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CIMAROSA

soixanto-dix, rappelant la disposition des cils, ot pour cela appelés procès atiaires. V. choroïdk. h Muscle ciîiaire, La partie do la choroïde (jui bordo les procès ciliaires. i; Artères, Veines, iVerfs ciliaires, Los artères, Veines ot Nerfs qui se rendent à la région ciliairo de la choroïde.

— n. m. Ichtyol. Gonro do poissons des mers do l'Inde, famille des loptosomos.

— n. f. Genre de monssos. Syn. do tricuostome.

— Enc'ycl. Anat. Glandes ciliaires. Ces glandes sébacées, annexées aux cils, visibles à la loupe chez l'homme, sont constituées par une agglomération de sept à huit acini groupés autour d'une cavité centrale, jouant le rôle do canal excréteur. Dans tes blépharitos ciliaires, leur sécrétion se concrète autour dos i;ils ot y forme des croûtes.

Artères ciliaires. On on distingue trois groupes : les artères ciliaires postérieures, ciliaires courtes ou choroïdionnes ; les ciliaires moyennes, ciliaires longues ou artères iridiennes, qui se terminent en donnant naissance au grand cercle artériel de l'iris ; les ciliaires antérieures ou petites iridiennes, (\m se jettent dans le grand cercle de l'iris.

Veines ciliaires. Les antérwu7'es naissent du cercle veineux de l'iris et forment autour de la cornée un réseau remarquable, l^e^ postérieures sortent d'un cercle veineux concentrique au grand cercle artériel de l'iris.

Nerfs ciliaires. Ils proviennent de deux sources : l" du ganglion ophtalmique; 2" du rameau nasal de la branche ophtalmique de Willis.

CILIARIA n. f. Bot. Syn. de saxifrage.

dUCARQUE (du gr. Kilikia, cilicie. et arkhos, qui conduit) n. m. Grand prêtre qui, à répoque impériale, remplissait dans la province de Cilicie des fonctions analogues à celles do l'asiarque dans la province d'Asie.

CILICE (du lat. cilicium; gr. kilikion. étoffe de poil de chèvre) n. m. Chez les anciens, Etoffe grossière qui so fabriquait en Cihcie avec du poil do chèvre ou de chameau, et qui servait à fabriquer les vêtements de la basse classe do la population, les tentes et les voiles des navires, etc. Il Auj., Chemise, ou. plus souvent, Ceinture de crin portée sur la peau par mortification.

— Fig. Cause do tourments ;

Reprenez cet attrait dont vous m'aviez parée, Ciiice de beauté dont je suis déchirée-

Mme E. DE GiRARDIN.

— Ane. art milit. Sorte de matelas que l'on plaçait devant les murs d'uue ville assiégée, pour amortir les coups portés par les projectiles et les machines de l'ennemi.

— Encycl. Ethol. Les cilices des Israélites étaient des vêtements qu'ils revêtaient aux jours de deuil ou de disgrâce. Les moines chrétiens portèrent ces habits par esprit d'humilité; mais, plus tard, ce vêtement se transforma et devint la ceinture de mortification.

Cilicie, ancienne division de l'Asie Mineure; limitée au N . par la Ly caonie et la Cappadoce, à l'E. par la Syrie, à l'O. par la Pamphylie et la Pisidie, au S. par la Méditerranée. Cette province correspond aujourd'hui au vilayet d'Adana. Elle comprenait deux parties : à l'O. et au N., les hautes terres de la chaîne du Taurus, à travers lesquelles se glissait le fameux défilé des « Portes de Cilicie » (760 m. d'altit.), situe sur le chemin du Bosphore au golfe d'Alexandrette, et qui a servi de passage à tous les conquérants, depuis Xerxès et Alexandre, jusqu'à Ibrahimpacha; au S. et au S.-E., la région plate et fertile, qu'arrosaient le Pyramus et le Cydnus (où faillit périr Alexandre ;, auj. le Tarso'u-Tchaïj, et où s'élevaient les villes de Tarse, d'Adana, deSélinonteetd'Anazarbe. Longtemps gouvernée par des souverains indigènes, la Cilicie appartint successivement aux Perses, à Alexandre, qui y battit Darius à Issus, aux Séleucides. Devenue un repaire de pirates, elle fut conquise par Pompée (i" s. av. J.-C), et elle entra dans l'empire romain. Dès la chute de ce dernier, elle devint un champ de bataille entre les Byzantins et les Perses, puis entre les Byzantins et les caiTfes ommiades, qui la conquirent au vu" siècle. Ravagée dans la suite par Gengis-khan et par Tamerlan, la Cilicie fait aujourd'hui partie de l'empire ottoman.

