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COMMUNIQUER

— Mécan. Transmettre à un organe important d'une machine le mouvement que possède déjà un autre organe de cette même machine : Le piston à vapeur communiquk son mouvement à la bielle reliée à l'extrémité de sa tige.

Se communiquerg v. pr. Etre communiqué, se transmettre : On appelle contagieuses les maladies qui se communiquent. 11 Communiquer l'un à l'autre : Ambassadeurs qui SE SONT COMMUNIQUÉ Icurs pouvoîrs. Il Se mettre en rapport avec les autres, se rendre accessible; s'ouvrir, s'épancber : Que le roi fuie le tumulte et se communique /jch. (Montesq.) Il Etre en communication : Chambres gui se communiquent par un corridor, ii Etre en relation, en rapport : Plus les peuples se communiquent, plus ils changent aisément de manières. (Montesq.) [Peu usité-]

COMMUNIQUE0R {ko-mu, keur') n. m. Celui qui rédige, qui envoie des communiqués : Communiqueur ministériel.

COMMUNISME [ko-mu-nissm' — du lat. communis, commun) n. m. Théorie sociale qui se proposait d'assurer le bonheur du genre humain par légale répartition des biens et des maux : Plus la vie est précaire, dépendante, plus elle incline à l'uni foirmi té, au commcnismi:. (E. Pelletan.)

— Encycl. 'Tandis que l'idéal du collectivisme (v. ce mot) se borne à poursuivre la mise en commun des moyens de production (mines, domaines agricoles, usines, etc.) en donnant à l'intérêt de chacun un sons d'intérêt général, le communisme voudrait étendre ce principe aux objets môme de consommation (vêtements, meubles, aliments, etc.). Ainsi, du premier pas, apparaît son caractère utopique. Aussi bien ne compte-t-îl plus que de rares adhérents, et il ne saurait avoir désormais qu'un intérêt historique purement rétrospectif.

Quant à sa doctrine, la République de Platon dans l'auliquité, l'Utopie de Thomas Morus à l'aurore des temps modernes, la résument tout entière. Mais la première commence par proclamer la nécessité de l'esclavage, admis déjà et maintenu par Lycurgue comme base de sa république aristocratique, et l'autre y conduit fatalement. En conséquence, toujours, dans ses applications comme dans sa théljrie, le communisme se heurte à des contradictions irréductibles, inhérentes tant à la nature des choses qu'à celle de l'humanité. D'ailleurs, c'est seulement en Orient, dès avant Lycurgue et Platon, et sous sa forme ihéocralique, le céûobîtisme, qu'il semble avoir donné quelques résultats. Mais le cénooitisme était fondé sur lo célibat, lequel ne saurait être, évidemment, d'un usage général dans une société qui veut vivre.

Si, ensuite, sans parler des premières communautés chrétiennes, dont le caractère communiste a été contesté, nous passons à la Réforme, nous constatons que les essais tentés par elle furent loin d'être heureux : les anabaptistes se virent traqués comme des bêtes fauves, et les Frères moraves, qui avaient inauguré en Bohême une petite république de cultivateurs communistes, ne résistèrent pas aux dissensions qui s'élevèrent parmi eux.

Cependant, Campanella dans la Cité du soleil, Harrington dans VOceana, Jean Bodin dans sa République, procèdent encore de l'idée platonicienne. Après eux, mÔme, Meslier, dom Deschamps, Morelly, Mably, Brissot de Warville, qui les résume tous, sont égalementcommunistes. Babeuf lest encore. Mais un idéal nouveau commence à prévaloir ; ■ A chacun suivant ses besoins » , disait-on au xviii* siècle ; et ce sera la devise de Fourier et de ses disciples, qu'à son tour adoptera Louis Blanc. Avec Saint-Simon, la conception opposée va trouver sa formule : « A chacun suivant sa capacité, à chaque capacité suivant ses œuvres. » A partir de ce moment, c'en est fait du communisme.

COMMUNISTE {ko-mu-nisst') adj. Polit. Relatif au communisme ou aux communistes : Sectes communistes.

— n. Partisan du communisme.

~ Dr. Copropriétaire, copossesscur d'un bien indivis : Chafjue COMMUNISTE peut aliéner sa part sans le consentement des autres.

