COLLIER
CoUetÎQ.fl
Se colleter, v. pr. Se prendre au collet mutuellement, chercheràse terrasser. — Fig. S'attaquer de paroles, disputer. Il Se débattre, se démener : Se colleti^r avec la ynisérc
COLLÉTÈRE (du gr. kollètês, colleur) n. m. Poil glandulifère, produisant la matière poisseuse ou résineuse dont sont souvent enduits les bourgeons.
GoiXETET (Guillaume), poète, né à Paris en 15!)S, mort en 1659. Il gagna la faveur de Richelieu, qui lui fit vérilier les poésies de ses essais dramatiques, et il fui uu des premiers membres de l'Académie française. CoUetet a écrie des pièces de théâtre médiocres, des pièces de vers où l'on trouve parfois de la verve et do l'originalité au milieu de son enflure habituelle. Ses principales œuvres sont: Divertissements (1631-1633); Le Banquet des poètes (1646); Epigranimes [16Ô3); Poésies diverses {l&h6) ; Traité de la poésie tiiorale et sentencieuse (1657) ; le Sonnet (1658); le Poème bucolique et l'Eijlogue (i658j. Ces trois dernières pièces ont été réunies sous le titre à.'Art poétique {16581- Il a laissé en manuscrit une Histoire des poètes français. Colletet avait épousé successivement trois de ses servantes. La dernière, Claudine, acquit une grande réputation en récitant des vers qu'elle disait composés par elle, mais qui étaient de Colletet. — Son tils, François Colletet, né à Paris en 1628, mort vers 1680, fut un poète des plus un:diocres, et s'attira les sarcasmes de Boileau. Nous citerons de lui : JVoèls nouveaux (1660), et le Tracas de Paris, ave< une Description de Paris, en vers burlesques (1665), etc.
COLLETEUR n. m. Celui qui tend des collets pour prendre le gibier.
— Fam. Homme qui aime à se colleter, à lutter, à se battre.
COLLÉTIE [sî) n. f. Genre de rhamnacées, type de la tribu des culléliées, comprenant une vingtaine d'espèces qui croissent au Chili et au Pérou, et dont la plupart jcuisseot de propriétés purgatives, li Syn. mayaca.
GOLLÉTIÉES \S'-éj n. f. pi. Bot. Tribu do la famille des rhamnacées, ayant pour type le genre collétie, — Cne
COLLÉTIÉE.
COLLETIER [ti-ê — rad. collet) n. m. Ou-\Tier qui. aux xvi« et XVII' siècles, fabriquait les collets de buffle en toutes peaux chamoisées. u Fabriquant ou marchand do collets de toute nature.
GOLLÉTIINE {ti-in') Q. f. Principe particulier existant dans la coUétie.
COLLETIN n. m. Pièce de l'armure de plates qui défend les épaules et le cou.
— En'cycl. Le colletin apparaît au xiv* siècle et remplace bientôt le clavaiu et la collerette de mailles ou camail; avec le temps, il devient de plus en plus vaste. Essentiellement composé de deux grandes pièces battues, dont lune pour la gorge, l'autre pour la région du trapèze, il porte en haut de petites plates plus ou moins nombreuses, imbriquées, permettant la flexion du cou. C'est sur lui que se bouclent les brassards par leurs épaulières, et que s'attachent souvent le plastron et la dossière de la cuirasse. Au xvii* siècle, il s'allonge en écusson, pouvant descendre jusqu'à la pointe du sternum, et forme le grand hausse-col bouclé sur le collet de buffle.
COLLÉTIQUE ( tîk' — du gr. kollêtikos, même sens) adj . et n. m. Se dit des médicaments agglutinatifs servant à rejoindre les parties séparées d'une plaie ou d'un ulcère.
Collet MeYGRET i Pierre-Marie-Hector), administrateur français, né à La Burbanche (Ain) en 1816, mort à Paris en 18~6. Il fut secrétaire général de la préfecture de police, directeur général de la sûreté publique, préfet du Nord et receveur général. — Son frère. Antoine-Honork- HiiCTOR-TANCRÈDK Collet Meygrct, général français, né à La Burbanche (.Ain) en 1834, sortit de l'Ecole polytechnique, servit dans l'artillerie et fit les campagnes dltalle, du Mexique et celle de 1870, où il se distingua à Beaumoiit. Il a créé et organisé à Versailles, en 1884, l'Ecole militaire de l'artillerie et du génie. Promu divisionnaire en 1895, il fut nommé au commandement de la division d'Alger.
