COLOMB — COLOMBE
FerdÎDanaj nayaoi p^a faru suffisantes, en octobre 1877, la sacrée congrégation s'est prononcée contre la béatification du grand navigateur. Mais cette décision peut n être pas définitive. Toujours est-il que le nombre des évêques qui se sont associés à la demande de béatification s'élève jusqu'à 700, Disséminés dans le monde entier, ces évêques représentent l'universalité des catholiques.
— BiBLiOGR. Les biographies de Colomb, sont innombrables ; les meilleurs ouvrages sont ceux de Henry Harrisse ; notamment, Christophe Colomb, son origine, sa vie, etc. (Paris, 1884-1885). On consultera aussi : Cesare de LoUis, Cristoforo Colombo nella legqenda e nella storia {Milan, \^^-2);W B.s\nngiQii\vv\ng,\oyages et aventures deChristopke Colomb (1836), bon livre de vulgarisation.
Colomb (don Barthélémy), frère de Christophe Colomb, né dans lEtat de Gênes vers 1437, mort à Saint-Domingue en 1514. Cosmographe habile, il se fit d'abord connaître par ses sphères et ses cartes marines, fut chargé par son frère de solliciter l'appui de Henri VII d'Angleterre, puis le rejoignit en Amérique en 1494, et fut nommé par fui son adetantado ou lieutenant. Il lui rendit de grands services, étouffa plusieurs rébellions des Espagnols et des Indiens, jeta les fondements de Saint-Domingue; mais il exploita les Indiens, qu'il contribua à réduire eu servitude.
Colomb (Diego), fils aîné du grand navigateur, né à Porto-Santovers^i474, mort en 1526. Attaché à la cour d'Espagne, il ne parait avoir aidé son père que par ses sollicitations auprès de la famille royale. Héritier des titres et dignités de Christophe Colomb, suivant les conditions stipulées avant la découverte, il n'entra cependant en possession du gouvernement des Indes qu'en 1 509, et encore supprima-t-on pour lui le titre de « vice-roi «. Accusé, en 1515, d'avoir outrepassé ses pouvoirs, il vint en Espagne pour se justifier, obtint la nomination d'une commission d'enquête, mais mourut avant d'avoir obtenu justice. Avec son petit-fils don Diego Colomb, quatrième amiral des Indes, s'éteignit la descendance mâle et certainement légitime de Christophe Colomb.
Colomb (Ferdinand), fils naturel, ou, selon quelquesuns, fils d'un second mariage du grand navigateur, né en 1488, mort en 1539. Il rejoignit, jeune encore, son père en Amérique, où il donna des preuves de capacité et d'énergie, suivit plus tard Charles-Quint en Italie et en Allemagne, voyagea en Afrique et en Asie, fut chargé, en 1516, de la correction des cartes marines, se livra passionnément à l'étude, et rassembla à Sévitle une riche et précieuse bibliothèque, qu'il légua à la cathédrale de cette ville. (V. CoLOMBiNB.) Il avait écrit en espagnol une biographie de son père, dont l'original est perdu, et dont on ne possède que la traduction italienne d'Alfonse Ulloa, donnéeàVentse en 1571, sous le titre de F. Colombo : Bistoria del almirante Chr. Colombo suo padre, etc. Harrisse, en 1871, amis en doute l'authenticité de cet ouvrage; Munoz et Washington Irving y ont vu « le livre le plus important » pour l'histoire de Christophe Colomb.
Colomb (Joséphine-Blanche Bouchet, dame), femme de lettres française, née à La Roche-sur- Yon en 1833, morte à Villerville (Calvados) en 1892, a écrit pour la jeunesse un grand nombre d'ouvrages remarquables par les qualités du style et par une morale saine et vigoureuse. Nous citerons" particulièrement : le Violoneux de la Sapinière (1873) ; la Fille de Carilès (1874); Deux mères (1875^; le Bonheur de Françoise (1877); Pour la Patriel (1885); les Etapes de Madeleine (1881); etc.
