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V. TËLBPHONE

— Fortif. Communications, Terme générique par lequel on désigne les travaux que l'on exécute pour mettre en rapport les divers ouvra!ges d'une position fortifiée.

— Mar. Communication avec la terre, avec ta rade, Service de va-et-vient, par embarcations, des navires avec la terre ou entre eux.

— Mécan. Mettre les chaudières en communication, Les faire communiquer quand la pression est la mémo.

— Hliétor. Figure par laquelle l'orateur feiutde consulter son adversaire ou les juges, pour les mettre en demeure de répondre à unetiueslion embarrassante, pour jirovouuer uno réponse favorable à sa thèse. En voici dos exemples : (Jue devait faire l'accusé, je vous le demande ?... Dois-je pousser plus loin cette artjumentation ?... Ne vous trouvezmu8 pas suffisamment éclairés ? il Figure qui consiste dans l'emploi d'un terme dont lo sens général se trouve restreint à un objet particulier; c'est ainsi que, souvent, l'avocat s'associe â. son client etso nomme avec lui: On ttovs accuse de...

— Encycl. Dr. (proc. civ.). Communication de pièces. Chaque partie doit à, son adversaire la communication des I>iôcos et titres dont elle entend se servir contre lui, et ces pièces, une fois produites, ne peuvent plus être retirées du ilébat. En principe, on ne doit communiquer que les pièces employées ; cependant, certaines décisions judiciaires ont mémo ordonné la communication do pièces m signiliées ni employées. Dans certains cas, on peut exiger la coTuniiiiiication des livres do commerce. Eu principe, encore, ou no peut pas obtenir communication de pièces appartenant à un tiers, surtout lorsiiu'il .s'agit «le h-ttres missives ou de pièces conlidontioUos appartenant à une administration.

La communication do nièces peut être domaiidéo on tout étal do cause, et ce, dit 1 article 188 du Code de procédure, dans les trois jours du moment où les pièces ont été employées ou signifiées ; ce délai peut, du reste, être prorogé.

Iiille est demandée par un simple acte d'avoué à avoué. Elle se fait au grotfo, ou sur récépissé, entre avoués.

Entro avocats, la communication do pièces se fait sans sommation et sans récépissé.

Le Code do procédure n'a, du reste, jamais interdit aux parties de fairo usage de pièces non commnni(iuées, et une partie ne peut se plaindre do so voir opposer une pièce qu'elle n'a pu examiner. Elle n'avait (|u'ù la réclamer.

— Art milit. L'utilisation des communications doit être réglée avec le plus grand soin. Elle est confiée au personnel d'un service spécial dil, des étapes, qui est, en même temps, chargé d'assurer la ganle do ces communications, c'est-A-dire leur défense contre les entreprises do reiincmi pour les couper ou les détruire.

COMMUNICATEUR — COMMUNIQUÉ

Outre ces communications, les armées ont aujourd'hui les lignes télégraphiques et téléphoniques, qui sont posées par les troupes elles-mêmes, au fur et à mesure de leur marche en avant, sans préjudice de l'occupation des lignes qu'on rencontre dans lo pays occupé.

— Fortif. Dans l'organisation des forteresses et la préparation de leur défense, on a également à se préoccuper des communications : entro une place et le reste du pays, entre cette place et ses ouvrages extérieurs, enfin, à 1 intérieur de la place elle-même, afin d'assurer aux mouvements de troupes que comporte la défense le plus de facilité et le plus de sécurité possible.

COMMUNICATIVEMENT [ko-mu] adv. D'une façon communicative ; h'tre communicativemiînt rieiir.

COMMUNICATOIRE {ko-mu, to-ar — du lat. communicatus, communiqué) adj. Susceptible d'être communiqué : Partie communicatoire d'une affaire. (Peu usité.)

COMMUNIÉ, ÉE {ko-mu) n. Personne qui a reçu la communion.

COMMUNIER {ko-mu — du lat. communicare, communiquer. [Se conjugue avec avoir.] Prend deux i de suite aux deux prem. pers. du plur. de l'imp. de l'indic. et du prés, du subj. : Nous continun'iions. Que vous coinmuniiez) v. n. Recevoir le sacrement de l'eucharistie.

