V. LIMONAGK
COLMATE fital. colmata, chaussée ; do colmare, combler) n. f. Tfîrrement; résultat du colmatage : Le temps nécessaire pour former une colmate est de deux ou trois années. (LaBtoyrio.)
COLMATER (rad. colmate) v. a. Exhausser et fertiliser artiflcioUcmont les terrains oas ou stériles, au moyen des
Armes de Colmar.
dépôts vaseux formés par les eaux dos fleuves ou dos mers : Le terj'ain à colmater doit être entouré de dignes.
COLME (canal de la), canal franco-belge, qui part do l'Aa, près de Watten (Nord), passe à Bergues, pour se rattacher, à Furnes (Flandre occid.), au canal de Dunkerquo àOstende, après un parcours total de 49 kil. 500. Accessible aux bateaux do 100 à 150 tonnes, il présente six écluses.
COLMELLE {mèl') n. f. Nom vulgaire de l'agaric élevé.
GOLMENAR, ville d'Espagne (Andalousie [prov. de Malaxa]) ; 4.725 hab. Commerce de fruits, vins, liqueurs, céréales. Ch.-l. d'un district peuplé de 26.238 hab.
GOLMENAR-DE-OREJA, bourg d'Espagne (Nouvelle- Castille [pruv. de Madrid]), près d'un affluent du Tage ; 5.700 hab. Carrières, moulins, poteries de terre. Vignoble.
GOLMENAR-VIEJO, ville d'Espagne (Nouvelle-Castille [prov. de Madrid]), près du Manzanarès ; 4.830 hab. Mines, tuileries, moulins, tissages. Elevage de taureaux de course. — Le district est peuplé de 21.358 hab.
CoLMÉRY, comm. de la Nièvre, arrond. et à 28 kilom. de Cosne ; 1.250 hab. Mines de fer.
GOLNE (la Colunio des Romains), ville d'Angleterre (comté de Lancastre), sur le Henburn, affluent du Coldcr et le canal de Leeds à Liverpool ; 11.970 hab. Fabrication de tissus de coton, qui a remplacé celle des lainages. Aux environs, exploitations de houille, ardoises et pierres à chaux. Belle église, halle aux draps monumentale, Colne ayant été un grand centre de lainages au xiv* siècle.
GOLNET DU Ravel (Charles-Josoph-Maximilien diî), journaliste et écrivain français, né à Mondrepurs, en Picardie, en 1768, mort à Paris en 1832. Fils d'un garde du corps de Louis XVI, il entra à l'Ecole militaire do Paris, puis, se détournant do la carrière des armes, prit le petit collet, et, sans être ordonné prêtre, eut le titre dabbé. Retiré à Chauny, chez un apothicaire, il échapjja aux orages de la Révolution, et vint s'établir libraire à Paris, en 1797. 11 écrivit d'abord diverses satires contre l'Institut, qui venait d'être créé, et commença, en 1800, sa carrière de journaliste dans une feuille dont il était seul rédacteur, intitulée : « Mémoires secrets de la république des lettres ou Journal de l'opposition littéraire. » Sa meilleure œuvre est un petit poème badin en quatre chants : l'Art de dîner en ville, à l'usage des ge7is de lettres (1810), suivi d'un appendice en prose intitulé : Biographie des auteurs morts de faim. Ses meilleurs articles ont été recueillis sous le titre de l'Ermite du faubourg Saint- Germain (1825), et l'Ermite de Belleville (1833).
GOL-NU n. m. Nom vulgaire d'une variété de corbeau. Il PL Des cols-nus.
COLO n. m. Fam. Abréviation du mot " colonel », dans le langage des soldats.
COLOBANTHE n. f. Genre de caryophylléos-alsinéos, renfermant des herbes quelquefois un peu charnues, des montagnes de l'Amérique méridionale, de la Nouvelle-Zélande et des régions antarctiques.
COLOBE (du gr. kolobos, tronqué) n. m.
Antiq. Tunique sans manches ou à manches très courtes, que portaient les Romains de la république, et qui, adoptée par les évoques et les moines, est devenue la dalmatique.
