COLZA
— Huile de colza ou simplem. Colza, Huile extraite de la graine de colza et servant à l'éclairage.
— Encycl. Le chou-co/-a (ôrassica oleracea) réussit particulièrement bien dans les régions à climat humide, en terre argilo-siliceuso ou argilo-calcaire riche, saine et fortement fumée. Les variétés d'hiver sont semées fin juillet ou commencement d'août, à la volée ou en lignes espacées de 0™,40 à O'^.so, à raison de 8 à 10 litres de graines à l'hectare. Avant l'hiver, on donne quelques binages, on éclaircit et on butte les plants. En mars-avril, nouveaux binages. Le colza, en fleur au commencement do mai, se récolto fin juin ou commencement de juillet, avant que sa maturité ne soit parfaite ; ceci pour éviter de l'égrener. Il achève de mûrir en javelles ou en moulons, puis il est battu audessusd'une forte bâche étendue sur le sol. La paille est bottelée. La graine est nettoyée au râteau et conservée dans un grenier aéré. Il faut la remuer fréquemment. Quand elle sèche, on la passe au tarare.
Quelquefois, le semis est pratiqué en pépinière. La transplantation est alors opérée à la fin de septembre ou au commencement d'octobre.
Les colzas do printemps, semés fin mars-avril ou commencement de mai, sont récoltés à fin juillet ou au commencement d'août. On ne leur donne généralement qu'un seul bïnag qu'ils fournissent est sensiblement iiiférieureà celle des colzas d'hiver. Ceux-ci peuvent produire jusqu'à 25 et 30 hectolitres de graines, pesant 68 à 70 kilogrammes l'hectolitre.
L'huile do colza sert pour rév:lairage. Les tourteaux sont utilisés comme matière fertilisante ou pour l'alimentation du bétail. Les pailles servent comme litières ou pour le chauffage des fours.
Le colza est parfois cultivé, surtout dans le Midi, comme plante fourragère. Sa culture industrielle pour la production des graines oléagineuses ne se pratique guère que dans les régions nord-ouest, nord et nord-est do la France, et elle a beaucoup diminué d'importance, à cause de l'extension prise par l'éclairage au pétrole.
COM {kon ou kom' — de la conj. lat. cuni, arch. com, avec), préfixe qui indique réunion ou adjonction. Il s'emploie intégralement devant les consonnes b, p, yn : coMbat, compère, co^imettre. Il se change en col, par assimilation de consonnes, devant les radicaux commençant par/; collaborer, coLlationner ; en cor devant r : conrespondre ; en con devant les autres consonnes : concussion, cONrfamner» coyfire, coNjomf, cot^guête, coNsener, cotitrat, convention; et se réduit à co devant les voyelles : coaccusé, coefficient, coïncidence, coopérer.
COMA (du gr. koma, sommeil profond) n. m. Pathol. Etat patliologique, dans lequel les réactions cérébrales sont abolies et les impressions extérieures incapables de provoquer les réactions volontaires.
— Bot. Réunion de feuilles florales ou de bractées, qui surmonte certaines inflorescences, il Poils dont sont couvertes certaines semences.
— Encycl. Pathol. Le coma est le résultat d'un trouble synergique extrêmement grave ; il peut apparaître brusquement ou lentement, au cours do maladies générales autres que les empoisonnements aigus, et, dans ce dernier cas, il n'est souvent qu'un signe d'agonie. On le rencontre surtout dans les afl'ections cérébrales (hémorragies, tumeurs, abcès du cerveau, lésions intracraniennes, lésions des méninges, rhumatisme cérébral), dans l'hystérie, et enfin dans toutes les intoxications graves, quelles qu'en soient les causes : anesthésiques, opium, alcool (ivresse), toxines des tissus (urémie) ou des bactéries pathogènes {fièvres éruptives, etc.). Le coma cérébral ou hystérique ne demande pas d'autre traitement que la lésion ou la maladie dont il provient. Le coma toxique réclame une médication appropriée à la cause. C'est ainsi quo, dans le coma diabétique, on emploie avec avantage les injections intraveineuses d'eau bicarbonatée sodique, le lavage de J'estomac, les injections de sérum artificiel, etc.
'COMACCHIO, ville d'Italie (Emilie [prov. de Ferrare]), sur treize îles, au milieu de lagunes, à 5 kil. do l'Adriatique; 10.000 hab. Comacchio vit exclusivement de l'exploitation des pêcheries et des marais salants très prospères de sa lagune ou valle. La production moyenne annuelle du poisson (surtout des anguilles, très renommées) s'élève à environ 2.000 tonnes, dont une partie est salée sur place. Cb.-l. d'un circondario peuplé de 35.000 hab.