COMMUNITÉ (kû-mu) n. f. Etat de ce qui est commun à plusieurs : Le nombre des propriétés qui sont communes aux animait! et aux végétaux est si grand, que l'on conclurait de cette communité qu'ils sont formés sur un plan analogue. (Legoarant.}

COMMUTABLE adj. Syn. de commuable. (Peu usité.)

— Anton. Incommutable.

COMMUTATEUR (du lat. commutare, supin commutatum, écliangerj n. m. Physiq. Pièce qui sert à renverser la direction des courants, dans l'appareil à. induction de Kuhmkorff.

— Télégr. et téléph. Appareil spécial, servant à établir ou à supprimer la communication entre deux points d'un circuit électrique, ii Commutateur conjoncleur. Appareil destiné à fermer un circuit électrique entre deux points.

Il Commutateur disjoncteur, Appareil servant à rompre un circuit, il Commutateur pcrmutateur. Appareil remplissant les rôles du conjonctour et du di.sjoncteur, dans diirércntcs directions, il Commutateur inverseur. Appareil renversant lo sens des communications. Il Commutateur à bascule. Appareil dans lequel les contacts sont produits par un jeu de bascule, n Commutateur à chet;ilk-8. Appareil dans lequel dos chevilles cooiquos éiablisscat les communications.

(Ces chevilles s'enfoncent dans des trous forés dans deux plaques de cuivre séparées entre elles par un isolant et superposées l'une à l'autre. La cheville les réunit.) il Cornmutateur rhéotrope. Inverseur spécial de courant électrique. Il Commutateur gyrothrope, Nom donné au commutateur inverseur d'Ampère, composé d'une bascule que l'on peut plonger alternativement dans quatre petits godets reliés entre eux et aussi avec la pile, n Commutateur pachgthrope. Appareil dû à Stœhrer, permettant d'inverser les communications d'une pile et de les disposer suivant toutes les combinaisons que l'on peut imaginer, ii Commutateur à ressort, Appareil dans lequel les contacts sont maintenus dans les deux positions extrêmes au moyen d'un ressort.

Il Commutateur à manette. Appareil constitué par une manette pivotant autour d'un axe vertical et pouvant se placer alternativement sur chacun des plots qui établissent le contact en complétant le circuit, il Commutateur à plaques. Appareil dans lequel des plaques établissent les contacts.

Il Commutateur à glissement. Appareil dans lequel un mouvement de glissement établit les contacts, ii Commutateur à pédale. Appareil dans lequel des pédales que l'on fait manœuvrer avec les pieds établissent les contacts, il Commutateur à cylindre. Appareil dans lequel les contacts s'obtiennent par la révolution d'un cylindre autour de son axe. (Ce cyUndre est divisé, dans le sens de l'axe autour duquel il tourne, en bandes alternativement conductrices et isolantes.) il Commutateur des pôles d'une pile. Appareil au mo\'en duquel il est possible d'inverser le courant.

— Encycl. Télégr. et téléph. Dans les expériences d'électro-dynamique, le physicien a souvent besoin de clianger le sens d'un courant d'électricité, et, dans les bureaux télégraphiques, l'employé chargé de la correspon-

dance doit quelquefois dêtouruer le courant de sa direction, pour lui faire traverser telle ou telle pièce du bureau ou d'un bureau voisin, ou même pour le lancer sur une autre ligne. On emploie pour cet objet des appareils appelés connnutatcuis, dont l'invention est due à Ampère. Décrivons doux de ces appareils. O {fig. i) est un cylindre eu bois, substance peu conductrice, garni de deux lames métalliques qui ne se touchent pas. Autour du cylindre O s'élèvent quatre bornes A, B, C, D, de chacune desquelles part une baguette, telle que R et S', faisant ressort et qui vient presser le cylindre. Ce cylindre et les quatre bornes qui l'entourent étant fixés sur un plateau de bois, on les place dans le courant, de manière que le circuit conducteur passe par les quatre bornes et par les lames M et M'. Ainsi, le courant arrivant en A passe sur le ressort R, d'où il suit une route que l'on voit indiquée par des tièches. Pour changer le sens du courant, faisons tourner {fig. 2) lo cylindre O, de manière que les deux ressorts R et S' communiquent entre eux à laide de la lame M , tandis que les autres ressorts toucheront la lame M'. On voit ce qui arrivera : le courant passera sur la lame M avant de passer sur la lame M', et jusqu'à la lame S il ira au rebours de sa première direction. Si l'on fait tourner le cylindre O de manière que le ressort R tombe entre les deux lames métalliques, le courant sera interrompu.