— Encycl. Le colobe fut aussi porté au moyen âge. On doit le considérer comme un vêtement de coupe ronde, à l'instar de la cloche de la même éjjoque. Il était fait aussi comme une blouse sans manches. On mentionne fréquemment, au xiV^ siècle, des colobes de toile,
COLOBE n. m. Genre de mammifères primates, famille des semnopithécidés, comprenant des singes de formes svcltes, dépourvus de pouce aux membres antérieurs, ot liabitant l'Afrique centrale et moyenne.
— Encycl. Les colobes ont la queue très longue, le dos souvent muni de longs poils retombant des deux côtés comme un manteau. On en connaît douze espèces, que l'on peut répartir suivant leiu coloration en trois groupes 1° pelage noir et blanc : le colobus Guereza. que l'on ren contre de l'Abyssinie au Ki limandjaro et au Congo; le colobus Satajias , complètement noir, côte occidentale (Fernando-Po), et trois autres espèces; 2» pelage roux, cinq espèces, exemple : le colobus Kierki (Zanzibar); 3° pelage brun, deux espèces : le colobus verrus (Guinée); lo colobus rufomitratus (Afrique orientale allem.).
COLOBION n. m. Bot. Syn. de léontodon.
COLOBICUS (k7iss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des colydiidés, comprenant des formes petites, plates, cales, vivant sous les écorces, dans les champignons. (On connaît six espèces do colobicus : une d'Europe, les autres des Indes et de Malaisie. Le colobicus margînatus, brun roux, so trouve en France.)
COLOBOGASTER (stèr'} n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornns, famille des bunrestidés, comprenant dos buprestes voisins dos chrysobotnrys, d'assez grande taille, et dont les élytres sont souvent chargés do fossettes. (On connaît do ces beaux insectes aux couleurs métalliques, plus de quarante espèces propres aux régions chaudos do rAmériquo du Sud, du Brésil, de la Bolivie.)
COLOBOME fdu gr. kolobôma, mutilation) n. m. Vice do conformation de l'œil, consistant on une fissure de cet organe, it On dit aussi coLonoMA.
— Encycl. Lo colobome est une difll'ormité congénitale, caractérisée par uno séparation plus ou moins complote
Colobe.
Colobe.
des deux moitiés de l'œil. Elle peut afl'ecter la paupière supérieure, la choroïde, l'iris, le cristallin et même la rétine et le nerf optique. Cette atTection est une conséquence d'un arrêt de développement dans les tissus du fœtus. Elle coïncide souvent avec le spina-bifida, l'hypospadias, le bec-de-lièvre, etc.
Le colobome borné à l'iris ou même à la choroïde n'empêche pas la vision ; mais il rend difficile l'accommodation de l'œil. On peut, dans quelques cas, remédiera ce vice de conformation par l'emploi de verres sténopéiques. Le colobome des paupières peut être réparé par une petite opération consistant dans la suture, après avivement, des bords de la fente.
COLOBOPSIS (psiss) n. f. Genre d'insectes hyménoptères porto-aigui!lon, famille des formicidés, comprenant des fourmis de taille petite ou moyenne, allongées, remarquables par les formes différentes qu'affectent leurs ouvrières, dont certaines, plus grandes, à forte tête, font office de combattants. [Les oolobopsis habitent surtout la région iiido-malaise et l'Australie. On eu connaît quinze espèces; la seule européenne {colobopsis truncata) est de la région méditerranéenne; elle est brune et rougeâtre, et établit ses nids dans le tronc des arbres.]
COLOBOPTÈRE OU COLOBOPTERUS {pté-russ) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des aphodiidés, qui n'est, à vrai dire, qu'un sous-genre d'aphodius, comprenant ceux qui ont les élytres très plats, arrondis, tronqués à leur extrémité, laissant l'e-xtromite abdominable à découvert. [L'espèce^ type [colobopterus crraticus) est un aphodius brun foncé, avec les élytres jaunâtres très commun en France.]
COLOBORHOMBUS {ron-buss) n. m.
Genre d'insectes coléoptères longicornes , famille des cérambycidés, comprenant des capricornes indiens à élytres très courts et à pattes postérieures très longues. (L espèce type du genre, coloborhombus hemijjterus, habite la Malaisie, rindo-Chine et la Chine.)
