‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 117 sur 870 · OU · texte numérisé non relu

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10» Produis non classas, it*\n qu« lu noir d'aniline, lo cachou de Laval, les nolra Hiibstantir» ■oufn''ti.oto..., di^iit l'i^tude fera sans dnutft découvrir d« nouveaux iftoup**» chponioplioro».

COLORATEUR, TRIG£ adj. Se dit do ce oui produit la coloration surles tissus, les minéraux, les végétaux, les liquides

COLORATION (.ii-on) n. f. Action de donner de la couleur; éijit <riin corps coloré : Afi colobation des tissus. La coLoHATiuN des fruits par l'action du soleil.

— E.NCYci.. Coloration des bois. La coloration des bois consiste à donner aux bois, d'une manière artificielle, diverses couleurs. Trois méthodes sont en usage pour obtenir cotte coloration. La première consiste à donner aux bois, à l'aido d'une matière colorante, une teinture suporficiolle. La seconde, dite procédé chimique, donne aux bois une coloration superficielle en employant des matières colorantes proprement dites. Enfin, lo troisième modo de coloration est une véritable pénétration, une infiltration, dans toute la masse du bois, d'une matière colorante.

Coloration des pierres, des métaux. La coloration dos pierres s'obtient au moyen d'un procédé analogue à celui qu'on emploie pour la coloration des bois ; cette coloration n'est jamais que superficielle. Quant à celle des métaux, elle n'est obtenue, en général, que par l'application d'un colorant superficiel, épaisseur inappréciable, bien que résistant très bien à l'iufiuence des intempéries.

Coloration des liquides. La coloration artificielle des produits fabrifjués par l'industrie des parfumeurs, distillateurs, confiseurs, etc., constitue une nécessité commer- . ciale. Des règlements limitent et déterminent les matières colorantes que ces commerçants ont le droit d'employer à l'exclusion de toutes autres. Les principales de ces substances autorisées sont : la cochenille, les bois de teinture, le safran, le curcuma, les dissolutions alcooliques d'indigo et quelques couleurs d'aniline.

Coloration des tissus. V. teinture.

— Anton. Décoloration et incoloration.

CÔLORECTITE (ï'è^■' — de côlon, et rectum) n. f. Inflammation du côlon et du rectum.

COLOREMENT (man) n. Ta. w Colorement d'iaie ombre, de l'ombre. Manière d'ombrer conformément aux teintes indiquées par le modèle dont on se sert.

COLORER (lat. colorare; de color, couleur) v. a. Donner de la couleur, des. couleurs à : Le soleil colore le raisin. Colorer en vert. Colorer de bleu. \\ Constituer la couleur de : Vermillon qui C0I.OKE les joues.

— Fig. Parer, orner, embellir, animer : L'imagination des Arabes grossit et colore tout. (Lamart.) il Rendre spécieux, présenter sous un jour favorable : La calomnie cherche un peu de vraisemblance pour colorkr ses iioirceiirs. (Mirab.) n Donner de l'éclat à : La vivacité de l'imagination coLORK l'expression.

-- En T. de bot.. Se dit des feuilles qui ont une autre couleur que la couleur verte.

Se COlover, v. pr. Etre coloré, devenir coloré.

— Fig. Prendre de la vie, de l'animation.

— Syn. Colorer, colorier. Colorer désigne une action naturelle, un efiet qui se produit en quelque sorte de luimême, ou qui se manifeste uniformément dans toute la masse d'un corps : le soleil colore les fruits ; un sentiment de pudeur colore le visage d'une jeune fille. Colorier est un terme d'art qui suppose dos couleurs préparées à l'avance et que l'intervention raisonnée d'un artiste applique sur la surface d'un corps. Cependant, on ne dit pas colorier, mais colorer le verre, parce que le verre s'imprègne de la couleur dans toute sa masse, sans que cela produise aucun dessin ; mais on peut colorier un verre coloré,

— Anton. Décolorer.

COLORIAGE (ri-af) a. m. Art ou action de colorier; résultat de cette action : Le coloriage de planches, de cartes géographiques. \i On dit aussi enluminure.

— Fig. Action, art de donner do la couleur, de l'éclat : Walter Scott ne pouvait que tirer des exemplaires d'un inême type, variés par un coloriage plus ou moins vif. (Balz.)

COLORIER (du lat. color, oris, couleur. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous coloriions. Que vous coloriiez) v. a. Mettre des couleurs sur : Colorier des dessins. Syn. enluminer.