GOMAGÈNE. GéOgr. V. COMMAGÈNE.
GOMALA, bourg du Mexique (Etat de Coliraa), sur le penchant du volcan de Colima; 5.675 hab.
COMALAPA, ville de l'Amérique centrale (république de Guatemala [dép. do Chimaltenango]); 5.670 hab.
COMALCALCO, bourg du Mexique (Etat do Tabasco), non loin do la côte du golfe de Campêche, au milieu do forêts arrosées par le rio Seco ; 8.265 hab. Ancienne cité indienne considérable, dont les ruines s'étendent sur un espace do ï6 Itilom. — Le district de Comalcatco est peuplé do 9. 175 hab.
COMALE n. f. Plaque de fer sur laquelle on fait cuire des gâteaux do maïs, dans certaines contrées.
ÇoMÂLia. Géogr. V. SomXlis.
Monnaie de Comana.
GOMANA, anc. ville do l'Asie Mineure (Cappadoce), côlèlui' ii;ir sun icmplo do lîellono. Sa population, d'environ G. OUI) liai)., vivait sous l'autorité absolue du grand sacrilioatour. IjOs cérémonies religieuses, lo grand nombre de coHrtisanes établies autour du temple, permettent QO conclure que cette Bo lion o n'était autre que Astarté. — Il existait, dans le royaume do Pont, une autre Comana, possédant aussi un temple dû Beilone, et gouvernée également par le pontife.
COMANATE n. m. Sel dérivant de l'acide comanique.
COMANCHE, ville des Etats-Unis (Etat de Texas); 3. 830 liab. Cli.-l. d'un comté peuplé de 15.600 hab.
COMANCHES, Indiens de l'Amérique du Nord, qui vivent à 1 E. du no Grande, dans lo Texas et le Nouveau- Mexique. D'une taille au-dessus de la moyenne, ils ont la peau couleur café au lait, les cheveux noirs, le crâne court, le visage régulier, le nez saillant, droit ou aquilin. — Un, une Comanche.
— Encycl . Ces Peaux-Rouges sont essentiellement chasseurs et guerriers. Ils vivent dans des tentes de forme conique, naguère en cuir de bison tanné et orné de peintures, aujourd'hui en toile do fabrication européenne. Leur costume s'est également modifié : les chemises en peau do chevreuil, ornées de franges en cuir, ont fait place à des vêtements achetés aux marchands américains. Cependant, les pantalons en cuir, les jambières garnies de franges et de perles, les mocassins continuent à être d'un usage général.
Les Comanches sont d'excellents cavaliers, qui combattaient à cheval en se servant de flèches armées de pointes en pierre. Ils possèdent maintenant des armes à feu, et les pointes en silex sont devenues presque introuvables, de môme que les boucliers en cuir. Us sont redoutés pour leur bravoure et leur esprit sanguinaire. La polygamie est la règle chez eux, et les femmes se montrent aussi braves, aussi cruelles que les hommes. Les Comanches rendent un culte au Soleil. Ils possèdent un langage mimé, qui leur permet de converser des heures sans prononcer une parole.
COMANDANT [dan), ANTE [du préf. co, et de mandant] n. Personne qui donne un mandat, conjointement avec un ou plusieurs autres.
GOMANDATAIRE (du préf. CO, et do mandataire) n. Personne qui est chargée d'un mandat, conjointement avec une ou plusieurs autres.
GOMANDE n. f. Mar. V. commande.
COMANDRE n. f. Genre de santalacées, à étamines barbues, renfermant cinq espèces du nord de l'Amérique et une de Moldavie.
COMANE n. m. Antiq. Prêtre de Beilone, à Comana, en Asie Mineure.
GoMANESCI, comm. de Roumanie (Moldavie [district de Bacauj) ; 3.500 hab. Mines de houille et puits de pétrole.
COMANIQUE adj. Se dit d'un acide C*H'0*, qu'on obtient en chauffant avec de l'acide iodhydrique les acides formés par l'action du perchlorure de phosphore sur l'acide coménique.
GOMANS ou COMANIENS, OU GuMANS, peuple d'origine tur<iue, qui occupait, au x" siècle, les rives do la mer Noire et de la mer d'Azov, et s'étendait môme jusqu'au Volga. — Un CoMAN ou Comanœn, ou Cu.man.
— Adjectiv. : Guerrier coman ou comanien, ou cuman.
— Encycl. Les chroniqueurs russes donnent à ces indi-
fènes le nom de Polovjtses. Ce sont les Ouzes des autours yzantins, les Gousses des Arabes, les Coumi des Hongrois. Avec les Potchenéguos, ils formaient le groupe do Kiptchaks ou Kaptchaks ; mais ils chassèrent leurs congénères et restèrent seuls maitres du pays.