COLOBOTHEA {té-a) n. f. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des sapordinés, caractérisé par le front haut et étroit, les élytres dilatés et anguleux aux épaules. [Les colobothea comptent soixante-dix espèces de taille moyenne, réparties de la Plataau Brésil. Ex. : laco/oôo^/ieaemar^maf a (Amazones).]
GoLOBRARO, comm. d'Italie (Basilicate [prov. de Potcnza]) ; 2.'î00 hab.
COLOCASE ou COLOCASIA n. f. Genre d'aroïdées-ca!adiées, renfermant des plantes herbacées, à rhizome tubéreux ou caulescent, à inflorescence odorante ; toutes originaires de rindo.
— Encycl. La colocasiaantiquor«m, avec ses variétés, se trouve sous les tropi- ^ ^^
ques, surtout ^■^^R^^^^^HEk^^^'^^^^^^'^
dans les iles de rOcéanie , sous le nom de taro, et forme principalem-^ntlanourriture des indigène s de ces régions.
COLOCASIE Colocase.
{zî) ou COLOCA- SIA (îi) n. f. Entom. Genre d'insectes lépidoptères, dont le synonyme plus usité est demar.
COLOGASIÉES ou COLOCASINÉES n. f. pi. Tribu d'aroïdées, à baies distinctes, à graines albuminées et striées. — Une coLOCASiÉR ou colocasinéb.
COLOCATAIRE {ter' — du préf. co, et de locataire) n. m. Celui qui est locataire avec d'autres dans la même maison.
COLOCHIRE [kir') ou COLOCHIRUS {ki-russ) n. m. Genre d'holothuries de l'ordre dos pédates, famille des dondrochirotidés, comprenant des formes munies de dix tentacules et ayant sur le dos seulement des papilles ambulacraires. (L espèce type du genre*, colochirus doliolum, habite les mers du cap de Bonne-Espérance.)
COLOCIRIUM {ri-om') n. m. Sorte de peinture employée pour peindre les murs à l'intérieur.
COLOCOLO (nom indien) n. m Espèce de chat propre à l'Amérique du Sud et dont l'habitat exact n'est pas mieux connu que la vie.
— Encycl. Le colocolo {felis rolocolo ou Jacobifn) est de petite taille, plus petit que le chat domestique, gris clair en dessus,avec des bandos interrompues, disposéesenlarge sur le dos, le veutro blanc, la queue grise régulièrement annelôo de noir depuis la racine jusqu'au bout. On no connaît qu'un seul
individu de cette espèce, c'est le felis Jacobita, qui appartient au musée de Milan, ot peut-être est-il d'une espèce différente do colle décrite jadis par Molina, comme habitant la Guyane et le Brésil, et aussi la Bolivie ot le Chili,
GOLOCOTRONIS (Theodoros), général grec, né à Carytèno (Arcadio)en 1770, mort à Athènes en 1843. Fils d'un chef do clophtes redouté, Constantin Colocotronis, proscrit par les Turcs depuis 1806, il accourut en Moréo dès les débuts do la révolution grecque (I82i). D'une bravoure folle, d'une stature athlétique, il enthousiasma les clophtes et remporta avec eux des succès signalés sur les Turcs, notamment à Tripolitza, à Nauplie, à Corinthe, à Patras, ù Argos. Il fut nommé commandant on chef (1823) et vice-
ColoLOtrouîi.
pr6siilont(Iu ("oiisoil executif (1825). Copondant, lo Rouvoruomont, in((uiétô par sos turUuloucos, dut dôpôcder dos troupes coiitro lui ot l'onformor au monastère d'Ydra (févr. 1825). On dut bioutôt l'on rotiror pour l'opposor à Ibrahim-paona, qui ravageait la Moréo. Colocotronis fut pou heureux dans sos opérations contre lo cônéral turc. Il imposa Capo d Istria à la prôsidonco (1827). Il fut ensuite nommé mombro du Conseil do
fouvernemont institué aprôs assassinat do Capo d'Istria (I8;ii). Il combattit avec passion l'influonco russe, se montra un détracteur amer du nouvel ordre dos choses, et songea à prendre les armes pour le changer. Condamné à mort le 26 mai 1834, sous le chef de haute trahison, il vit sa peine commuée on oello do dix années do réclusion.