Dans les postes télégraphiques, on emploie généralement le commutateur représenté par la figure 3. DD est un disque de bois sur lequel sont incrustées un certain nombre de lames métalliques A, B, C,... A la première lame A est fixé le fil do ligne ; à chacune des autres est fixé un fil qui se rend dans une région déterminée du bureau, ou qui sert de tête à une ligne nouvelle, et il s'agit de transmettre le courant du fil A à l'un quelconque des autres. Pour cela, à l'extrémité de la lame A, au centre du disque, se dresse un axe de métal, autour duquel on peut, à l'aide d'un manche isolant M, faire tourner un ressort métallique. Quand le ressort appuie sur la lame B, le courant de la ligne passe tout entier dans le fil qui est soudé à cette lame. Si le ressort ne touche aucune lame, il y a interruption du courant.

COMMUTATIF, IVE (du lat. commutare. supin comjnutaluni. (M li;iij;.;cr) adj. Dr. Conlmt comtnutafif. Convention à titri' oiuTcu.x, par laquelle chacune dos jiarties s'engage à domicr ou à faire une chose regardée comme l'équivalent do ce qu'on lui donne ou de ce qu'on fait pour elle (C. civ., art. 1 104). [Le contrat commutatif est l'opposé du contrat aléatoire.]

— Justice commutative, Justice qui règle l'équité de l'échange : C'est un effet de justice commutative que tout travail honnête soit récompensé ou de louange ou de satisfaction. (Pasc.)

— Anton. Distributif (en parlant de la justice).

COMMUTATION {si-on — rad. commutatif) n. f. Remplacement, substitution d'une chose à une autre.

— Astron. Angle de commutation, Angle formé au centre du soleil par deux droites issues, l'une du contre de la terre, et 1 autre du centre d'une autre planète.

— Dr. Commutation de peine, Substitution d'une peine à une peine plus grave, à laquelle un accusé avait été condamné.

— Gramm. Cbangement d'une ou plusieurs lettres, d'une syllabe, pour d'autres lettres ou une autre syllabe. Ex. : JUeic pour Illic, Olli pour Illi, Créance pour Croyance, Avecque pour Avec, etc.

— Rhétor. Figure par laquelle on oppose doux propositions auxquelles un changement dans l'ordre des mois donne un sens difl'érent. Ex. : // faut manger pour vivre, et non vivre pour manger. (On l'appcUo aussi réversion, et

ANTIMKTA,TnÈSK.)

— Anton. Maintien, et aggravation.

COMMUTER V. a. Syn. de commuer. (Peu usité.) CoMNCNE, grande famille do l'aristocratie byzantine.

Originaire do la province do Paphlagonio, elle apparaît

dans l'histoire vers la fin du x« siècle, sous le règne de Basile II, et joue dès lors un rôle dans tous les grands événements de Byzance. Isaac Comnène est proclamé empereur en 1057 par les généraux mécontents de Michel VI ; au bout de deux ans de règne il abdique, mais il a ouvert le chemin de l'empire à sa famille : son frère Jean est investi des hautes charges de curopalate et de grand domestique, et les fils de celui-ci, poussés par l'active ambition de leur mère, Anne Dalassène, parviennent à de plus hautes destinées encore. L'un d'eux, Alexis, après avoir, par son courage et ses talents militaires, soutenu l'empire ébranlé, parvient en 1081 au trône. Pendant cent ans, les Comnènes détiennent le pouvoir, et, avec Alexis I'"'(l08i- 1118), Jean (1118-1143) et Manuel (1143-1180) assurent à Byzance un siècle de gloire et de prospérité. Le meurtre du jeune Alexis II (1180-1183), les crimes de son cousin et meurtrier Andronic (i 183-1185) amenèrent la chute de la dynastie. Mais elle avait fourni à l'empire un grand nombre de personnages éminents, entre autres : Anne Comnène, la savante fille d'Alexis ï*^ (V. Anne Comnène.) Eu 1204, Alexis, petit-fils d'Andronic, fonda l'empire grec de Trébizonde, qui subsista jusqu'en 1462. Après la catastrophe de 1453, une branche des Comnènes s'établit en Savoie ; une autre, réfugiée dans le Magne, puis en Corse, comptait au commencement du xix" biècle des descendants en France.

