V- GIGOGNE
— Mar. Manivelle do la moule à aiguiser les outils, & bord des b&limoots.
—Tcchn. Levier coudé.
— Encycl . Zool. La cigogne commune \eiconia atha ), cigogne blanche on domestique, grand oiseau do 1*,I5 de long et do î", 30 d'cnvergure, blanc
Cigognes des fermiers (antiq.).
CiB-.gi.ô,
a.vfn une parM'' ^f<; ailr^ noiros et le bec et les pattes rou- K' :iiit les reptih.'K, les rongeurs.
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Tuf'-H. hu'.orii couiiiiufitj 'Mi Ali<;inat^ini. en Hollande, elle y eut proté^'én comme elle lo fut jadis par les Egyptiens, les Grecs, qui l'avaient confiacréo^Junon, les Komains, qui la
Cigogne
prenaient comme symbole de la piété filiale. Pendant ia belle saison, la cigogne niche volontiers sur le toit des maisons ou, en Allemagne, sur les roi^es montées horizontalement, sur des perches ; elle émigré en hiver pour gagner le nord de l'Afrique. On a exagéré les qualités légendaires de cet oiseau batailleur et féroce, mais il est d'une grande utilité en détruisant les vipères, les rats, etc. La cigogne iioirc {melanopelargus nigra) est plus méridionale : on la trouve du sud de l'Europe j usque dans ITnde. La cigogne d'Ethiopie {ciconia Abdimii] est le type du sous-genre splienorhynchus .
— Arcbéol. La cigogne, comme la grue, était une machine élévatoire qui prit son nom de la longueur de son levier, rappelantle cou d'un oiseau échassier. Cet appareil élévatoire, formé d'un axe vertical sur lequel oscille une poutre à bascule , est mentionné au xiv siècle comme pouvant servir à faire passer les assaillants sur les murailles ennemies. Valturio, au xv» siècle, en a donné une figure. Il est probable q^ue, pour être d'une utilité quelconque, ces cigognes devaient être montées sur roues.
Cigognes (Les) [en gr. Pélargoi]^ comédie perdue d'Aristophane, dont il ne reste aujourd'hui que des fragments très mutilés.
CIGOGNEAU {gno — gn mil.) n. m. Jeune cigogne ; petit de la cigogne : Des cigognkaiix. il On dit aussi cicognat,
CICONEAD, et CIGONNKAO.
CigOLI ou CivoLI (le chevalier Louis Cardi, dit), artiste et littérateur italien. V. Cardi.
CIGONNEAU n. m. V. CIGOGNEAU.
CIGUË (du lat. cicuta)r\. f. Nom de plusieurs plantes vénéneuses, de la famille des ombeîlifères. il Ciguë aquatique, La phellandrie aquatique, ii Ciguë viveuse, Syn. cicn- TAIRE [cicuta virosa). \\ Petite ciguë, Syn. de jETHUSE.
— Par ext. Poison extrait de la "grande ciguë, dont quelques peuples anciens se servaient pour donner la mort à certains condamnés : Socrate fut condamné à boire la CIGUË. Il Peine de mort infligée à l'aide du mémo poison : Phocion fut condamné à la cigtjë.
— Encycl. Les principales espèces sont la ciguë vireuse, la petite et la grande ciguë.
La ciguë viveuse, ou cicutaire, est une plante aquatique, qui recherche le bord des eaux stagnantes et les fonds
I. Ciguë vireuse:(7. fleur; 2. Petite ciguô; 3. Grande ciguë.
vaseux. Elle se distingue de la grande ciguë par sa racine charnue, par son aspect et par sa taillo beaucoup plus petite. Son odeur est repoussante, et son suc est un poison très violent. Elle peut servir aux mêmes usages médicaux que la grande ciguë.
La petite ciguë {œthusa cynapium), qu'on appelle encore ciguë des jardins, faux persil, ache des chiens, est haute d'environ 0"',50, à tige rameuse, quelque peu étalée, à feuilles découpées comme celles du persil. Elle est extrêmement vénéneuse, et fort commune dans les lieux cultivés. La gvande ciguë {conium maculaium) ou véritable ciguë des anciens, est bisannuelle et atteint en hauteur 1 mètre et plus. Sa tige, robuste, fistuleuse, ramifiée au sommet, est parsemée, surtout dans sa partie inférieure, de taches d'un pourpre violacé ; elle porte des feuilles d'un vert sombre, d'une odeur virouse, qui devient très sensible surtout quand on les froisse. Les fleurs sont blanches. Le fruit est arrondi. Cette plante est commune en Europe; elle croît dans les lieux mcultes un peu humides, le long des haies, au voisinage dos habitations, surtout dans les cours des fermes et dans les ruelles peu fréquentées des villages. Les
gropriétés de la grande ciguë varient suivant le climat. ans le nord de l'Europe, elles sont si peu énergiques <^uo les gens de la campagne, au dire d'autours dignes de loi, les mangent sans inconvénient. Linné assure qu'on Suède tous leshestiaux s'en nourrissent, et que les vaches en sont môme très friandes. Mais ces propriétés deviennent de plus en plus énergiques à mesure (ju on s'avance vers des régions plus chaudes, au point qu'en Espagne, en Italie, en Grèce, la ciguë constitue un poison violent. Cette action est due surtout à un alcaloïde appelé cicutine ou conicine. Ce qui rend celle plante éminemment dangereuse, c'est une certaine ressemblance avec le persil, très éloignée à la vérité, et qui ne peut induire en erreur que les personnes irréfléchies; la couleur sombre et l'odeur vireuse dos feuilles do la ciguë suffiraient seules à la faire distinguer, pour pou qu'on voulût y faire attention.
