‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 127 sur 870 · COMIQUEMENT — COMMANDANT · texte numérisé non relu

COMIQUEMENT — COMMANDANT

avec Saini-Just ot Couthon. Désormais, lo comité fut renouvelé partiollomont ot perdit l'irifluence prépondérante qu'il avait eue sur la direction des atl'airos.

— liMil.iiKiR. : F.-A. Aulard, Ikcncil des actes du ComiU de salut public, avec la corres/joiuiance officielle des représentants en mission et le reijislre du Conseil exécutif prol'/su/i-f [Paris, 1889-1890] {«Collection do documents inédits sur l'histoire de France ").

Comité de sûreté générale, institué par la Convention en 1792. Il était compose, sous la Terreur, do Moyse liaylo, Elle Lacoste, Laviconneric, Duhazzan, Ja^'ot, Amar, Rùlil, Vadior, Voulland, Louis, David, Lcbas, tous antirobespierristes, sauf les deux derniers, et avait sous sa surveillance les divers Comités révolutionnaires. Lancer les mandats d'amener, ordonner des percjuisitions, des arrestations, renvoyer devant le tribunal révolutionnaire, signer les mises en liberté, telles étaient ses attributions. 11 fut chargé d'appliquer la loi des suspects. Mais Robespierre lui substitua, en partie, le Comité de salut public. Renouvelé après le 9-Thermidor, il vécut juste autant quo la Convention.

Comités révolutionnaires. Créés le 21 mars 1793, les membres en étaient nommés par les sections. On en compta, sur tout lo territoire de la République, vingt et un mille cinq cents. Placés sous l'autorité du Comité de sûreté générale, ils furent charges de la surveillance et de l'arrestation des suspects, des approvisionnements, dos taxes, dos réquisitions. Chacun des commissaires recevait 3 livres par jour. Après le 9-Thermidor, il n'y en eut plus qu'un par district, et leurs membres furent nommés par le Comité de siireté générale ou les représentants en mission. Après la chute de Robespierre, ces comités ne tardèrent pas à être supprimés, et un grand nombre de ceux qui en avaient fait partie furent poursuivis comme terroristes. Comité européen, Association formée à Londres, en 1850, entre les hommes politiques de tous les pays, exilés à la suite des événements de 1848 et 1849. Elle avait pour but l'alfranchissement des nationalités opprimées en Italie, en Pologne, en Allemagne, en Autriclie, et l'établissement de la république universelle. Les principaux chois de cette association étaient lo Hongrois Kossuth, l'Allemand Struve, ITtalien Mazzini et le Français Ledru-RoUm. La première partie de leur programme, sauf pour la Pologne, devait se réaliser peu d années après.

Comité central. Dès qu'éclata dans Paris la nouvelle delà capitulation du 28 janvier 1871, la plus vivo prooccupation des gardes nationaux fut de garder leurs armes et surtout leurs canons, sous le prétexte de défendre la République, menacée par les monarchistes do l'assemblée de Bordeaux. Dans ce but, quelques individus émirent l'idée de relier entre eux tous les bataillons do la garde nationale. Cette idée fut mise à exécution, le 15 février, dans une réunion ies délégués de plusieurs bataillons et, le 24, fut créé un Comité central, chargé de constituer la " fédération républicaine de" la garde nationale ». Il était composé de deux délégués par arrondissement, élus par le conseil de légion, et d'un chef do bataillon par légion, élu par ses collègues. Il exerça d'abord son action par 1 organisation de manifestations tumultueuses des » fédérés n autour de la colonne de Juillet. Mais son premier acte officiel fut la proclamation qu'il fit afficher dans Paris le i" mars, jour de l'entrée des Prussiens aux Champs-Elysées, proclamation par latmelle il installait audacieusemont son pouvoir à côté du gouvernement régulier. Ses principaux membres étaient alors Arnould, Hergeret, Chauvière, Varlin. Après la journée du 18 mars, dont il fut l'instigateur, le Comité central se substitua dans Paris au gouvernement do Thiers, retiré à Versailles. Dans la nuit du 18 au 19 mars, il s'installa à l'Hôtel de Ville, fit occuper toutes les administrations, fixa au 22, puis au 26, la date des élections municipales. Celles-ci lui ayant été défavorables, il déposa ses pouvoirs entre les mains dos membres de la Commune. En réalité, il ne cessa d'exercer sur elle une pression occulte, et reparut officiellement, lors de l'entrée des troupes do Versailles, pour diriger la suprême résistance do 1 insurrection.