— Fig. Donner des couleurs à : Colorier son style.

— Syn. Colorier, colorer. V. colorer.

COLORIEUR aiij. m. Se dit, dans la fabrication dos étoffes, d'un rouleau qui applique les couleurs.

COLORIFIQUE (du lat. color, oris, couleur, otfacere, faire) adj . Qui donne, qui produit do la couleur ou des couleurs : Propriétés colokifiqces.

COLORIGÈNB (du lat. color, oris, couleur, et generare, engendrer) adj. Qui produit, qui fait naître une couleur.

GOLORIGRADE (du lat. color, oris, couleur, et gradus^ deyro) n. m. Instrument qui a été inventé par Arago, dans lo but do mesurer l'intensité colorante des matières colorées ou colorantes. Syn. de colokimètke.

GOLORIMÈTRG (du lat. color, oris, couleur, et du çr. métron, mètre) n. m. Appareil imaginé par Houton-Labitlardiôro, perfectionné successivement par Collardeau, Salloron, Dubosq, et servant à mesurer l'intensité do coloration d'un liquide vu par transparence.

— Encycl. Le calorimètre de Duboscq comprend un miroir A, destiné à. éclairer les doux liquides à comparer. Ces liquides sont contenus dans deux petits vases H, B ; doux cylindres de verre C, C, plongeant dans ces liquides, permettent, on s'enfoni;ant plus on moins, do faire varier l'épaisseur do la colonne liquide ; au-dessus des plongeurs, so trouvent deux parallélépipèdes do verre qui, après deux rélloxions, ramènent les deux faisceaux do façon qu'ils puissent être reçus dans une lunotto L. Pour faire utio observation, on enfonce plus ou moins les plongeurs, de façon  ra- /^ mener les deux moitiés du cliamp ' — <|u'on voit dans la lunotto à avoir Colorltn6tro. la même intensité; les échelles graduées soutenant les plongeurs donnent alors les hauteurs dos deux couches liquides doués d'un m^mo pouvoir d'absorption ; on en déduit la proportiou do mati6ro colorante que contient le liquide soumis à l'essai.

COLORIMÈTRIE {tr( — TuA.colorimètre) n. f. Partie do la pliysique industrielle, qui s'occupe do la mesuro do l'intensité de coloration des liquides.

COLORIMÉTRIQUE (rad. eotorim^tritt) adj. On! conrorno la [Miissunri» ooloraiito do corininos matières i Mt>thud«

COLOKlMlVmigUK.

COLORINE — COLPOSCELIS

COLORINE (rad. colorer) n. f. Nom donné à un extrait alcoolique de garance, qui est un mélange d'alizarme, de purpurine et de diverses impuretés, au nombre desquelles on remarque dos corps gras.

COLORIS {ri — de l'ital. colorito) n.m. Coloration naturelle, éclat des couleurs : Le colokis d'une prune, du teint. — Fig. Apparence spécieuse : t'ii coloris de candeur. (Gresset.) H En littér.. Eclat, vivacité de l'effet : Qu entend-on par le style, si ce n'est le coloris et le mouventenl des idées? (Ste-Beuve.) il En peint.. Manière d'employer les teintes, effet produit par la combinaison qu'on en fait, qualité d'une peinture au point de vue de leur emploi : Le coLOEis est la qualité essentielle du peintre qui aspire a rendre la rie et la réalité. (Renan.)

— Syn. Coloris, couleur. La coideur est une impression particulière que fait la lumière sur notre œil ; les couleurs sont plusieurs de ces impressions envisagées chacune en elle-même ; le coloris est l'effet qui résulte de l'ensemble et de l'assortiment des couleurs. Les tableaux du Titien exceUent par la beauté du coloris ; c'est un des peintres qui surent le mieux préparer et employer les couleurs.

— Anton. Pâleur.

— Enctcl. Peint. V. coloriste.

COLORISATION (si-on) n. f. Physiq. Manifestation d'une

couleur : La colorisation de la lumière par le prisme. (Inus.)

— Pharm. Cliangement de couleur survenant dans certaines substances, par l'effet de la nature ou celui de l'art.

— Techn. Action d'appliquer des couleurs par un procédé quelconque sur un corps : Colorisation électro-magnétique. Il Quand la colorisation s'opère sur le papier, on lui donne plus couramment le nom de coloriage ; quand cette application a lieu sur étoffe, on dit mieux coloration.

