V. DUEL
— Dr. musulm. Combat sacré. Celui que livro un musulman pour accomplir ie vœu qu'il a fait de tuor un infidèle.
— Féod. Combat de fief. Contestation qui s'élevait entre deux ou plusieurs seigneurs, réclamant respectivement la mouvance d'un même héritage. (Quand le combat do ticf était terminé, le vassal devait rendre foi ot hommage au seigneur qui avait obtenu gain do cause, dans les quarante jours qui suivaient la signification de la sentence.)
— AlLUS. LITTÉR.:
Et le combat cessa faute de combattants.
Vers de Corneille dans sa tragédie du Cid, acte IV, scène m, et qui termine le récit ({ue fait Rodrigue de son combat contre los Maures. (L'application do ce vers est presque toujours plaisante.)
— Encycl. Art milit. Lo combat est la lutte engagée entre des portions de deux armées ennemies; la rencontre générale des forces adverses étant qualifiée de bataille. Les batailles entre armées modernes se composent ellesmêmes d'une série de combats. Tels combats livrés de nos jours ont mis aux prises des forces plus nombreuses quo bien des batailles du temps passé.
Les tacticiens distinguent plusieurs formes de combat, suivant qu'il est le résultat d'une rencontre fortuite, ou celui d'une attaque préméditée. Le combat peut être encore off^ensifoa défensif, et, suivant le cas, il est conduit d'après des règles tactiques différentes. On qualifie de démonstratifs des combats dont le but est plutôt de tromper l'ennemi en retenant, sur un certain point, par une « démonstration », de notables parties de ses forces, tandis qu'où cherche à lui porter ailleurs un coup décisif.
On distingue encore les combats à.' avant-garde et d'arrière-garde : les premiers amenés par le choc des avantgardes de doux armées so rencontrant; les seconds, qui se produisent lors de la poursuite d'une armée battant eu retraite, par un ennemi victorieux. La tactique prescrit des règles spéciales pour ces différents cas.
— Combat à pied. Dans la cavalerie, les hommes sont parfois appelés à combattre à pied, au moyen des armes à feu dont ils sont pourvus. Ce cas se produit surtout quand la cavalerie, lancée trop en avant pour pouvoir être soutenue directement par l'infanterie, est obligée d'occuper momentanément et de défendre elle-même certaines positions. Le tiers ou le quart des cavaliers mettent
ftied à terre. Les autres gardent les chevaux et, suivant es cas, quelques fractions peuvent rester à cheval, commo soutien éventuel des autres. Toutes ces dispositions sont l'objet de règles tactiques spéciales.
— Iconogr. Combats. Sans vouloir revenir sur ce qui a été dit au mot bataille, nous croyons devoir signaler ici quelques-uns des nombreux tableaux de maîtres où sont figurés des Combats de cavalerie. De pareils sujets sont bien faits pour séduire les peintres; tout y est réuni pour frapper l'imagination : le mouvement, le tumulte, les chevaux qui se cal)rent et hennissent, les attitudes violentes des combattants, les tourbillons de poussière ot de fumée que les coups de feu sdlonnent do lueurs sinistres. Salvator Rosa est un des artistes qui ont le mieux rendu co beau désordre de la mêlée ; indépendamment de sa grando Bataille^ du Louvre, nous citerons de lui : un Combat de cavalerie romaine, au musée du Belvédère (Vienne), et d'autres scènes analogues au palais Pitti (Florence), au musée des Etudes (Naples), etc. D'autres Combats de cavalerie ont été peints par Aniello Falcone, Polydore do Caravage, Ph. \Vouwerman, Ad. Van de Veldo et Isaïe Van do VoTdo, le Bourguignon, Van der Moulen, Joseph Parrocel, Fr. Casanova, etc.
Parmi les nombreux Combats d'animaux qu'a représentés l'art moderne, nous citerons : lo Combat a un lion et d'un cheval, gravé par Ad. Ghisi, d'après Jules Romain; un Combat d'ours et de chiens, tableau de Snydors, au muséo do Berlin ; le Combat d'un tigre et d'un éléphant, par Decamps; un Combat de taureaux romains, groupe de Clésinger; un Combat de cerfs, peint et lithograpiiié par Karl Bodmer; mémo sujet, par Courbet.
Divers tableaux de suiets et de caractères très différents, allégoriques ou mythologiques, ont été intitulés « Combats a : Combat des Amaz07ies. do Rubons (v. amazonks) ; lo Combat de dieux marins, célèbre estampe d'Andréa Mantegna, dans laquelle une hideuse mégère, l'Envie, livide, écnoveléo, debout sur le dos d'un monstre marin, excite au combat les dieux de la mor, qui s'attaipu'ut avec furour.
— SvN. Gombat, action, bataille. V. action. Combat de l'Amour et de la Chasteté, tableau
du Pérugin (musoo du Louvre). [Dans uno prairie, dédiée & Vénus, des Amours et des satyres combattent contre des nymphes. La Chasteté briso "los arcs et les flèches do ces petits dieux, et los frappe avec leurs flambeaux. Lo paysage est très intéressant pour l'époque.]
Combat sur une voie ferrée, tableau do A. do Neuville. Trois cadavres do soldats iirussiens indiquent que l'onnomi vient d'être délogé de la voie ferrée; il est replié do l'autre côté, dans un bois. Un clairon sonne le rappel. Un capitaine do chasseurs, blessé au front ot tombé au milieu do la voie ferrée, so soulève à demi pour signaler los positions do l'ennemi A un commandant do mobiles qui so poncho anxieusement vers lui. Co commandant osl suivi do ses soldats qui, massés sur la gauche, escaladent lo remblai du chemin do for.
GOMBATir. IVE adj. Linguist. V. coMnATTiK, ivs.
COMBATIVITÉ n. f. Linguist. V. combattivitè.
COMBATTABLE [kon-ba-tabl') adj. Qui peut Ôlro combattu.
COMBATTANT { kon-ba-tan), ANTE adj. Qui combat: 7>oupf comiivttantk. (Pou usité.)
— n. m. Homme armé pour la guerre; soldat qui prond part ù un combat, il Soldat actil, par opposition aux fiomcombattants. V. la partie oncycl.
— Fam. Individu nui so bat avec d'a-itres, «ans «no rixo. H S'omploio quelquefois nu f-Wn., dans co sens : Lut
COMUATTANTK.