— Fig. Etre en rapport, en communauté intellectuelle et morale : Tous les êtres communient par la douleur.

— v.a. : Communier çK^/^u'im, Lui donner la communion. Se communier, v. pr. Se donner la commMn'ioïi: Le prêtre

qui dit la messe se communie.

COMMUNIER {ko-7nu-ni-é) n. m. Personne qui comptait parmi les bourgeois d'une commune. (Mais on désigna plus particulièrement sous ce nom les hommes qui formaient les milices communales.) il Auj., en style de palais, Propriétaire en commun.

COMMUNION {ko-mu — lat. communio;de comyyucnis, commun) n. f. Profession des dogmes admis dans une Eglise : ^'e séparer de la communion de l'Eglise catholique. Il Eglise considérée au point de vue des dogmes qu'elle professe : Les ariens voulaient un homme de leur secte, les catholiques en voulaient un de leur communion. (Fléch.)

— Par ext. Relations, rapports, communauté, participation : La création est une iijtrneuse communion. (Lamenn.)

— Dr. anc. Partie de la dot qui entrait dans la communauté. Il Communion des biens. Se disait autref. pour Communauté des biens, n Communion entre mainmor tables. Société en communauté qui existait, sous des formes et des conditions particulières, entre mainmortables.

— Dr. canon. Communion laïque. Condition particulière des laïques et des clercs qui ont abandonné leur état eu qui ont été interdits, ti Lettres de communion. V. partie encycl.

— Liturg. Partie de la messe où le prêtre reçoit et administre la communion : De l'évangile à la communion, il Antienne que l'on chante au moment de la communion.

— Théol. Réception du sacrement de l'eucharistie : La première communion. La communion pascale, il Le sacrement môme de l'eucharistie, n Communion ecclésiastique, (V. partie encycl.) — Communion laïque, Communion sous la seule espèce du pain. ( Peu usités. ) n Coîm/iunion des fidèles, Réunion des chrétiens catholiques qui reconnaissent l'autorité du pape, n Cojnmunion des saints. Rapports entre les fidèles qui sont sur la terre, ceux qui souffrent dans le purgatoire et ceux qui triomphent dans le ciel; communauté de biens spirituels, échange de mérites et de grâces entre eux. il Comrnunion des natu}-es, Union des deux natures dans la personne de Jésus-Christ.

— Encycl. Tnéol. Convnunîon eucharistique. La communion est, selon la doctrine de l'Eglise, l'acte par lequel les chrétiens reçoivent le corps et le sang de Jésus-Christ dans le sacrement de l'eucharistie. Le prêtre se donne à lui-même la communion en célébrant la messe ; il descend ensuite do l'autel pour la donner aux fidèles en disant ù chacun d'eux, en latin : « Que lo corps do Notre-Soigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle. » Le prêtre communie sous les deux espèces ; le fidèle n'est plus admis à participer au calice; il reçoit uno hostie, [letit disque blanc de pain sans levain, que lo prêtre consacre pendant la messe. Les clercs peuvent communier agenouillés sur les marches de l'autel ; les simples fidèles doivent rester contre la balustrade qui porte le nom do table de communion, où ils s'agenouillent on tenant étendu sur leurs mains le linge bénit (ju'on appelle nappe de communion. — Par respect pour le sacrement, l'Eglise impose au fidèle qui communie, sauf s'il communie en viatique, un jeune très rigoureux, qui s'appelle le jeûne eucharistique, et qui consiste à n'avoir i>ris, depuis minuit du jour iirôcédent, ni une parcelle do nourriture, ni une goutte do liquide. La communion peut être donnée on dehors do la messe : le prêtre nui l'administre doit toujours être assisté d'un servant qui récite le Confiteor au nom du communiant. Les malades et les infirmes communient dans leur maison et même dans leur lit. Le prêtre leur porte la communion soit sans manifestations extérieures, comme à Paris, soit précédé d'un servant tenant un cierge allumé et agitant uno sonnette, comme cela a lieu dans les endroits où l'ancienne liturgie est observée. La communion doit être reçue en état do grâce : c'est pourquoi elle est ordinairement précédée de la confession et de la réception do l'absolution. Elle augmente la ^râco sanctifiante chez ceux qui la reçoivent avec les dispositions reuuises. affaiblit jjn eux les passions et leur est uu gage do la résurrection glorieuse. On appelle communion fcn-enle celle (|ui est accompagnée d'une préparation convenable et qui jiroduit dans les âmes les heureux effets du sacrement ; la communion tiède produit peu ou point do fruits: elle suppose une préparation très insuffisante, mais non, pourtant, comme la communion sacrilège, la présence dans l'âme d'un péché mortel dont on n'a pas obtenu le pardon.

