui ne saurait plus être légitimement propriété privée. Au contraire, sont violés les droits de ces derniers, lorsque, soit par la volonté de l'Etat et sous forme de monopoles, soit par une survivance de rapports venus du passé, quelques-uns se trouvent posséder le patrimoine de tous, fruit beaucoup^plus de l'intervention et de la protection communes que de l'initiative individuelle. On peut donc prévoir, concluent les collectivistes, que l'esprit public nécessaire pour inaugurer ce nouvel état de choses finira fatalement par résulter, dans les masses enfin conscientes, de la claire vision des phénomènes économiques. . A cette assertion les adversaires répondent, d'une façon générale, que les hypothèses qui lui servent de base sont dépourvues de toute valeur scientifique.
— BiBLiOGH. : Em. de Lavelej'e, le Socialisme contemporain (Paris, 1881) ; Benoit Maloo, le Socialistne intégral (Paris, 1890); J. Jaurès, Organisation sociale (dans la « Revue socialiste », 1895) ; G. Deville, Socialisme, révolution, internationalisme (Paris, 1896).
COLLECTIVISTE (/é^Â-, visst') n. m. Partisan du collectivisme.
COLLECTIVITÉ n. m. Nature des êtres collectifs; ensemble des êtres qui forment un être collectif: Les collectivités ne se comportent pas comme les individus. (Proudh.J 11 Possession en commun.
COUXCTORAT {lèk, ra) n. m. Fonctions de collecteur, dans les Indes anglaises, n District sur lequel ces fonctions s'étendent.
GOLLEGAX ou Kalligal, ville de l'Inde anglaise (présid. de Madras), sur un affluent de laCaverî ; 8.460 h. Pâturages aux environs.
COLLÈGE {lèf — lat. collegium ; àecolligere, réunir) n. m. Corps, compagnie de personnes revêtues de la même dignité : Le COLLÈGE des augures.
— Sacré collège, Corps des cardinaux. V. cardinal.
— Corporation : Le collège des médecins. (Vieux.)
— Circonscription électorale; ensemble des électeurs qu'elle «omprend : Convocation des collèges électoraux.
11 Grand collège. Dans le système électoral de la Restauration, Réunion en un seul collège des électeurs les plus imposés de chaque département, pour élire un ou plusieurs députés.
— Enseign. Etablissement public pour l'enseignement secondaire : Collège municipal, n Chacune des divisions d'an collège, relativement à l'âge, au degré d'instruction des élèves : Le petit. Le moyen, Le grand collège, ii Elèves d'an collège : Collège en vacunces, en promenade, il Collèges de première classe, Collèges royaux. Anciens noms des établissements qui portent aujourd'hui le nom de lycées.
Il Collège de plein exercice. Celui où chaque classe a un professeur particulier, li Sentir le collège, Avoir les habitudes des collégiens ou de leurs maîtres, la gaucherie ou les autres défauts qu'on leur reproche, ii Etre frais émoulu du collège. Etre sorti du collège depuis peu de temps.
— Arg, Prison.
— Hist. V. la partie encycl.
— Mar. Collège d'amirauté. Ancien nom de l'amirauté anglaise et d'une institution de même nature qui existait en Hollande.
— EscYCL. Hist. et législ. polit. Le mot collegium (d'où collège) désignait, chez les Romains, une association de personnes constituée pour l'accomplissement do cérémonies religieuses ou de tout autre objet. Le collegium latin correspond exactement à Vhetairia (compagnonnage) des Grecs. Il y avait des collegia funeratica (collèges funéraires), qui pourvoyaient aux funérailles de leurs membres; des colUgia opificum (collèges d'artisans), sortes do sociétés de secours mutuels. Les collèges politiques {collegia sodalicia), nombreux à Rome, furent interdits sous les empereurs. Dans les temps modernes, on retrouve le mot ■ collège » employé dans plusieurs acceptions. L'Eglise a le sacré collège des cardinaux. Le même nom est donné, en Allemagne, à plusieurs corps politiques : collège des électeurs, des prmces, des villes impériales, ayant tous, comme assemblées, des fonctions (s'ouvernomentales. En Franco, sous l'ancien régime, certaines corporations prenaient le titre do « collèges <• ; tels étaient les avocats au conseil, les secrétaires du roi, les échevins de certaines villes, etc. Le Consulat et l'Empire donnèrent le nom do « collège » aux assembléos des électeurs chargés de présenter les candidats au Tribunat et au Corps législatif. 11 en fut do même sous les Chartes de 1814 et do 1830.