Au XIII" siècle, les Comans étaient alliés aux Russes ; ils furent néanmoins battus une première fois en 1223 parles Mongols, sous les ordres do Touchi-Khan, tils de Gengis- Khan ; en 1237, à la suite d'une seconde défaite, ils se soumirent définitivement. Ils émigrèrent alors en Hongrie, où une partie do la nation s'était déjà fixée au xi" siècle, et se mêlèrent aux Hongrois ; ils ont oublié leur ancienne langue, ont renoncé à la vie nomade pour devenir agriculteurs, et ont embrassé lo christianisme dès lo xv siècle. Leur langue, qui nous est connue par do vieux manuscrits retrouvés en Italie, avait les plus grandes analogies avec lo turc parlé actuellement à Constantinoplo.
GOMARCA (ospagn. comarca, contrée) n. f. Nom donné autrefois à la division administrative des Etats do l'Eglise, dont Rome était lo chof-liou. ii Nom donné encore, »au Brésil et on Portugal, à des circonscriptions territoriales do l'ordre judiciaire qui ont beaucoup do rapports avec les an'icns bailliagoH français.
GOMARGHIE n. f. Fonctions do comarquo.
COMARCHIQUE adj. Qui a rapport à la comarchio.
GoMARES, ville d'Espagne (Andalousie [prov. do Ma- Iaj[?a]|, au-dessus des gorges du torrent cOtier Guadolniina ; 2.250 hah.
COMARET(n^) n. m. Section du genre potontille, famille des rosacées, tribu des dryadéos, renfermant une seule espèce qui croît dans los marais do l'Europe centrale [romarum palustre).
COMARITE n. f. MInér. Syn. do conaritb.
GOMARNICU, comm. do Roumanie (Valachio fdôp. de Prahovaj), dans la hauto valJéo du Prahova, affluent du Jaloioitzu; 4.050 hab.
COMAROIDE n. f. Bot. Potontille & fouilles tornéos.
COMARON n. m. Variété de charbon do terre, que l'on appello ain.Hi dans lo Pas-de-Calais et qui est placé A
ni.
Comatvile : a, jeuDC usé; b. adulte libre.
l'afflourement des veines. (Co charbon est terne et se briso facilement entre les doigts.)
COMAROPSIDE u. f. Bot. Syn. do waldstrinik.
COMARQUE { <iu gr. komar/chos ; do kâmé, bourg, et arkhcin, cuuimander) n. m. Antiq. gr. Chef d'un bourg, d'un village.
— n. f. Frontière d'un marquisat.
GÔMASQUE {niassk'), personne née à Cômo ou dans lo pays du mémo nom, ou qui les habitent. — Les Cômasquks.
— Adjectiv. Qui se rapporte à co pays, à cette ville ou à leurs habitants : Jeunesse cômasquu.
GOMASTE dnasst' — du gr. kômastés; de kômos, festin) n. m. Anii(|. gr. Celui qui prend part à un kàmos, à une fête ou un banquet. Il Chef de kômot. Surnom de Dionysos.
COMATEUSE (rad. cana) n. f. Fièvre comateuse.
GOMATEUX (teù), EUSE adj. Qui appartient au coma; qui produit, qui annonce le coma : Elat comateux. Affection comateuse. Fièvre comatkcse.
GOMATULE n. f. Genre d'échinodermes crinoïdes, type de la famille des comatulidés, et dont le nom scientifique est antédon.
— Encvcl. Les comatutes comptent parmi les rares formes de crinoïdes qui existent encore à l'époque actuelle ; leurs nombreuses espèces semblent répandues dans toutes les mors; elles se trouvent souvent sur les côtes de France, mises à découvert lors des marées d'équinoxe. Elles sont d'un beau rouge, possèdent dix bras flexueux, au moyen desquels elles nagent.
Quand elles se sont séparées du long support qui les retient dans leur jeune âge, elles se tiennent dans les algues flottantes, puis se fixent sous les galets submergés. Longtemps, on a considéré les jeunes comatules â tige comme des pontacrines. L'espèce commune des côtes de France est la comatule rosée, qui, ses bras écartés, est beaucoup plus large que la main.
GOMATULIDÉS n. m. pi. Famille de crinoïdes articulés, comprenant des formes qui nagent librement à l'état adulte et ressemblent à des ophiures, mais qui, pendant le jeune âge, sont fixées à une longue tige. (Les comatulidés habitent surtout les mers chaudes, ou vivent dans les grandes profondeurs; les formes fossiles apparaissent dans les terrains jurassiques.) Genres principaux : comatule, actinomètre, etc. — Un comatulidé.