La. communion peut être donnée à quiconque a atteint l'âge do discernement, c'est-à-diro de raison. Cependant, les pasteurs ont lo droit do la retarder pendant quehjues années, afin d'avoir lo temps d'instruire convonanlomont les enfants. En France, d'après un usage déjà ancien, la première communion est précédée dos instructions données dans les catéchismes et entourée d'une grande solennité : elle est conmie l'initiation â la vie chrétienne et so fait ordinairement entre dix et douze ans. Le (juatriènio ('oiicile de Latrnn, en 1210, a imposé comme un devoir rigoureux aux Ihlèles de l'un ut do l'autre sexe la communion pascale, punissant ceux qui y manqueraient

de l'excommunication et do la privation de la sépulture ecclésiastique. Tout chrétien est encore tenu de communier en cas de maladie grave ; mais l'Eglise favorise et encourage vivement l'usage, qui se répand de plus en plus parmi les personnes pieuses, de communier aux principales fêtes religieuses de 1 année, souvent mémo tous les mois, et mémo beaucoup plus fréquemment.

— Hist. La cotnmunion est aussi ancienne que l'Eglise. Elle avait lieu, primitivement, ù la fin d'un repas religieux rappelant la Cône. (V. agape.) Les fidèles recevaient le pain consacré dans leurs mains et le portaient eux-mêmes à leurs lèvres; le vin consacré leur était donné au moyen d'une sorte de petite cuiller ou d'un clialumeau ; parfois, aussi, ils recevaient un fragment de pain trempé dans le calice. L'usage permettait aux simples fidèles d'emporter chez eu.x des parties de pain consacré et de se communier eux-mêmes, en cas de persécution ou de maladie. Les petits enfants qui avaient été baptisés étaient, à cause de leur innocence, admis à consommer les parcelles qui restaient; souvent même on humectait leurs lèvres avec le vin consacré du calice. Les Latins paraissent avoir de très bonne heure adopté l'usage du pain azyme, c'est-à-dire sans levain. Les Grecs, au contraire, se sont toujours servis et se servent encore de pain levé. Ils ont aussi conservé l'habitude d'admettre les fidèles à la communion sous les deux espèces . L'Eglise romaine , depuis le XIII* siècle, par une mesure disciplinaire destinée à éviter des abus, réserve le calice au célébrant, et ne donne la communion aux fidèles que sous l'espèce du pain. Les conciles de Constance et de Trente maintinrent le retrait du calice : le premier contre la réclamation des hussites, le second contre celle des protestants. Clément V avait concédé aux rois de France le privilège do communier sous l'espèce du vin, le jour de leur sacre. Charles X usa de cette autorisation.

— Communion des protestants. Les protestants, en rejetant la messe, ont conservé la communion sous le nom de

sainte cène ". Ils reçoivent le pain et le vin de la main du ministre. Cette cérémonie, chez les calvinistes, est précédée d'une simple allocution et d'un chant religieux. Chez les luthériens, elle est accompagnée de prières plus étendues. Les anglicans qui observent les rites du Common prayer book, récitent en langue anglaise la préface et le canon empruntés à la liturgie catholique.

— Communioii ecclésiastique. On appelait ainsi, autrefois, la communauté de foi et de sentiments qui doivent unir entre eux tous les membres de l'Eglise. Les évêques, et surtout le pape, menaçaient de retrancher de leur communion ceux dont ils suspectaient l'orthodoxie ou la conduite. Les clercs qui voyageaient hors de leur Eglise devaient être munis de lettres de communion, signées de leur évêque, et rendant témoignage de leur foi et de leurs mœurs.