— Collèges communaux. Les collèges communaux do garçons sont des établissements d'instruction secondaire, qai doivent leur origine au décret de 1808, organisateur do l'Université. Aux termes de la loi de 1850, les collèges sont fondés et entretenus par les communes; ils peuvent 6lro subventionnés par l'Etat. "Touto ville qui
veut établir un collège doit fournir un local et l'entretenir, ainsi que le mobilier nécessaire, même au pensionnat, et garantir pour cinq ans au moins le traitc-ment du principal et des professeurs. Tout collège est pourvu d'un bnrenn administratif, composé du préfet ou sous-préfet, du maire, du principal, de quatre membres, dont deux conseillers municipaux nommés par le ministre. A la dilTérence des lycées, qui appartiennent à l'Etat, les collèges sont soumis à deux modes d'administration : les uns sont en régie, c'est-à-dire au compte des viUes, qui perçoivent les rétributions payées parles élèves, profitent des bénéfices ou comblent le déficit, le cas échéant ; les autres sont au compte des principaux, qui les administrent à leurs risques et périls, moyennant, le plus souvent, une subvention fixe ou variable. Ceux-ci sont de beaucoup les plus nombreux. Sur 228 collèges qui existent en 1899 en France, 194 sont au compte des principaux, 34 seulement sont en régie. La généralité des collèges est de plein exercice ; les élèves peuvent y faire les études nécessaires à l'obtention des baccalauréats d'enseignement classique et d'enseignement moderne.
Les collèges communaux de jeunes filles sont destinés à donner aux jeunes filles l'instruction secondaire, telle qu'elle a été fixée par les programmes. Ils reçoivent des pensionnaires. Dans le bureau d'administration de ces établissements figurent deuxdames,nomméespar le ministre.
— Art da7is les collèges. Des nombreux collèges élevés à Paris pendant le moyen âge, il ne reste plus que des vestiges sans intérêt. Ces édifices n'avaient pas un caractère architectonique propre. Tout leur luxe consistait dans la décoration de l'entrée principale, où l'on plaçait ordinairement les statues ou les bustes des fondateurs, et dans l'ornementation de la chapelle. Ainsi, pour ne raisonner que des collèges qui existaient encore au xviii* siècle, le collège des Bernardins avait sa chapelle gothique ornée de belles boiseries sculptées sous Henri II ; le collège des Ecossais (rue des Fossés-Saint-Victor) possédait dans sa chapelle un mausolée de marbre et de bronze, sculpté par Garnier, et qui avait été érigé par le duc de Perth pour conserver la cervelle du roi Jacques II ; la chapelle du collège des Lombards (rue des Carmes), construite au xviii« siècle, avait sa façade décorée de colonnes corinthiennes et de colonnes ioniques, et terminée par un fronton brisé, dans le tympan duquel étaient sculptées les armes de labbé de Vaubrun ; le collège d' Harcourt n'avait de remarquable que sa porte donnant sur la rue de La Harpe; etc.
En province, on peut citer le collège du Mont-Saint- Michel, à Caen, construction du xiv* siècle fort irréguUère, mais d'un aspect pittoresque; le collège Saint-Raymond, à Toulouse, qui est une construction assez importante. Orléans, dont les écoles jouirent d'une grande réputation au mo^i'en âge, possède encore un édifice des plus curieux dont 1 Inauguration eut lieu en 1337 et qui était affecté au cours de l'Université. II se compose d une vaste salle, divisée en deux nefs parallèles, ornée de figurines savamment taillées et ordonnées.
Collège des Quatre-Naïlons, Nom donné à un collège fondé par Mazarin. V. Qdatre-Nations.
Collège de France, Etablissement fondé à Paris vers 1530 par François I", en dehors de l'Université. Le Collège du roi (tel était son nom) n'avait que deux lecteurs : l'un pour le grec, l'autre pour l'hébreu. L'Université, se croyant lésée, incita la faculté de théologie à
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Collège de France.