Comité de surveillance de la Commune. Formé le 2 septembre 1792 au matin, il fut composé des administrateurs de police Duplain, Panis, Sergent ot Jourdeuil, qui s'adjoignirent Lenfant, Cally, Loclorc, Dutrort, Marat et Dosforguos. Il n'essaya pas d'empêcher les massacres du 2 au 5 septembre. Il expédia même dans les provinces une circulaire qui on était l'apologie. Il est vrai que cotto pièce n'avait pas été signée par Leclorc, ot quo plusieurs autres commissaires déclareront n'en avoir pas eu connaissance. Pout-êtro Marat, qui on imprima lo manifeste, est-il lo seul coupable. V. Sei'Tkmuue (massacres do).

COMITIAL, ALE, AUX adj. Linguist. V. coMiciAL.

COMITICULE (diinin. do comité) n. m. Petit comité. iNo se du î^'uore, et toujours en mauvaise part.)

COMITINI, comm. du royaume d'Italie (ilo de Sicile '|irov. de OirgeniiJ); 2.500 liâb. Sources sulfureuses.

COMITIUM. Antiq. rom. Place voisine du Forum romain. On discute encore sur la situation exacte du Comitium. Il ost ac((uis, toutefois, que c'était une place et non un monument couvert, ot qu'if était au N. du Forum. C'est lu quo Uomulus, roi dos Romains, ot Tatius, roi des Sabins, après la bataille arrêtée par les Sabines, se rencontrèrent [cuire, d'où comitium) pour traiter. Plus tard, lo nom do comitium fut encore mieux justifié, puisque les comices par curies se tenaient sur cotto place. Tullus Ilostilius y bâtit le palais du sénat ou ciin'n f/ostilia, ot lo Comitium devint ainsi le siège du gouvernement aristocratique. H perdit do son importance politique, à mesure que croissait celle du Forum. Il n'était séparé de celui-ci quo par la tribune aux harangues. Jusqu'aux Oracquos, l'orateur se tournait vers le Comitium, c'ost-à-diro vers les patriciens ; depuis lors, il so tourna vers lo Forum ot lo peuple. Tullus Ilostilius entoura lo Comitium d'une onceinlo. On voyait dans cette enceinte la fîriecoslasis, la louve do bronze et les deux jumeaux, le figuier Ruminai, diverses statues ot la tombe do Romulus, la colonne M<enia, près de laquelle les (riiimiiri ca/ji/n/ci avaient leur tribunal ot où se faisaient les exécutions. Pou à peu, lo Comitium so confondit eniièrenient avec lo Forum.

— lilULioolt. : 11. rhcdenat,/e/''onim romain (Paris, 1808).

COMITLAN ou COMITAN, ville du Mexique (Etat do Chiapu.s), sur le (jrijulva, afOuont du Tahasco; U.OOO hab. Coiumcrco assez important de coclionillo, sucre ot coton.

COMMA (lat. comma, du gr. kornma, membre de phrase; do koptem, couper) n. m. Mus. Neuvième do ton, ou mieux différence réelle du demi-ton majeur et dn demi-ton mineur.

— Gramm. gr. Incise, partie d'un membre de période.

— Prosod. Chacune des parties que sépare la césure, dans le vers hexamètre.

— Typogr. Ponctuation composée de deux points posés 1 un au-dessus de l'autre (:). [S est dit aussi de la virgule.)

— Encycl. Mus. Le cornma est un petit intervalle, appréciable sans doute à l'oreille, mais dont l'emploi musical serait impossible. Seuls les théoriciens en peuvent et doivent tenir compte, dans le calcul dos proportions de l'échelle musicale. Les physiciens reconnaissent trois espèces de commas. Lo premier, nommé par eux comma sijntonique, est la ditférence entre lo ton majeur, représenté par la proportion 9:8, et lo ton mineur, qui s'exprime par 9 : 10, dirt'érenco qui est la neuvième partie d'un ton et qui se représente parla proportion 81 ; 80. Le second comma, appelé comma diatonique ou comma de Pythagore, est la différence qui se trouve entre l'octave juste, représenté par •la proportion 1 : 2, ot le dernier terme do douze quintes successives, dirt'érenco qui s'exprime par les nombres 531447 ; 524138. Le troisième comma, comma diesis, est la différence qui se trouve entre doux sons analogues tels que ré ]p et ut ^, ditférence qui s'exprime par la proportion 128 : 125. C est ici que les physiciens prétendent régenter les musiciens en affirmant, d'après leurs calculs, que l'ut g est plus bas que le ri" [,. tandis que les musiciens, guidés par le sens naturel de l'oreille, affirment et exécutent le contraire. En réalité, les divers commas et leurs difl'érences disparaissent, dans la pratique, devant la division de l'octave en douze parties égales qu'on appelle le ienipérament et qu'on est obligé d'adopter pour les instruments à sons fixes comme le piano et la harpe.