COLORISTE (rissf) n. Peint. Artiste qui excelle par le coloris, on qui cherche avant tout les effets de coloris ; Rubens est un des plus qrands coloristes.

— Personne qui colorie des cartes, des estampes, atc. Il On dit plus ordinairement enlumineur, edse.

— Fig et littér. Celui qui excelle à donner du brillant, de l'éclat à son style : Tliéophile Gautier est un excellent colobiste.

Adjectiv. : Ecole coloriste.

COLORNO, bourg d'Italie (Emilie [prov. de Parme]), sur la Parma ; 7.065 hab. Ancien château ducal.

COLOSIMI, comm. d'Italie (Calabre [prov. de Cosenza]); 2.500 hab.

COLOSSAL, ALE, AUX (rad. colosse) adj. Qui a des dimensions considérables : Statue colossale.

Fig. ; Réputation colossale.

— Fam. Ridiculement exagéré : Prétention colossale. Le colossal, n. m. Ce qui est colossal : Le colossal est

aussi loin du grand que le joli est loin du Aeau. (L. VeuUlot.)

— Anton. Microscopique.

COLOSSALEMENT adv. D'une manière colossale. COLOSSE liât, colossus; gr. kolossos) n. m. Statue d'une

hauteur extraordinaire : Le colosse de Rhodes.

— Par ext. Homme, animal ou objet extraordinairement grand : L'éléphant est le colosse de la création.

Fig. Homme ou être personnifié ; personnage considérable"; J'ai du regret de voir Tite-Lire jeter ses fleurs sur ces énormes colosses de l'antiquité. (Montesq.) Il Le Colosse du Nord. S'est dit longtemps pour l'Empereur de Russie, pour l'Empire russe.

Adjectiv. m. et f. : Femme colosse.

— Enctcl. Parmi les colosses les plus remarquables que nous a légués l'antiquité, il faut citer le grand sphinx de Gizèb, le plus grand qu'aient sculpté les Egyptiens. La tête a 2»,55 de hauteur; la longueur du corps est de 39 mètres, et sa hauteur totale a environ n mètres.

Le plus ancien des colosses grecs fut celui à' Apollon à Amvclès, ouvrage de Bathyclès. Deux autres célèbres colosses de la Grèce furent les deux statues chrysélophantines de Minerve protectrice à Athènes et de Jupiter à Olympie, exécutées par Phidias. Le Jupiter Olympien n'avait pas moins de 11 mètres assis. Après ces œuvres de Phidias, il faut placer : la Junon d'Argos, exécutée par Polyclète ; ÏApollon Capilolin, transporté d'ApoUonie (Pont) à Rome par Lucullus, haut de 13", 86; VApollon de Tarente, ouvrage de Lysippe, haut de 18 mètres, etc. Mais le colosse le plus fameux fut celui d'Apollon ou du Sohil, érigé à Rhodes. CV. Rhodes [colosse de]).

Les Romains élevèrent aussi à leurs dieux des statues colossales; telle celle de Jupiter Toscan, que Sp. Curvilms, l'an 482 de Rome, lit élever au Capitole, avec l'airain des armes enlevées aux Samnites. On l'apercevait d'Albano. Curvilius fit faire sa propre statue des limailles et rognures du colosse, et la plaça devant les pieds du dieu. Le colosse d'Apollon, en bois, haut de plus de 14 mètres, fut, au temps d Auguste, transféré d'Etrurie devant le temple d'Apollon Palatin. On cite encore le Jupiter Pompéien, dédié par 1 empereur Claude et placé au champ do Mars, près du théâtre de Pompée. Selon Pline, tous ces colosses furent surpassés par le Mercure que le Grec Zénodore exécuta pour la cité des Arverncs, dans 3a Gaule. Celte statue, la plus grande c|ue la statuaire ait jamais exécutée, di^on, coûta dix années do travail, et fut payée 40 millions de sesterces (plus do 4 millions de francs). Néron, fit faire par Zénodore sa statue colossale, qui, haute do 33 mètres, fut placée sur lo vestibule de la Maison d'Or, puis consacrée par Vespasien à Apollon, dont la tête fut substituée à celle do Néron.

Au moyen âge, on érigea, à l'entrée ou dans 1 intérieur de beaucoup (Tégliscs, des statues colossales, auxquelles on donnait le nom de Sainl-Christophe. On en voyait une, haute do 28 pieds, à Notre-Dame, près de la porte.