Colomb ou Colomb de Batines (Paul, dit le
vicomte), bibliographe et éditeur français, né à Gap en 1811, mort à Florence en 1855. Il vécut successivement à Gap, à Vienne, à Paris, ou il se fit éditeur, et à Florence, où il devint directeur du n Corriere de l'Arno ". Ses principaux ouvrages sont : Bibliographie des patois dit DaupAiné (1835); Mélanges biographiques et bibliographiques relatifs à l'histoire littéraire du Bauphiné, avec Jules Ôllivier (1837 et 1840); Bibliografia Dantesca (1845-1848), son ouvrage le plus sérieux et le plus estimé.
Colomba, roman de Prosper Mérimée (l840). — L'hé^ roïne du livre, jeune fille corse dont le père fut assassiné par les Barricini, a un frère, Orso Antonio, qui lui revient après une longue absence et sur lequel elle compte pour tirer vengeance des meurtriers. Mais son séjour en France a, chez Orso, plus ou moins effacé, sinon aboli, les préjugés barbares de la vendetta, et d'ailleurs, miss Nevil, une jeune Anglaise qu'il aime, lui fait promettre d'y résister. Cependant, sous l'influence de Colomba, il ne tarde pas à être ressaisi par la voix fanatique du sang. L'ardente et farouche fille de la Corse met tout en œuvre pour arme la main de son frère : elle le supplie, le menace, le violente, et, ne pouvant triompher de ses répugnances, l'engage malgré lui-même par des provocations qu'elle met sur le compte des Barricini. Heureusement, ce sont les deux frères qui attaquent Orso. Surpris dans un guetapens, il les tue. Ainsi Colomba est satisfaite, sans qu'Orso encoure les galères, et le roman finit, à la satisfaction du lecteur, sur Te mariage du jeune homme avec miss Ncvil. — Presque tontes les nouvelles de Mérimée sont des <eu\Tes très remarquables en cette manière sobre, précise, un peu sèche, qui le caractérise. Mais Colomba mérite sans doute une place à part. Il s'y est surpassé lai-même, ou plutôt il s y est une fois départi do son indifférence et de sa froideur. C'est la seule do ses oeuvres où nous sentions par instants passer un reflet de sympathie et comme un rayon d'idéal.
Colomba ou Columba (saint), né en Irlande, mort dans rUc d'I'jna (5ïi-rj97j. Descendant de la race royale des O'Neil, Colomba, nommé aussi Colombkill, embrassa do bonne heure la vie monastique, et fonda en Irlande de nombreux monastères, dont les plus célèbres furent ceux do Durrow et de Derry, origine do la ville de Londonderry. Il quitta sa patrie pour porter l'évangile aux Pietés,
?u'il convertit, et érigea dans l'Ile d'Iona un monastère amcux, qui exerça pendant deux siècles une grande influence sur l'Irlande et la Calédonie. D'après le vénérable Bède, les abbés d'Iona, quoique simples prêtres, par une dérogation singuli<.-re au droit commun, oxcrçaiont une véritable juridiction sur les évêques d'Ecosse. Dans ce monastère était conservée la pierre du Destin, aujourd'hui transportée àWcstminstcr, sur laquelle les rois d'Ecosse recevaient l'onction royale. La vio do saint Colomba a été écrite, à la fin du vi* siècle, par l'abbé Adamao, un de ses SQCcessours. — F6to le 9 juin.
Colombage.
COLOMBAGE {lon-baj') n. m. Système de charpente en forme de pan de bois dont les vides'sont remplis do plâtre ou do briques et qui constitue une cloison. iiiRangde colonnes» dans une muraille.
COLOMBAIRE {Icn-bèr) ou COLUM- BARIUM [lon,ri-om') n.m. Antiq.rom.
