‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 15 sur 870 · iconosciuta, il Matrimonio segreto, î Traci atnanti, le · texte numérisé non relu

iconosciuta, il Matrimonio segreto, î Traci atnanti, le

Asttizie femntinili, il Fanatico burlato, le Trame deluse,

Oiannina e lîernardone, elc. A tous cos ouvrages il faut

ajouter diverses cantates scéniqucs, plusieurs oratorios,

des messes, des motets ol nomure do morceaux do mu-

sicme religieuse.

En 1789, cédant nnx instances de l'impératrice Catherine II, Cimarosa partit pour la Uussio, où il allait succéder ù Puisiello comme maître de la chapelle impériale. Pendant un séjour do trois années, il composa plusieurs onéras, ot écrivit, dil-on. plus do cinq cents morceaux. Voulant rentrer en Italie, il s'arrêta ù Vienne, où lomporeur Léopold le retint une année. C'est là qu'il écrivit son admirable Matrimonio segreto. L'empereur so montra tollomeni enchanté de celte partition, qu'il voulut l'ou- •tondre sur l'heure une seconde fois.

Kevenu en Italie, Cimarosa fit représenter encore plusieurs opéras à Naples, à Komo ot à Venise, où il mourut. Dos bruits fâcheux coururent an sujet do sa mort. Cimarosa avait embrassé lo parti dv* la révolution napolitaine lors do l'invasion du royaume do Naples par l'arméo française. On a préiendu, mais sans preuves sufiisnntcs, cpi'ajirès In restauration, la reine Caroline l'aurait fait emprisonner, qu'il aurait succombé aux mauvais traitements subis dans sa prison, mémo qu'il aurait été victime d'un empoisonnement.

Do tous les musiciens italiens du xvin' siôclo, Cimarosa fut pout-Atro le plus grand, celui dont l'admirable gùoio,

CIMARRE — CIMETIÈRE

presque toujours é^al à lui-même, et l'étonnante fécondité ne oonnurent ni faiblesse ni éclipse d'aucune sorte.

Cimarosa, opéra-comique en deux actes, paroles de Bouilly, musique de Nicole (Opéra-Comique, 1808). Il y avait à peine sept ans que Cimarosa était mort, lorsque Bouilly eut la singulière idée d'en faire le héros d'un opéra presque burlesque, en imaginant une fable aussi ridicule qu'invraisemblaole,et la chute de la pièce, qui était mauvaise, lit oublier la musique, qui était charmante.

CIMARRE, CIMAISE ou CTMAISE (771e; — du bas lat. cymara; d'après Le Duchat, l'étvm. serait dans la forme élégante des profils de ces vases rappelant la moulure dite • cimaise » ) n. f. Vase à boire, en usage du moyen âge au xvm" siècle, en forme de buire ou d'aiguière sans bec, avec deux anses : une destinée à verser, 1 autre à suspendre l'objet ou le porter. (Les cimarres étaient en étainouen argent et destinées à contenir du vin, d'abord pour la table, puis exclusivement pour les cérémonies oflicielles. Les échevins les portaient pleines des meilleurs vins dont on faisait hommage aux personnages qui faisaient leur entrée dans la ville.)

CiMARRONES, ville des Antilles (Île de Cuba [prov. de Matanzasj); 6.S80 hab.

CIMBALAIRE n. f. Bot. V. CTMBALAIRE.

CIMBEûuClMBOS(sin-è»ss)n.m.Genre d'insectes hémiptères, famille des réduviidés, comprenant des formes allongées, cimarre (sv* s.). parallèles, à tête longue. (Les cimbes sont des réduves de taille moyenne, propres à la Malaisio. L'espèce type du genre, cimbus productus, de Java, longue de 18 à 20 millimètres, est d'im rouge luisant, bordé de noir.)

GiMBÉBAS, population sauvage qui vit au sud-ouest de l'Afrique, depuis le cap Frio jusqVau pays des Hottentots. (Ces nègres, qui appartiennent à la famille bantoue, vivent disséminés dans de petits villages échelonnés surtout le long du littoral ; ils se livrent à l'élevage.)