Mais les modernes n'ont exécuté des statues colossales que quand léloignement du point do vue rendait nécessaire l'exagération des proportions. Il est quelques-uns de ces colosses qui méritent d'être cités. D'abord, le Saint Charles liorromée , à Arona. (V. Borromée. ) Rappelons aussi la statue de X Apennin ou Jupiter Fluvius, sculptée vers 1570 et attribuée à Jean Bologne ou à l'Ammanato, à Florence. I^ statue de la Bavière, placée au-devant du Walhalla bavarois, mesure 15 mètres do hauteur et se dresse sur un piédestal de 7 mètres. Un escalier en spirale, pratiqué â l'intérieur, permet d'arriver jusqu'à une ouverture ruénagéo sous les cheveux et d'où l'on découvre un immense horizon. Ije colosse, fait do six on sept pièces, est tout en bronze. I.a //aoarincstdue au sculpteur Schwanthalcr. I.a Franco possède la statue de Aotrc-Uanie du

Puy. par Bonnassieux, haute de 15 mètres sans le piédestal, et à l'intérieur do laquelle un escalier permet de monter jusqu'à la tête. Bartholdi a exécuté, en 187S, une statue colossale de la Liberté éclairant le monde, placée à l'entrée du port de New-York : elle mesure 33 mètres, et son piédestal 34.

— Anton. Myrmidon, nabot, nain, pygmée.

Colosses, ville de Phrvgio (Asie Mineure), sur le Méandre et le Lycus, fut une" colonie des Grecs asiatiques, au temps des conquêtes d'Alexandre. Elle appartint aux rois de Syrie, puis aux rois de Pcrgame, dont le dernier, Attale, légua ses Etats aux Romains. Colosses lit partie do la province d'Asie. Saint Paul convertit cette ville au christianisme et adressa une épître à ses habitants. Après lo règne de Constantin, une nouvelle division de l'empiro incorpora Colosses dans la Phrygie ; elle fut plus tard comprise dans la province des Thracéniens. Prise par les Turcs Seldjoukides (1070), reprise par les Grecs de Constantinople, elle tomba, en 1294, au pouvoir des Turcs Ottomans, qui la possèdent encore. C'est, actuellement, une bourgade i^ue domine un château fort très délabré.

COLOSSIEN, ENNE (si-m, en'), personne née à Colosses, ou qui habitait cette ville. — Les Colossiens.

— Adjectiv. Qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Eglise colossienne.

Colossiens (Epître de saint Paul aux). V. épItbe.

COLOSSOCHÉLYS {ké-liss) n. m. Genre de tortues, fossiles dans les terrains tertiaires de l'Inde. (Le colossochelys Allas des monts Sivalik a une carapace bombée, atteignant 4 m. de long.)

COLOSTRATION (stra-si-on —rad. colostrum) n. f. Maladie des enfants nouveau-nés, qu'on supposait produite par le colostrum.

COLOSTRUM {slroni') n. m. Lait de la femme qui vient d'accoucher.

— Encycl. Pendant les derniers mois de la grossesse, les glandes mammaires sécrètent un liquide jaunâtre et opaque, lo colostrum, qui n'acquiert ses caractères détinitils qu'après l'accouchement. Lasécrétion du colostrum précède donc la sécrétion du lait, dont il diffère d'abord beaucoup, mais dont il se rapproche ensuite de plus en plus. Il est caractérisé au début par sa richesse en albumine et en sels minéraux, par sa pauvreté relative en beurre et l'absenco à peu près complète de caséine. Sa richesse en matières minérales explique ses propriétés purgatives, qui facilitent, chez le nouveau-né, l'expulsion du méconium. Le colostrum résulte de l'activité des cellules des culs-de-sac sécrétoires, qui grossissent et multiplient leurs noyaux, et dont une partie se détache et est éliminée, avec les gouttelettes graisseuses, par la lumière du cul-de-sac, d'où le caractère, primitivement très séreux, de cette sécrétion.