poursuivre les lecteurs du roi devant le parlement, comme entachés d'hérésie. Le roi empêcha la sentence d'avoir effet, et, eu 1534, pour mieux marquer ses intentions, il créa une chaire d'éloquence latine. Le collège prit dès lors le nom de Collège des trois langues. En 1545, le nombre des chaires fut porté à sept; il augmenta sous les règnes suivants. Charles IX y introduisit la chirurgie, Henri III l'arabe, Henri IV la "botanique et l'astronomie, Louis Xni le droit canon et la langue syriaque. Le collège devint alors le Collège royal. Louis XV y ajouta une chaire de littérature française. Sous la Révolution, le Collège national ne fut pas inquiété. Le décret du 25 messidor an m éleva de 1.200 à 3.000 francs le traitement des professeurs. En l'an XII, Napoléon créa une cliairo de turc, et donna à l'établissement le nom de Collège impérial. I^a Restauration lui rendit son nom et lui adjoifnit dos cours de sanscrit et do chinois. En 1831, la fonation d'un cours d'économie politique porta le nombre des professeurs a vingt-deux. Aujourd'hui, il est de quarante-deux. On peut dire que l'enseignement du Collège de France comprend le champ entier du savoir humain. Le Collège du roi, placé d'abord sous la direction de la grande aumônerie, fut soumis et enlevé alternativement à l'Université. A partir de Henri 11 jusqu'en 1789, il fut administré par un des professeurs, qui eut le titre d'uin- .spocteur 11, et qui, aujourd'hui, a le titre d' -administrateur 11 . Do nos jours, le Collège do Franco dépend du ministère de l'instruction publique. Il s'administre lui-môme. L'Institut de France et le corps dos professeurs du Collège do France, par une double présentation, proposent les candidats aux chaires vacantes, parmi lesquels le chef de l'Etat choisit les titulaires. L'emplacement du Collège do Franco a varié à diverses reprises. Il no devint définitif que sous Louis XIII, à l'endroit où il est encore au-
jourd'huî; mais le bâtiment fut reconstruit en 1774. Il fut refait, à cette époque, par l'architecte Chalgrin, et agrandi sous le règne de Louis-Philippe, sous celui de Napoléon III, et il a subi, sous latroisième République, certaines modifications matérielles importantes.
— BiBLiOGR. : A. Lefrane, Histoire du collège de France (Paris, 181*2).
GOLLEGE-POINT, ville des Etals-Unis (Etat de New- York), sur l'océan Atlantique; 6.130 hab. Fabrication de soie, de rubans, de caoutchouc.
COLLÉGIAL, ALE, AUX (Ji-al) adj. Qui appartient au collège, qui a rapport au collège ou aux habitudes du collège : Discipline collégiale.
— Chapitre collégial. Eglise collégiale. Chapitre de chanoines établi dans une église qui n'a pas de siège épiscopal; église qui possède un chapitre sans avoir un siège épiscopal. Il Tribunaux collégiaux. Tribunaux composés de plusieurs membres.
— n. m. Dignitaire des universités espagnoles : Le col- LKGiAL de l'u7uversité de SévUle.
— n. {.: Une collkgialp;.
— Anton. Cathédral, épiscopaL COLLÉGIALEMENT {ji-a) adv. Comme les collèges ou
les collégiens : Agir cùllkgialement. (Peu usité. j
COLLÉGIAT iji-a ) n. m. Admin. Elève qui a uno bourse dans un collège. (Vieux.) ii On dit aujourd'hui boursikr. ~ Hist. rom. Membre d'un collège ou d'une corporation d'artisans ou de marchands.
COLLÉGIEN, ENNE {ji-in, en) adj. Qui a rapport aux collèges, aux collégiens : La gent collégienne. Argot collégien.
— n. m. Elève d'un collège: Un collégien studieux. Il En T. d'arg.. Prisonnier.
COLLÉGIENS (ji-in ) n. m. pi. Secte hollandaise dont les membres tiennent, chaque premier dimanche du mois, une assemblée où chacun peut en liberté parler, prier, expli- ([ucr l'Ecriture : Les collégiens confèrent le baptéine par immersion. — Un collégien.
COLLÈGUE [lègh' — \at. colîega; de colligere, supin coZîectum, réunir) n. m. Personne qui fait partie d'un même corps, qui remplit les mêmes fonctions, qui exerce la même profession qu'une ou plusieurs autres personnes : Le ministre de la guerre et son collègue de l'intérieur.
— Stn. Collègue, cODfrère. Collègue se dit de ceux qui ont reçu une même mission, une même charge; confrère, de ceux qui exercent la même-profession, ou qui font partie de la même corporation.
COLLÉMACÉES n. f. pi. Famille de lichens, comprenant les itchinei, les collemei, les pyrenidiei. — Une collemacÉE.
COLLÈME n. m. Genre de cryptogames gélatineux, du groupe des collémacées, comprenant une soixantaine d'espèces, qui appartiennent presque toutes aux zones tempérées. Syn. de goodenie.