Caveau mortuaire. V. columbarium.
— Fig. Amas inutile : La bibliothèque d'un homme qui ïie s'en sei't pas est un COLOMBAIRE de livi'es. (L'Hôte.)
COLOMBAIRE {lon-bèr') ou COLUM- BARIUM {Ion, ri-om') n. m. Genre de mollusques gastéropodes cténobranchcs, famille des conidés, tribu des pleurotominés, comprenant des formes à coquille en fuseau , carénées et épineuses. (Les colombaires habitent l'océan Indien et le Pacifique. Leur nom rappelle leur disposition en toit pointu de pigeonnier.)
COLOMBAIRE {lo77i-bèr' — du lat. cohimba, colombe) adj. Miner. Se dit des grains d'une roche quand ils sont de la grosseur d'un œuf de pigeon.
— Ornith. Qui a rapport aux pigeons.
COLOMBAN (saint), né en Irlande, mort à Bobbio
(Italie). Il entra, dès l'âge de quinze ans, au couvent de Bangor, où trois mille moines s'adonnaient à la vie religieuse. En 590, il passa en Gaule et, avec la permission du roi Gontran, fonda le monastère de Luxeuil, qui donna naissance aux célèbres couvents de Remireront, Jumiè^es, Saint-Omer, Fontaines, etc. Dans la règle qu'il écrivit pour ses disciples, saint Colomban chercha à unir les pratiques d'une piété fervente aux macérations les plus rigoureuses. Il exerça un grand ascendant sur le roi Théodebert, et ne craignit pas de faire des réprimandes méritées au roi Thierry. Celui-ci, excité par sa mère Brunehaut, et prenant pour prétexte l'attachement, peutêtre exagéré, de Colomban pour les usages liturgiques de l'Irlande, l'arracha de force à son monastère et l'envoya captif à Nantes. C'est de là que Colomban partit pour aller porter l'évangile aux Alamans encore païens, qui habitaient près des lacs de Zurich et de Constance. Enfin, se séparant de saint Gall, son disciple le plus cher, Colomban se rendit au nord de l'Italie, dans les Etats d'Agilulf, roi des Lombards ariens. Il y éleva le monastère de Bobbio, dont il fit un centre actif de prédication orthodoxe et de travail intellectuel- — Fête le 21 novembre.
GOLOMBAR (du lat. columba, pigeon) n. m. Nom ancien des pigeons du genre treron. V. ce mot.
COLOMBARD n. m. Vitic. V. COLOMBAUD.
GOLOMBAT {lon-ba) n. m. Nom que portaient, en librairie, des alnianachs de petit format et qui tiraient leur qualification du nom du libraire Colombat, leur éditeur.
COLOMBAT (Marc), médecin français, né à Vienne (Isère) en 1797, mort en 1851. Il s'occupa des organes de la voix et de la guérison du bégayement. Il créa Ta méthode orthophonique et fonda à Paris, en 1829, un Institut orthophonique. Il a laissé de nombreux mémoires et d'importants ouvrages, parmi lesquels : l'Orthophonie ou le BégayementettoiLs les vices de la parole {\S29) ; Traité médico-chirurgical des maladies des organes vocaux (1834) ; Dictionnaire historique et iconographique de toutes les opérations et des instruments, bandages et appareils de la chirurgie ancienne et moderne (1836) ; "Sur l'origine psychologique et physiologique de la parole et des sons articulés (1840).
COLOMBAT (Emile), fils du précédent, né à Paris en 1839, mort à Vanves en 1891. Continuateur do l'œuvre do son père, il fut, en 1867, chargé d'un cours d'orthophonie à l'usage des bègues, annexé à l'Institution nationale dos sourds-muets, et, en 1871, pourvu au Conservatoire do muusique, d'une chaire d'orthophonie. On a de lui : Eléments d'orlhophonie{lS6&):, De lasoctabilité dessourds-nwets (ISl-i) ; De la musique dans ses rapports avec la sajité publique {IS13) ; Méthode rationnelle d'articulation à l'usage des iristitutions de sou}-ds-muets (1875).