COLOT, famille de chirurgiens français, qui garda pendant plus d'un siècle le secret de l'opération de la taille par la méthode dite de ?iaut appareil. Le premier fut Germain CoUot, dont la vie est peu connue. (On sait seulement qu'en 1470, il tenta la première opération de la pierre, dans le cimetière de Saint-Séverin, sur un archer condamné à mort pour vol, et que l'opération réussit. Le condamné eut sa grâce et reçut encore de Louis XI une somme d'argent.) — Le plus célèbre, Laurent Colot, né en Champagne, fut chirurgien de Henri U (1556) et Zi(/iotomisle de l'Hôtel -Dieu. Cette charge, créée pour lui, passa à ses descendants. (Un de ceux-ci, François, dernier du nom, auteur d'un Traité de l'opération de la taille, est mort en 1706.)

COLOTE ou COLOTES {lo-tèss') n.m. Genre d'insectes coléoptères malacodermos, famille des malachiidés, comprenant de petites formes variées de jaune et de rouge suc un fond plus sombre, et dont les femelles sont souvent aptères. (On connaît une douzaine d'espèces de colotes d^urope et d'Afrique [Nord et extrême Sud].)

COLOTÈS, philosophe grec du m" siècle avant notro ère. Il devint un des disciples d'Epicure, dont il adopta les idées avec enthousiasme. Il a écrit un traité dont le titre résume la thèse : Suivre les maximes des philosophes autres qu'Epicure, ce n'est pas vivre. Plutarijue a composé contre lui deux des traités réunis dans les Œuvres morales. COLOTLAN, ville du Mexique (Etat de Jalisco), sur le rio de Jeres, affluent du Santiago ; 7.900 hab. Culture et tissage du coton. Ch.-l. d'un canton peuplé de 42.580 hab. et d'un département peuplé de 18.900 hab.

CÔLOTOMIE Imt — de côlon, et du gr. tome, section) n. f. Ouverture du colon, pratiquée pour former un anus artificiel.

COLOUGLI ou COULOUGLI (du turc koul, esclave, et nglou, fils) n. m. Nom donné, en Algérie, aux hommes nés d'une femme indigène et d'un Turc.

COLOUZE (louz') n. m. Variété de blé, cultivée dans la Moldo-"S'aIachie.

COLPEURYNTER (rin-tèr' — du gr. kolpos, vagin, et euruntêr, qui élargit) n. m. Dilatateur du vagin, consistant en un ballon de caoutchouc muni d'un tube en caoutchouc souple et non extensible. (Le colpeurynter, dont on se sert iiour dilater rapidement le vagin, pour provoquer l'accouchemont ou î'avortement, a été imaginé par l'accoucheur Braun, de "Vienne.)

COLPIACE ou COLPLAS (pi-ass) n. f. Genre de scrofulariacées, renfermant dos arbustes très rameux de l'Afrique australe.

COLPIDIUM {di-om") n. m. Genre d'infusoires holotriches, famille des cinétochilidés, comprenant des formes à bouche latérale ou ventrale, avec une membrane faisant saillie au dehors. (Les colpidium sont des animaux microscopiques, habitant les eaux douces.)

COLFITE (du gr. kolpos, vagin) n. f. Pathol. Inflammation du vagin.

COLPO, comm. du Morbihan, arrond. et à 19 kilom. de Vannes, non loin do la Claye, sur le versant nord des collines de la lande do Lanvâux ; 1.161 hab. Moulins.

COLPOCÈLE (du gr. kolpos, vagin, ot kèlé, hernie) n. f. Ilornie vaginale.

COLPOCYSTOTOMIE {si-sto — du gr. kolpos, vagin; kusiis, vcisi.' . it tome, section) n. f. Extraction do la pierre vésicule par le vagin.

COLPODE n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers ou carnivores, famille des carabidés, tribu des sphodrinés, comprenant des formes allongées, élégantes, luisantes ou métalliques, d'Amérique, de Malaisie et de l'Inde. (Les colpodes comptent plus de deux cent cinquante espèces, abondant surtout dans l'Amérique équatoriale.)

COLPODELLE ou COLPODELLA [dél') a. f. Genre de protozoaires flagellâtes, comprenant des microorganismes cillés, qui ressemblent à des zoospores de my.xomicètes et qui vivent en parasites sur les chiamydomonades.

COLPODIE (rft) n. f. Genre de graminées, tribu des agrostidées, comprenant sept espèces qui croissent dans l'Amérique du Nord, dans les régions arctiques de l'Asie, de l'Amérique et des hautes montagnes de l'Asie centrale.

COLPOPÉRINÉORAPBIE (du gr. kolpos, vagin; périnaios, périnée, et raphé. suture) n. f. Suture intéressant la muqueuse vaginale et la peau du pennée.