CiMBÉBASIE, ancien nom, aujourd'hui tombé en désuétude, de la région de la côte occidentale d'Afrique, comprise entre le fleuve Cunéné au N. et le fleuve Orange au S., ainsi appelée à cause de la race indigène oui l'habitait, les Cimbébas. Cette région côtière, de 1.125 kilom. de développement du N. au S., présente le même aspect désolé et uniforme que la côte atlantique du Sahara. — A l'ancienne Cimbébasie correspond presque exactement aujourd'hui la colonie allemande du Sud-Ouest africain.

CiVBER (L. Tillius), l'un des meurtriers de César. Ce fut lui qui donna le signal aux conjurés, en tirant la toge du dictateur.

GIMBEX [sin-bèkss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, famille des tenthrédinidés, comprenant de grandes tenthrèdes à corps massif, à antennes courtes et renflées en massue.

— Enctcl. On connaît tine vingtaine d'espèces de cimbex, réparties dans l'hémisphère boréal. Le cimbex luieus est commun dans les forêts d'Europe, où sa larve nuit à divers arbres, dont elle ronge les feuilles. Ces larves lancent par les côtés de leur corps un liquide verdàtre, quand on les inquiète ; elles se métamorphosent dans des coques brunes, fixées aux rameaux ou aux feuilles.

GtMBRES, peuple germanique établi sur la rive droite de l'Elbe, à son embouchure et dans la péninsule qui reçut d'eux le nom de Chersonèse Cimbrique (le Jutland actuel).

— Un CiMBBE.

— Encycl. Les Cimbres apparaissent dans l'histoire vers fan 115 av. J.-C. Réunis à leurs voisins les Teutons, ils tentent d'abord de s'établir en Allemagne aux dépens des Coites, qui occupaient alors le centre et le sud de cette contrée. Repoussés par les ^oii, qui habitaient le pays appelé encore aujourd'hui Bohême (pays des Boii), les Cimbres suivirent la vallée du Danube, battirent les Taurisques et les Scandisques, et assiégèrent la ville celticjue de A'oreia (iNeumarkt en Styrie). C'est sous cette ville que le consul romain Papirius Carbo, qui commit l'impmdence de les attaquer, essuya une défaite sanglante (113). Les barbares se dirigèrent ensuite vers l'Ouest et prirent contact avec les Helvètes, qui habitaient le sud de l'Allemagne actuelle {forêt Noire). Deux tribus Helvètes, les Ambrons et les Tigurins, se joignirent aux Cimbres et aux Teutons. Cette masse de !)arbares se jeta alors sur la Gaule qui, à l'exception de la Belgique, fut épouvantablement ravagée. Arrivés dans la Provincia, ils se heurtèrent encore aux Romains. Ils leur proposèrent leur alliance, demandant de la terre en échange. he consul Siianus, qui repoussa cette ofl're, se fit battre complètement (109). Deux ans après, Cassius et Aurelios Scaurii.s subissaient le même sort et étaient faits

Srisonniors. Une nouvelle armée romaine, sous les ordres e Cn, Manlius et de Sorvilius Ca;pio, fut anéantie en 105. Heureusement pour Rome, les Cimbres, au lieu d'envahir l'Italie, allèrent piller l'Espace et se faire battre par les Coltibëres, ce qui donna le temps à Marins de revenir d'Afrique et d'exercer son armée. En outre, à leur retour d'Espagne, les Cimbres, au lieu de rejoindre les Teutons, eoreot l'idée folle de pénétrer cn Italie par la Norique. Celte faut* permit à Marins d'écraser d'abord les Teutons et les Ambrons à Aix (Iû2). L'année suivante, les Cimbres avaient passé les Alpes ot Catulus leur résistait à grand'peino; Manu» accourut & son secours et les extermina & la. batailln de Vcrceil.