Othon I", on montant sur le trône (l" juin 1835), le gracia, le nomma général et conseiller d'Etat. Depuis lors, Colocotronis se tint tranfjuille et consacra ses loisirs à la composition d'une Histoire de la Grèce contemporaine.
— BiBLioGR. : Constantin Colocotronis, Vie de Colocoironii (Athènes, 1851).
COLOCYNTHÉINE n. f. Produit de décomposition de la colocynthino, quand on la chautfo avec do l'eau et de l'acide suli'urique.
COLOCYNTHINE n. f. Principe résinoïde amer, que l'on a extrait do la coloquinte.
COLOCYNTHIS {tiss) n. f. Bot. Nom scientifique de la coloquinte.
CoLŒNA. Myth. gr. Surnom d'Artémis, qui avait un temple sur les bords du lac Coloé, en Asie Mineure.
COLŒNIS. Myth. gr. Surnom d'Artémis en Attique; tiré du nom de Colœnos, tîls d'Hermès et roi légendaire de l'Attique, qui construisit un temple d'Artémis à Myrrhinuute.
COLOGANIE [ni) n. f. Genre do lègumineuses-papilionacées-phaséolécs, renfermant des herbes volubiles à feuilles pennées, originaires de l'Amérique tropicale ot centrale.
COLOGARITHME n. m. Alg. V. LOGARITHME.
GOLOGNA Veneta, ville d'Italie (Vénétie [prov. do VéroneJ ), sur lAgno ; 7.800 hab. Elève ae vers à soie. Ville renommée pour ses excellentes pâtes d'amandes.
Cologne, en allem. KÔLN ou CÔLN, ville d'Allemagne (Prusse), ancienne capitale de la Prusse-Rhénane, sur lo Rhin ; 313.500 hab.
— Enctcl. Hist. etgéogr. Ancienne colonie romaine de vétérans (Co/oni'a Claudia AugitstinaAgrippinensium), cette ville est une des plus importantes de l'Allemagne, par sa population et son commerce. Elle est, en môme temps, une cité pittoresque par ses monuments et les souvenirs qu'ils éveillent ; c'est un port fluvial et un centre d'échanges, uno place forte de premier oràre.
La cathédrale de Cologne domine toute la ville do sa masse harmonieuse et élégante. Les cinq nefs ot l'abside, qui datent de 1322. sont couronnées par une flèche de 140 métrés de haut et qui a été terminée seulement en 1880. Non loin de cette basilique, célèbre dans le monde entier, s'élèvent l'église romane do Saint- Martin, la svelto église do Sainte-Mario au Capitolo, uno des plus vieilles du monde (1049); l'hôtel do villo du xni* siècle, et un monument aujourd'nui désatfectÔ, mais qui est un bijou do l'architecture du xv" siècle, lo (iiirzenich.
Au moyen âge, alors que les habitants étaient assez riches pour construire do tels monuments ot pour rivaliser do luxe avec les bourgeois do Gand ou ceux do Florence (richo comme un drapier do Cologne était un dicton courant), Cologne était lo centre commercial le plus importantde l'Allemagne.
La guildo do Cologne était rononiméo do Hambourg à Anvers ot de Brème à Marseille.
Après uno décadence do plusieurs siècles duo aux guerres religieuses, à la découverte de l'Amériauo, qui détourna do Venise et do l'Orient les marchandi.sos du nord, Cologne a reconquis, dans ios dernières années, uno partie do sa suprématie. Sos produits industriels (faïoncorios, filatures, ateliers do machines, eau de Cologne) s'expédient vers lo nord par le Rhin navigable; do nombreux bateaux accèdent chaque anncn au port do Cologne.
D'autre part, deux lignes maîtresses do chemin do for so croisent on garo de Cologne ot passent toutes doux sur un puut fixe accostiiblo à la fuis aux volrs ferrées, aux voitures et aux piétons, pendant quo te pont do bateaux (pii unit, parallèlemont â celui-ci, les doux rives du Rliin, n'a plus qu'un iatérêt historique.