COLPOPTOSE (du gr. kolpos, vagin, et ptôsis, chute) n. f. Prolapsus du vagin.

COLPORAPHIE (du gr. kolpos, vagin, et raph^, suture) n. f. Suture du vagin. Syn. éi.ttrorraphie.

COLPORRAGIE [po-ra-ji — du gr. kolpos, vagin, et rhagê, éruption) n. f. Ecoulement de sang par le vagin.

COLPORRAGIQUE [jik') adj. Méd. Qui se rapporte â la colporragie : Ecoulement colporragique.

COLPORTAGE (taj) a. m. Action de colporter; métier de colporteur : Le colportage est réglementé.

— Encycl. Colportage des livres ou imprimés. La loi du 2 mars 1791, en abolissant les corporations, rendit libre la profession de colporteur. Les lois de 1834 et 1849 exigèrent une autorisation, toujours révocable, délivrée par les préfets. La loi n'exigeait d'autorisation que pour les colporteurs, mais la jurisprudence, à la suite du ministre de l'intérieur, admit que cette autorisation pouvait être subordonnée à la condition de ne pas vendre certains livres déterminés. Allant encore plus loin dans cette voie, de Maupas, par deux circulaires de 1852, exigea, en outre, la formalité do l'estampille pour les livres colportés. U institua même une commission de colportage, chargée da dresser la liste des écrits dont le colportage pouvait être autorisé. Supprimé au 4-Septembre, ce régime fut rétabli le 27 septembre 1871, et il n'y fut plus porté atteinte que par les lois de 1878 et de 1880.

La loi de 1881 supprime la nécessité du catalogue visé par le sous-préfet, encore exigé par la loi de 1880. Elle supprime également l'obligation pour le colporteur do justifier de la qualité de Français et de la jouissance de ses droits civils et politiques; elle astreint seulement â la déclaration préalable toute personne . qui voudra exercer la profession de colporteur ou de distributeur do livres, écrits, brochures, journaux, dessins, gravures, lithographies et photographies sur la voie publique ou en tout autre lieu public ou privé». Cette déclaration doit être faite à la préfecture du domicile et, pour les périodiques, à la mairie ou à la sous-préfecture.

Sont assimilés aux colporteurs les bibliothécaires des gares, les marchands de journaux installés dans les kiosques et les libraires forains. Il y a doute en ce qui concerne les libraires étalagistes. .

La loi de 1881 porte formellement que la distribution et le colportage accidentels ne sont soumis à aucune déclaration. Exemples : la distribution de bulletins électoraux, fait accidentel ; la distribution des bulletins de l'armée du Salut, fait non accidentel.

Los contraventions sur l'omission de la déclaration, sa fausseté, la non-représentation du récépissé sont de la compétence du tribunal de simple police. Les circonstances atténuantes sont admises. Le colporteur peut, en outre et suivant les cas, être recherché comme auteur ou complice dos différents délits relevés par la loi sur la presse. Il peut encore être poursuivi, conformément au droit commun, pour le colportage d'édits ou dessins obscènes.

Colportage de marchandises. Tout individu transportant des marchandises de commune en commune est, d'après la loi du 15 juillet 18S0, un colporteur ; il est soumis à la patente, qui est réduite de moitié quand il opère dans un rayon de moins de 20 kilomètres du heu do son domicile. La ta.xe est encore réduite de moitié quand la voilure est attelée avec des ânes ; de même, encore, pour certains commerces : balais, fonte ouvragée, etc. Ces colporteurs sont imposés dans la commune où ils résident le plus habituellement.

Le colportage est interdit pour le tabac, les allumettes, les cartes à jouer. Il faut noter, à ce sujet, la distinction d'avec la contrebande qui n'existe que : 1° quand les marchandises ont été saisies et capturées dans un rayon do 2 myriamètres de la frontière ; 2» quand les marchandises capturées en dehors dudit rayon ont été, depuis ce rayon, l'objet d'une poursuite à vue non interrompue jusquau lieu de la saisie. .

Le colportage des boissons, du sel, des sucres, est interdit, sous certaines réserves, à raison de l'impôt. Est encore interdit lo colportage des matières d'or et d argent; de même, le colportage du gibier et du poisson en temps prohibé, do la poudre, de la dynamite et des substances cxplosiblos ; enfin, des objets déclarés dangereux à transporter pour la salubrité publique par le gouvernement ou l'autorité municipale.