GoLLETORTO, bourg d'Italie fMolise [prov. de Campo- Basso^ ; 3.805 hab. Assez belle église; ancien couvent. COLLÉTOTRIQUE n. m. Bot. Syn. de vermiculaire.
CoLLETTA .'Pietro'i, né à Naples en 1775, mort à Florence en 18^1, 11 ht, sous Mack, la campagne de 1798 contre les Français. Après la révolution de 1798, il se rallia à la république Parthénopéenne; mais la restauration de 1799le jeta en prison. Il échappa au supplice, et, jusqu'en 1806, il s'occupa, comme ingénieur civil, du dessèchement des marais de l'Ofanto. Lorsque les Français réoccupèreni Naples, il servit dans l'armée de Joseph Bonaparte, et prit part à la lutte contre les partisans des Bourbons, Sous le règne de Murât, il fut l'un des principaux personnages militaires du royaume.
En 1815, le roi Ferdinand lui donna le commandement de la division militaire de Salerne. La révolution de 1820 le nomma lieutenant du roi en Sicile, puis ministre de la guerre; mais, à la restauration do 1821, il fut emprisonné à Saint-Elmo, puis déporté à Brunn, et enfin exilé à Florence. C'est là qu'il écrivit sa belle Storia dei Beame di Napoli, dal 1734 al 1825.
COLLETTE {ko-lèt) n. f. Petit sceau de forme cylindro-conique, employé en brasserie et contenant ce qui sert à coller la bière, employée pour le collage do la bière.
GOLLE-UMBERTO, comm. d'Italie (Véaétie [prov. do Trévisejj ; 2.500 hab.
COLLEUR n. m. Celui qui coilo lo papier de tenture. Il Celui qui colle des aftiches sur les murs, afiichour. II Ouvrier qui colle le papier, oui l'enduit de colle.
— Pop, Celui qui conto dos colles, des bourdos. il Homme importun, dont il n'est pas facile do se débarrasser.
— Dans l'argot des écoles, Examinateur habitué à adresser aox élèves dos questions embarrassantes, il Répétiteur
3 ai prépare aux véritables éprouves, en faisant passer es cxant<:n.s fictifs.
COLLEUSE n. f. Plaque métallique r:haufl*éc à la vapeur, sur laquelle on place, en les superposant, les chefs de deux |
fiièces d'étoffes enduites d'une colle spéciale que la chaeur fait durcir presque instantanément.
COLLEY (ko-lé — en angl. collie) n. m. Chien écossais à long poil. V. la planche chien.
GOLLIANO, comm. d'Italie (Campanie [prov. de Salernej); 3.700 hab.
COLLIBERT {hèr' — pour l'étym., v. la partie encjycl.) n, m. Nom donné, dans le moyen âge, à une catégorie de personnes de condition inférieure : Les collibkrts peuvent se placer indifféremment ou au dernier rang des hommes libres, ou à la tête des hommes engagés dans les liens de ta servitude. (Guérard.)
— Encycl. On a beaucoup discuté sur le sens du mot collibtrt, parce que les textes du moyen âge donnent sur cette catégorie de personnes des notions contradictoires. D'après l'étymologie {cum, libertus), il s'agit d'affranchis; ce seraient des serfs affranchis collectivement avec d'autres ou vivant avec d'autres afl'ranchis. D'après certains textes, les colliberts auraient été des serfs, et d'après d'autres, des hommes libres. En réalité, ils paraissent avoir eu une condition intermédiaire entre le serf ot l'homme libre. Au xiu° siècle, il n'y a plus de colliberts, mais seulement des serfs et des colons. (Le mot colliberlus a donné, dans le français du moyen âge : culverl ou cuvert, mot que l'on devrait employer de préférence à collibert.)