GiLiCIEN, ENNE {si-in, en'), personne née en Cilicie, ou ui habite cette contrée. — Les Cilichcns.

Adjectiv. Qui appartient à cette contrée ou à ses habitants : Antiquité cilicienne. h Meurtre à la ciliciennc, Meurtre commis dans une orgie.

CILICIOCARPE n. m. Bot. Syn. do polysaccdm, genre de champignons.

CILICIPODE n. m. Bot. Syn. de stilbe, genre de champignons.

CILICISME [sissm') n. m. Manière do s'exprimer on grec, propre aux Ciliciens : Saint Paul commet des cilicismes.

— EscvcL. Saint Jérôme signale dans les écrits de saint Paul, né à Tarse, en Cilicie, neaucoup do termes sentant le lieu do sa naissance. Origène, avant saint Jérôme, avait déjà critiqué le style do saint Paul, qu'il trouvait obscurci par les termes étrangers. C'est ce qu'on a appelé le cilieisme do saint Paul. Un auteur allemand en a fait, eu 1688, l'objet d'une thèse spéciale, intitulée : De saneti Pauli cilicismo. A cette thèse on répondit, dans la mémo année, par une a*itro, ayant pour titro : De cilicismis a l). Pauto nove usurpntis, et dont le but était do justifier saint Paul de son cilicismo.

CILIÉ, ÉE adj. Zool. Qui est garni de cils, ou de soies fines disposées régulièrement : Aile ciliék. Membrane ciliée. Patte ciliée. [Los infusoires ciliés sont ceux dont le corps est rovètu do cils, soit qu'ils soient régulièrement disposés sur toute la périphérie, où ils forment un rovètomont égal (holotrichos), ou inégal (hétôrotriches). soit qu'ils couvrent seulement la faco ventrale fhypotrichos), soit qu'ils y forment des cemluros (péritrich'es). ]

— Bot. So dit des feuilles et des autres organes végétaux qui sont bordés de cils : Les pétales de la capucine sont CILIES. Le calice du basilic est cilié.

GILIFÈRE (du lat. cilium. cï\,(it ferre, porter) adj. Qui porto dos cils, ([ui est muni de cils.

CILIGÈRE (du lat. cilium, cil, ot gerere, porter) adj. Qui est muni de cils.

CILIOBRANCHE (iu lat. Ciimm, cil. ot branrhia, branchies) adj. et II. (^ui a dos branchies on forme de cils ; Des mollusques ciliohuan< iii:s.

CILI0-FLAGELLÉ3 n. m. pi. Groupe do protozoaires flagoUatos, comprenant dos animaux aquatiques, microsco-

qui I

piques, possédant un flagollum et une couronne do cils vibratilos implantés sur leur enveloppe cuirassée. {Les cilto-fiagollés, que certains considèrent comme des infusoires, ont, en général, des formes bizarres. Tels sont les ceraiium, les péridines, etc.) — i/n cu.io-flagellé. CILIOLE n. Bot. Petit cil.

CILIX ilikss) n. f. Genre d'insectes lépidoptères, famille dos drépanulidés, comprenant une seule espèce {cilia: compressa), petit papillon grisâtre et fauve, sans trompe, à ailes arrondies et tenues en toit au repos. (La cilix compressa est commune en France lo long des haies, do mai à juillet ; la chenille vit sur le prunellier et l'aubépine.)

ClLDE. Myth. gr. Filsd'Agénor et de Telephassa; héros éponyme des Ciliciens. Envové par ses frères Cadmos et Phénix à la recherche de leur sœur

Cilix (gr. Dat.).

Cillenu8(gr. ofois).

Europe, il s'établit sur les bords du fleuve Pyramos (Diihoun), en Asie Mineure, et donna son nom à la Cilicie.

GiLLA. Myth. gr. Fille de Laomédon ; sœur de Priam : femme de Thymétès, et mère de Munippos, qu'elle mit au monde le même jour qu'Hécubo accoucha de Paris. Priam, ayant consulté l'oracle, en avait reçu l'ordre de n faire périr la mère et l'enfant » ; interprétant faussement le sens de cet oracle, qui désignait Hécube et Paris, il rit mettre à mort Cilla et Munippos, meurtre dont Thymétès, suivant Virgile, tira vengeance en favorisant l'introduction dans Troie du cheval de bois.

Cillas. Myth. g;r. Conducteur du char de Pélops. Il bâtit la ville de Cilla, en Asie Mineure. Son tombeau se voyait près du temple d'Apollon.

CU.LEMENT {sill-man [Il mil.]) n. m.