Comnène (Démétrius Stéphanos), général et historien français, né à Ajaccio (Corse) en 1749, mort à Paris en 1821. Il était de la famille des Comnènes, réfugiée en Corse au xviii" siècle. A l'époque de la conquête française, il devint capitaine aux dragons de la légion corse. Pendant la Révolution, il suivit les Bourbons dans l'exil. Son caractère difficile lui suscita de graves démêlés. Il rentra en France en 1802 ; la Restauration lui donna le grade de maréchal de camp. Comnène s'occupa uniquement de l'histoire do sa famille. Il a publie un P7'écis historique de la 7naison impériale des Comnènes (1784), et une Notice sur la maison Comnène, sur ses vicissitudes, etc.

ComO, fleuve côtier du Congo français, qui prend naissance dans les montagnes de Cristal et se jette dans l'estuaire du Gabon. II est navigable jusqu'à Ningué-Ningué, autrefois centre de traite très important. Son principal affluent est le Bokoë. (Quelques factoreries, exploitant particulièrement le caoutchouc, ont fondé des agences sur les bords du fleuve.)

COMOCLADIE {dî) n. f. Genre de térébinthacées, tribu des anacardiées, comprenant des arbres à latex noir, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

COMOMYR5INE n. m. Genre de myrsinées^ tribu des eumyrsinées, comprenant des arbrisseaux à larges feuilles ovales, à fleurs petites, en grappes ramifiées ; les six espèces connues sont originaires des Antilles et do la Nouvelle- Grenade.

GOMON n. m. Genre indéterminé de palmier, qu'on rencontre à la Guyane. (On l'appelle aussi caumoun, ou coman.)

COMONFORT (Ignace), général et homme d'Etat mexicain, né à Puebla en 1812, mort en 1863. D'abord capitaine do cavalerie, puis préfet et gouverneur militaire du district de Tlapa, il fut élu, en 1842, membre du congrès national. Comonfort fut ensuite préfet du Mexique occidental et sacrifia ces fonctions pour servir dans la guerre contre les Etats-Unis. Il fut plus tard sénateur, représentant au congrès le nouvel Etat de Guerrero. Lorsque Santa- Anna revint au pouvoir, il se joignit à Alvarez, soulevé contre le dictateur, força Santa-Anna, qui voulait s'emparer d'Ayutla, à battre en retraite , et coopéra à ce mouvement jusqu'à ce que, Alvarez lui déléguant son autorité, il devint président substitué du Mexique (1855).

Comonfort, qui représentait le parti libéral, rencontra une opposition très vive de la part du clergé et de l'armée, et, en 1857, il se vit contraint de demander au congrès des pouvoirs extraordinaires. Il fut alors proclamé président constitutionnel; mais, en 1858, il fut déclaré déchu, remplacé par Juarez et obligé de se réfugier aux: Etals-Unis. Quand la France déclara la guerre à la république Mexicaine, il mit son épée au service de sa patrie. Mis à la tête d'un corps d'armée de 10.000 hommes, Comonfort fut défait près de Cholula par le généra! Bazaine (1863) et tué, peu après, par une bande de Mexicains impérialistes.

COMOPHORE (du gr. komê, chevelure, et phoros, qui. porte) a^lj. (^ui porte des cheveux, qui a une chevelure.

COMORES, groupe d'îles africaines, situé dans l'océan. Indien, à roiilrée septentrionale du canal de Mozambique,, et compris entre iPSo' et is^s' lat. S., 40*'50' et 43'»lo'^ de long. E. — Les îles principales sont la Grande Comore,. Anjouan, Mayotto et Mohéli ; elles font partie d'un© chaîne volcanique qui peut mesurer 250 kilomètres ; la superficie totale est do 2.000 kilomètres carrés, la population s'élève à environ 47.000 habitants. Le sol est fertile

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