Cimbres Tla liP.yAtTE des), tableau do Dccamps (1834). Ce tabl':au a été composé en dehors de toutes les règles ordinaires do la peinture des baiaille.s. Au lieu d'un épisode occupant le milieu de la toile, et dont tous les autres détails no sont que l'accessoire, l'artiste a mis suus nos

Jrcux une immense mêlée, un efl"royable carna^^e. C'est bien 1 une lutte do barbares aux prises avec la civilisation.

CIMBRIQUE (tin) adj. Qui appartient, qui a rapport «uxCimbroi. a Oo dit aussi ciudrib.s, e.nnb.

Cimbex (réd. d'un liera).

— Langues cimbriqnes, Nom donné par quelques philologues au groupe des langues saxonnes, comprenant le bas allemand, le frison et le néerlandais.

Cimbrique (Chersonèse). y. Chersonèse.

CiMBRISHAMN OU CiMBRITSHAMN, ville et port de Suède {prov. de Christiaustad), sur la Baltique ; 1.450 hab. Commerce de grains, d'eau-de-vie, de viande, etc. ; fabriques de couleurs, de drap, d'horlogerie et de toiles à voile. La pèche du saumon et du hareng forme la principale industrie des habitants. Près de Cimbrishamn, se trouve le monument de Kivik.

CIMBRO n. m. Bot. Espèce de pin.

CIHE (du lat. c.i/ma; gr. ku?na, tige de chou, qui a passé ensuite à la signification générale de sommet de la tige, et enfin à sa signification actuelle) n. f. Sommet, extrémité supérieure d'un objet isolé et élevé ; La cime d'une montagne, d'un arbre, d'un clocher, d'un mât.

— Fig. Sommité, élite, ce qu'il y a de plus élevé, de plus grand : Le sublime est la cime du grand. (Joubert.) Le beau n'est autre chose que la cime du vrai. (V. Hugo.)

— Poétiq. Le mo7it à double cime, La double cime, Le Parnasse. 11 Les Jiymphes de la double cime. Les Muses.

— Bot. Mode particulier d'inflorescence. V. cyme.

SvN. Cime, comble, faîte, sommet. Cime ot sommet

désignent la partie la plus haute d'un corps naturel ; mais so7}ijnet convient toujours, quelle que soit la forme, et cime suppose que l'objet se termine plus ou moins cn pointe. Comble et faîte ne se disent que des choses construites par l'homme ; le comble est ce qui couronne l'œuvre et lui sert comme de couverture ; le faîte est la partie la plus haute du comble. Ces deux derniers mots s'emploient souvent au figuré ; alors, comble indique ^ue la mesure est remplie, oue la chose est complète, qu il ne reste rien à y ajouter ; faite marque qu'on est arrivé au degré le plus élevé, qu il est impossible de monter plus haut.

— Anton. Bas, base, pied, racine.

CIMEAU (mo) n. m. Partie supérieure et pointue d'un arbre. (On dit aussi cime. ) 11 Longue branche eÉTeuillée, placée, soit au bout d'une grande perche, soit au-dessus d'un arbre, pour que les oiseaux attirés par les appeaux viennent s'y percher, et qu'on puisse les tirer.

CIMÉLIARQUE (du gr. keimélion, joyau, et arkhos, chef) n. m. Gardien du trésor d'une église, sous le Bas-Empire.

CIMENT {man — du lat. cxmentv^i) n. m. Poudre t^ue l'on obtient avec des calcaires écrasés, et que Ion mêle ensuite avec do la chaux pour fabriquer une espèce de mortier. Il Variété de chaux hydraulique : Ciment de Portland.

— Par ext. Mortier quelconque, pâte servant à bâtir. [[ Ciment romain. Celui que l'on obtient en cuisant et en

concassant des galets et qui a la propriété de durcir rapidement à l'air et dans l'eau. 11 Ciment hydraulique. Nom générique des ciments qui durcissent dans l'eau. — Se dit particmièrement de la pouzzolane, que l'on obtient en concassant certaines laves, n Ciment de Vassy, CgIu'i que l'on fabrique en employant un calcaire argileux de couleur bleu cendré et que l'on cuit dans un four à chaux ordinaire. 11 Ciment arméf Ciment à prise rapide avec lequel on enduit en tous sens et en l'y noyant un faisceau de lils dacier ou un treillage métallique. On obtient ainsi un tout bien homogène et très résistant. Le ciment armé s'emploie pour faire des colonnes supportant un poids considérable ou encore pour remplacer les poutres en fer soutenant un plancher.