COLLICIES [si — lat. cuUicix ; de colligere, recueillir) n. f. pi. Aotiq. rom. Gouttière en tuiles concaves, posée au bord d'un toit, pour recueillir les eaux pluviales, et les conduire à Yimpluvium. ii Dans la campagne, Conduit de-
no
Le COLLIER d'une vache, il Chaîne que portent les chevaliers de certains ordres : Collier de l'ordre du Saint- Esprit. Il Pièce principale du harnais des animaux de trait, qu'on leur passe autour du cou, et qui est composée des coussins et des attelles :
Le collier d'un cheval, d'un mulet. \\ Symbole du travail obligatoire. — Reprendre le collier, le collier de misère. Se remettre à des occupations obligatoires, que l'on avait momentanément abandonnées, n Cheval de collier ou simplement Collier, Cheval do trait. Il Franc de collier, du , collier. Se dit d'une bête de trait qui tireénergiquement sur le collier: Cheval franc du collier. — Fig. Se dit de quelqu'un sur lequel on peut compter, quant à la loyauté, à la vigueur et à l'énergie, ii Coup de collier. Action d'une bête de trait qui tire vivement sur le collier, pour dégager ou faire avancer le véhicule auquel elle est attachée. — Fig. Vigoureux effort d'une personne, action énergique et décisive, il A plein collier. En tirant vivement sur le collier : Cheval qui tire à plein collier. — Fig. Sans réserve, sans retenue, tête baissée.
— Collier de barbe. V. barbe.
— Collier de table, Cercle de métal qui se mettait an-
ylliprs de cheval : 1, Voilure 14gêre ; 2. Voiture de charge.
Colliers : 1. Troyen ; 2. Egyptien; 3. Assyrien; 4-a. Grecs; 6. Etrusque; 7. Romain; 8. Slave (xv» 8.); 9. Gallo-romain, (Ce collier a la forme d'un torque); 10- Scandinave (x' s.); 11. Indien; 12. Arabe; 13. Renaissance, li. De 1600; 15. De 1C50; 16. Empire.
couvert destiné à recueillir les eaux pluviales et à les déverser dans les fossés.
COLLIDES n. m. pi. Zool. Sous-ordre de radiolaires. .Syn. de thalassicoles. (V. ce mot.) — Un collide.
COLLIDINE n, f. La colUdine, C'H"Az, est une base li- ((Uide, jaune, volatile, trouvée dans l'huile de Dippel,
— Encycl. Chim. On peut préparer la colUdine en distillant la cinchonine avec la potasse. Elle appartient à la série pyridique. C'est la triméthylpyridine; théoriquement, elle est susceptible d'avoir vingt-deux isomères, qu'on désigne sous le nom général de collidines. Un petit nombre seulement sont connus : Yaldéhydine, obtenue en chauffant l'aldéhyde-ammoniaque avec l'urée, en vase clos, entre 120" et 130"; la conyrine, etc. Wurtz a signalé la collidine dans les produits de distillation de l'aldolammoniaque. On l'a également observée dans les produits de décomposition de divers alcaloïdes par distillation sèche ou sous l'action do la potasse, par exemple de la qui- Moléine, de la cinchonine, de la nicotine.
On a obtenu comme produit accessoire de la préparation de la collidine une base d'odeur aromatique, distillant vers SSO"», qui paraît ôtre un polymère de la collidine et appelée paracollidine.
— Phy siol. La collidine agit principalement sur les centres moteurs cérébraux, qu'elle paralyse, puis sur les centres médullaires et les vaso-constricteurs , déterminant do la salivation et de la polyurie, avec diminution de la pression artérielle et abaissement de la température. A dose faible (5 contigr,), elle abolit les mouvements volontaires, mais laisse subsister les réflexes.
COLLIER {/i'-(^ — du lat. collarxum, mémesons)n. m. Ornement de cou formé de petits objets enfilés ou de chaînons accrochés l'un à l'autre : Collier d'or, de perles, de corail. Collier de chien.
— Cercle de cuir ou de métal, courroie, qu'on met au cou do quelques animaux, pour les attacher, les aider à travaillori etc. : Collier de chien.
ciennement sous les assiettes creuses, devant les convives, afin qu'elles fussent mieux d'aplomb et qu'on pût plus facilement les enlever en faisant le service. (Cette disposition avait aussi pour but d'empêcher les assiettes brûlantes de roussir les nappes, etc.)
— Archéol. Collier de More, Ancien ustensile de table sur lequel on posait un plat ou une assiette volante.
— Archit. Astragale d'une colonne d'ordre dorique ou ionique, que cet astragale soit décoré ou non.
— Art vétér. Collier de séton.
Sorte de chapelet formé de baguettes de bois percées de trous, pour le passage de sangles ou de cordes. {On met ce collier au cheval auquel on a fait un séton, pour l'empêcher de le lécher, )
— Bot, Cordon d'étamines qui se trouve dans quelques anémones doubles. Syn, de anneau.
— Boucher. Partie du cou du bœuf la plus rapprochée de la tète. ii Maniement pair ou double du bœuf, qui correspond aux trois quarts supérieurs de la longueur du bord antérieur de l'épaule.