Enfin, Cologne est, avec Mayonce et Coblonz, uno t^to de dôfonso de l'AliomaL'no vers l'ouest. Elle est protégée par doH remparts qui s étendent ù. 5 kilomètres do la villo
COLOCYNTHKINE — COLOMB
ot qui s'appuient sur douze forts. Dans ce pônmetro est comprise la petite villo industrielle do Doutz, (pli so trouve en laoe de Cologne. — Le cercle de Cologne a 3.077 kilom. carr., et 827.074 hab.
— B.-arts. A la villo de Cologne so rattache uno des
Armea de Coli'"ne,
COLOGN E
Echelle
1. Cathédrale; 2. Ei^lise des Apôtres; 3. Eglise Saint-Géréon ; i. Théâire Flora ; 5. Muséum ; 6. llôtel de ville ; 7. Théâtre municipal ; 8. Gare centrale.
plus anciennes écoles de peinture de l'Allemagne, caractérisée par ses tendances mystiques. Les artistes de Cologne se rendirent célèbres dans l'orfèvrerie et la miniature, dès l'époque de Charlemagne. Au xiv* siècle, apparaissent de charmantes peintures sur fond or : lo premier grand nom est celui de Wilhem von Herle, mort en 1378. Au xv" siècle, Stephan Lochener (mort en 1452) clôt l'histoire de cette école, dont l'originalité est dès lors effacée par l'imitation des peintres flamands. L'école de Cologne a laissé peu de noms, mais un certain nombre d'œuvres où les sujets religieux sont traités avec un idéalisme naïf, au milieu de paysages ou d'architectures d'un style primitif.
Golog^ne (conciles de). La ville de Cologne fut le siège de difi'érents congrès, conférences et conciles. Il faut citer surtout le concile de 1536, qui, pour répondre aux accusations des luthériens, édicta un grand nombre do canons, destinés à réformer la discipline.
Cologne (eau de). Eau spiritueuse célèbre, connue aussi sous lo nom d' " alcoolat de citron composé « , très employée comme article do parfumerie. — Son invention, ou, du moins, sa vogue, qui remonte au xviii* siècle est due ù, une famille do distillateurs d'origine italienne, les Farina, dont l'histoire n'est pas très bien connue. L'eau de Coloçno, du nom do la villo allemande où fut fondée cetto maison de commerce devenue célèbre, aofllcioHement fait son apparition en Franco, lors de l'Kxposition de 1855, importée par un Farina. (^Commercialement, il existe depuis cette époque de très nombreuses imitations do l'eau de Cologne véritable.}
Voici uno formule do l'eau do Cologne : ossonco do cédrat, 18 grammes ; do bergamote, 12 ; de citron, 12 ; do néroli, 4; do Portugal, 8; do verveine, 4; do menthe, 5; de romarin, 4 ; do thym, 4 ; alcool ù. 36 degrés, 500 grammes ; alcoolat do mélisse, 500; teinture do musc, 12. (On agite vivement le mélange, ot, après douze heures, on filtre jus- (ju'à co quo le liquldo soit tout â fait limpide.)
Coloërne (terre de). Comm. V. ocre.
Cologne, ch.-l. do cant. du Gers, arr. et ù 37 kil. do Lombcz, près du Sarampion, aft\. do la Gimono ; G2o hab. iCo fut d'abord uno bastille fondée en 1286 parOdon doTorrido ot Philippe lo Bel.) — Lo canton a 13 comm. et 4.577 h.
COLOGNO al Serlo, bourg d'Italie (Lombardio [prov. do liorgamo]), sur lo Serio; 3.100 hab. Riz, céréales, soie.
GOLOGNOLA ai GolU, comm. d'Italie (Véuétio [prov. de Vérone]), sur lo Progno, affluent do l'Adigo; 4.200 hab.
GoLOGNY, village do Suisse, canton ot sur lo lac de Genève ; (520 hab. Belle vue sur lo Jura, Ios Alpos ot lo mont Blanc. L'historien Jean Mullor habita co village, ot lord Byron y écrivit, on 1816, trois chants do Chiide JJfarold ot sa tragédie do Manfred.