Action de ciller, de fermer et de rouvrir convulsivement les paupières.

CILLENUS {lé-nuss)on CILLENUM {lénom') n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des bembidiinés, comprenant une petite espèce qui vit au bord de la mor, sous les pierres, et se laisse submerger à marée haute. (Le cillenus lateralis, vert métallique et testacé, commun dans la Manche, se trouve depuis l'Allemagne du Nord jusqu'au Maroc.)

CILLER (5i-;/tf[/Z mil.]— rad. ciï)v. a.

Fermer et rouvrir rapidement, en parlant des paupières : Ciller les paupières. On ne peut regarder le soleil sans ciller. (Acad.)

— Fara. Personne n'ose ciller devant lui. Se dit d'une personne devant qui nul n'ose bouger.

— Fauconn. Ciller l'oiseau, Lui coudre les paupières, pour l'empêcher de voir la lumière et de se débattre.

— V. n. Commencer à avoir des poils blancs au-dessus des yeux, ce qui est un signe de vieillesse, n On dit se ciller dans le même sens.

Cillé, ée part, passé et adj. Garni de cils. (Se dit d'un vieux cheval qui a des poils blancs au-dessus de l'arcade orbitaire) : C/ieval cillé, ii Fermé : Ouvre tes yeux cillés. (Régnier.) [Vieux.]

CiLLEROS, ville d'Espagne (Estrémadure [prov. de Cacérès]), près do la frontière au Portugal; 2.800 hab. Moulins à farine et à huile.

ClLU ou CiLLY, on GiLLEY, ou ZiLLY, ville d'Austro-Hongrie (Siyrie), sur la Sann, affluent de la Save; 9.965 hab. Collège ; commerce actif do vins et de blé. Eaux minérales. Station climatique. Vieille église abbatiale de Samt-Daniel (xiv s.); aux environs, restes de remparts, do l'époque romaine. Cilli a été bâtie sur les ruines de Claudia Celeia, qui fut fondée, l'an 41 av. J.-C, par Claude. Au xiv" siècle, Ciin fut érigée en comté par l'enTpereur Louis de Bavière. Cette ville fut assiégée par les Turcs eu 1492. — Pop. du district de Cilli : 129.457 hab.

GiLLI (comtes de), une des plus puissantes et remarquables familles d'Autriche. Elle apparaît dès 1129, et fut apparentée aux plus grandes maisons et aux souverains d Allemagne. Ses principaux membres sont : Fréokric I", baron de Sonneckîl322-1341): FréuéricII (vers 1370-1451); Hermann I", mort en 1385; Hkrmann II (1385-1435); Ulric I", mon en 1368; Ulric II (v. ci-dessous), et Guillaume I", mort en 1392.

Guu (Barbe m:), appelée la Messaltne allemande,

fille de Hermann, comte de Cilli, née en 1377, morte en 1451, épousa, en 1408, SiLMsmond, margrave do Brandebourg, roi de Hongrie (1392J, empereur d Allemagne (1410) ot roi do Bohême (1419). A sa mort, elle voulut s'emparer des couronnes do Hongrie et do Bohômo pour les donner au jeune Ladislas de Pologne, qu'elle désirait épouser ; mais, arrêtée à Znalm, ollo ne recouvra sa liberté qu'on renonçant à ses conquêtes pour se retirer à Gratz. Protectrice des hussites, elle avait pour ennemis acharnés .Êneas Sylvius et Bonfini; ceux-ci ont sans doute exagéré les écarts de conduite qui lui firent donner sou triste surnom. GiLLI (Ulric II, comte de), grand seigneur do Stvrie, né vers HOrt, mort en 1456. frère do la précédente^ fut chargé pendant la minorité de son neveu Ladislas lo Posthume, roi de Boliêmo et do Hongrie, do la régence avec Podiebrad ot Hunyade. Ennemi do ce dernier, il fut disgracié ; mais, après sa mort, il fut nommé au gouvernement de la Hongrie. H périt dans une rixe qui eut lieu entre lui et le tils d'Hunvado, Ladislas Corvin. Avec lui finit cette puissante famille.

GILUBANTE (du lat. cillibantinm; gr. killibas, antos, même sens) n. m. Echafaudage sur lequel, dans l'antiquité grecque, on établissait une machine do guerre, n Chevalet sur lequel on déposait lo bouclier après le combat, n Table carrée, supportée par des tréteaux, qui était surtout on usage dans les camps.