— Archôol, A Athènes, la ciguë était employée à empoisonner légalement les condamnés à mort. C'est ainsi eue moururent Socrate et beaucoup de citoyens illustres. Cet usage de la ciguë n'était pas borné à Athènes; on le retrouvait on Espagne, d'après Strabon ; à Marseille, d'après Vûlôro-Maxirao, et dans quelques îles do l'archipel grec.
M — OJ
Ce dernier auteur avance que, dans certaines de ces régions, l'homme lassé de l'existence, après avoir donné des raisons suffisantes devant les autorités compétentes, pouvait obtenir d'elles la dose de ciguë nécessaire à sa mort.
— Thérap. Toutes les parties de la ciguë sont narcotiques, antispasmodiques et anodines. Les poisons qu'elle contient (cicutine ou conicine, méthylianicine et conbydrine) afl'aiblissent la puissance d'excitation motrice de la moelle; ils ne produisent pas de congestion des vaisseaux ni d'hypérémie cérébrale, contrairement à l'opium. La ciguë est depuis l'antiquité utilisée en médecine. On emploie surtout les feuilles, que l'on cueille pour les sécher après la floraison; quelquefois les racines, les fruits. Les préparations usitées à 1 intérieur sont la poudre de feuilles (10 à 40 centigr.), la teinture, l'extrait : on les prescrit contre les engorgements du foie, le rhumatisme, la goutte, les névralgies, les atfections des bronches et des poumons; à l'extérieur, les cataplasmes de feuilles contre les douleurs cancéreuses. Les alcalis caustiques, les acides végétaux, les substances astringentes, ne doivent pas être administrés en même temps que la ciguë. Les symptômes de l'empoisonnement par la ciguë sont : l'engourdissement, les vertiges, robscurcissement de la vue, et, si la dose est très forte, le délire, les convulsions ; faire vomir, administrer des acides végétaux étendus tels que le vinaigre, le suc de citron, etc., et favoriser l'excitation par des frictions énergiques, le café ou la caféine.
Ciguë (la), comédie en deux actes et en vers d'Emile Augier (Odéon, 1844}. — Athènes est le théâtre de l'action. Clinias, jeune libertin blasé, est las de vivre ; il annonce à ses deux amis, Paris et Cléon, qui sont plutôt des parasites, que, le soir même, il boira la ciguë. Mais, avant de mourir, il fait acheter une charmante esclave et déclare qu'il institue son héritier celui qui, avant la fin du jour, aura su conquérir les bonnes grâces de la jeune fille. Aussitôt, les deux parasites font, vis-à-vis de la belle Hippolyte , assaut de gentillesses et de compliments. Clinias', alors, affranchit la jeune Cypriote, puis annonce à ses amis qu'il modifie son testame'nt : Hippolyte appartiendra au préféré, et sa fortune sera le dédommagement de l'amoureux évincé. Aussitôt, Paris et Cléon de changer leur lactique ; c'est à qui se peindra à la belle sous les couleurs les plus noires, afin de lui faire choisir l'autre. Le résultat de ce double tournoi, c'est que Clinias s'éprend d'Hippolyte, la garde pour lui-même, renonce à la ciguë et chasse les deux parasites. Cette petite pièce, ciselée avec art, pleine d'observations délicates et de détails piquants, eut un très grand succès et fonda du premier coup la renommée de l'auteur.
ClHAC (Jacob), médecin et naturaliste roumain, né en 1800, mort à Jassy en 1881 II fonda plusieurs musées, la première société des médecins et naturalistes roumains (183Ci) et le Bulletin des musées, en français. — Son fils, Alexandre Cihac, philologue roumain, né et mort à Jassy (1825-1887), introduisit le premier l'objectivisme dans la philologie roumaine. D'après lui, la langue roumaine contiendrait 1/5 d'éléments latins, 2/5 d'éléments slaves, 2/5 d'éléments turcs, grecs et albanais. Bien que cette conception de la langue roumaine soit erronée, l'œuvre dans laquelle l'auteur a développé sa thèse fut couronnée par l'Institut de France. Ses œuvres les plus remarquables sont : Dictionnaire d'ètymologie daco-roumaine isio); Eléments slaves, magyars, turcs, grec-moderne et albanais (1879).