COLOMA n. m. Variété do pomme d'hiver.
GOLOMA (don Carlos), général ot historien espagnol, né â Alicanto on 1573, mort on 1037. Il so distingua dans les campagnes contre les Provinces-Unies, ot fut comblé de dignités par Philippe III et Philippe IV. Il a laissé un récit estimé do la Guerre des I*ays-âas (1625).
Colomb (lagune de] ou baie de L'ALMiRANTE.baio
formée par la mer dos Antilles, sur la cote orientale do la ropnbli([uo do Cosialiica (Amérique contralo).
Colomb, Golumb ou Colombe (Michel), statuaire
français, né en 1431 ù Tours, murt eu Ï.M2. IjO nom do cet artiste était tombé dans l'oubli cpiand, on 1727, lo superbe tombeau do François II, dornior duc do Bretagne, ayant été ouvert, MoUior, magistrat nantais, qui présidait A la cérémonie, découvrit cotto inscription : Pur l'art et l'industrie de Michel Colomb, premier sculpteur de xon temps originaire de Cévêché de Léon. On a discuté la valeur do 00 texte, et il est acquis aujourd'hui cpio Colomb est né ù Tours, où il a vécu et travaillé pondant nuaranio ans. Kn 1467, Colomb était qualifié, dans uno piôoo officiello récemmoat découverte, ■ prince Ucb sculpteurs français ».
ChrisLoplit Colomb.
Le Louvro possède le Saint Georges de Colomb (autref* au château do Gaillon), ot son nom a été donné à une salle du musée do sculptures de la Renaissance. Son chef d'œuvra est le tombeau do François II, dans la cathédrale de Nantes, où il a été apporté, après avoir été enlevé de l'église dos Carmes. Colomb a produit un grand nombre d'ouvrages.
Colomb (Christophe), navigateur italien, autour de la découverte du nouveau monde, né vers 1436 ou 1441, un plus vraisemblablement vers 144G, dans l'Etat de Gênes (à Gônos ou à Savono, à Finale, àOuoglia; en tout cas, pas à Calvi de Corse), mort ù. Valladolid eu 1506. Son père, ISSU, dit-on, d'une famille ancienne do Plaisance, était cardcur de laine ou tisserand. Colomb se fit marin à l'âge de quatorze ans, acquit Ios connaissances nécessaires pour la pratique de la navigation, ot navigua d'abord pendant vingt-trois ans. Vers 1480, il épousa la fille du navigateur portugais Perestrello, qui laissa à son gendre pour héritage ses papiers, ses cartes, ses instruments et sos observations. Depuis quelques années déjà, Christophe Colomb était en relation avec l'astronomo florentin Paolo Toscanelli. Il exécuta alors un voyage dans les mers du nord et en Islande; plus tard, il fit un voyage en Guinée, ot c'est au retour de cetto expédition, vers 1483, que les notions prises par lui à des sources multiples formèrent un ensemble duquel résulta lo projet de voyage d'est en ouest , à travers l'océan Atlantique.
Colomb voulait arriver par cette route maritime nouvelle aux rivages orientaux de l'Asie, pays des épices, de l'or et des éléphants, c'està-dire l'Inde et la Chine. Il soumit son projet au roi de Portugal, Jean II, qui essaya de lui ravir la gloire du succès en envoyant secrètement, sur la route indiquée, un navire bientôt ramené à la côte par la tempête et l'effroi dos matelots. Il s'adressa enfin à l'Espagne, dont les souverains lui accordèrent, seulement après la paix de Grenade, les caravelles nécessaires pour accomplir son voyage (17 avr. 1492, à Santa-Fé).
Quelques mois plus tard, le 3 août 1492, Colomb partait de Paies avec la Santa-Maria, la Nina et la Pinta, touchait aux Canaries, puis se dirigeait vers l'ouest et le sud-ouest en dissimulant soigneusement à ses compagnons la réelle étendue du chemin parcouru chaque jour, et en luttant avec énergie contre le découragement des matelots. Après avoir traversé la mer des Sargasses ot découvert, grâce à l'observation attentive des boussoles, la variation magnétique, il arriva, dans la nuit du 11 au I2 octobre 1492, devant uno petite île de l'archipel des Bahama, Guanahani, qu'il appela San-Salvador.