CiLLICON, Milésion qui livra sa pntrie aux hnbitanis do Priène (v* s. av. J.-C.). Quelqu'un lui ayant demandé, au moment où il méditait son crime, co qu'il projetait iio faire, il répondit ces mots : • Kien que de bon {pant'af/atfin). u II so retira à Samos, où un nouchor, son »"ompntrioto, lui coupa un jour la main, en disant : • Cette mum De trahira plus d'autros villes. ■

Cimabué.

CILLICYRIEN (n'-in — du gr. kiWkurioi, même sons) n. m. Nom d'uuo classe d'esclaves, dans l'ancienne Syracuse.

CILLOSE [il mil. — rad. ciller) n. f. Tremblement convulsif c|ironi(|ue de la paupière supérieure.

GiLO ou Chilo (Lucius Fabius Snptimïanus), consul en 204, puis préfet de la ville, fut désigné par Septime- Sévère comme tuteur de ses deux fils. Après le meurtre de Géta, Caracalla envoya des sicaires pour tuer Cilo, qui avait tenté do lo réconcilier avec son frère. Mais lo peuple s'étant soulevé, Caracalla alfecta de protéger Cilo en le couvrant do son manteau et fit luor ses agents.

GlM (Albert Cimocho-wski, dit Albert), journaliste ot romancier français, d'origine polonaise, né à Bar-le-Duc en 1845, a collaboré, pour la partie littéraire, à plusieurs journaux et revues, et publié do nombreux romans où l'on trouve des qualités d'observation et de style. Nous citerons de lui ; Jeunesse (1880); Institution de demoiselles (1886); les Amours d'un provincial{ls.èl) ; la Petite fée {ISSl); un Coin de prouince (1888); Mes amis et moi (1893); Entre camcCrades (1895): Joyeuseville (1894J; Grand'mère et petitfils{\»9G): le Célèbre Barastol (1896); Césarin (1897); etc.

' Cima Mergantoura. V. Mercantodre [pic de).

Gima (Giovanni Battista), dit il Coneg^liano, peintre italien. V. Conegliano.

Cimabué (Giovanni Gualtieri ou), peintre etarchitecte italien, né à Florence en 1240, mort après 1302. Il est considéré à bon droit comme le restaurateur de la peinture dans les temps modernes, et il eut la gloire do frayer la route â Giotto et à ses successeurs. Par une innovation qui donne la mesure de son intuition personnelle, Cimabué répudia les types conventionnels en usagé à son époque en se rapprochant le plus possible de la nature ; il donna de la vie à ses figures, assouplit ses draperies, chercha le coloriset pressentit la science du clair-obscur. Le temps a détruit un grand nombre do ses peintures ; son chef-d'œuvre est la fameuse Madone, qui émerveilla tellement ses contemporains qu'elle fut portée processionnellement de son atelier à Santa-Maria-Novella. Le musée du Louvre possède une Vierge aux anges que l'on a lieu de croire assez semblable à une peinture que Cimabué avait faite pour l'église de San-Francesco de Pise. Cimabué mourut riche et honoré. Il fut inhumé dans la cathédrale de Florence, dont il avait été l'un des architectes.

CIMAISE ou CYMAISE (méz' — du lat. cymatium, et du gr. kumation) n. m. Membre ou moulure qui est au haut d'une corniche, ii Par ext., La moulure à nauteur d'appui sur laquelle repose la première rangée des toiles, dans une exposition. (Le tableau y est mieu.x en vue) : Obtenir les honneurs de la cimaise. V. cimarre.

CiMAROSA (Domenico), compositeur dramatique italien, né à Aversa en 1749, mort à Venise en isoi. Il resta onze ans au Conservatoire, de 1761 à 1772, et en sortit un artiste achevé. Dès 1772, il donnait à Naples son premier opéra, le Stravaganze del Conte. Il on écrivit dix, tant à Naples qu'à Rome, dans l'espace de six années; tous obtinrent un brillant succès, particulièrement la Finta Parisiana, l'Italiana in tondra et i Due baroni. C'est par sa grâce, sa fraîcheur et une prodigieuse abondance mélodique quo se distinguait Cimarosa, qui joignait à ces qualités un sentiment scénique, puissant dans le genre patliéliquo et dans le genre bouffe. Il n'écrivit guère moins de soixante opéras.

Il faut citer, surtout :

Cajo Mario, l'OWnpiade , Alessandro neW lndie,gU Orazi e Curiazi, i Nemici generosi, VEro-Cinese, ot, dans le genre bouffe ou de demi-caractèro : qli Amanti comici , il Ea)cgname, il Barone burlalo,

il Mercato di Malmantile, ' ^x ...

... ,. ' Cimarosa.

l Imprésario m angustie,

la hallerina amante, il Pittore parigino, la Vilanella

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