COLLEMENT (Jco-le-man — rad. coller) n. m. Techn. Adhérence de deux objets entre eux, par l'interposition d'une matière gluante : Le collement des paupières dans une ophtalmie.
— Télégr. Collement de la palette contre le fer doux d'un éLctro-aimant , Dérangement qui se produit dans l'appareil télégraphique Morse et qui transforme le fer doux de l'électro-aimant en aimant permanent. (Ce dérangement est occasionné par la flexion latérale d'un des côtés de l'armature de l'électro-aimant, ce qui établit une communication entre le contact de pile de la colonne de translation et le fer doux qui touche l'armature.)
GOLLENBUSCHIEN {lan-buss-chi-in) n. m. Membre d'une petite sorte chrétienne millénariste établie à Duisbourg, dans le xvni' siècle, par le D' CoUenbusch.
COLLENCHYME [kol-lan — du gr. kolla, colle, et egchu)na, épanchement, substance) n. m. Nom créé par Link pour un tissu qu'on rencontre dans le corps des végétaux supérieurs.
— Encycl. Le collejxchyme est formé de cellules vivantes, ordinairement juxtaposées, sans méats, et dont les membranes, tout en restant cellulosiques, ont acquis une épaisseur notable; elles ont pris, de plus, un état physique particulier qui unit la flexibilité à la solidité, de manière à soutenir l'organe sans gêner sa croissance. On observe du collenchyme sous 1 épiderme du pétiole de lierre ou de bégonia; dans ce dernier, l'épaississement des membranes est localisé le long des crêtes qui unissent les cellules entre elles.
GOLLENUCCIO (Pandolphe), littérateur, historien et jurisconsulte italien, né à Pesaro. où il mourut en 1500, remplit les fonctions de podestat, fut chargé d'importantes négociations diplomatiques , et fut étranglé en prison par ordre de Jean Sforza, sous prétexte qu'il avait entretenu une correspondance avec César Borgia. Ses principaux ouvrages sont : Abrégé de l'histoire de Naples (1539), traduit en plusieurs langues ; Traité sur l'éducation des anciens (1542).
COLLER V. a. Fixer, faire adhérer au mo3'en de la colle : Coller des gravures, ime affiche, ii Faire adhérer au moyen d'un corps gluant quelconque : Chei^eux collés par le sang.
— Par e.\agér. Appliquer exactement : Coller son oreille contre une cloison, son œil à une serrure, ses lèvres sur la main de quelqu'un, il Fixer attentivement : Coller son regard sur quelqu'un.
— Pop. Placer : CoïXE-nioi ça dans le coin, il Réduire au silence, embarrasser: Coller son interlocuteur. \\ On dit quelquefois coller sous bande, par allusion à un terme du jeu de billard. (V. la rubr. Jeux.) il Refuser à un examen : Examinateur gui colle tous les candidats. Il Punir ; Lycéen qui ne peut sortir parce qu'il est collé, ii Coller au mur, Fusiller un insurgé, un prisonnier, etc.
— Arg. Appliquer, en parlant d'un coup : Coller un pain. Appliquer un soufflet.
— Econ. rur. Coller du vin, des ligtieurs. Clarifier à l'aide du blanc d'(euf ou de la colle de poisson, ti Coller le grain. Dans certains départements. Nettoyer le grain.
~ Jeux. Placer une bille de billard de façon qu'elle touche la bande. (On dit indifféremment coller la bille ou COLLER .son adversaire.)
— Techn. Imprégner do colle, apprêter avec de la colle, imprégner de colle : Coller le papier. Coller de la toile.
— V. n. Tenir comme avec de la colle, être appliqué exactement : Pantalon qui cohi.K parfaitement.
Collé, ée part, passé du v. Coller, ii Manôg. Collé sur son cheval, So dit d'un bon cavalier qui, en seilo, no semble faire qu'un avec son cheval.
— Techn. Papier collé, Papier qu'on a imprégné de coUo pour rompf^clior do boiro.
— Véloc. So dit d'un coureur qui, dans une course, suit de très près son entraîneur, la roue directrice du coureur touchant presque la roue motrice de l'entraîneur.
Se coller, v. pr. Etre collé, s'appuyer, se serrer : Sv. COLLER corili'c itti 7nur.
— Fam. So mettre, so tenir; CoLLE-(oi ici et ne boufic pas. Il Se mettre on ménage sans être marié. Il Se lier intimement.
— Fig. S'appliquer fortement: Se coller sur ses livres.