Colomb, qui se croyait arrivé sur les côtes orientales de l'Asie, reconnut ensuite plusieurs autres îles du même archipel; puis il côtoya successivement uno partie des côtes do Cuba (qu'il pensa être le littoral de la Chine) et de Haïti, l'île espagnole (Hispaniola). Il no se borna
fias à prendre possession do ces terres, mais érigea sur 0 rivage d'Haiti uno forteresse, que durent garder jusqu'à son retour quelques Espagnols ; puis, après avoir longe le littoral d'Hispaniola jusqu'au cap Samana, lo 16 janvier 1493, Colomb prit la direction du retour et rentra dans lo port de Paies, sept mois ot demi après l'avoir quitté, le 15 mars 14ii3. Accueilli avec enthousiasme par la nation espagnole tout entière, comme par les souverains Ferdinand ot Isabelle, qui lui confirmèrent sos titres d'amiral ot do vico-roi ot tous les privilèges stipulés avant le départ, Colomb s'occupa immédiatement do préparer uno seconde expédition pour les pays qu'il appelait les Indes occidentales, no pensant pas qu'un continent existât au milieu do l'Océan, entre les rivages occidentaux do l'Europe ot orientaux do l'Asie. Cotto seconde expédition partit dès lo 23 septembre 1493; elle comptait dix-sept vaisseaux et uno foule do personnages dont Colomb ne parvint pas toujours à dompter les passions cupides. La Dominique, la Guadeloupe, Porto-Rico, la Jamaïque ot la côte sud-occidoutalo de Cuba furent explorées au cours de co voyage, qui dura près do trois ans (jusqu'en juin 1490,1 ; les Espagnols et les Indiens luttèrent plus dune fois à main armée. Déjà, d'ailleurs, malgré lesefi'ortsde Colomb, qui s'attira ainsi do violentes inimitiés, les Européens commençaient à maltraiter les indigènes; ils lo firent bien plus encore, au cours du troisième voyage dirigé par l'amiral sur les côtes du nouveau monde (1498). C'est pondant cotte expédition qiio Colomb longea lo continent américain au delta do rOréuoquo ot découvrit les îles do la Trinité, do Tabago ot de Grenade; l'arrivée do François do Bovadilla, qui destitua l'amiral, le mit aux fors à Saint-Dominguo même, puis lo renvoya on Esnagno en 1500, mit fin à ce troisième voyage; et, si Ferdinand et Isabelle désapprouvèrent cet indigne traitement envers un homme qui leur avait donné un monde, ils ne lui rendirent point son commandement, ot Colomb perdit tout crédit auprès d'eux,
A force do sollicitations, il obtint cependant, on 1502, lo commandement d'une nouvelle expédition, au cours de la- ([ucllo fut complétée la roconnaissanoo dos Antillos ot exploré lo littoral do l'Amériquo centrale, du Honduras au golfe do Darien. Quand il revint, eu I504, do ce voyage, qui ne fut, à bien dos points de vue, ((u'un long désastre, Colomb so trouva sans protection, par suite do la mort do la reine Isabello. Personne à la cour ne s'intéressant plus à lui, il sépuisa en vaines sollicitations auprès du roi Ferdinand, ot mourut pauvre ot délaissé, lo 20 mai 1506,
Il laissa deux fils : Diego et Ferdinand. Sos rostos, transportés ou 1530 à Saint-T>ominguo, auraient été, après IVxpulsion des blancs (1795), transférés à La Havane, d'où ils turent rapportés en Espagne ou 1899 ot déposés dans la cathédrale do Séville.
— An hiUitification de Cfirisloithc Colotnb. Uno instance on béatiliiation de Christophe Colomb u été introduite devant l:i l'uur de Kome en is7;i, par les soins do rarchcvtVpio do Bordeaux, Me Donnot ; mais les preuves apportées pour la validité d'un second mariage do Colomb (duquel serait u6