GOMAYAGUA ou GONCEPCION DE GOMAYAGUA, autref. Valladolid la Nueva, ville de l'Amérique centrale (république de Honduras), dans la vallée du fleuve côtier Humaya ; 3.000 hab. Evêché, collège, hôpital. Mines d'argent et de cuivre ; carrières de marbre. Ancienne capitale du Honduras. Ruines indiennes importantes aux environs. — Ch.-l. du départ, de Comayagua; 16.740 hab.
COMAZIQUE adj. Chim. Se dit d'un composé amorphe, obtenu par l'oxydation do X'oxycomazine par le permanganate de potassium.
GOMAZON (P. Valerius Eutychianus, surnommé), favori d'Héliogabale, dont il partageait les débauches. Il devint successivement préfet du prétoire, consul, préfet de Rome, et obtint cette dernière charge encore une fois, après le meurtre do son protecteur par les prétoriens.
GOMBABOS, favori d'Antiochos I", roi de Syrie fin* s. av. J.-C.). C'était un jeune Syrien d'une grande beauté, qui fut lo héros d'une aventure racontée dans l'ouvrage Sur la déesse syrienne, qu'on attribue à Lucien. H fut chargé par Antiochos d'accompagner à Hiérapolis la reine Slratonice, qui voulait y faire bâtir un temple. Craignant de devenir amoureux de Stratonice ou d'être aimé d'elle, il se mutila avant lo départ; il prévint ainsi toutes les calomnies, et se justifia aisément au retour. Il fut comblé d'honneurs par Antiochos. Plus tard, il se retira à Hiérapolis, où on lui éleva une statue do bronze, et où il fut lo premier dos prÔtres eunuques appelés galles. Cette légende, imaginéo pour expliquer l'origine des galles, rappelle la légende d'Atys, et aussi colle de Khumbaba, un des héros de l'épopéo babylonienne d'Istoubar.
GOMBAGONAM on E^MBA-KONAM ( n boucho de l'eau bruyante » ). ville de l'Indo anglaise (présid. de Madras), sur l'Araçalar, un des bras du Coleroun ; 54.310 hab. CoUôgo du gouvernement. Commerce local actif. Villo sacrée et littéraire, » l'Oxford do l'Indo méridionale u. Ancienne résidence des rajahs do Tchola.
GOMBALOT (Théodore), prétro ot orateur catholique, né en I7ys à Châtenay (Isère), mort en 1873 au presbytère do la paroisse do Saînt-Rocn, à Paris, où il avait commencé los prédications du carême. Disciple de Lamennais, il se sépara do son maître, quand co dernier refusa do se soumettre au pape. Sa parole éloquente, ardente et fougueuse, exerçait un grand ascendant sur les foules. On a do lui plusieurs ouvrages : Eléments de philosophie catholif/ue (1833); la Connaissance de Jésus-Christ (ISil)^ etc.
COMBAT {kon-ba — subst. verbal de combattre) n. m. Lutte engagée pour attaquer ou défendre : Livrer, Donner un coMUAT. Soutenir le coMnAT. Il En parlant dos animaux : Combats de taureau:^, de coqs. Il Lutte dans laquelle on dispute un prix ou le simple honneur de la victoire : Le comhat du ceste, de l'are, du javelot, il Assaut, émulation, rivalité : CoMUAT de géjiérosité, de galanterie, il Comhat naval. Combat sur mor, entre deux ou plusieurs vaisseaux, n Combat sinf/ulier. Duel, combat d'homme à homme, ii Dieu des combats, Titro que l'on donne à Dieu dans les livres saints, parco ()Uo do sa volonté dépond la victoire.
— Fig. Choc, mouvement violent accompagné do désordre : Le comhat des vents, des flots, tl Lutte, clioc do forces morales : Le combat (/*.* la vé^rité contre l'erreur.
— Poét. Opposition, contraste : Comuat de In nuit et du jour. Il PI. Guerre : Chanter tes comuats. il Combats de Vénus, de l'amour. Plaisirs do l'amour, assimilés à une lutto.
— //ors de finnbnt, Pans l'impossibilité do continuer unu lulle, ot, (Ig., Ihins l'impossibilité do répondre ou d'agir.
COMANA — COMBATTANT
— Chovaler. Combat à outrance. Celui qui se donnait avec l'épée tranchante, ù. fer émoulu, ii Comhat à plaisance. Combat suivi de dansos, pour divertir los dames, n Combat à la barrière. Lutte à pied, à armes courtoises, u Combat en champ clos, Combat singulier soumis à dos règles, à des juges, à une police exercée par des hérauts.
— Dr. anc. Combat judiciaire, Lutto arméo entre les partis ou leurs représentants, pour vider leur contestation.