COLOMBATE n. m. Chim. Syn. de tantalate.
GOLOMBAUD {lon-bo) ou COLOMBARD {Ion-bar') n. m. Variété de cépage que l'on cultive en Provence, à cause de sa grande vigueur et de la résistance qu'il ottre aux attaques du phylloxéra.
(Ses fruits sont blancs, gros et sphériques, à peau fine ; ils mûrissent tardivement.) iiOn écrit
aussi COLOMBEAU.
COLOMBE ( lonb' — \a.t.columba)a.{.OrniÛï.
Nom poétique du pigeon, et plus particulièrement des variétés blanches. (V. pigeon.) Il Colomlie d'Italie, Variété de pigeon qui vit à l'état sauvage, ii Colombe du Portugal, Colombe de la Chine, Espèces de tourterelles, il Colombe du Groenland, Nom vulgaire d'un guillemot.
— Fig. Jeune fille pureetcandide. Il Par plaisant.. Femme ou fille quelconque en général, et spécialement Femmo légère.
— Blas. V. la partie encycl.
— Liturg. Colombe eucharistique. Sorte de vase en forme de colombe dans lequel, pendant les premiers siècles du christianisme, on gardait l'eucharistie pour les malades.
— Techn. Colonne. (Vx.) Il Solive posée à plomb, afin d'exécuter le travail appelé
Colombe.
colombage ». il Sorte do grande varlope renversée, ù. l'usage des emballeurs et des tonneliers.
— Loc. PROV. : Craignez la colère de la colombe, N'irritez pas une personne d'un naturel doux, car son
n'argent à uoe columbe de sinople.
Colombe d'emballeur.
emportement peut Ctre terrible. (Dans co proverbe, quol- (Mics autours ont pris le mot colombe comme synonyme de femme. Virgile a dit : Notumque furens quid fœminapossit, » On sait ce dont est capable une femme en fureur ; " ot l'Ecclcsiaste : Non est ira super iram mulieris, « Il n'y a pas do colère au-dessus de la colère do la femme. ")
— Allus. hist. : La colombe apportant le ramieau d'olivier, Allusion à l'épisode du déluge où Noé, l'arche étant arrêtée sur les montagnes d'Ararat, lâche d'abord un corbeau, qui no revient pas, puis une colombe, qui repporte dans son bec UD rameau d olivier vert. La colombe, avec son rameau d'olivier, est devenue le symbole do la paix, de la réconciliation. On dit aussi, quelquefois, d'une personne impatiemment attendue: «Vous arrivez comme lacolombe de l'arche.»
— Enctcl. Blas. Comme pièce héraldique, la colombe est représentée de profil. Quand elle est de sable, elle est une tourterelle.
— Iconogr. La colombe, par la douceur de ses mœurs, la blancheur de son plumage, a attiré l'attention et comme ta sympathie de tous les peuples, qui lui ont lait jouer un rôle important dans leurs fables et dans leurs symboles.
Des colombes nourrirent Jupiter; des colombes rcndaientdesoraclesàDodone et en Libye; la colombe était l'oiseau favori de Vénus, et elle figure souvent dans les compositions relatives à cette déesse. Deux colombes qui se becquètent sont un symbole de l'amour. La colombe a été aussi regardée conîme un emblème de la douceur. Dans l'Ecriture, la colombe figure l'innocence et la simplicité; les femmes juives l'off'raipnt à Dieu après leurs couches, etc. ; mais c'est surtout dans l'art chrétien que le rôle symbolique de cet oiseau est des plus marqués. Les plus anciennes images de saint Grégoire le Grand le font voir avec une colombe sur la tête ou sur l'épaule ; c'est co qu'on appelle la colombe inspiratrice. C'est aussi comme symbole de l'Esprit-Saint, et conformément à un antique usage commun à tous les baptistères, qu'une colombe d'or fut suspendue dans la basilique de Reims au baptême de Clovis. Cette représentation du Saint-Esprit sous forme de colombe remonte à uno époque très éloignée. Aussi la colombe rayonnante est-elle la figure sous laquelle les artistes ont représenté le plus souvent la troisième personne de la Trinité.