— Communion des natures. C'est le nom que donne la théologie à l'union mystérieuse de la nature divine et de la nature humaine, dans la personne du Verbe fait chair. Voici en quels termes la décrit le concile de Chalcédoine (451) : n Les deux natures ne sont pas mêlées, ne sont pas changées, et cependant, elles sont indivises, inséparables; la différence ne cesse en aucune façon par l'union, mais les deux natures, dans la plénitude de leur propriété, constituent une personne unique, le Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu,... vrai homme... Il est engendré du Père, avant le monde, selon sa divinité; en co monde, pour nous, pour notre salut, du sein de la vierge Marie, la mère de Dieu, suivant son humanité. »

— Co7nmu7iion des saints. Selon la doctrine catholique, tous les biens spirituels de l'Eglise sont communs à tous ses membres, qui forment un grand corps mystique dont Jésus-Christ est la tête, et en qui lo Saint-Esprit entretient la vie. Ces biens spirituels sont les mérites de Jésus-Christ et des saints, les prières et les bonnes œuvres des fidèles. Une solidarité étroite unit entre eux les chrétiens vivant véritablement de la vie chrétienne, c'est-â-dire en état de grâce : au ciel, ils composent l'Eglise triomphante ; au purgatoire, ils forment 1 Eglise souffrante ; sur la terre, ils sont l'Eglise militante. Un commerce sacré de prières et lo reiailTissemont des mérites de tous sur chacun, tels sont les effets de la communion des saints. L'article »> Je crois la communion dos saints » parait avoir été inséré dans lo symbole, à la fin du v* siècle.

— UiDLioGR. : le Père Dalgairns, la Sainte Communion, considérée au point de vue philosuphique, théologique et pratique, trad. do l'anglais par L. Godard (Paris, 1863).

Communion de saint Jérôme (la). V. Jkrômk.

Communion de saint François (la). V. Fkançois.

Communion des apôtres (la), chef-d'œuvre do Ribera, dans l'église do San-Mariino, à Naples. Au milieu de la composition, Jésus-Christ tient à la main une hostie, qu'il s'apprête â administrer à saint Luc, prosterné devant lui. Deux apétres, saint Jean et saint Pierre, ont déjà communié : le premier, agenouillé et la tête appuyée sur sa main, semble absorbe dans sa contemplation; le second, à genoux aussi, baisse son front jusqu'à terre. Les autres apétros. placés derrière saint Luc, regardent la cérémonie ; deux sont â genoux ; d'autres sont debout ou inclinés. Cette très belle toile a beaucoup soutrert.

COMMUNIQUÉ {ko-mu, ké) n. m. Avis ou renseignement officiellement transrais. (Se disait particuhèrement, sous l'Empire, du décret du 17 févr. 1852 sur la presse, des notes adressées aux journaux par le gouvernement, avec ordre de les insérer) : On tuait un journal avec des coMMiNignks.

— Encycl. Les différentes lois sur la presse ont toujours consacré un droit de réponse pour l'administration, comme pour les particuliers. Mais limiiortanco do ce droit do l'administration a varié suivant les régimes. La loi do 18iy (art. 8) obligeait les géranus dos journaux à insérer les n publications officielles « â eux adressées « par lo gouvernement ». Les lois de 1835 et do I81i> ajoutèrent aux n documents officiels les relations authentiques el rectifications » adressées aux gérants « par tous dépositaires de l'autorité publique, et toute autre insertion réclamée par le gouvernement par l'intermédiairo des préfets». Lo décret de 1852 ajouta â son tour les « réponses . de ces dépositaires, en édictant des pénalités fort lourdes, qui allaient jusqu'à la suspension administrative du journal pendant quinze jours, on cas de refus d'insertion. Ce fut, ù proprement parler, lo régime du communiqué, dont l'application abusive fut réglomonléo par les circulaires du ministre de l'intérieur dt-s 22 septembre t8ti.% et ;i juin 1808. La loi du 2it juillet 1881 y mit Ihi eu limitant l'intervention administrative aux seules rectifications. " liO gérant,

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