— Fig. Moyen de durée, cause de stabilité : Le ciment des nations, c'est une pensée commune. (V. Hugo.)

— Loc. fam. Fait à chaux et à ciment. Se dit d'une chose solidement établie, d'une affaire faite avec toutes les précautions et les formalités uécessaires : Contrat fait

À CHAUX ET À, ciment.

— Fr.-macono. Nom que l'on donne à la moutarde dans les repas macoiiniiiues.

— Géol. Pâte minérale plus ou moins dure qui relie les éléments d'un poudingue, d'une brèche.

— Techo. Argile cuite et pulvérisée, qui entre dans la composition des pâtes trop plastiques, pour en diminuer la plasticité. (On dit aussi charmot.) 11 Pâte faite de brique pulvérisée, de résine et d'un acide, dont les orfèvres, les joailliers et quelques autres ouvriers sur métaux se servent pour fixer leur ouvrage ou boucher certaines fissures.

Il Ciment diamant. Composition qui sert à coller les fragments d'objets de prix, et à faire adhérer les pierres précieuses sur certains vases.

— Encycl. La découverte de la fabrication du ciment est duc à l'Anglais Parker, en 1796. On le fabrique en chauffant fortement un mélange d'argile et de calcaire. Cette fabrication exige plusieurs opérations : mélange et lévigalion des matières. Les calcaires durs sont broyés sous des meules ; les calcaires tendres sont triturés sous l'eau dans des cuves spéciales. Par décantation on recueille le calcaire pulvérisé. Le mélange des matières s'exécute soit par voie humide, c'est-àdire à l'aide d'un malaxeur immergé dans l'eau, soit par voie sèche en desséchant les matières dans des fours, puis on pulvérisant la masse et en opérant le mélange sous des meules. La cuisson se fait dans des fours à calotte ot à fou intermittent ayant la forme de deux troncs do cône accolés par leur base.

On dispose dans ces fours des couches alternatives de coke et de matière réduite en gros fragments. La cuisson dure do trente à cinquante heures. Quand la masse est refroidie on procède à un triage en rejetant les fragments trop cuits ou qui le Sont insuffisamment.

Le ciment s emploie dans les travaux de constructions hydrauliques et autres, ot aussi comme enduit pour s'opposer & l'introduction do l'humidité à travers les murs; on on forme des chapes pour l'extrados des voûtes do ponts ou de tunnols. etc. Il entre dans la fabrication des agglomérôs, dos bétons, des pierres factices, etc.

Ciment: 1. Appai-cil de lt\i à calotte ovuM

ClMENTAGC [man-taf — rad. ciment) n. m. Opération à l'aide do laquelle on fixe, sur un petit bâton, la pierre précieuse que rouvrier joaillier ou le lapidaire veut travailler.

CIMENTAIRE [man-tèr') adj . Qui appartient aux ciments : Mélanges cimentaibes.

CIMENTATION {man, si-on) n. f. Action de cimenter, de fixer dans une pâte ou un ciment.

CIMENTER {77ian) v. a. Lier avec du ciment ou une autre matière qui en tient lieu : Cimenter des piei^res. 11 Couvrir d'une couche de ciment : Cimenter un bassin.

— Fig. Consolider, affermir, rendre durable : Cimenter la paix par des alliances.

Cimenté, ée part. pass. du v. Cimenter. 11 Roclies cimentée^. Roches liées d'une façon peu apparente.

Secimenter^y. pr. Se consolider, s'affermir ; Les alliances SE CIMENTENT par la bonne foi. (Littré.)

— Syn. Cimenter, aifermir, confirmer, raffermir, sceller,

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