COLPORTER (de col, et de porter; proprem. « porter sur lo cou ») V. a. Transporter des marchandises de-ci, de-là, dans les villes ou les campagnes, pour les vendre : Colporter des livres, de la mercerie.

— Par ext. Offrir en divers lieux : Fulton colporta son génie chez les peuples étrangers. (De Tocqueville.)

— Fig. Répandre, propager : Colporter une nouvelle. Se colporter, Etre colporté.

COLPORTEUR, EUSE (rad. colporter)n. Marchand ambulant qui porto sa marchandise. (Se du spécialement d'un marchand ambulant qui vend , dans les campagnes , dos livres, brochures, almanachs.) — Fig. : Colporteur de nouvelles. Celui qui les répand de tous côtés.

— Adjectiv. : Marchand colporteur.

— Encycl. V. colportage.

COLPOSCELIS (posé-liss)B.m. Genre d'insectes coléoptèros-hétéromères, famille des ténébrionidés, tribu dos tontyriiiiés, comprenant dos formes à thorax allongé, à téguments lissos, assez luisants, toujours noirs. (L'espèce type

do co gonro, colposcelis nasuta, longuo do O^.OlD, habite la Crimôo.)

COLPOSPERMUM {spèr'-mom') n. m. Gonro do graines

fossilos cylindi'iquos, marquées do côtos arrondies séparées par des crôtes saillantes formant réseau(torrain houillor supérieur et pormion).

COLPOSTÉNOSE {sté— du gr. kolpos, vagin, ot stenôsis, rAiroiisscMiHMii, roiréci) n. f. Kôtrécissomontdu vagin, ii On dll. aussi (.oi.i'iisri'KiNOSE.

COLPOTOMIE {mi — du çp. kolpos, vagin, ot tome, incision) n. f. Incision du vagin, pour l'opération delà taille.

COLPOXYLON n. m. Genre fossilo, comprenant des troncs caractérisés par un cylindre ligneux pou épais ot replié à l'intériour en l'orme de festons. (Le parenchyme cellulaire est parcouru par do nombreux faisceaux vasculairos so rendant aux fouilles. Ces tiges se rencontrent dans le terrain pormion. Los uns los comparent aux cijcadc'es, les autres aux fougères.)

GOLQUHOUN (Archibald Ross), ingénieur et publicisto anglais, né eu 1840. Il fut attaché, en 1875, à titre d'ingénieur des chemins de for, au service du gouvernement indien ; on 1S79, il remplit une mission dans les provinces siamoises. Il explora ensuite la Chine méridionale. La relation de son voyage, Across Chryse (» A travers la Chrysée i>) a été traduite parCh.Siraond,sous le titre do -.Autour du Tonkin, la Chine méridionale (1884-1885). De 1883 à 1885, Colquhoun lit deux voyages en Chine et au Tonkin, comme correspondant du « limes ", pendant la guerre francochinoise. Il reçut, alors, une mission à 1 effet d'établir entre la Chine et l'Inde une ligne télégraphique. Il obtint également du roi do Siam qu'il établirait un chemin de fer à travers ses Etats. En 1885, les projets do Colquhoun étaient en partie réalisés : la Birmanie supérieure était annexée ; lui-même était nommé, dans ce pays, commissaire du district de Sagun, qu'il administra depuis cette époque.

GOLQUHOUNIE {nî — de Colquhoun, n. pr.) n. f. Genre de labiées-stachydées, renfermant des arbrisseaux volubiles dos Indes orientales.

GOLROY-LA-GRANDE, comm. des Vosges, arrond. et à 16 kilom. do .Saiut-Dié, sur la Fave ; 1.079 hab. Commerce de bois. Fours à chaux, fabriques de sabots, moulins, tissages à bras.

COLSMANNIE n. f. Bot. Syn. do onosma.

COLSTERWORTH, village d'Angleterre (comté de Lincoln), sur le Witham, tributaire du Wash ; l.ooo hab. Au hameau de Woolsthorpo, dépendant do ce village, naquit Newton.

GOLSUN (5own')n. m. Nom indien d'un chien sauvage de l'Iudc, répandu dans tout l'Hindoustan montagneux, et qui est une variété dU; buansu {cyon ou chrijsœus jirimxvus) de l'Himalaya et du Népaul. [Le dole ou colsun [cyon Duckunensis) a les mômes mœurs que le buansu, chasse en plein jour par bandes de dix ou douze individus.]

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