‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 105 sur 870 · COLLIER — COLLINGWOOD · texte numérisé non relu

COLLIER — COLLINGWOOD

des tils (l'un roiicule. L'ensemble do la lentille et du réticule placé eu son t'ojor est ce que l'on nomme un collimateur. Les collimateurs sont employés à ramener l'axe optique d'une lunette plusieurs fois dans la même direction. L'objectif de la lunette joue lo rôle de la seconde lentille, ((ue nous considérions tout à l'heure. On amène donc

I image du réticule du collimateur en coïncidence avec le réticule de la lunette.

— Pour les angles mesurés au sextant, on fait une correction dite coUimation. V. sextant.

COLLIN (Louis-Joseph-iîap/wé'O, peintre français, né à Pans eu 1850. Elève de Bouguereau, puis de Cabanel, il obtint une seconde médaille avec un tableau, le Sommeil, exposé en 1873. En 1875, l'Etat acquérait sa gracieuse Idi/.'te, aujourd'hui à Arras. Depuis 1876, CoUin a exécuté sur fond d'or le portrait de Jane Essler dans son rôle des Beaux messieurs du Bois-Doré, pour le foyer do l'Odéon.

II a exposé, en 1877, Daphnis et Chloé (Alençon), en 1878, des portraits; entre autres, celui de son père lisant son journal à l'angle d'une fenêtre. Collin obtint, en 1884, un .certain nombre de voix pour la médaille d'honneur avec une

importante composition, l'Eté, et un portrait de Hérisson, alors ministre du commerce. Il n'a cessé d'exposer de nombreux portraits, toujours très remarqués. Collin a encore appliqué ses aptitudes à la décoration de la faïence et exécuté des œuvres d'un charme tout à fait particulier. Il a obtenu un grand prix à l'Exposition universelle de 1889.

Collin de Vermont (Hyacinthel, peintre français, né àVersailles en 1695, mort à Paris en 1761. Il suivit les leçons de Rigaud, étudia en Italie, et entra à l'Académie. A citer de lui ; la Présentation au temple, le Mariage mystique de sainte Catherine, la Maladie d'Antiochus.

Collin d'Harleville (JeSn-François), auteur dramatique français, né à Maintenon (Eure-et-Loir) en 1755, mort à Paris en 1806. Il était le fils d'un cultivateur possédant un petit domaine â Harleville, dont il prit le nom. Sa première comédie , l'Inconstant, fut reçue au Théâtre- Français en 1780 et jouée en 1786, alors que l'auteur était avocat sans causes à Chartres. Encouragé par le succès, Collin d'Harleville alla à Paris et Ht jouer successivement : l'Optimiste (1788); le Vieux Célibataire (1793) ; les Mceurs du Jour (1800) ; les Châteaux en Espagne (1803) ; le Vieillard et les Jeunes Hommes (1804). Toutes ces pièces, d'invention médiocre et d'une versification trop facile, n'otfrent guère que des imitations du genre de Destouches et marquent le déclin du théâtre comique à cette époque. Elles plurent par leur simplicité, leur naturel, leur bonhomie, leur moralité irréprochable.

Collin de Plancy (Jacques-Albin-Simon Collin dit), littérateur français, né à Plancy, près d'Arcis-sur- Aube, en 1793, mort à Paris en 1881. Cet écrivain d'une extrême fécondité se rit libraire, et publia de nombreuses compilations antireligieuses, comme le Dictionnaire infernal (1818) : le Diable peint par luinmne (1819) ; Dictionnaire de la folie et de la raison (1820) ; Dictiojinaire des reliques (1S21-182S) ; Biographie pittoresque des jésuites (1825), etc. Ruiné par la révolution de 1830. il passa en Belgique et revint ùl Paris en 1837. Le malheur l'avait changé. Devenu alors un catholique ardent, il fonda l'imprinierie-librairie dite Société de Saint- Victor, et publia, à partir de ce moment, sous son nom ou sous des pseudonymes, un grand nombre de livres religieux : Dictionnaire historique et critique des athées (1870) ; Gi'ande vie des saints (1873-1875); etc.

COLLIN AIRE (nèr) adj. Bot. Qui croit sur les collines.

Syn. do KŒLKRIE.

COLLINE (du lat. collis, mémo sens) n. f. Elévation de terrain moins considérable qu'une montagne : te sommett le pied, le penchant d'une colline.

— Par anal. Eminenco quelconque : Des collines d'eau,

— Fig. : L'indépendance d'esprit est une colline d'oil l'on voit de haut et de loin. (M"" E. de Gir.)

— Poét. La double colline, Le Parnasse, montagne de la Phocide, où la mythologie plaçait le séjour d'Apollon ot des Muses, et qui avait uu double sommet.

Colline (du lat. collis, colline) adj. f. Il llist. rom. Porte Colline, l'une des portos do Rome, voisine des monts Quirinal, Viminal ot Esquilin. il Tribu Colline, L'une dos anciennes tribus do Rome. 'V. Rome.

Colline, nom sous lequel Murgor, dans la Vie de Bohême, a peint lo philosophe néo-catnoliquoJoau Wallon.

COLLINÉATION n. f. Astron. V. coLLiMiTioN.

CollinÉE, cli.-l. do cant. dos Côtes-du-Nord, arrond. ot ii 29 kiloni. do Loudéac, non loin des sources de la Ranco ot do l'Arguonon ; 791 hab. Minorai do for abondant au pied du Mené. Fabrication do grosses toiles. Patrie do l'miprimour Simon, dit de Coltinée, qui épousa la veuve du dernier dos Estionno, ot fut l'invontour des caractères italiques. — Lo canton a 6 comm. ot 7.993 hab.

Colungwood, villo d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), sur lo Yarra Yarra et son affluent lo Morry Creek ; 30.49ri hab. l'n des faubourgs les plus sains do Melbourne

Collinowood (CtiTiiHHRT, lord), amir.tl anglais, né A Nowcastle-upon-'ryno en 1750, mort on 1810 A boni du vaisseau la Villc-dc-Paris, dans les o.iux do Minorouo. Entré dans la marine on 1761, il servit âla Jamaïque où il Ht la oonnaissanco et gagna l'amitié de Nelson, puis aux Indes, etc. Au début do la guerre contre In Franco, il participa, sous les ordres do l'amiral lîowyer, nu blocus do Toulon, ot se distingua A lu bataille du càp Saint-Vincent. Coutre-aniiral on 1791', il bloque Brest la mouie année, devient vicoamirnl on 1801, est mis A la tMe d'une escadro envoyée A la rescousse do Nelson qui poursuivait alors la flotte française jusqu'aux Indes, où Vlfionouve l'avait habilement entraîné.

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