— Chass. Collier de force, Collier garni do pointes en dedans, dont on se sert
Collier de force.
pour dresser certains chiens d'arrêt peu obéissants, il Chien de grand collier.
Chien qui conduit les autres quand il est couplé avec eux. ColUer d'étal :
— Dr. V, la partie encycl. ^-ï*'. branches du
— Entom, Partie du corselet des lé- ^^'le'^Yt^ETtïi"' pîdoptèros qui précède la tête, il Grand (màr.i! collier ou Collier argenté. Nom vulgaire
do Vargynnis euphrosyne. il Petit collier argenté, Nom vulgaire do Vargynnis selene.
— Mar. ot nav. Collier d'étai. Branches à œil fixant l'élai
sur lo mât. 11 Colliers de mdt. Cercles en fer consolidaut les mâts. Il Collier de chouquet, Partie circulaire à charnière d'un chuuquot en ter, dans laquelle partie se loge le mât supérieur, ii Collier de mât d'embarcation. Cercle en fer à charnière encastré dans un banc et permettant d'assujettir le mât à sou poste, il Corde qui sert à amarrer les chalands.
— Mécan. Anneau métallique qui entoure une pièce cylindrique, telle qu'un arbre do uiacliine. ii Collier de serrage. Bague métallique compri- ^ mant les garnitures métalliques qui doivent ôtre introduites dans un cylindre. Il Collier d'excentrique, Bague en deux parties
q^ui enserre le cha- Cullier. de tuyaux-
not d un excentrique. Il Collier d'arrêt, Bague en deux parties maintenant en place le manchon d'embrayage de l'arbre d'une hélice.
— MoU. Partie du corps des hélices qui déborde le pied, et sous laquelle celui-ci se retire.
— Pathol. Eruption dartreuse, qui forme une sorte de collier autour du cou.
— Pèch. Corde reliée au bout du verveux, et s'attachant à un pieu fiché en terre de façon à tenir le tîlet tendu.
— Techn. Arc de l'éperon qui embrasse le talon du cavalier.
Il Cercle métallique maintenant par le haut les poteaux tourillons des portes des écluses. !i Co^/iert^'arôri?, Cercle en fer, généralement garni de tresses de paille et qui sert à relier solidement un jeune arbre au tuteur qui le soutient. ii Collier de tuyau, Collier métallique de dif- ^ ,,. ^, .
férentes formes suivant l'usage *^'*^''^'^ ^ ^^''^•
et servant à lixer un tuyau contre un mur, un appui, etc.
— Zool. Marque colorée, saillie, ligne de plumes, d'écaillés en forme de cercle, que l'on voit autour du cou de quelques quadrupèdes et de certains oiseaux.
— Encycl. Archéol. Les anciens Gaulois avaient des colliers de coquillages, de dents ou de pierres dures perforées. Plus tard, ils eurent des (orques de bronze, de fer, d'or et d'argent en dernier lieu. Plus tard encore, lorsque les bords de la Méditerranée connurent la civilisation , ils reçurent des Phéniciens, des Carthaginois et des Grecs des perles de verre bleu et d'émail. De larges bandes de verroterie, qui couvraient la poitrine, constituaient les colliers des Egyptiens. D'autres, plus élégants, se composaient de scarabées gravés sur onyx ou cornaline, d'amulettes d'or suspendues à des tils d'ôr ingénieusement tressés. Rien, dans les monuments assyriens, ne ferait supposer l'usage des colliers, si l'on n'avait trouvé dans les ruines de Khorsabad et de Ninive un grand nombre de grosses perles qui ne peuvent avoir d'autre destination. L'art grec a laissé d'admirables colliers en or ; notamment, dans les tombeaux des rois du Bosphore Cimmérien, découverts en Crimée, et dont le Louvre possède un très bel exemplaire. Les colliers romains ou gallo-romains valent plus par la matière dont ils sont faits (camées, pierres gravées et précieuses, ppids de l'or), que par le goiit. La mode des colliers paraît s'être perdue pendant le moyen âge, pour reprendre une nouvelle vogue à la Renaissance. Les colliers de cette époque se distinguent plus par l'élégance de la composition oue par la richesse des matières. Beaucoup se composent d'une simple chaînette d'oràlaquelle est suspende: un ornement, un médaillon ou un animal fantastique émaillés. Avec le xiv« siècle vinrent les pierres précieuses, les perles. Les grandes pièces de corps adoptées à la fin du règne de Louis XIV sont de véritables objets d'orfèvrerie, plutôt que des bijoux. Rien à dire dos imitations de l'antique tentées sous la République, l'Empire et la Restauration. Aujourd'hui, la monture des pierres précieuses a acquis un haut degré de perfection, et le collier de la Heine ne pourrait lutter d'élégance avec ceux une portent des dames de fortune moyenne. Il est vrai de dire que les mines de diamant du Cap ont rendu plus accessible le prix des pierreries.