— Véner. Se coller à la voie. Se dit des chiens quand ils ne s'écartent pas do la piste de l'animal qu'ils poursuivent.
— Antox. Décoller.
COLLÉRAGE (rof) d. m. Il Droit de collérage, Droit que l'on payait pour mettre le vin en coule, c'est-à-dire en perco.
COLLERET ou COLERET n. m. Pôc;h. V. COLERET.
CoLLERET, comm. du dèp. du Nord, arr. et à 20 kilom. d'Avesnos, près do la Sambre et de la frontière belge ; J.2T3 liab. Ch. do f. Nord. Marbre. Brasserie, scierie.
COLLERETTE {j'êf ~ rad. colUer, au sens de collet) n. f. Cost. Petit collet de linge fin qui fait le tour du cou, et dont les femmes et les enfants se servent seuls aujourd'hui : Sous Henri I \\ les hommes portaient d'a/nples colli:ftUTTKfi tuyautées. \\ Par anal.. Objet en forme de collerette ; Mettre aux bougies des collerettes de cristal.
— Bot. Nom donné à l'involucre quand il se compose d'un seul rang ou verticille de bractées étalées, comme dans la carotte et les autres orabellifères, dans les euphorbes, etc. Il Partie du chapeau des champignons qui reste adhérente au stipe, lorsque le chapeau est séparé par le bord.
— Mar. Couronne terminant un tuyau et permettant la jonction avec un autre.
Il On dit aussi bride.
— Mécan. Couronne du grand piston d'une machine motrice, dans les bateaux à vapeur.
— Pëch. Nom donné aux courtines ou claies volantes ou mobiles, avec lesquelles on forme un parc ou une enceinte.
— EscTCL. Cost. Dès le xn* siècle, on peut trouver trace, dans la toilette des femmes, d'une sorte do collerette ;au xv*, elle existe entièrement, aussi bien que le mot ; au xvi», les robes des femmes sont largement ouvertes sur le devant de la poitrine, qui est couvert dune fine collerette, terminée par une Iraise sous le menton. Sous Henri IV, la
CoUerPtte d'homme (1572).
Collerette à armer (I51S).
CoIIei-elte de femme (IG20),
collerette s'arrondit et se relève comme un beau grillage, soutenue sur les épaules par un fil d'archal : c'est co qu'on nomma le collet moriduit. Disparue presque sous Louis XIV, la collerette reparaît sous Louis xV. C'est alors un sim])Ie tour de gorge en dentelle ou en réseau bouillonné; elle reparaît sous Louis XVI et prend les noms d'archiduchesse, collet Médicis, collet monté, etc. — On entendait, au xiv" siècle, par « collerette à armer « un colletin de mailles, sorte de pèlerine complétant la défense du cou et do la gorge, comme le clavain et le manteau d'ôvéquo, qui est bien postérieur. (On disait aussi
FAUX CAMML.)
COLLERIE (ri) n. f. Bourde, mensonge, tromperie. (Vx.) — En T. do techn., Atelier où l'on nncolio les fils des chaînes qui sont destinées au tissage des étoffes.
GoLLERYE (Roger DE), dit Roger Bontemps, poète, né à Paris vers 1470, mort vers ir>-10. Il entra dans les ordres et fut longtemps .secrétaire de rùvériuo d'Auxorre. D'humour joviale, il fit partie, sous lo nom do Hof/er liontemps, djune société de bons vivants, dont lo président était appelé l'abbé des Fous. Son surnom, que Bcranger a rendu populaire, sert, aujourd'hui, à désigner un homme d'humeur joviale et insoucieuse ; on dit : C'est un Kooer Bontemps!... Ses Œuvres, en vers et en prose, tour à tour
faios et satiriques, et qui comprennent : Dix-neuf énitres, es Criz^ des Complaintes ot Ballades, Satires, Dialogues, Rondeaux, Epitnphes, etc., ont été publiées ù Paris on 1530 ot rééditées par Ch. d'fléricault, on 1855.
CoLLE-SALVETTi, comm. d'Italie (Toscane [pro'?. do PisoJ), sur la fienvo côtior Tora ; 9.0-10 hab.
COLLE-SANNITA, comm. d'Italie {Campanie [nrov. do Bénévoiit)); 5.100 hab.
COLLESANO. villo du rovaumo d'Italie {île do Sicile [prov. de Palermo]). près do la source du fleuve côtior Kocella; 5.800 hab. Jaspe et agates.
COLLESCIPOLI, comm. d'Italie (Ombrie rprov. do P6rouso]) ; 2.400 liab.