COMMAGÈNE ou CoMAGÈNE, anc. prov. de la Syrie. C'est aujourd'hui la partie norddupachalik d'Alep (Turquie d'Asie). Dans l'antiquité, ses limites ont varié souvent : la Cilicie la bornait à 10. et l'Euphrate à l'E. ; au N., la Commagène s'étendait jusqu'au Taurus. Province de l'empire des Séleucides, elle fut réunie, l'an 17 apr. J.-C, à l'empire romain. Samosate était sa capitale.

COMMANA, comm. du Finistère, arrond. et à 20 kilom. de Morlaix, sur le versant septentrional des monts d'.\rrée; 2.593 hab. Menhir. Galerie souterraine.

COMMAND {ko-man — rad. commander) n. m. Dr. Autrefois, Signification d'une ordonnance de justice faite par sergent, il Acquéreur réel d'un bien dont l'acte de transmission porte un nom d'acquéreur fictif. 11 Déclaration de command. Celle par laquelle on fait connaître le nom du véritable acquéreur. — On dit aussi dêclakation d'adjudication ou d'ami.

— Lieutenant : Le père de Villars est donné pour avoir été mis command dans Condrieu. (St-Simon.) [Vieux.]

— Encycl. Un acheteur peut se réserver, par une clause expresse du contrat, la faculté de désigner après coup au vendeur la personne pour laquelle il a fait l'acquisition, celte personne lui ayant commandé d'acheter. Le Code est muet sur cette matière ; mais on doit considérer commo étant encore en vigueur sur co point les lois du 22 frimaire et du 28 avril I8I6, qui autorisent la déclaration de command. Outre la réserve expresse dans l'acte d'adjudication ou le contrat de vente, il faut quo lo command accepte ; sinon, l'acquéreur reste personnellement obligé. Enfin, la déclaration de command doit être enregistrée dans les vingt-quatre heures. La déclaration do command régulièrement faite n'entraîne qu'un seul droit de mutation. On appelle improprement •> déclaration de command » cello qui est spéciale à l'avoué dernier enchérisseur, dans uno vente judiciaire d'immeubles; l'avoué doit déclarer le nom de l'aJjndicatairo au grofli'e, dans les trois jours.

COMMANDANT ( Ao-mnn-rfan ), ANTE a.lj. Qui commando, qui est à la têto : Officier commandant. V'aûfeau

C0.MMANDANT.

— Fig. Altior, impérieux, magistral : Socrate ne dicte rien en maître, d'une voix com.mandantu. (H.Taine.) il Dominant ; Cn vin à sève veloutée, armé d'un vert qui n'est

point trop COMMANDANT. (Mol.)

COMMANDANT {ko-man-dan) n. m. Chef, personne qui commande : Tout parti demande un commandant. (Corneille.)

— Art milit. Titre donné plus particulièrement aux chefs de bataillon ou d'escadron, quand on louradresso la parole.

— Commandant d'armes, Titro donné à l'officier d'une garnison, lo plus ancien dans le grade le plus élevé, qui, on cette qualité, dirige le service de la garnison. Certains officiers ayant dos attributions spéciales, tels que les officiers do gendarmerie, ne peuvent être commandants d'armes. C'est lo commandant d'armes d'une place qui représente l'autorité militaire auprès des autorités civiles et règle avec elles les mesures de police susceptibles d'intéresser les habitants comme les miiitairos. Il a sous ses ordres le major de ta garnison. Ces fonctions étaient autrefois attribuées au commandant de place.

— Cojnmandant de compagnie, de bataillon, de régiment, de corps d'armée, d'année, de détachement, etc.. Titre do l'oflicior, quel quo soit son grade, qui commande une do ces unités. Ex. : lo capitaine coinmaiidunl telle compagnie, ou telle batterie, ou tel escadron ; le colonel commandanc tel régiment. On emploie même co mot quand il s'agit d'un commandement intérimaire ou provisoire : lo lioinonant commandant la compagnie, lo lieutenant-colonol ou même le chef d'oscudron ou de bataillon commandant lo régiment, etc. Lo titre do « commandant » est attaché plus particulièrement à celui do capitaine, dans les armes qui comportent des capitaines en second ot où ces derniers n'exercent pas habituellement lo commandoment d'une unité. Ex. : lo capitaine commandant ot lo capilaiuo ou second do la batterie, de l'escadron.

— Conir;i(ifn/iwi/ de place. Titre qui remonte aucoinmoncoment du siècle et ipii a disparu avec l'éiut-major des places; il ost remplacé aujourd'hui par lo commandant d'armes.

— Commandant de recrulcnwnt, Ofllcicr supérieur — qui peut être un ofllcioren retraite — placé i\ la tête d'un bureau do recrutement et chargé do diriger ce service, ainsi que celui do la mobilisation. Il a dans ses attributions tout co qui coiicorno la formation dos dusses, la répartition du contingent, lu mise en roule des recrues, rétablissement et l'onvoi dos livrets individuels, la déli-

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