— Dr. crim. Le collier a été l'un des supplices employés pour obtenir des aveux d'un accusé. La forme du collier dififérait d'une juridiction à l'autre; mais ce redoutable instrument judiciaire était généralement armé de pointes qui portaient, quelquefois pendant plusieurs heures, sur le cou et les épaules.
— Hist. Ordre du Collier. Cet ordre de chevalerie fut institué, en 1362, par Amédée VI, comte de Savoie. Il fut supprimé en 1518, et remplacé par celui de l'Annonciade.
Ordre du Collier aHeste du Rosaire. Cet ordre, qui fut de courte durée, fut créé, on 1645. par Anne d'Autriche, veuve de Louis XIII. II était accordé à cinquante demoiselles renommées par leur ^^to|P00OG(O^^0O^<Hi>'' piété et par leurs vertus.
Collier
(affairedc).
Avide do se concilier la faveur de la reine Marie- Antoinette, qui lui lémoignait d'ordinaire do l'éloignement, Louis doRohan , grand aumônier do France et cardinal , se laissa duper par une intriganto, la
comtesse de La Motte (1781). Il crut que la roine désirait ardemment un collier do 1.600.000 livres, refusé par le roi ; il acheta lo coUior â crédit aux joailliers Uassongo ot Bœhmor, et, dans l'appartomout do M"» de La Motte, lo
Collier lie la rciûe.
fait remettre à un certain Rétaux do Villette, qu'on lui présenta comme l'envoyé de la reine, et qui n'était que l'amant do la comtesse. Rohan ne put effectuer lo payement du premier terme. Louis XVI, mis au courant, fit d'abord incarcérer lo cardinal à la Bastille, et l'afi'aire fut portée devant lo parlement de Paris. Dés lors, elle devint presque exclusivement politique, les magistrats se partageant en deux camps : les uns dévoués au pouvoir, comme le premier président d'Aligre, le conseiller Le Febvre d'Améroun, ou le procureur général de Fleury ; les autres, systématiquement hostiles à la reine, comme l'avocat général Séguier, de Saint-Fargeau, de Saint-Vincent, Fréteau, Sabatier ou d'Eprémesnil. Pour les parlementaires, l'acquittement do Rohan fut en partie une protestation contre les incarcérations arbitraires, et en partie un moyen assuré d'humilier la reine, détestée de leurs principaux meneurs. Rohan fut envoyé en exil dans son abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne. M""* de La Motte fut condamnée à être battue de verges, marquée d'un fer rouge sur les épaules et enfermée à la Salpètrière (1786). Son mari, accusé comme elle d'avoir volé et vendu les diamants, fut condamné, par contumace, aux galères à perpétuité. Les joailliers Bœhmer et Bassenge touchèrent 670.000 francs sur les revenus du cardinal. La Révolution interrompit le payement d'une somme de 1.919.892 livres, capital et intérêts, que le cardinal s'était engagé à verser.
Collier (Jérémie), théologien, moraliste et sectaire anglais, né dans le comté de Cambridge en 1650, mort en 1726. Il entra dans le clergé anglican, resta fidèle aux Stuarts, et manifesta souvent son opposition à la maison d'Orange. Sous la reine Anne, on lui fit des avances qu'il repoussa. Il avait organisé une sorte de secte dont les affiliés s'engageaient à ne reconnaître l'autorité ni du gouvernement, ni du clergé qui l'avait accepté.