Quelquefois, la colombe a été prise comme symbole de Jésus-Christ lui-même. Des colombes, au nombre do six ou sept, représentent les dons du Saint-Esprit. Douze colombes placées au-dessus d'une croix désignent les douze apôtres. Les colombes sur la croix signifient encore, suivant saint Paulin, que le royaume de Dieu est ouvert aux simples. Des colombes se désaltérant dans une fontaine figurent les fidèles régénérés par l'eau du baptême, sur une mosaï(|ue du v* siècle découverte à Ravenne. Sur le fameux sarcophage de Saint-Ambroise, à Milan, deux colombes buvantdansun calice désignent le sacrement de l'eucharistie. La colombe est prise encore, dans l'art chrétien primitif, pour symbole du martyre, de la résurrection, de la fidélité conjugale, do la paix donnée à l'âme fidèle, de l'ascension du Christ, de la virginité de Marie et enfin de l'Eglise.
— Liturg. Dans les premiers siècles, les colombes eucharistiques étaient suspendues par une chaîne au ciborium, au-dessus de l'autel. A l'origine, ces colombes étaient fabriquées en or ; par la suite, on en fit en argent, en cuivre doré otémaillé. Dans les églises d'Italie, la colombe eucharistique était ordinairement enfermée dans une tour d'argent ; quelquefois, aussi, elle était abritée sous un petit pavillon ou tabernacle, auquel on donnait le nom de perisiei'ium.
— Syn. Colombe, pigeon. Pigeon est le mot vulgaire ; il s'emploie toujours quand on parle des circonstances usuelles où l'oiseau dont il s'agit se présente à nos yeux, où nous en faisons usage. Colombe est un mot plus relevé; il s'emploie quand on parle le langage de l'antiquité ou de l'Ecriture sainte et dans les comparaisons morales ; on dit : la simplicité de la colombe; le Saint-Esprit apparut sous la forme d'une colombe.
Colombe (ordre de la), ordre religieux militaire institué par Jean I", roi do Castillo, ou par son fils Henri III (fin du XIV* s.). II était placé sous l'invocation du Saint- Esprit et disparut à la mort de Henri III (1406).
Colombe d'Anacréon (la), gracieuse légende qui prête à une colombe, appartenant au poète, le rôle de messagère d'amour. — Cette légende doit son origine à une pièce de vers, qui est comprise dans le recueil des odes anacréontiques et qui est intitulée la Colombe et le Passant, C'est un dialogue. Un passant aperçoit une colombe qui voltige dans l'air, portant une lettre dans son bec. Cette lettre est un message d'amour que le poète envoie à son favori, le jeune Bathylle. Cette pièce a été traduite en vers français par Voltaire, Lebrun, Millevoyo, etc.
Colombes de Furietti (les), mosaïque antiaue, au musée duCapitolo (Rome). Elle fut découverte à la villa Adriana, par le cardinal Furietti, qui en a donné une description dans son livre De musivis. Elle représente ciuatre colombes perchées sur lo bord d'un bassin : l'une û'elles se penche pour boire, et sa tête se reflète dans l'eau. On croit, d'après un passage de Pline, que cette mosaï(|uo est l'œuvre d'un artiste nommé Sosus ou Sosas, qui 1 aurait faite pour le temple de Pergame. L'exécution est d'un fini merveilleux et la couleur d'une exquise délicatesse.