COULET [Ico-lé — dimin. do col) n. m. Cost. Partie d'un v^tomont qui entoure lo cou : Le collet d'un hahit, d'une robe. Il Morceau d'étoffe arrondi, qui entoure la partie supérieure d'un v/vtement et retombe sur les épaules et la poitrine : Manteau à plusieurs collkts. h Vêtement d'étolTe, do fourrure, do dentelle, etc., dont les dames couvrent leurs épaules : Un coi.lkt d'astraca7i. ii Collet-manteau. Sorte de vêtement dn drap bleu foncé, en forme de rotonde ou longue pèlontie. porté par les gendarmes on guiso de capote, fil n'a pas de capuchon, mais seulement un largo collet orné do grenades on tU blanc, ot il forme par devant au moyen
Collet de bufne[xvn»3.)
de quatre pattes à pas.sepoil écarlate disposées do chaque côté et qui se boutonnent deux ù deux.)iiOrnenient en linge, qu'on mettait autrefois sur le collet du puurpolut, pouTlo préserver, et qu'on appelait aussi rabat.
— Petit collet, Rabat moins ample que celui dos laïques, dont les gens d'Egliso faisaient usage. Il /Ve/u^re le petit collet. Entrer dans l'état ecclésiastique. (So disait particulièrement, au xviii" siècle, de certains abbés mondains, qui n'avaient guère du prêtre que l'habit. Les plus célèbres sont l'abbé Prévost, l'abbé do Bernis, l'abbé de Voisonon) ; Les petits collets étaient fort renommés pour leur galanterie et l'élégance de leurs inanières. il Celui ijui atfectait de porter un petit collet et se donnait un air dévot.
— Collet monté. Grand collet de linge qui était soutenu par de la carte ou du fil de fer. |i Fig. S'applique, commo une sorte d'adjectif invariable, aux personnes d'une pruderie excessive et aux choses afl'ectées : Je trouve que le vers alexandrin est trop coLLiiT monté. (J. Joubert.)
— Collet de buffle. Sorte de pourpoint en peau de buffle, à grandes basques et sans manches, dont on se servait autrefois dans la cavalerie française.
— Loc. fam. Prendre, Saisir ijuelqu'un au collet, Mettre la main sur le collet, ou au collet à quelqu'un. L'arrêter de force, se rendre maître de sa personne. (Fi^. Retenir quelqu'un malgré lui, lui faire une sorte de violence, le contraindre en quel- ({ue façon : Prendre quelqu'un au (OLLEt pour lui conter son histoire, pour le conduire à l'Opéra.) \\ Prêter le collet à quelqu'un. Lutter contre lui, accepter son défi : Villars manqua plus d'une occasion de prêter LE collet au prince Eugène. (St- Simon.)ii Sauter au collet de quelqu'un}. Lui sauter au cou pour l'embrasser ou l'arrêter. — Survenir inopinément : Cne bonne aubaine, un héritage qui vous saute au collet.
— Anat. Collet d'une dent. Partie d'une dent qui est entre la couronne et la racine.
— Artill. Etranglement qui se trouve à la partie postérieure des anciens canons, entre la culasse et la boule appelée « bouton de culasse i>.
— Art milit. Collet de mailles. Sorte de pèlerine de mailles, qu'on porta du xiv au xvi* siècle.
— Bot. Limite entre la tige principale et la racine terminale, chez les plantes vasculaires. (Syn. de anneau, ou COLLIER, dans les champignons.) ii Nom vulgaire dune espèce d'agaric, il Collet de Notre-Dame, NomTulgaire, aux Antilles, d'une espèce de poivre.
— Boucher. Collet de mouton. Collet de veau. Partie inférieure du cou do ces animaux.
— Chass. Sorte de lacs en crins ou en laiton, destinés à prendre des oiseaux et de petits quadrupè- i des, comme le lièvre et lo lapin. Il Collet à piquet. Celui qui est suspendu à un piquet fixe.
Il Collet pendu. Celui qui se relève avec la baguette qui le maintient lorsque l'oiseau veut saisir une amorce.
Il Collet à ressort. Collet analogue au précédent, mais dans lequel la baguette est remplacée par un ressort, ii Collet traînant. Celui qui est attaché par terre à une ficelle (usité pour prendre les alouettes en temps do neige).
— Constr. Partie la plus étroite d'une marche tournanto, la reliant au noyau, dans un escalier à vis.
— Dr. anc. Instrument do supplice appelé aussi