Collier (Arthur), philosophe anglais, né en 1680 à LangCord-Magna ("Wiltshire), mort en 1732. Il se pénétra des idées de Descartes, et surtout de Malebranche. Un de ses manuscrits, daté de janvier 1708, pose déjà la question de l'extériorité du monde visible. En 1712, il ébauche deux traités : l'un sur la substance et l'accident, l'antre qu'il intitule Clavis philosophica. En 1713, il publia sa Clavis universalis. Le sous-titre de cet ouvrage en résume la thèse : « Nouvelle recherche de la vérité, consistant dans la démonstration de la non-existence ou de l'impossibilité du monde extérieur. « En 1730, Collier publia son Spécimen of tinte philosophy; il combinait avec son idéalisme radical une métaphysique rappelant un peu l'école d'Alexandrie. L'année de sa mort, il publia un traité intitulé Logololie, qui contenait une théorie hardie de la Trinité. Il vécut modestement et mourut dans un état voisin de la gêne. Son nom et ses ouvrages ont été découverts, pour ainsi dire, par Reid, dans une bibliothèque de Glasgow: et aujourd'hui Collier est tenu pour un des plus profonds penseurs de l'Angleterre.
Collier (John Payne), littérateur et critique anglais, né à Londres en 1 789, mort à Maidenhand en 1883, s'est surtout fait connaître par de savantes recherches sur les anciens poètes dramatiques de l'Angleterre et sur Sbakspeare. Il a publié : Histoire de la poésie dramatique anglaise (1831); de nombreux travaux sur Shakspeare; etc.
COLUËRE n. f. Perche servant de base à un train de bois flotté.
COLLIFORME (du lat. colUœi, colli, COU, et de forme) ^ày Qui a la forme d'un cou : Prothorax coLLiFORMii.
COLLIGATION (si-on — du lat. cum, avec, et de ligare, supin hgatum, lier) n. f. Réunion, enchaînement. (Peu usité.) Il On a dit autrefois colligance, colliguance et
COLLIGENCE.
COLLIGÈNE (du gr. kolla, colle, et génésis, génération) adj. Il Couche colligène, Couche modifiée de Ta cuticule sous laquelle s'amassent les produits résineux ou poisseux dont sont souvent enduits les bourgeons.
COLLIGER (du lat. coUigeret réunir. — Prend un e après le g devant x ei o : Je coUigeat. Nous coUigeons) V. a. Réunir en recueil, faire collection de : Colliger des livres rares. (^Pou us.) Il Faire des extraits. (Vieux.) Il S'est dit aussi dans le sens de Conclure, induire.
COLLIGEUR (jeur), EUSE n. m. Personne qui fait des collections. (Inus.)
GOLUGNON (Léon-Maxime), archéologue français, né à Verdun (Meuse) on 1849. Elève de ITïIcolo française d'Athènes (de 1873 à 1876), il fut nommé professeur d'antiquités grecques à la faculté de Bordeaux. En 1883, il fut chargé do suppléer Perrot à la Sorbonne, dans la chaire d'archéologie. Il a été élu, en I89i, membre do l'Académie des inscriptions. Ses principaux travaux sont: Estai sur les monuments grecs et romains relatifs au mtjtfie de Psyché ( 1878) ; De collegiis epheborum apud Grxcos (1877) ; Catalogue des vases peints du musée de la Société archéologique d'Athènes (1878} ; Manuel d'archéologie iirecque (1881) ; .Uijthologie figurée de la Grèce (1883);" Phidias (1886); Histoire de la céramique grer.que (1888); Histoire de la sculpture grecque (1892 et années suiv.).
CoLLiGNON (du nom d'un cocher assassin [1855]) n. m. Nom injurieux qu'on donne, â Paris, aux cochers.
COLLIGUAIA ou COLLIGUAJA {gou-a-ia — du chilien rolliguay, môme sens) n. f. Genre d'euphorbiacées, tribu des lujipomanéos, comprenant cinq ospocos qui croissent dans 1 Améri([ue subtropicale.
COLLIMATEUR (rad. colli7nation)n. m. Appareil employé aux opérations do la coUimation.
— Encycl. V. l'art, suivant.
COLLIMATION {si-on — du lat. collimat'e, supin collima-
tum, viser) n. f. Astron. Action do visor, do donner ù la vue uno direction déterminée, ii Suite d'opérations ayant pour but la correction des angles observés, il Ligne decollimation, Ligne do visée, direction dans la<iuolie on viso; axo optique d'une lunette. (On dit aussi collinisATion.)
— Encycl. Un point lumineux étant placé au foyer d'une lentille convergente, lo faisceau do rayons qui émane de ce point est transformé en un faisceau cylindrique, par lo passage ù travers la lentille. Si l'on place uno seconde lentille convergente dans le faisceau cylindrique, une image du point lumineux vient se former an foyer do cetto seconde loniillo. Lo point lumiuoux placé au foyer do la promiôro lontillo est ordiuairomout lo poiul do croisomont |
CoUiû d HarleviUe.