Colombe (la), opéra-comique en deux actes, paroles de Michel Carré et Jules Barbier, musique de Charles Gounod, représenté sur le Théâtre do la conversation de Bade, en 18G0, et plus tard, à l'Opéra-Comique, le 7 juin 1866. Le sujet est tiré d'un conte de La Fontaine, le I^aucon. La partition gracieuse et élégante, manque de personnalité et de chaleur. On y rencontre quelques jolies pages, toiles que la romance d'Horace, le petit trio et le finale du premier acte, et, au second, l'air de Sylvie et le duo d'Horace et du petit valet.
Colombe, petite constellation de l'hémisphèro austral. La constollation de la Colombe comprend uno étoile double, étoilo 3823 du catalogue d'Herschel. Formé par deux étoiles do 8" grandeur, ce couple est probablement un système orbital.
Colombe (sainte), vierge et martyre, mise à mort à Sons, sous Aurôlion, vers 273. Anciennement, elle éiaïf . à Paris, l'objet d'un culte particulier. — Fête lo 31 décembre.
Colombe (sainlo), martyre, néo à Cordouo, martyrisf^o par ïvH iMaiiros eu 853. Soa corps, joté dans lo (îuaifuUiuivir, fut roirouvé par ios chrétiens. — F6to lo 17 soptoinbro.
Colombe (Michel), sculpteur français. V. Colomb.
COLOMBEAU [lon-bo — dimin. do colombe) n. ni. Ornith. Petit pif^ouii. (Vieux.)
Voyez les passereaux
Qui dtiuièiicnt l'amour, voyez les colomheaux. Ronsard.
— Vitic. V. COLOMBAUD.
COLOMBEL, ELLE {lon-bèl') adj. Qui a rapport à la colornho, 4ui tient de la colombe : simplicité coLOMnKLLE. (Vii-ux.)
COLOMBELLAIRE OU COLUMBELLARIA {lun-b^l') n. f. GenrtMlemullus<[uosgaslèropoUos,voisiudescolonihollinos.
COLOMBELLE {lon-bèl') n. f. Genre do mollusques, type de la laniillo (les coltmibellidés, comprenant des animaux marins à grand pied arqué ou tronqué en avant, pointu en arriére, à tôte triangulaire; ù. coquille ovale, couverte d'uu épidorme, à bouclio étroite et longue. On connaît trois cents espèces de colombelles {columhella), répandues surtout dans les régions tropicales. Citons la columhella ?nercatovia (Antilles), bariolée do brun et de jaune rosàtre.
COLOMBELLE {lon-bèl') n. f. Petite colombe, au prop. et au tiu'.
COLOMBELLIDÉS ou COLUMBELLIDÉS D. m. pi. V. co- LUMHKI.IJUKS.
COLOMBELLINE OU COLUMBELLINA {lon-hèl') n. f. Genre de mollusques gastéropodes, type de. la famille dos colombellinidés^ comprenant des coquilles ovales, épaisses, strombiformes, fossiles dans les terrains crétacés. ( Dans le genre voisin , colombellairet la coquille est ovale oblonguo. et la bouche n'est pas nexueuse.)
COLOMBELLINIDÉS {lonbei) n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes cténobranches , comprenant des coquilles solides, rugueuses, ordinairement treilltssées, réparties dans les genres co/o»ihellinef colombellaire, zittélie, pétersie. — Un colombelli-
NIDÉ.
, , , . Cûlombelline.
Colombes, comm. du départcm. de la Seine, cant. de Courbevoie, arrond. et à 4 kilom. de Saint-Denis, près de la rive gauche do la Seine; 16.798 hab. Ch. de f. Ouest. Raffineries d'huiles et d'essences minérales; imprimeries; fabriques de métiers. Vinaigreries. Eglise, en partie du xn* siècle.
Champ de courses.
GOLOMBETTE {lon-bèt') n. f.
Variété d'agaric. (Son nom scientifique est agaricus columbetta.)